Porteur d'espoir

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Ce livre relate les vingt-cinq visites de l'auteur dans les camps de réfugiés en Thaïlande et en Indonésie où, de par son action au service des plus faibles, ce prêtre engagé s'est comporté comme un « porteur d'espoir » pour ceux qui, plongés dans cet univers de pauvreté et d'espoir, attendaient de retrouver un monde meilleur. L'ensemble de ces textes, dont certains ont été déjà publiés, sont illustrés par de nombreuses photos de l'auteur.
Publié le : dimanche 8 février 2015
Lecture(s) : 9
EAN13 : 9782336369792
Nombre de pages : 158
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Ce livre relate les vingt-cinq visites de l’auteur dans les camps Claude Gilles
de réfugiés en Thaïlande et en Indonésie où, de par son action
au service des plus faibles, ce prêtre engagé s’est comporté
comme un « porteur d’espoir » pour ceux qui, plongés dans
cet univers de pauvreté et d’espoir, attendaient de retrouver
un monde meilleur.
Nombre de familles françaises, engagées à ses côtés,
trouveront ici le témoignage de leur générosité, de l’intérêt Porteur d’espoir
qu’elles portaient aux problèmes des réfugiés du Sud-Est
asiatique dans les années 1980. De nombreux camps de ce
type existent encore à travers le monde, mais la sensibilité Dans les camps de réfugiés asiatiques
n’est plus la même.
(1977-1999)
L’ensemble de ces textes, dont certains ont été déjà
publiés, sont illustrés par de nombreuses photos de l’auteur.

Claude Gilles, né en 1923, a œuvré auprès
des étrangers, surtout des réfugiés et en
particulier des Cambodgiens, Laotiens et
Vietnamiens depuis plus de 40 ans. C’est
sa responsabilité de curé de la paroisse
Saint-François d’Assise dans le quartier de
Planoise à Besançon dont il fut le fondateur
qui l’a amené à faire ce chemin pendant
neuf années. Il travaille aujourd’hui avec
la Pastorale des Migrants et au sein
de l’AFCAR qui fut la cheville ouvrière
pour l’accueil des réfugiés en particulier
asiatiques dans les années 1975 à 1993.
En couverture : photo de l’auteur.
Les impliquésISBN : 978-2-343-05569-5
16 € Éditeur
Les impliqués Porteur d’espoir
É di teu r Claude Gilles





PORTEUR D’ESPOIR



















Les Impliqués Éditeur

Structure éditoriale récente fondée par L’Harmattan, Les
Impliqués Éditeur a pour ambition de proposer au public des
ouvrages de tous horizons, essentiellement dans les domaines
des sciences humaines et de la création littéraire.


Déjà parus

Blaise (Mario), Histoires de migrants, 2014.
Peyrat (Jean-Michel), Rhapsodie pour une ombre, roman, 2014.
Thuillier (Alain), Coutumes et récits face à la mondialisation, essai, 2014.
Hombart (Jean-Claude), Naufragée de la dictature, récit, 2014.
Castellani (Robert-Noël), Vers l’apocalypse, essai, 2014.
Rabesahala-Randriamananoro (Charlotte), La religion malgache
ancestrale pratiquée, essai, 2014.
De la Caffinière (Jean-Yves), Glossaire d’un observateur des temps
présents, essai fragmenté, 2014.
Nduwayo (Léonard), Une nouvelle page de la nouvelle université rwandaise,
témoignage, 2014.
Heckly (Christophe et Serge), Une famille vosgienne à travers les deux
guerres, récit, 2014.
Arnould (Philippe), Pichegru, général en chef de la République : imposture
et trahison, essai, 2014.



Ces dix derniers titres de ce secteur sont classés par ordre
chronologique en commençant par le plus récent.
La liste complète des parutions, avec une courte présentation
du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site :
www.lesimpliques.fr Claude Gilles





PORTEUR D’ESPOIR

*

Dans les camps de réfugiés asiatiques
(1977-1999)




récit












Les impliqués Éditeur Du même auteur
L’Harmattan, 2000.
De l’Enfer à la Liberté : Cambodge – Laos – Vietnam.
Harmattan, 2000.
Franche-Comté, terre d’accueil : Cambodgiens –
Laotiens – Hmong – Vietnamiens.
L’Harmattan, 2004.
Cambodgiens, Laotiens, Vietnamiens de France.
Regard sur leur intégration.
L’Harmattan, 2007.
Le Cambodge / Témoignage d’hier à aujourd’hui.
L’Harmattan, 2008.
Prêtre dans son siècle : Seconde guerre mondiale –
paroisses – réfugiés.
Les Impliqués. 2014
Journal de guerre de l’Alsace à l’Indochine. (1939 –
1946)
Auto-éditeur. 2009.
Carnet de route (Photos du Cambodge).
Auto-éditeur. 2010.
Porteur d’espoir (Photos couleurs des camps).
© Les impliqués Éditeur, 2015
21 bis, rue des écoles, 75005 Paris
www.lesimpliques.fr
contact@lesimpliques.fr
ISBN : 978-2-343-05569-5
EAN : 9782343055695 INTRODUCTION
Mon engagement auprès des réfugiés
Comme introduction à cette étude sur les camps de
réfugiés je cite une partie de la préface de M. Joseph
Pinard pour les deux premiers livres de ma trilogie sur les
réfugiés du Sud-Est asiatique.
«Le Père Gilles a de qui tenir : il raconte comment
grâce à sa mère, qui allait être plus tard une résistante
courageuse, il avait découvert la misère des réfugiés
espagnols en 1939…
… Sensibilisé très tôt aux malheurs engendrés par les
guerres, Claude Gilles, devenu prêtre, se passionne pour
la cause des réfugiés de l’ex-Indochine. Déplorant
“l’ignorance radicale de la culture asiatique”, il évoque
dans un premier livre : “De l’enfer à la liberté,” l’histoire
complexe des peuples auxquels il s’attache :
Cambodgiens, Vietnamiens, Laotiens.
Puis il présente une étude exhaustive des camps de
réfugiés. Il analyse les causes du départ de ceux qui fuient
la terrible dictature des Khmers rouges et il donne
longuement la parole aux victimes du régime du sinistre
Pol Pot et de ses séides. Quand il parle des boat- people
qui, au péril de leur vie, quittent un Vietnam où sévit aussi
l’oppression, il aborde une pénible page d’histoire plus
connue du monde entier à cause de l’émotion soulevée par
les malheurs de ces familles souffrant de la faim et de la
soif, poursuivies en mer par des pirates.
5 Les témoignages se succèdent, précis et accablants.
Après avoir donné la parole aux victimes, le Père Gilles,
avec discrétion, évoque son action dans les camps, ses
efforts face à une inertie qui aurait découragé des hommes
n’ayant pas sa trempe, pour redonner de l’espoir à tous
ces exilés…
Le deuxième volume est consacré à “L’accueil en
Franche-Comté”. Et ce qui surprend agréablement après
la description accablante de tant de malheurs, c’est le
foisonnement des initiatives grâce aux réseaux mis en
place sous l’impulsion de l’opiniâtre avocat de la cause
des victimes d’un communisme inhumain.
Certes, il y a ceux de nos compatriotes que dérange
l’arrivée de ces personnes déplacées et qui, lorsqu’une
installation se prépare dans leur commune, réagissent en
disant : “Je veux bien leur donner cent balles, mais qu’ils
nous fichent la paix ici ”.
Mais il faut saluer toutes celles et ceux qui n’entendent
pas se contenter de verser quelques larmes ou une aumône
lorsque des reportages montrent à la télévision des
situations dramatiques insupportables surtout lorsqu’elles
concernent des enfants. Et l’action des centres provisoires
d’hébergement se trouve heureusement relayée par des
parrainages courageux surmontant les difficultés dues aux
barrières linguistiques et aux différences considérables de
modes de vie.
Les aides individuelles, là encore évoquées par des
témoignages précis sont encadrées par des structures
associatives, au premier rang desquelles il faut citer bien
sûr l’Association franc-comtoise pour l’accueil des
réfugiés, l’AFCAR née en 1978 et qui s’efforce de fédérer
6 les bonnes volontés. Heureusement, elles ne manquent
pas.
Le Père Gilles aborde ensuite un problème majeur :
les réfugiés doivent-ils se fondre dans la société française
ou préserver les racines de leur culture ?
C’est la question que posent les associations créées
par les réfugiés. Fait significatif : elles ne regroupent pas
l’ensemble des personnes concernées mais elles ont une
base nationale, voire limitée à une ethnie. C’est le cas
pour les Hmong de nationalité laotienne, montagnards
soucieux de préserver leur civilisation si originale et leurs
croyances chamanistes.
Les données précises recueillies par le Père Gilles
peuvent servir à la réflexion sur un problème capital.
Deux conceptions en effet s’opposent : celle du respect des
origines, passant par le maintien de la langue et pouvant
déboucher sur une société dite multiculturelle où races,
langues, religions se juxtaposent, au mieux dans
l’indifférence, au pire dans l’affrontement. Une autre
conception prône l’intégration, l’école jouant à ce sujet un
rôle essentiel, dans le contexte original de laïcité à la
française permettant aux personnes de se conformer dans
la vie privée aux pratiques ancestrales tout en se ralliant
dans la vie publique aux valeurs fondamentales des droits
de l’homme, par définition universelles.
A l’heure où les spiritualités orientales attirent
nombre d’Européens et sont à la mode dans les médias,
une autre question se pose, celle de la rencontre du
bouddhisme et de l’héritage judéo-chrétien de l’Occident,
cette référence qui a amené le plus grand nombre des
participants – le Père Gilles en tête - à l’aventure difficile
7
et passionnante de l’accueil des réfugiés. Quelle
complémentarité entre deux traditions spirituelles
fondamentales de l’histoire de l’humanité ? Un jésuite
belge, le Père Fallon, qui a vécu dans les quartiers les
plus pauvres de Calcutta, évoquant devant l’écrivain
Jean-Claude Guillebaud la “Contemplation démobilisée”
qui est au cœur de la méditation bouddhiste, confie :
“Nous avons appris des bouddhistes le détachement. Ils
ont à apprendre de nous la charité”... Un enrichissement
mutuel sera-t-il le fruit de la greffe asiatique provoquée
par le communisme athée ? Tel est l’un des enjeux
majeurs d’une aventure passionnante.
Alors que tant de souffrances ont engendré bien des
silences, tandis que tôt ou tard resurgit le besoin de
repères, l’exigence de ne pas abandonner les finesses et
richesses de civilisations millénaires, l’ouvrage du Père
Gilles a le grand mérite d’avoir recueilli des matériaux
très riches que son labeur inlassable a patiemment
collectés et qui représentent un inestimable jalon dans
cette dramatique histoire conduisant des habitants de
l’exIndochine à venir dans l’ex-puissance colonisatrice, au
cœur de cette Franche-Comté d’où sont issus tant de
missionnaires partis à la rencontre d’hommes dont les
descendants vivent aujourd’hui chez nous. »
Joseph Pinard
Agrégé d’histoire
Ancien Député du Doubs.
8

Pour commencer permettez-moi de citer un passage de
l’évangile de Jésus-Christ selon Saint Mathieu (Chapitre
25 versets 31 à 36) qui sera l’une de mes constantes de ma
vie sacerdotale.

« Au Jugement dernier, quand le Fils de l’homme
viendra dans sa gloire, il siégera sur son trône de gloire.
Devant lui seront rassemblées toutes les nations et il
séparera les hommes les uns des autres… Le roi dira à
ceux qui seront à sa droite : Venez les bénis de mon Père.

J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ;
J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ;
J’étais un étranger et vous m’avez accueilli ;
Nu, et vous m’avez vêtu ;
Malade, et vous m’avez visité ;
En prison, et vous êtes venus à moi…

Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand nous
est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de
te donner à boire ? Quand nous est-il arrivé de te voir
étranger, de te recueillir, nu, et de vêtir ? Quand nous est-il
arrivé de te voir malade ou en prison, et de venir à toi ?
Et le roi leur répondra : En vérité, je vous le déclare,
chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, qui
sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ! »

« Alors, il n’y a plus de Grec et de Juif, d’Israélite et
de païen, il n’y a pas de barbare, de sauvage, d’esclave,
9
d’hommes libre, il n’y a que le Christ ; en tous, il est tout
(Lettre de saint Paul aux Colossiens 3-11). »
L'histoire de cet engagement total auprès des réfugiés a
commencé, en 1973 exactement, lorsque j'étais curé de
Planoise.
Pourquoi cet engagement ? C'est le résultat d'un long
cheminement depuis mon enfance.
C’est à seize ans, en 1939, que j’ai découvert la misère
des réfugiés espagnols, au Kursaal de Besançon, grâce à
ma mère qui était infirmière à la Croix-Rouge. Je me
souviens de ce réfugié espagnol assis sur son lit de camp
dans la salle du grand Kursaal, qui répondant
probablement à une question posée par maman, lui a
répondu en sortant de sa poche une patte de lapin ″Mon
Dieu ? C'est ça ! ″. Cela a été mon premier choc.
(N'oublions pas que ces réfugiés étaient des rescapés
républicains, pour le plus grand nombre des
communistes.)
Un an après, moi-même, réfugié en zone libre dans le
centre de la France, à Limoges, j’ai entendu une maman
réprimander son enfant en lui disant « Si tu n’es pas sage,
je te donne à manger aux réfugiés ! ... » Ces réfugiés
n’étaient pas des étrangers, des gens venant d'autres
continents, mais des Alsaciens-Lorrains et... moi-même,
depuis peu. Deuxième choc important pour un adolescent.
A mon retour de la guerre (suite à mon engagement
dans l'armée pour participer activement à la libération de
la France, en Alsace, en Allemagne et en Indochine),
10 pendant mes vacances de séminariste, je suis allé apporter
un peu de réconfort à des D.P. (Deplaced persons) en
Autriche, entre Linz et Mauthausen. C’étaient des filleuls
que maman parrainait. Survivants des camps de
concentration, ils ne voulaient pas retourner dans leurs
pays (les pays de l'Est et la Yougoslavie). Ils étaient sous
la protection de l’Organisation Internationale pour les
Réfugiés (OIR) avant la création de l’UNHCR (Haut-
Commissariat de l'ONU aux Réfugiés.)
Les filles du camp avec la famille Yougoslave parrainée
par maman.
Quelques années plus tard, étant vicaire à la paroisse
Saint Claude de Besançon, c’est en faisant des visites que
j'ai rencontré un Hongrois, réfugié en France à la suite du
soulèvement du peuple hongrois de Budapest, lors de
l'essai de libéralisation du régime communiste en octobre
1956. Ils fuyaient la répression soviétique qui s'est
terminée dans un bain de sang. Ils furent, pour la plupart,
11 encasernés au camp militaire de Valdahon. Ce Hongrois
m'a raconté et expliqué tous ces événements et, pris de
sympathie, je l'ai emmené plusieurs fois en voiture, visiter
la région. Je ne pouvais guère faire plus à l'époque.
Par la suite, c'est à Planoise, comme curé, que j'ai
répondu à l'appel des Chiliens en 1973. Ils me
demandaient une salle pour se réunir. Ce que j'ai fait
volontiers.
Voici une anecdote au sujet des Chiliens. La presse
avait fait paraître un article assez sévère sur les conditions
d'accueil des Chiliens au foyer de Villers-le-Lac, ce qui
avait agacé le directeur du foyer. Ceux qui en étaient déjà
sortis voulurent faire un geste pour apporter des
couvertures et des vêtements à ces réfugiés. Etait-ce bien
fondé ou non ? Je ne sais pas. Ils m'ont proposé de me
joindre à eux et c'est ainsi que nous avons formé un convoi
de plusieurs voitures pour aller à Villers-le-Lac. A notre
arrivée, le directeur nous a arrêtés en invectivant les
responsables de la délégation et nous a convoqués dans
une grande salle, avant la distribution des vêtements.
Réunis autour de la table, il nous a interrogés, l'un après
l'autre, nous demandant à quel titre nous étions présents.
Les uns répondirent : représentant de la CGT, d'autres de
FO, de diverses organisations syndicales, politiques ou
humanitaires. (Aucun Chilien dans ces responsables.)
Quand ce fut mon tour, Je répondis : “Je suis prêtre,
représentant l'archevêque” (je n'avais aucun mandat
officiel pour une telle réponse mais il fallait représenter
une autorité pour être crédible et j'avais carte blanche pour
cet apostolat auprès des étrangers). Il nous a laissés libres
12 de vaquer aux distributions aux familles présentes au
foyer.

Les réfugiés asiatiques ″Thaïs Dams″ succédèrent aux
Chiliens dans ce foyer. Ceux-ci vécurent les mêmes
conditions drastiques d'accueil et ils n'y restèrent qu'une
année, car la population de Villers-le-Lac les prit en
charge très rapidement, en particulier Mme Binétruy, et ils
trouvèrent assez vite un logement et du travail dans
l'agglomération, en particulier dans l'horlogerie grâce à
leur grande minutie et à leur habileté.

Puis, après la fondation de l'AFCAR en 1978, ce
furent des gens de tous les pays du monde qui défilèrent
dans mon appartement, 1 place Jean Moulin à partir de
1980, lorsque je serai déchargé de la responsabilité de la
paroisse Saint François d'Assise, pour créer le service de
la ″Pastorale des migrants″. Ce furent des Vietnamiens,
des Cambodgiens, des Laotiens, des Sri Lankais, des
Zaïrois en grand nombre, suivis de nombreux
représentants de plusieurs Etats africains et enfin quelques
Latino-Américains, pour terminer par des Iraniens.

PREMIER CONTACT AVEC LES ETUDIANTS
ASIATIQUES

Au début de la rentrée scolaire de 1973, il y avait un
certain nombre d’étudiants cambodgiens et vietnamiens au
CLA ou à la faculté.
13
En 1973, Mme Sin Meng Srun habitait dans un
appartement du CROUS dans le même escalier que moi,
c’est pourquoi nous avons fait connaissance et j’ai été
invité au foyer international à une rencontre des étudiants
cambodgiens avec la présence de l’attaché culturel de
l’ambassade du Cambodge à Paris. Ce fut mon premier
contact important et officiel.
A la paroisse de Planoise dont j’étais le curé, j’ai
organisé des soirées entre étudiants et familles françaises.
En 1975, la guerre au Cambodge s’aggrava entre les
Khmers rouges de Pol Pot et les Républicains de Lon Nol.
On entrait dans une phase finale. Les étudiants étaient
inquiets pour leur famille car beaucoup étaient mariés et
avaient des enfants restés au pays. Ils se faisaient
beaucoup de soucis et même l’un d’eux a dû être
hospitalisé à Novillars pour dépression nerveuse.
Plusieurs venaient chez moi regarder les informations
à la télévision, ceci dès janvier 1975.
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