« Non pas à nous, Eternel, non pas à nous, Mais à ton Nom donne gloire, A cause de ta bonté, à cause 

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« Non pas à nous, Eternel, non pas à nous, Mais à ton Nom donne gloire, A cause de ta bonté, à cause  1de ta fidélité ! » Dieu a permis que je vienne au monde pour manifester sa gloire par la pratique des œuvres qui sont   2déjà. Cette connaissance, la connaissance gnosis   sur cet imprimé français (la bible) était acquise.  Cependant, aujourd’hui Dieu m’a fait la grâce de la comprendre. Comme Job qui avait une connaissance extérieure de Dieu, fondée sur les appuis fragiles de la crainte  intrinsèque tapis dans son âme. Cette connaissance se révèle éclaboussée, lorsque, à l’issue d’une  conversation prolongée et entêtée avec Dieu lui­même, Job reçoit l’intime conviction de la sagesse de  l’Eternel. Au point où il affirme avec la certitude d’un prophète Elie au galetas de son ministère au  3Mont Carmel  que : « Oui j’ai parlé sans le comprendre de choses merveilleuses qui me dépassent et  que je ne connaissais pas…..jusqu’à présent j’avais seulement entendu parler de toi. Mais maintenant  4mes yeux t’ont vu » . J’étais dans l’église écoutant la bonne parole de Dieu tous les dimanches. Mais j’avais par mon âme­  influencée   par   les   entrailles   coriaces   et   imperturbables   de   mon   intelligence­   un   problème   de  soumission à cette parole. Je croyais bien agir toute fois, le dépouillement, le fait de tout donner à Dieu  manquait à l’appel incessant du Saint Esprit. La peur et le doute de ne plus maîtriser me hantait  continuellement.
Publié le : lundi 17 décembre 2012
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« Non pasànous, Eternel, non pasànous, Maisàton Nom donne gloire, A cause de ta bonté,àcause 1 de ta fidélité! »
Dieu a permis que je vienne au monde pour manifester sa gloire par la pratique des œuvres qui sont 2 déjà. Cette connaissance, la connaissance gnosis sur cet imprimé français (la bible)était acquise. Cependant, aujourd’hui Dieu m’a fait la grâce de la comprendre.
Comme Job qui avait une connaissance extérieure de Dieu, fondée sur les appuis fragiles de la crainte intrinsèque tapis dans sonâme. Cette connaissance se révèleéclaboussée, lorsque,à l’issue d’une conversation prolongée et entêtée avec Dieu lui-même, Job reçoit l’intime conviction de la sagesse de l’Eternel. Au point oùil affirme avec la certitude d’un prophète Elie au galetas de son ministère au 3 Mont Carmel que : «Oui j’ai parlésans le comprendre de choses merveilleuses qui medépassent et que je ne connaissais pas…..jusqu’àprésent j’avais seulement entenduparler de toi. Mais maintenant 4 mes yeux t’ont vu» .
J’étais dans l’égliseécoutant la bonne parole de Dieu tous les dimanches. Mais j’avais par monâme-influencée par les entrailles coriaces et imperturbables de mon intelligence- un problème de soumissionàcette parole. Je croyais bien agir toute fois, le dépouillement, le fait de tout donneràDieu manquaitàincessant du Saint Esprit. La peur et le doute de ne plus ma l’appel îtriser me hantait continuellement. Je m’accrochaisàmot, non deux mots (sentiments et amour) si bien un qu’intérieurement, j’étais engagédans une lutte féroce, la guerre entre l’âme et l’esprit, entre la véritéet les raisons que je construisais. Par conséquent, Dieu m’a révéléque je ne lui faisais pas confiance, je me méfiais de lui.
O Seigneur j’ai commis un grand péchédevant toi ! Pardonne ma réje chantais cebellion. Pourtant chant avec l’enthousiasme pur d’une voix suave, lorsque le dimanche, vêtu proprement d’une veste bleue tissu lin, l’occasion se présentait : «je t’ai offensépar ma rébellion si profonde…mais ta grâce surabonde». La réce que j’aimais, la peur de plusbellion demeurait en moi par la peur de perdre maîtriser. La rébellion habitait dans monâme du fait que par l’ignorance j’ai refuséde tout abandonner àDieu.
5 La Bible soutient que «même les cheveux de votre tête sont tous comptés… » . Dieu s’intéresseàtous les aspects de ma vie. Avant, je ne savais pas que Dieu pouvais me dire : « fais ce concours, ne fais pas celui-ci. Choisis cette fille pour femme, ne choisis pas celle-ci ». Aujourd’hui, je le sais.
Le livre des Nombres dans l’ancien testament, le chapitre 9 des versets 15à23, rapporte au sujet de la nuée que aussi longtemps qu’elle demeurait immobile au dessus du tabernacle, les enfants d’Israël ne bougeaient pas. Quand elle se déplaçait, les enfants d’Israël en faisaient autant. «Si la nuée s’arrêtait 1Psaume 115 version Louis Second.
2 En grec, nom féminin qui vient du verbe ginosko a la signification de connaissance dans le sens général d’intelligence, de compréhension. C’est aussi la connaissance générale de la religion chrétienne ou la plus profonde et parfaite de cette religion. En particulier, il s’agit de la connaissance des choses légales ou illégales pour les chrétiens, la sagesse morale montrée dans une vie droite.
31Rois 18
4Job 42 versets 3 et 5, version le semeur.
5Matthieu 10 verset 30.
sur letabernacle deux jours, ou un mois, ou une année, les enfants d’Israël restaient campés, et ne partaient point ; quand elle s’élevait ils partaient… ».
Je suis convaincu que tout ce qui m’arrive aujourd’hui n’est nullement le fruit du hasard. Mais cela a un but. Les circonstances difficiles révèlent mon caractère,éprouve mon attachementàDieu car le but ultime de l’adoration est que la gloire revienneàDieu toujours ainsi que l’atteste la Bible : «tout concoure au bien deceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein».
Dieu m’a donnédes capacités intellectuelles et jusqu’àprésent j’ignorais leurs utilités pratiques mais surtout les ouvertures qu’elles offriraient. Naïvement, j’ai fait une prièreà Dieu dans laquelle je demandaisàpartager cette expérience via des cours particuliers pour des raisons pécuniaires. Jointàcela, le besoin d’intégrer une famille s’imposait amicalement. J’ai constatéla manière dont la grâce s’est employée et s’est même déployée pour m’ouvrir les portes.
Bienvenue m’avait appelépour faire des cours de soutien aux enfants d’une famille chrétienne et j’ai commencé. Je trouvais le plaisir et la passion de redresser et d’aider et transmettre. Les enfants m’ont adoptéaccept et é. Je ne savais pas que c’était là où Dieu permettrait que je soiséprouvé, que je grandisse… le lieu de l’apprentissage par la difficulté, l’humiliation, la joie, le calme, la prière, la soumission, l’insoumission, l’écoute…l’amour (quoi qu’il n’ait plus de définition rationnelle, empirique, sociologique…pour moi). Je suis vraiment entrédans cette famille, je suis entrédans le corps. J’ai partagéles moments de déchirement et les moments joviaux, les instants de mensonge et de vérité, d’hypocrisie et de sincérité. Bref, j’ai partagétous les moments.
Un soir, alors que j’avais mis un termeàmon labeur quotidien avec Amour, son visage devint blême de crispation et de tristesse si bien que ses yeux, ne pouvant se dérober aux assauts entêtés de sonâme meurtrie, cédèrent. Il n’était pas question d’esprit casuistique ou d’érudition pour deviner qu’un problème se présentait dans la vie d’Amour. Elle m’a fait la confession qu’elleétait déçue par son partenaire qui la méprisait après avoir eu des accointances avec elle. A l’instant même, je me trouvais bouleversémais je me suis contenu en ne l’exprimant pas ouvertement. Je ne savais pas que les enfants des personnes aussi sérieux avec Dieu pouvaient se conduire ainsi.
C’est doncàpartir de ce moment que j’ai eu une grande compassion pour Amour et pour les parents qui ne se doutaient manifestement de rien. Ce futàcet instant que je fus empli d’un sentiment assorti d’un rô: je demandais dle de protecteur, de paternaliste ésormais toutàAmour, contrôlais tous ses faits, je demandais ce qu’il enétait de son partenaire. Parallèlement, je la comblais de promesses alléchantes (d’abord sans rien attendre pour moi mais pour l’estime de son corps) et de cadeaux. Et pour ma protection, je faisais une façon de rapport aux parents. En fait le but ultimeétait qu’Amour ne voie que moi et non les garçons du dehors. Mais je ne l’ai jamais expriméLe sens verbalement. profond est que je remplissais son cœur de moi, sans véritablement le discerner. Je pensais bien faire devant Dieu.
Le sentiment protecteur et la compassion se sont transformés en désir, oui j’ai désiréAmour dans ma pensél’ai tenu secret car j’avais peur. Peur de ce que je crois avoir compris de Dieu pendante mais je mes moments de méditation : «on nedétruit pas ce que l’on construit en même temps». Une peur fondée sur la confiance dont je jouissais des parents et la peur d’être trouvéridicule devant Amour en lui avouant ma flamme.
Quelques temps après, j’avais découvert dans l’agenda d’Amour, des informations sur une promiscuité. Cela m’a conduit faute de preuveàlui adresser cette correspondance :
«J’espère que lorsque tu liras cette présente, je serai loin. Loin par la pensée, par le regard…par le physique. Stoïque comme un rocher sous les fidèles et coriaces assauts des intempéries. Il est des auteurs qui ontécrits sur l’amitié, sur l’amour. Celui-làpar exemple- et je crois que 6 je te l’ai déjàdit-écrit « la vraie amitiéconsiste dans une confiance réciproque qui grandit…» . La difficulté de la vie et son caractère irréversible et paradoxal signifient bien des réalités qui nous tutoient. Mais de cette vie, nous devons en donner un sens, une direction, une signification objective, loin de l’idéal, de notre réflexion si fragile, si circonscrite…O mais que signifient les mots, les phrases, les conseils, l’amitiési attendrissante, si exagérée, si rapprochée, si lointaine, si confusément exprimée. Je reconnais que parfois, je me perds moi-même dans ma façon de faire, dans mes paroles, dans ma nature. Je crois qu’ils ont toujours eu raison lorsqu’ils disaient que je prends toujours tout au sérieux. Je m’investis tellement que je ne mesure pas souvent les enjeux et leséventualités décevantes qui heurtent souvent monéquilibre. Lorsqu’il m’aétél’invitation de dispenser les cours l’ann fait ée dernière, j’ai trouvé là, premièrement la réponseàla prière que j’avais faiteàDieu : exprimer mon savoir, partager toute l’expérience acquise pendant le secondaire. Tôt, j’ai découvert l’opacitéta nature, souvent si de absente, souvent si brusquement là. Ce futàuneépoque oùje cherchais des parents dans l’Église. Et curieusement, et je ne sais par quelle force ou par quelleénergie, mes yeux ont vu l’amitié qui prévalait dans votre maison. Très rapidement, je me suis affectionnéaux parents. Très rapidement, j’ai connu les difficultés qu’il y avait dans la maison. Très rapidement et très naturellement vous (les enfants) vousêtes attachésà moi. Très rapidement, d’abord « officieusement »- (pourquoi officieusement, puisque chaque mot ou la signification de chaque mot dépend de la passivetéou de l’activité de celui qui l’emploie ; dans ce cas, je choisis la deuxièmeéventualité). Et ensuite, officiellement, j’ai appris toutes tes fugues, toutes tes prouesses nocturnes, toutes tes amitiés honteusement orientée. Et très rapidement, d’abord j’ai accepté avec beaucoup d’étonnement, de compassion, de regrets mais avec un cœur d’adulte, avec un cœur plein de hauteur, d’espérance puisque tu venais te confier (je l’estime), non pas pour me partager une satisfaction aussi petite soit-elle, mais pour te libérer disais-tu. Je crois qu’àce moment, je t’aiécouté, je t’ai comme dans mon habitude accordétoute l’attention due àune personne en détresse,àune personne accablée par le poids d’une déception idyllique, de cette déception passionnée que tu vivais dans tonétablissement. Je crois qu’àce moment, toute ma fiertéd’homme que m’a apprise mon père cédait la place aux larmes, peut-être mêmeàl la âcheté des sentiments que je laissaiséchapper par ces larmes. Ensuite, j’ai priéDieu. Et je ne sais par quelle magie, par quelle inspiration il m’est venu l’idée de te montrer que tu ne valais pasça. Que tu ne valais pas une amitiésexuellementéphémère d’un homme. Que tu ne valais pas qu’un homme, aussi dandy soit-il exprime un désirérotique pour que le satisfasses consciemment ou inconsciemment, que tu ne le méritais pas ! Il m’est venu l’idée de te montrer que tu valais bien plus, que tuétais une fille aux capacités exceptionnelles qui ne sont jusque lànon exploitées, que tuétais une fille qui ne méritât pas qu’elle cherchât l’amitiéd’un homme pour se sentir valeureuseàcôtéde ses camarades de classe, que tu n’étais pas une personne qui fut obligée de flirter avec toutes les maladies vénériennes. Il m’est venuàl’esprit de te montrer que tuétais belle, même sans lunette car Dieu t’a crée belle. Et même s’il arrive
6Les frasques d’Ebinto de Amadou Koné.
que je ne sois plus là, sache-le et que personne ne te l’enlève : tu es une fille merveilleuse, n’ajoute rien et ne retranche rienàton corps au risque de ressembleràune personne qui ne serai plus toi. L’amitié, l’amour, la compassion se conçoivent d’abord dans la pensée, mais sont et surtout des actes : non seulement j’ai eu tout ce qui précèdentàl’esprit, mais je crois, pour le peu que je puisse me souvenir, et par rapport aux faits, que j’ai pratiquétout ce qui précèdent. Nous avons toi et moi pris des engagements réciproques de confiance. Je t’ai tout dit concernant ma vie, je me suis efforcéà dévoiler mon mystère, mon intériorité, mon enfance, mes difficultés, mes craintes, mes faiblesses, ce qui fait mes joies et je m’en vais ici te contenter deux dernières choses que seuls Dieu et J.H. connaissent : en réalité, j’ai deux voix. Une grave, lorsque je suis rassurépar ce que je dis ou lorsque je suis en compagnie des personnes qui m’accordent leur confiance. L’autre, aigue, lorsque j’ai peur ou quand je manque d’assurance. Je crois que tout ce que j’ai voulu c’était te protéger telle une petite sœur. Mais qu’importe le secours de l’homme ? Tout ce que j’ai voulu c’était d’atténuer la douleur et les inquiétudes de papa et maman. Tout ce que j’ai voulu c’était d’apaiser le cœur des saints dans l’Église, tout ce que j’ai voulu c’était de restaurer ton identitéde grande sœur, d’ainée de la famille. Tout ce que j’ai voulu c’était de faire de toi une personne sur qui l’on pouvait espéreràTout ce que j’ai voulu c’ nouveau. était de te redonner confianceàtoi-même tant dans tesétudes, dans tout ce que tu fais, mais surtout et premièrement dans ta vie chrétienne. Aujourd’hui je m’écrieô! Je m’ Profondeur de sagesse écrieô vous Difficultés,ô vous Sentiments,ôvous Compassions,ôvous Confusions, Erreurs, Doute,éloignez-vous de moi ! Mais toi Oubli, toi qui sommeille dans les profondeurs de mon subconscient, empare-toi de moi « et vous 7 heures propices » , reculez et ramenez-moiàmoments o ces ùcœur mon était insensible aux mouvements de mon prochain. Ramenez-moiàCamus.l’Etranger d’Albert Comment est-ce possible ?Ôje préférerai mieux l’échec que l’incertitude, comment est-ce possible ? Il est vrai qu’a posteriori, je me suis mêléles pinceaux, que j’ai confondu la tutelle avec les sentiments, que j’ai confondu la mathématisation de la confiance, de l’amitiéavec la réalitéhumaine et ses problèmes. Il est vrai qu’a posteriori, je me suis substituéàDieu parce que l’atmosphère qui se dessinait me plaçait dangereusement dans une posture telle que tu ne voyais que moi, que j’étais un modèle. Mais oùétait Dieu dans toutça ? Oùétait-Il dans mon cœur, dans le tien lorsque tu buvais dans mon verre pour avoir « mon intelligence », lorsque tu grimpais sur ma têmonte pour avoir « intelligence » ? Oùétait l’intelligence de Dieu ? (et làje me pose la questionàmoi-même). Je n’ai eu qu’une seule réponse de la part de Dieu : c’est au travers des hommes qu’Il s’exprime. Je me suis toujours efforcéde te rappeler que je ne suis pas le plus intelligent, que je ne suis pas parfait, je n’en approche même pas. Je me suis efforcéde te rappeler que je tiens fortementàl’amitié, àl’amour. L’amour tire sa force dans la sincérité, dans la fidélité, dans le respect et la loyauté. Je crois en l’amitié. Et je crois que le problème que j’ai souvent c’est de vouloir attribuer ma nature aux 8 autres pour qu’on puisse s’entendre, s’aimer. « O homme sans intelligence » que je suis ! Je t’ai toujours dit que je t’aimais, et cela du plus profond de monêtre. C’était un amour pur, protecteur. Je t’ai toujours dit que si cet amour venaitàêtre blessé, je perdrais te concernant toute considération (mais qu’importe ma considéet je t’ai autorisration ?) éà en faire de même me
7 Alphonse de Lamartine, Le lac (Méditations poétiques).
8 La Bible, luc24verset 25 dans la traduction LOUIS SEGOND.
concernant car je n’aurai aucune autorité sur toi. Je partirai donc le profil bas, je partirai recroquevillé, le regard incertain avec beaucoup de remords. Je partirai, enseignépar la difficultéde saisir l’être humain. Mais je partirais quand même. J’accepterais la honte, l’échec, la lâchetéet les moqueries. J’accepterais ma condition. Je pleurerais pour essayer de tuer le remord. « Mais est-ce qu’on tue le remord, beau comme la face d’une dame anglaise qui découvre dans sa soupe la tête d’un 9 Hottentot » . J’apprendrais alorsàle surmonter, je chercherais nuit et jour la consolation de Dieu, celle maladroite de mon entourage. Mais la vie, pour moi ne s’arrêtera pas làmalgréla déception,  Faisons place au silence, les mots en ont assez d’être utilisés…»
J’aiétéprofondément meurtri en apprenant qu’Amour s’est donnéeàson enseignant de français pour une moyenne de 14,75 sur 20. Je sais encore qu’aujourd’hui, le corps ne vaut pas cela et je suis inculte sur la valeur réelle du corps. Cependant, chacun, dans l’ignorance définit une valeur qu’il attributàson corps. J’ai suffisamment larmoyéen l’apprenant euégardàmes sentiments inavoués et par rapport aux efforts qui ontétédéployés durant l’année scolaire qui venait de s’achever.
Dans ma chambre, tout en larme, je refusais de pardonneràAmour, tant monâme gémissait. C’était précisémentàce moment, après m’être endormi sous l’effet accablant de la douleur, que Dieu me dit : «au même titre que je souffre quand tupêches devant ma face, c’est cette douleur que je te fais ressentir. Au même titre queje te supporte et te pardonne, tu vas pardonner.». J’ai refusé cette évidence pendant plusieurs jours, je cherchais quelqu’un qui me donnerait raison, une parole qui justifierait ma colère et ma déception. Je luttais contre Dieu. J’acceptais mes limitesàrendre Amour chrétienne maisémotionnellement j’étais révolté: je ne comprenais pas pourquoi une telle infamie a puêtre commise, je cherchaisàcomprendre ce qui avait manquédans la communication, dans ma manière d’enseigner et de faire attention.
C’est donc dans cetétat que j’aiécrit :
«J’ai vu la difficultéet les conseils s’évanouir dans l’univers vaste de notre téméritésouvent si pleine de volonté, souvent si convainquante, souvent si trompeuse. J’ai vu le dévouement essayer de s’arracher difficilementà la pesanteur de la crise, de l’incertitude, des pleurs…faceà l’implacable obstination d’une enfance souvent si terriblement échouée dans l’appendice de ce monde. J’ai vu la combinaison ambivalente d’un regard et d’un fond respectivement maculés d’innocence et de taie d’eau morte sur la conscience. Cette gibbositéplus prononc d’autant ée, imposaitàl’effort un supplice peu connu et cela je l’ai vu. En même temps, j’ai vu la dimensionôcombien opaque qu’est celle de d’une connaissance et d’une gestion de l’être de façon exhaustive. J’ai vu et connu mon impuissance physique qui s’est rependue telle une trainée de poudre et a investi mes principes. J’ai vu l’effet et la cause me ramener au port alors que mon assurance me donnait l’illusion de voguer sur des eaux douces.
9 Cahier d’un retour au pays natal d’AiméCESAIRE.
J’ai vu la réalitél’emporter sur mes intensions, mes idées préconçues. Je l’ai vu me descendre de mon piédestal et me révéler mon humanité, avec sa faillibilité, avec son intelligence entachée d’erreurs, avec sa barrière qui circonscrit l’humanitéau sensépistémologique. Au soir oùje me démène pouréchapper au doute etàla difficulté, j’ai cherchél’intelligent, j’ai fait des investigations sur la profondeur de sagesse. Et j’ai soupçonnéau loin l’aurore qui déjàtrouait l’accablement opaque de tantôt. O lumière amicale,ôfraîche source de lumière! J’ai vu l’intelligent m’associeràune expérience défiant l’ordonnancement naturel. J’ai vu mon humanitécéderàcette invitation. Une invitation toutàfait peu commune, toutàfait peu connue, toutàfait incroyablement certaine. O profondeur de sagesse !».
Dieu m’a donnéle reflexe particulier de toujours courir vers sa parole quand tout va mal car c’est làdans sa présence que je trouve un appui pour mon cœur afin de ne pas céder sous la pression des jugements subjectifs (quoique souvent bien intentionnés). Je parcourais donc la Bible, 1 corinthiens 13, la célèbreépitre sur l’amour (je crois que toutes les questions que l’humanitése pose sont dans les mystérieuseséquations de l’amour tel que donné dans ; bien sla parole de Dieu ûr avec quelque approche qui s’y greffe, résultat d’une expérience…). C’est dans la véritéque j’apprends que l’amour supporte tout, pardonne tout…j’ai lu et relu ces passages. Ils s’imposaientàmoi mais mon intelligence récusait toute concession, toute soumissionàcause de la douleur. Aux réunions, on parlait d’amour qui supporte tout, qui pardonne tout. Ces mots importunaient monégo. Et plus je n’acceptais pas, plus je luttais, plus je souffrais au dedans de moi et plus je maigrissais.
Je voulais que l’on me donnât raison, je multipliais les conversations avec mes amis, mes frères qui me faisaient savoir qu’Amourétait païJe faisais une mine tristeenne et que c’est ainsi qu’ils comportent. pour qu’on comprenne ma douleur. Mais dans tous les cas, la parole de Dieuétait là, il fallait conformer ses actes pour retrouver la paix.
Plusieurséléments ont participéàce que je lâche prise : d’abord le pardon timide d’Amour par son « pardonne-moi, j’ai tout essayémaisça n’a pas marché, jecomptais te le dire un jour… »
Je comprenais que mon niveau d’explicationétait désormais remis en cause et des sentiments mitigés remplissaient mon cœur. Fallait-il partir ? Fallait-il rester et continuer avec Amour et les autres enfants ? Fallait-ilàcause de la faute d’une seule, pénaliser tout le monde ? Fallait-il créer unécart entre les enfants, marginaliser Amouràcause de ceénième forfait qui me faisait si mal ?
Le sentiment caché qui se situait entre l’amour et le fait de faire comprendreàqu’elle se Amour détruisait, d’une part. Et d’autre part les passages sur 1 corinthiens 13 qui me harcelaient m’ont conduisàcontinuer avec les enfants. En prenant du recul, je ne sais pas si c’est le sentiment amoureux dissimuléqui a fait en sorte que je puisse continuer car «l’amour arrive toujoursàses fins, il n’y a rien qui puisse lui résister. Autant la mort est forte et certaine pour tout humain, l’amour est de force 10 égal voire supérieure et elle dirige la vie de celui/celle qui est sous son empriseDe cela d» . écoule l’exhortation de Salomon «o filles de Jérusalem, oh, jevous en conjure par les gazelles ou par les 11 biches de la campagne : n’éveillez pas, non, ne réveillez pas l’amour avant qu’il ne veuille» .
10L’amour extravagant de Dieu, Derek Prince et notes de bas page sur le Cantique des Cantiques, Bible d’étude version Louis Segond.
C’est cet amour cachéqui m’a toujours donnéla force de patienter, de chercheràvoir du bien dans le cœur d’Amour car je savais que des changements extraordinairesétaient encore possible. C’est cet amour qui m’a donnéd’être endurant, qui m’a conduitàtoujours supporter…àaimer vraiment car je sais que l’être humain n’est pas sujetàpatienter,àsupporter,àendurer.
J’ai donc acceptéde pardonneràAmour et continuer les cours particuliers. Jointàcela, j’aiégalement ère pris l’engagement de prier pour elle pour l’année de 1 , puis qu’elle y allait. Mais un engagement prudent sans trop s’exposerémotionnellement car je savais que tant qu’Amour ne se décidait pasàdonner sa vie entièreàChrist, tout pouvait arriver. A toutes les peurs précédentes, une nouvelle peur s’installait en moi : la peur de souffrirànouveau, d’être blesséànouveau.
Malheureusement, mon engagement s’effritait plus les jours passaient car je l’avais pris sur la base des émotions, comme un Pierre habituéaux grandes déclarations (Marc 14 : 29). «Toute déclaration, tout engagement pris sur la base desémotions ne dure que l’instant de cetteémotion», le Saint Esprit me le rappelait.
Evidemment, le sentiment secret que j’avais pour Amour a pris le dessus sur mon engagement et la peur de souffrir m’a conduitàm’investir dans un combat qui n’était pas le mien (convertir AmouràChrist ou plutôt maitriser l’êet dont je savais qu’il ne reposait sur des simplestre humain) probabilités ; aimer c’est prendre le risque de souffrir.
Je voulais maitriser, je ne voulais pas laisser Dieu faire la tache qui Lui revient parce qu’Il est trop, très lent ; trop et très silencieux. Plus haut, je prétendaisêtre patient mais «être patient dans un domaine de ta vie et ne pas l’être dans un autre ne signifie pasêtre patient», Dieu m’a-t-Il dit.
L’amour donnépar le Saint-Esprit qui se manifeste par la libertéavait disparu. En vérité, c’était le Saint-Esprit même que j’étais entrain d’éteindre graduellement. A la place de l’amour, il y avaient la méfiance et le doute et la jalousie et les disputes qui n’étaient pas forcément fondés. Amour n’était plus libre avec moi. Nonobstant quelques bonnes résolutions qu’elle avait prises pendant les vacances, je lui disais que celles-ci ne tiendraient pas si elles ne sont pas fondées sur Dieu, autrement je lui disais que le point focalàtoute décision ou résolutionétait un changement radical de la pensée, de la conscience par la conversionàChrist sinon ce seraient des paroles vides de sens. Je le lui disais en connaissance de Romains 7 et pour l’avoir expérimentédans ma propre vie.
L’amour et la compassion que j’éprouvais pour Amour s’étaient changés en passion. Je voulais absolument tout savoir sur sa vie si bien que nos conversationsétaient souvent violentes verbalement, il ne manquaient pas non plus des effusions de larmes car je désirais qu’Amour me renvoyât mon image de garçon réservé, chaste attendant le mariage.
Il n’y avait plus de liberté; «l’absence de liberté, le Seigneur me l’a fait comprendre,se traduit par l’hypocrisie» : en face de toi, la personne te dira ce que tu veux entendre alors qu’il n’est pas question de l’expression de la pensée mais d’une fourberie, d’un maquillage, du faux… «L’absence de liberté, Dieu me l’a fait comprendre,se traduit par la crainte, par une sélection des sujets dans la communication ou carrément l’absence de communication» : on craint la réaction de l’autre en voulant parler de tout et de rien.
11Cantique des Cantiques 2 verset 7 version Louis Segond.
Je demandais pardonà Amour et quelques jours après, je saisissais une de ses maladresses, pour m’énerver, pour la mettre malàl’aise. Et je regrettais et je redemandais pardon et je recommençais et je demandais pardonànouveau jusqu’àce que Dieu m’arrête pour me dire que sa présence me quittait. Seules la morale et la gentillesse me restaient. Pour ne pas perdre la face, je compensais la présence de Dieu par des œuvres : je travaillais ardemment avec le reste des enfants. Le but de la gloire de Dieu avait disparu de mon chant de vision, je forçais et m’épuisais.
Un lundi, alors que j’étaisàr la éunion de prière vers la fin de l’année scolaire, j’avais essayé de joindre Amour via son téléphone mais en vain. A cours de patience, je me suisénervéfis un et message dont le fond avait plutôt une connotation sentencieuse. La réponse m’a tout aussi bouleversé: Amour me fit comprendre qu’elle me fuyait en réalitéparce qu’elle rêve d’avoir des rapports sexuels avec moi et qu’elle fait aussi des rêve en rapport avec mon corps musclé. Je crois qu’àce moment, en pleine réunion, monâmeétait troublée. J’avais de la peineàécouter ce qui se disait et la seule chose qui importait pour moiétait la fin de cette réunion afin de répondreàce problème qui se posait et aussi pour que j’ailleàla maison et comprendre ou questionner la Bible.
Ce futàcet instant que pour la première fois, je dévoilaisàAmour le sentiment cachéque j’avais pour elle et qu’elle en fut troublée. Elle m’a fait comprendre qu’il y a si longtemps qu’elle ne me voyait plus comme son grand frère mais qu’elle avait peur que je le remarque. Qu’elle cherchait même un petit ami afin qu’elle me visseànouveau comme son grand frère.
J’ai trouvais cela maladroit etàprésent j’avais peur en lui disant que si elle couchait avec un autre homme, je ne m’en remettrais certainement pas. Le signe apparent que j’ai cru voir se dessinait dans cette phrase qu’elle me dit : «c’est la premièrefois que je trouve ce sentiment impur».
Cette nuit, aux environ de 1h du matin, le sommeil fuyant mes yeux, je suis sorti de ma chambre pour aller prier au salon dans l’obscuritépour avoir une réponse de DieuàdonneràAmour afin d’apaiser son cœur, Pour qu’elle ne se laissât pas entrainer par ses désirs et commettre une fois de plus un acte qui me blesserait. Ce que Dieu me dit cette nuit c’est que «c’est moi qui vous ai crée tels que vous êtes,avec des sentiments. Il n’y a pas de honteàavoir des sentiments pour une personne qu’on estime, mais il faut savoir les discipliner afin qu’ils ne deviennent pas une occasion de péché».
Le matin j’ai appeléla mère d’Amour pour lui dire que je devais passeràla maison pour discuter avec Amour. Je suis donc passéet dis exactement ce que j’avais reçu en priant. A ma grande surprise, elle fut toute satisfaite d’entendre cela.
Ce futàpartir de cette journée, que je futànouveau rempli de la présence de Dieu, que j’ai apprisàfaire véritablement confianceàAmour, en ne lui posant plus de questions, en ne la contrôlant plus maisàprier pour son cœur.
Ce que j’ignorais c’est que Dieu me remplissait de son Esprit comme pour me prépareràquelque chose que je ne pouvais pas supporter avec mes propres ressources. J’ignorais que Dieu me préparaisàcomprendre que c’est Lui qui maîtrise tout et qu’Il dispose les temps et les circonstances afin que j’apprisse l’obéissance, le renoncementàmoi-même.
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