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Quatre saisons.
Oh doux temps de la jeunesse, Moment béni où le regard porte encore au loin. Vois tous ces paradis encore inexplorés. Observe, perspectives lointaines, le temps à l’infini. Tu ne veux qu ’apprendre, et prétends t’emballer, Découvertes, et promesses donnent sens à la vie, Tu portes loin l’envie. Et bonheur de grandir Avec tous ces savoirs qui te montrent ; richesses. Rempli, ta tête, comme ton cœur, Combles ces vides, ces manques, traques l’ignorance, Sois libre, profites ; La fougue de ta jeunesse. T’offres mille fortunes, comprends que ton printemps Après la floraison, donne tant de merveilleux fruits Nourri tes expériences, cueilles, et récoltes. L’été, transcende et reste un avenir Te voilà au fait d’un riche potentiel, Tu grandis la famille ; Avenir prometteur, Des lendemains sereins justifient ton état. Et la nature, comme après une forte chaleur. Se repose sur tes lourdes épaules. L’automne, vint, d’abord à petit pas. Indolent, quelques cheveux déjà blancs, Et les feuilles décrochent, imperceptiblement. Comme les jours, écornent notre rapport au temps Les nôtre illusoire, fatiguent un peu plus vite. Sur le théâtre nos représentations. Le lourd rideau tombe, et le soir agonise. Ne te retourne pas, la salle se vide. Nous n’avons plus cet espace ; Nous avons, œuvré, partagé et donné. Aujourd’hui, l’hiver installe ses froidures, Que l’on ressent partout, jusque dans nos jointures Le froid, le gel, emprisonne notre être. Personne plus ne nous prête plus la moindre attention. Le soleil, moribonde notre éternité. La privation regarde notre horizon rétréci. L’espoir a abandonné nos désirs. Le travail effectué, la terre s’ouvre sous nous. Le temps a fait son œuvre et nous laisse dans l’oubli. La mort nous trouve, au détour d’un chemin. Soyons heureux, nous avons bien vécu.
G.B.