Carnet de voyage : visite de l'Inde

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Vous trouverez dans ce document, le carnet de voyage proposé par les Services Volontaire International. Destination : Inde du Nord

Publié le : jeudi 22 mai 2014
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Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Nombre de pages : 13
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Carnet de voyage – chantier à Dharamasala, Inde du nord
Quand on parle de l’Inde on y associe toujours les adjectifs « incroyable, stupéfiant, mémorable » et je me demandais si ça n’allait pas un peu trop dans les superlatifs. Eh bien, pas du tout : les trois semaines du chantier et les deux semaines passées à voyager en long et en large dans ce pays, m’ont convaincu du fait que ces adjectifs sont plus qu’appropriés, voir pas suffisants pour décrire ce qu’on l’on voit, ce qu’on éprouve et ce qu’on ressent une fois là-bas. Le choix de partir en Inde était motivé par le fait que je rêvais depuis longtemps de découvrir le pays dont ma mère m’avait autant de fois parlé (toute jeune elle y avait vécu six mois et une partie de son cœur n’était jamais revenue). Le choix d’y faire un chantier par contre, était motivé par le fait que parmi les différentes formes de voyager que l’on peut choisir, seule celle-ci me donne l’impression de vraiment découvrir et connaitre un pays de l’intérieur. Participer à un chantier permet de s’ancrer à une communauté, d’en faire partie et de comprendre ce que ça signifie de vivre au quotidien dans le pays en question. Sans oublier que c’est une formidable occasion pour rencontrer des gens, pour se faire des nouveaux amis et pour partager des expériences et des savoirs. Par le passé, j’avais déjà participé à différents chantiers de par le monde et de chacun j’en gardais un très bon souvenir. J’étais prête à renouveler l’expérience.Comme les chantiers précédents avaient été tous axés sur la protection de l’environnement, cette fois-ci j’ai voulu changer d’expérience et me lancer plutôt dans le social. J’ai donc choisi un chantier qui prévoyait principalement de travailler avec des enfants dans une école (leur donner cours, animer des activités en plein air) mais aussi de petits travaux de rénovation au sein du bâtiment de l’école (travaux de peinture en premier).
Juillet-août ne sont peut-être pas les meilleurs mois pour se rendre en Inde car c’est la période de la mousson et qu’il peut faire archi-chaud à cause d’un taux d’humidité remarquablement élevé, mais si par chance c’est le nord du pays qu’on a choisi comme destination alors on est assez bien tombé… oui, il faut prévoir un parapluie ou un k-way pour quand la pluie se présente, mais généralement elle ne tombe que pendant une ou deux heures par jours, après quoi elle cède à nouveau le pas au soleil (la crème solaire n’est donc pas à oublier non plus) et de toute façon il ne fait jamais froid (bon, c’est vrai que le soir il fallait de temps en temps un pull).
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Vue sur la chaine himalayenne depuis l’école dans laquelle se déroulait notre chantier
Pour rejoindre Dharamsala il a fallu prendre un bus de nuit depuis Delhi (option plus rapide que le train, mais sans aucun doute moins romantique et aventureuse…. mais bon, comme juillet est période de vacances pour les Indiens aussi, plus moyen d’avoir une place même pas trois semaines avant le départ), cela fait 12 heures de route, ce qui fait qu’on arrive bien fatigué le lendemain matin. Mais la première journée du chantier n’étant pas du tout rude on a tout le temps de retrouver les forces. En fait, du point du rendez-vous où le groupe s’est constitué, notre camp leader (un Indien super sympa et compétent) nous a conduits à la guest-house qui serait devenue notre maison pendant trois semaines (une guest-house avec des grandes chambres, quelques-unes seulement avec salle de bain, où nous y étions à deux ou à trois). Nous avons eu tout le temps de défaire nos sacs à dos, de partir pour un petit tour de reconnaissance des lieux (surtout du village, qui s’est avéré être un petit havre de paix comparé aux villages avoisinants envahis par les touristes et les voitures) pour ensuite nous retrouver tous lors du premier repas commun.
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Vue sur une partie du village depuis la terrasse de notre guest house. Dans une petite pièce, tous assis par terre en sur des coussins, autour d’une table basse, nous avons pu gouter aux spécialités locales qui en peu de temps nous seraient devenues familières : légumes au curry, dâl, chapatis, riz…. mhmm qu’est-ce que c’était bon (au petit-dej par contre, on avait droit chaque jour à un fruit frai et à du porridge et puis soit à des crêpes, soit des toasts au beurre, soit des omelettes, soit des paranthas – un peu comme des crêpes mais version indienne).
Ce n’est qu’ensuite que nous avons vraiment commencé à faire connaissance les uns les autres (jeux de présentations et de « brise-glace ») et qu’on nous a expliqué comment les deux premières semaines de travail aller se dérouler (la troisième était une semaine de trekking dans les montagnes, un programme complètement différent donc).
Le lendemain matin, de bonne heure, on s’est mis en route pour rejoindre notre école, car elle ne se trouvait pas dans notre village. Quarante-cinq minutes de marche à pieds à travers la forêt, le long d’un sentier jalonné de drapeaux de prières et emprunté par les vaches, les macaques et les 3/13
moines bouddhistes. On faisait cette marche tous les jours, deux fois par jour, plus vite au retour car on savait que le déjeuner nous attendait et c’était un pur bonheur.
Les enfants nous ont accueillis à l’école avec de grands sourires (des sourires qu’ils ont d’ailleurs toujours gardé aux lèvres) et s’il pouvait y avoir une certaine timidité ou gêne de leur part au tout début, elle a vite disparu une fois que nous avons commencé à jouer tous ensembleet c’est toujours avec le plus grand enthousiasme qu’ils ont participé aux activités que nous leur avons présenté. Les images suivantes me semblent être plus parlantes que toutes descriptions :
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Notre chef du projet, Pratap, avec Ajay, le plus petit des enfants !
A côte des activités avec les enfants nous nous sommes attelé aussi au dessin et à la peinture en essayant d’embellir au mieux les murs blancs des salles de classe….tâche pas facile pour des apprentis comme nous!
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Avant
et
après
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Les après-midi par contre, étaient consacrés à la visite des temples et instituts tibétains présents à McLeod Ganj (entre autre, le temple du Dalaï Lama, le village d’enfants tibétains, les archives tibétaines et congrès des jeunes). Nous avons, parfois, écouté des témoignages poignants et cela nous a permis non seulement de connaitre de plus près l’histoire et la culture de ce peuple dont une partie a dû fuir son pays pour chercher asile en Inde mais aussi de mieux comprendre qu’est-ce que ça veut dire être un réfugié. La dernière semaine du chantier nous a rapprochés du sommet des montagnes. Quatre jours de 9/13
trekking pendant lesquels nous avons dormi au même le sol dans des refuges spartiates (pas de salle de bain : on se lavait, quand possible, à l’eau de pluie récoltée dans des réservoirs), marché dans des forets de rhododendrons (pas en fleur malheureusement !) et touché aux neiges éternelles. Le soleil n’a pas été avec nous tous le temps, parfois, nous avons même été entourés par une brume si épaisse que nous ne voyons pas à cinq mètres de nous, mais ça ne faisait que rendre cette aventure plus envoutante.
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Notre premier refuge, un bâtiment en construction…
Pendant la pause déjeuner du 2me jour
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