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Comment économiser l'énergie ? > La conception des bâtiments Parce que la consommation d'énergie liée à l’utilisation et à l’exploitation des bâtiments représente aujourd'hui 46 % de la consommation française et 25 % des émissions de gaz à effet de serre et que cette consommation ne cesse de croître (1,4% par an en moyenne depuis 10 ans), ce secteur est la principale cible des politiques de maîtrise des consommations d’énergie. En raison de l’accroissement du parc immobilier, d’une part, et de la place toujours plus grande des équipements consommateurs d’électricité dans les secteurs résidentiel et tertiaire, d’autre part, la réduction de la consommation énergétique des bâtiments est un véritable défi. Dans ce contexte, la mise en place d’exigences minimales avec les nouvelles règles relatives à la performance énergétique des bâtiments constitue un premier pas important vers la maîtrise de leurs consommations énergétiques. Mais il est maintenant possible d’aller plus loin avec le développement des labels haute et très haute performance énergétique, la démarche Haute Qualité Environnementale - HQE® et, à plus long terme, les bâtiments à énergie positive. Les règles relatives à la performance énergétique des bâtiments Réglementation Thermique RT 2000 et RT 2005 La Réglementation Thermique 2000 est entrée en vigueur en juin 2001 pour toutes les nouvelles constructions. Elle vise à réduire les consommations d’énergie de 20% dans les ...
Publié le : vendredi 23 septembre 2011
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Comment économiser l'énergie ?> La conception des bâtiments
Parce que la consommation d'énergie liée à l’utilisation et à l’exploitation des bâtiments représente aujourd'hui 46 % de la consommation française et 25 % des émissions de gaz à effet de serre et que cette consommation ne cesse de croître (1,4% par an en moyenne depuis 10 ans), ce secteur est la principale cible des politiques de maîtrise des consommations d’énergie. En raison de l’accroissement du parc immobilier, d’une part, et de la place toujours plus grande des équipements consommateurs d’électricité dans les secteurs résidentiel et tertiaire, d’autre part, la réduction de la consommation énergétique des bâtiments est un véritable défi. Dans ce contexte, la mise en place d’exigences minimales avec les nouvelles règles relatives à la performance énergétique des bâtiments constitue un premier pas important vers la maîtrise de leurs consommations énergétiques. Mais il est maintenant possible d’aller plus loin avec le développement des labels haute et très haute performance énergétique, la démarche Haute Qualité Environnementale - HQE® et, à plus long terme, les bâtiments à énergie positive. Les règles relatives à la performance énergétique des bâtiments Réglementation Thermique RT 2000 et RT 2005 La Réglementation Thermique 2000 est entrée en vigueur en juin 2001 pour toutes les nouvelles constructions. Elle vise à réduire les consommations d’énergie de 20% dans les logements et de 40% dans le tertiaire et à limiter l’inconfort d’été dans les locaux non climatisés. Elle s’exprime sous forme de performances à atteindre et laisse toute liberté aux architectes et aux bureaux d’études sur les moyens et les méthodes à mettre en œuvre afin de favoriser l’innovation technologique. Pour les constructions concernées : - la consommation d’énergie doit être inférieure à une consommation de référence, - la température atteinte en été doit être inférieure à une température de référence, - des performances minimales sont requises pour une série de composants (isolation, ventilation, système de chauffage …). Décret n° 2000-1153 du 29 novembre 2000 relatif aux caractéristiques thermiques des constructions, JO du 30 novembre 2000.Arrêté du 29 novembre 2000 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments, JO du 30 novembre 2000. La loi du 13 juillet 2005 annonce la parution prochaine d’une RT 2005. Ces nouvelles règles qui transposeront la directive européenne haute performance énergétique, renforceront les exigences de performance énergétique des bâtiments neufs et s’appliqueront également aux bâtiments de superficies importantes lorsqu’ils qui feront l’objet de rénovations conséquentes.Loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique, JO du 14 Juillet 2005 Directive 2002/91/CE du 16 décembre 2002 sur la performance énergétique des bâtiments, JOUE L 01 du 04.01.2003.
Etude sur les différentes solutions d’approvisionnement en énergie des nouvelles constructions
Pour certaines catégories de bâtiments (dont la liste sera précisée par un décret à paraître), le maître d’ouvrage devra faire réaliser une étude de faisabilité technico-économique envisageant, pour les nouvelles constructions, diverses solutions d’approvisionnement énergétique et, notamment, celles faisant appel aux énergies renouvelables, à la cogénération (production combinée de chaleur et d’énergie), au système de chauffage urbain, aux pompes à chaleur, etc. Loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique, JO du 14 Juillet 2005.
Diagnostic de performance énergétique
Désormais, à l’occasion des locations, transactions ou constructions, le locataire, l’acheteur ou le maître d’ouvrage se verra remettre un diagnostic de performance énergétique. Ce document indiquera la quantité d'énergie effectivement consommée ou estimée pour une utilisation standardisée du bâtiment et une classification afin que les consommateurs puissent comparer et évaluer la performance énergétique. Ce document sera accompagné de recommandations destinées
à améliorer cette performance. Un décret doit préciser les modalités de mise en œuvre de cette disposition. Articles L 134-1 du Code de la construction et de l’habitation.Pour aller plus loin : les démarches volontaires Labels "haute performance énergétique" et "très haute performance énergétique" Le label « haute performance énergétique » atteste la conformité des bâtiments nouveaux à un référentiel qui intègre un niveau de performance énergétique supérieur à l'exigence réglementaire. Il comporte deux niveaux correspondant à une consommation conventionnelle d'énergie inférieure : - soit de 8 % à la consommation conventionnelle de référence définie par la RT 2000. Il s’agit alors du "Label haute performance énergétique, HPE 2000" , - soit de 15 % à la consommation conventionnelle de référence définie par la RT 2000. Il s’agit alors du "Label très haute performance énergétique, THPE 2000". Ce label est délivré par un organisme ayant passé une convention spéciale avec l'Etat et accrédité selon la norme EN 45011 par le Comité français d'accréditation (COFRAC). Le label est délivré uniquement à un bâtiment ayant fait l'objet d'une certification portant sur la sécurité, la durabilité et les conditions d'exploitation des installations de chauffage, de production d'eau chaude sanitaire, de climatisation et d'éclairage ou encore sur la qualité globale du bâtiment. La demande doit émaner du maître d'ouvrage ou de toute personne qui se charge de la construction du bâtiment au sens de l'article L 231-1 du Code de la construction et de l'habitation avec l'accord du maître d'ouvrage. Le contenu de la demande, qui comporte a minima les éléments énoncés en annexe 2, est défini par le référentiel visé à l'article 4 de l’arrêté du 18 décembre 2003. Les frais de procédure inhérents à l'attribution du label "haute performance énergétique" sont à la charge du demandeur. Article L 231-1 du Code de la construction et de l’habitation. Arrêté du 18 décembre 2003 relatif au contenu et aux conditions d'attribution du label "haute performance énergétique".
La démarche HQE®
La démarche HQE®, promue par l’Association HQE, est une démarche volontaire de management de la qualité environnementale des opérations de construction ou de réhabilitation des bâtiments. Cette démarche vise à maîtriser les impacts des bâtiments sur l’environnement extérieur notamment par l’amélioration de la performance énergétique.
Le bâtiment à énergie positive
Le conceptDéveloppé en France pour la première fois dans un rapport sur "les nouvelles technologies de l’énergie" réalisé pour quatre ministères (Economie, Ecologie, Industrie et Recherche), le concept de "bâtiment à énergie positive" vise le développement de bâtiments à très haute performance énergétique alimenté par des énergies renouvelables pouvant conduire progressivement et à long terme (20-25 ans) à un bâtiment assurant ses propres besoins en énergie, voire même à un bâtiment restituant de l'énergie sur le réseau. Le concept a été repris, d’une part, par la fondation reconnue d'utilité publique "Bâtiment Energie", créée par quatre acteurs majeurs du secteur : Arcelor, EDF, GDF et Lafarge et, d’autre part, par le programme de recherche sur l’énergie dans la bâtiment : PREBAT, annoncé par le plan climat 2004 et mis en place en 2005, qui en font la finalité à long terme de leurs travaux de recherche. Les prémices du bâtiment à énergie positiveConstruire des locaux qui consomment moins d’énergie : L’emplacement et l’orientation du bâtiment déterminent une grande partie des besoins énergétiques. L’architecture bioclimatique est basée sur l'utilisation des ressources naturelles : soleil, vent, végétation, température ambiante et tente de tirer le meilleur parti de ces énergies sous forme de lumière et de chaleur. L’éclairage naturel est favorisé afin de réduire les besoins d’éclairage artificiel. Les phénomènes naturels de transfert de l'énergie sont utilisés afin d'obtenir des gains ou des pertes de chaleur à travers l'enveloppe du bâtiment qui permettent de créer des conditions de confort optimales, tout en limitant le recours au chauffage et à la climatisation.
Rendre peu à peu les bâtiments énergétiquement autonomes : Le développement des énergies renouvelables, notamment des capteurs solaires thermiques pour produire de l’eau chaude ou photovoltaïques pour produire de l’électricité, les chaufferies urbaines ou industrielles au bois permettent de réduire la consommation d’énergie traditionnelle et ses impacts sur l’environnement, notamment l’effet de serre. La loi du 13 juillet 2005 annonce la mise en place de mesures favorables au développement des énergies renouvelables, notamment la mise en place d’un plan « Face sud » qui assurera la promotion et la diffusion des énergies renouvelables dans le bâtiment pour y renforcer les apports thermiques et électriques naturels. Ce plan doit assurer la mobilisation des moyens nécessaires pour atteindre un objectif d’installation de 200 000 chauffe-eau solaires et de 20 000 toits solaires par an en 2010. En outre, les PME-PMI peuvent bénéficier d’aides financières pour l’étude et la mise en place de projetsutilisant des énergies renouvelables.
Comment économiser l'énergie ?> L'éclairage Assurer un éclairage de qualité est indispensable à la santé et au confort des salariés. La lumière influe sur le bien-être des occupants, donc sur leur performance. Pour les commerçants, l’éclairage est un moyen de mise en valeur des vitrines et des produits. Améliorer l’éclairage doit ainsi permettre tout à la fois d’améliorer les conditions de travail et la performance énergétique de l’installation, sachant que, dans ce domaine, le coût des matériels d’éclairage représente en moyenne seulement 10 % et les frais de consommation, d’entretien et de maintenance 90 %. Or un investissement dans des équipements plus performants et moins consommateurs d’énergie (mais certes plus chers à l’achat que des équipement standards) se révèle rapidement très rentable. Ainsi, selon le type d’alimentation, de luminaires et d’auxiliaires choisis, le différentiel de consommation d’électricité, pour un confort égal, peut dépasser 50 %. Source : Association Française de l’EclairageComment faire des économies d’énergie en matière d’éclairage ? Etape 1 : Appliquer les bonnes pratiques Le premier gisement d’économies d’énergie réside dans le comportement éco-citoyen de toutes les personnes présentes sur le site de l’entreprise : personnels, clients, sous-traitants, etc. Ils doivent prendre conscience de l’incidence de leurs comportements sur la consommation d’énergie et de l’importance de leur attitude dans la maîtrise de ces consommations. De nombreuses recommandations formulées aux particuliers en matière de d’éclairage sont transposables aux entreprises, en particulier les PME ou les TPE. Consultez le guide"L'éclairage : confort et économie, c’est possible !"de l'ADEME. Le Syndicat de l'électricité peut vous conseiller sur l’éclairage des bureaux, commerces et locaux industriels. Consultez les guides"Mieux s’éclairer à coûts maîtrisés"et"Eclairage industriel"sur www.afe-eclairage.com.fr.
Optimiser l’éclairage naturel
Optimiser l’éclairage artificiel
Eteindre les lumières
- faire nettoyer régulièrement les vitres, - placer les postes de travail de façon à profiter au mieux de la lumière naturelle
- faire nettoyer régulièrement les lampes, abats-jours, ... - nettoyer et faire repeindre régulièrement les locaux dans des tons clairs
- en quittant les bureaux, ateliers, ...
dapter le niveau d’éclairage - en fonction des locaux, des postes de travail, des tâches, des occu ant Etape 2 : Optimiser l’utilisation des équipements
Norme d’éclaira EN 12464-1
e intérieur NF
Programme Greenlight
La norme prend en compte 260 types de locaux et précise pour chacun d’eux, l’éclairement moyen à maintenir, la valeur unifiée de l’éblouissement et l’indice minimal de rendu des couleurs. près analyse de la situation, le bureau d’études qui accompagne l’entreprise dans la mise en place de cette norme, établit pour chaque local des prescriptions précises sur les luminaires et les systèmes de gestion de l’éclairage. L’application de la norme d’éclairage intérieur NF EN 12464-1 permet d’assurer confort et ergonomie des locaux. C’est une garantie en termes de conditions de travail et elle permet au chef d’entreprise d’assurer un suivi des coûts d’exploitation qui eut ermettre des ains éner éti ues.
La Commission européenne a lancé, en février 2000,Greenlight, un programme d’action volontaire destiné à encourager des solutions d’éclaira e erformantes sur les lans du confort et de
la maîtrise de l’énergie. L’ADEME est le pilote de Greenlight pour la France. Les entreprises qui s’engagent doivent réduire la consommation de leur système d’éclairage d’au moins 30% en 5 ans. Elles peuvent bénéficier d’un accompagnement de l’ADEME et afficher leur participation au programme en utilisant le logo green light. Consultezwww.eu-greenlight.orgou contactez l'ADEME au 04 93 95 79. Etape 3 : Bien choisir son équipement
Construction neuve ou rénovation lourde
uxiliaires d’alimentation (ballasts, starters, amorceurs)
Lampes
Détecteurs et variateurs
Prévoir une étude sur l’éclairage dès la conception du bâtiment.
Les auxiliaires d'alimentation ont une consommation propre non négligeable. Privilégier les ballasts électroniques qui consomment deux à trois fois moins que les ballasts ferromagnétiques et réduisent également la consommation de la lampe (un tube de 58 W ne consomme plus que 50 W). L’efficacité lumineuse des lampes est, en outre, augmentée de plus de 20 %. La régulation de l’alimentation augmente la durée de vie de la lampe de 50 %, ce qui réduit les coûts de maintenance et le nombre de lam es à rem lacer. Choisir les lampes en fonction des locaux àéclairer. La qualité de la lumière émise par une lampe dépend de la couleur apparente (dite température de couleur) de celle-ci : jaune orangé, neutres, blanc bleuté. Le choix de la température de couleur est fonction de l’ambiance recherchée qui dépend du type d’activité pratiquée dans les locaux pour assurer un bon confort visuel. Le rendu des couleurs traduit la capacité des lampes à restituer la couleur "naturelle" des objets. Il est exprimé par l’indice de rendu des couleurs (IRC) dont la valeur de référence est 100. Un bon IRC (supérieur à 80) est indispensable dans toutes les activités liées au contrôle des couleurs (peinture, textiles, etc.). ttention : des lampes de même température de couleur euvent avoir des IRC différents et inversement.
- Les ampoules fluo compactes professionnelles sont très performantes et consomment cinq fois moins que les lampes à incandescence. - Le remplacement des tubes fluorescents standards par des tubes fluorescents haut rendement, dont la durée de vie est sensiblement plus importante, permet de changer les lampes moins souvent et ar consé uent de réduire les coûts d’entretien tout en accroissant le confort d’éclaira e.
- Dans les locaux occupés par intermittence il peut être utile de mettre en place un détecteur de présence tout en veillant à conserver une commande manuelle pour que les occupants puissent intervenir sur l’éclairage.
- Des variateurs de lumière peuvent permettre de compléter un éclairage naturel insuffisant sans pour autant recourir à la pleine puissance de l’installation. Source : s ndicat de l’électricité
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