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3 – ET POUR LES PARTICULIERS ?Pour bénéficier d’une prime dans le cadre du Fonds Energie, l’audit énergétique global d’un logement doit être réalisé par un auditeur agréé PAE, c.-à-d. une personne (personne physique) agréée par la Région wallonne pour la réalisation d’audits énergétiques dans le secteur du logement. Pour tout autre bâtiment, l’audit bénéficie de la prime si l’auditeur est agréé indifféremment comme expert en audit énergétique (voir point 1) ou comme auditeur agréé PAE. AUDIT ÉNERGÉTIQUE DU PATRIMOINE COMMUNALLes trois Régions ont développé en commun un logiciel d’aide à la réalisation d’un audit énergétique pour le logement dans le secteur résidentiel, le PAE (Procédure d’avis énergétique). Ce logiciel n’est disponible que pour les auditeurs agréés PAE. La version actuelle ne s’applique qu’aux habitations 1 – GENERALITESindividuelles et ne permet pas l’audit d’un appartement. Le propriétaire se verra délivrer, après l’audit, un «Avis Energétique» comprenant:Dans un contexte de renchérissement de l’énergie, la réduction de la consommation d’énergie dans les - des codes de performance (de la classe A à la classe E) pour l’enveloppe, l’installation de chauffage bâtiments administratifs et les infrastructures collectives communales prend une importance crois-et la production d’eau chaude;sante. L’audit énergétique constitue le premier pas vers une maîtrise de la consommation et de la - des fiches de recommandation en fonction des postes à ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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AUDIT ÉNERGÉTIQUE
DU PATRIMOINE COMMUNAL
1 – GENERALITES
Dans un contexte de renchérissement de l’énergie, la réduction de la consommation d’énergie dans les
bâtiments administratifs et les infrastructures collectives communales prend une importance crois-
sante. L’audit énergétique constitue le premier pas vers une maîtrise de la consommation et de la
facture d’énergie
Les communes sont incitées de longue date à faire réaliser un audit énergétique de leurs bâtiments, au
travers notamment du programme UREBA (voir fiche « Les aspects financiers et les aides »).
Avec l’application de la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (PEB), le
certificat de performance énergétique devient maintenant d’actualité. Au plus tard en 2009 et sauf
quelques exceptions, tout nouveau bâtiment (immeubles de logements, bureaux, …), tout bâtiment
existant loué ou acheté, et tout bâtiment de service public ou d’équipement communautaire ainsi que
tout bâtiment occupé par les pouvoirs publics, ouvert au public et d’une superficie utile totale supé-
rieure à 1.000 m2, devra disposer de ce certificat.
CLUSTER
ENERGIES
RENOUVELABLES
LES
ENERGIES
RENOUVELABLES
ETL’UTILISATIOnRATIONNELLEDEL’ENERGIE
3 – ET POUR LES PARTICULIERS ?
Pour bénéficier d’une prime dans le cadre du Fonds Energie, l’audit énergétique global d’un logement
doit être réalisé par un
auditeur agréé PAE
, c.-à-d. une personne (personne physique) agréée par la
Région wallonne pour la réalisation d’audits énergétiques dans le secteur du logement. Pour tout autre
bâtiment, l’audit bénéficie de la prime si l’auditeur est agréé indifféremment comme
expert en audit
énergétique
(voir point 1) ou comme
auditeur agréé PAE
.
Les trois Régions ont développé en commun un logiciel d’aide à la réalisation d’un audit énergétique
pour le logement dans le secteur résidentiel, le
logiciel PAE
(Procédure d’avis énergétique). Ce logiciel
n’est disponible que pour les auditeurs agréés PAE. La version actuelle ne s’applique qu’aux habitations
individuelles et ne permet pas l’audit d’un appartement. Le propriétaire se verra délivrer, après l’audit,
un «Avis Energétique» comprenant:
- des codes de performance (de la classe A à la classe E) pour l’enveloppe, l’installation de chauffage
et la production d’eau chaude;
- des fiches de recommandation en fonction des postes à améliorer.
4 – RESSOURCES
La directive 2002/91/CE sur la performance énergétique des bâtiments (PEB) est transposée en droit
wallon par le « décret-cadre du 19 avril 2007 modifiant le CWATUP en vue de promouvoir la performance
énergétique des bâtiments », et les arrêtés d’application qui s’en suivront. Le CWATUP devient ainsi le
CWATUPE (avec « E » pour « Energie »).
Le Facilitateur Tertiaire a pour tâche de conseiller toute institution privée ou publique du secteur
tertiaire (y compris les hôpitaux, les maisons de repos, les chauffe-eaux solaires collectifs). Il peut
notamment vous conseiller un cahier des charges type qui pourra vous servir de base pour commander
un audit énergétique adapté à votre bâtiment. Les services du Facilitateur tertiaire sont assurés par
l’ICEDD (Institut de Conseil et d’Etudes en Développement Durable asbl).
facilitateur.tertiaire@icedd.be
http://www.icedd.be
Sur le CD ROM Energie+(version 5) (http://energie.wallonie.be), vous retrouvez notamment des formu-
laires d’audit énergétique standardisé. Ces check-lists vous aideront à vous poser les bonnes ques-
tions devant vos installations de chauffage, de climatisation, de production d’eau chaude sanitaire, …
Réalisation de cette fiche :
Ir M. Ait Hassou (IBAM sa)
info@ibam.eu
N. Abrassart, Architecte (Architecture & Création sprl)
Info@architecture-creation.com
Ir F. Marchal (Intelleurope)
fabienne-marchal@skynet.be
La
performance énergétique
est la quantité d’énergie effectivement consommée ou estimée pour
répondre aux différents besoins liés à une utilisation standardisée du bâtiment, ce qui peut inclure
entre autres le chauffage, l’eau chaude, le système de refroidissement, la ventilation et l’éclai-
rage. Le calcul de la performance énergétique tient compte : de l’isolation, des caractéristiques
techniques et des caractéristiques des installations, de la conception et de l’emplacement eu
égard aux paramètres climatiques, à l’exposition solaire et à l’incidence des structures avoisinan-
tes, de l’auto-production d’énergie et d’autres facteurs qui influencent la demande d’énergie.
Le
certificat de performance énergétique
est un document qui décrit la situation réelle du bâ-
timent en indiquant le résultat du calcul de performance énergétique, et qui contient les recom-
mandations qui visent l’amélioration de sa performance énergétique selon des critères « coût-
efficacité ».
L’établissement d’un certificat de performance énergétique sur un bâtiment existant passera donc
par un audit énergétique.
Qu’est-ce qu’un audit énergétique ?
Pour les établissements du secteur public (UREBA), la notion d’audit énergétique recouvre la réalisation
d’un état des consommations énergétiques d’un bâtiment compte tenu de ses caractéristiques et de
ses usages, et l’identification des points d’amélioration de la performance énergétique dudit bâtiment.
• Analyse des consommations d’énergie
• Evaluation des performances actuelles:
- Enveloppe du bâtiment
- Installation de chauffage
- Production d’eau chaude sanitaire
- Surchauffe en été / Ventilation / Climatisation
- Equipements d’éclairage et de bureautique
• Mise en avant des faiblesses énergétiques du bâtiment
• Recommandations pour l’amélioration des performances du bâtiment :
- Modification du comportement des occupants
- Investissements et travaux
Qui peut réaliser un audit énergétique ?
L’audit énergétique doit être réalisé dans de bonnes conditions et par des professionnels.
Les audits énergétiques des bâtiments des Communes, Provinces, CPAS, ainsi que ceux des organis-
mes non commerciaux tels que les écoles, hôpitaux, piscines et autres services à la collectivité, obtien-
nent un subside dans le cadre du programme UREBA si la personne (physique ou morale) choisie pour
réaliser l’audit est agréée par la Région wallonne comme
expert en audit énergétique
(entreprises et
établissements du secteur public).
Par contre, l’audit énergétique global d’un logement social n’est pas subsidiable dans le cadre de
UREBA mais obtient une prime du Fonds Energie si la personne choisie pour réaliser l’audit est un
audi-
teur agréé PAE
(voir point 3). L’analyse des consommations électriques d’un logement social bénéficie
quant à elle d’une prime si l’auditeur est agréé indifféremment comme
expert en audit énergétique
ou
comme
auditeur agréé PAE
.
Les
certificateurs PEB
(personnes physiques ou morales qui seront chargées d’établir les certificats
PEB) devront également être agréés par la Région wallonne.
2 – LA TECHNIQUE
MÉTHODOLOGIE DE L’AUDIT
a. Méthode à l’aide d’une check-list
Visite des lieux et recueil d’informations préalables auprès des occupants ou gestionnaires, analyse
des consommations énergétiques, analyse de l’enveloppe du bâtiment, analyse des installations tech-
niques (électricité, chauffage, ventilation, climatisation, …), analyse de la production d’eau chaude
sanitaire, analyse des comportements et habitudes des occupants.
b. Méthode à l’aide de logiciels spécifiques
Il s’agit d’une une analyse pointue de l’enveloppe du bâtiment, des installations techniques, de toutes
données utiles, etc., à l’aide d’un logiciel.
LES ÉTAPES D’UN AUDIT
a. Collecte d’informations préalables
- Année de construction du bâtiment, factures d’énergie, caractéristiques des équipements (par ex.
type de chauffage, etc.), fiches d’entretien, plans, contrats de maintenance, …
b. Visite des lieux et réalisation de l’audit
- Analyse des données : vérification, normalisation, interprétation (consommations énergétiques, en-
veloppe du bâtiment, installation de chauffage et climatisation, production d’eau chaude sanitaire,
équipements d’éclairage et de bureautique)
- Interview des occupants : confort, comportement
- Interview des services techniques : problèmes ? , organisation des entretiens ?, interventions ?
- Si nécessaire, réalisation de mesures et enregistrements (par ex. thermographie)
- Etude : analyse des solutions, rentabilité
c. Réalisation du rapport
- Si l’analyse se fait à l’aide d’un logiciel, encodage des données
- Emission, le cas échéant, d’un certificat de performance énergétique
- Réalisation des recommandations
- Sélection de fiches conseils
- Envoi du rapport d’audit
CLUSTER
ENERGIES
RENOUVELABLES
QUE CONTIENT LE RAPPORT D’AUDIT ÉNERGÉTIQUE ?
a. Une évaluation énergétique du bâtiment
- Une évaluation de l’isolation de l’enveloppe globale et des différentes parois du bâtiment
- Une évaluation des installations de chauffage et de production d’eau chaude
- Une évaluation de ses consommations d’énergie (gaz, mazout, électricité,…)
b. La description des améliorations possibles :
- Au niveau de l’enveloppe du bâtiment
- Au niveau des installations techniques (chauffage, production d’eau chaude, climatisation, ventila-
tion,…)
- Au niveau de l’utilisation des bâtiments et des systèmes techniques
c. L’ensemble des attestations et certifications
garantissant la conformité des lieux et des travaux
éventuellement réalisés en vue de l’obtention des aides et primes.
TECHNIQUES DE VISUALISATION SPÉCIFIQUES APPLICABLES À L’AUDIT (EN CAS DE NÉ-
CESSITÉ)
a. L’infiltrométrie (technique du blower-door)
Cette technique consiste à détecter, visualiser et mesurer les flux d’air qui s’infiltrent au travers de
l’enveloppe d’un bâtiment ou d’un local spécifique (les châssis de portes et de fenêtres, les fissures, la
maçonnerie, les parois, les locaux placés en dépression ou stérilisés, les chambres froides, …).
La technique de mesure consiste à mettre les locaux en dépression ou en surpression à l’aide d’une
porte à ventilateur et de détecter les endroits où l’air aspiré par la dépression s’infiltre au travers de
l’enveloppe. La dépression provoquée par l’aspiration du ventilateur simule une situation équivalente à
un vent de 32 km/h circulant autour du bâtiment.
La visualisation des infiltrations peut se faire de 3 manières:
- par thermographie infrarouge avec visualisation des endroits qui ont été refroidis par le passage de
l’air provenant de l’extérieur ;
- par anémomètre qui détecte le déplacement de l’air à l’endroit de l’infiltration ;
- par une fumée artificielle qui s’infiltre aux endroits perméables.
b. La thermographie infrarouge
Cette technique de mesure des températures de surface met en œuvre une caméra infrarouge qui
permet de visualiser le rayonnement thermique émis par les surfaces d’une scène à mesurer. Chaque
matériau dispose de sa capacité propre à émettre le rayonnement infrarouge, il s’agit de l’émissivité.
La technologie interne de la camera et les programmes intégrés permettent de rendre ce rayonnement
visible au travers d’une image reconstituée. Il s’agit d’un « contrôle non destructif » très rapide à
mettre en oeuvre.
La thermographie infrarouge permet :
- la détection de fuites de fluide dans les conduites emmurées ou coulées dans le béton ;
- la vérification de la bonne mise en œuvre des isolants ;
- la détection des ponts thermiques ;
- la localisation efficace de fuite en toiture plate et la détection de problème d’étanchéité à l’air dans
les immeubles ;
- la détection des colombages d’une façade qui a été enduite ;
- la détection de niveau dans les réservoirs, etc.
OBJECTIF ET FINALITÉ
Améliorer l’efficacité énergétique
Utiliser des énergies renouvelables
Adopter des comportements économes en énergie
Analyser ses consommations d’énergie
CERTIFICATION
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