Triangle karpmann

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Le triangle de Karpmann Le triangle de Steve Karpmann, dit également triangle dramatique, est un outil issu de l’Analyse Transactionnelle de type « réducteur de complexité », qui permet d’analyser ce que l’on nomme les jeux psychologiques dans le cadre de la relation. Comme tout réducteur de complexité, il ne s’agit pas d’en faire une règle absolue, mais de prendre conscience des scénarios relationnels, dans certaines interactions, qui aboutissent à une impasse et d’apprendre à envisager d’autre solutions pour résoudre les difficultés communicationnelles et les situations conflictuelles. Persécuteur Sauveur Victime Pour jouer un triangle dramatique, il faut être au moins deux, parfois davantage. Lorsque, chez un individu en situation de communication, un des trois rôles apparaît, il invite alors de manière inconsciente le ou les autres à entrer dans le triangle. Il s’en suivra immanquablement une situation de mécommunication (terme désignant les phénomènes d’incompréhension, de conflits ou de passivité dans la commmunication). Le rôle de Sauveur Le sauveur met l’autre en position de dépendance par une position du type « Je sais ce qui est bon pour toi » ou « Je peux t’aider à être bien »… Pour qu’il y ait bien une situation de triangle, il faut que la partenaire accepte la position de victime.
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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© Frédéric Demarquet - Coaching / Formation / Consulting
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Le triangle de Karpmann
Le triangle de Steve Karpmann, dit également triangle dramatique, est un outil issu de
l’Analyse Transactionnelle de type « réducteur de complexité », qui permet d’analyser ce que
l’on nomme les jeux psychologiques dans le cadre de la relation. Comme tout réducteur de
complexité, il ne s’agit pas d’en faire une règle absolue, mais de prendre conscience des
scénarios relationnels, dans certaines interactions, qui aboutissent à une impasse et
d’apprendre à envisager d’autre solutions pour résoudre les difficultés communicationnelles et
les situations conflictuelles.
Persécuteur
Sauveur
Victime
Pour jouer un triangle dramatique, il faut être au moins deux, parfois davantage.
Lorsque, chez un individu en situation de communication, un des trois rôles apparaît, il invite
alors de manière inconsciente le ou les autres à entrer dans le triangle. Il s’en suivra
immanquablement une situation de mécommunication (terme désignant les phénomènes
d’incompréhension, de conflits ou de passivité dans la commmunication).
Le rôle de Sauveur
Le sauveur met l’autre en position de dépendance par une position du type « Je sais ce
qui est bon pour toi » ou « Je peux t’aider à être bien »… Pour qu’il y ait bien une situation de
triangle, il faut que la partenaire accepte la position de victime.
Le rôle de Victime
La victime tend à chercher un sauveur et le lui fait savoir : « Je ne sais vraiment pas
quoi faire ! », lequel sauveur arrive sur son cheval et lui répond : « Je vais t’aider, tu n’as qu’à
faire cela ».
A ce niveau, nous entrons dans un début de mécommunication. La victime perd une
partie de son autonomie et de sa capacité à trouver ses propres solutions.
Le rôle de Persécuteur
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C’est là que les choses se compliquent et que se joue un coup de théâtre avec
modification des rôles.
Dans un premier cas, la victime se lasse : « Tu n’es même pas fichu de m’aider,
franchement, c’était bien la peine ! » et elle devient donc persécuteur, ce qui risque d’amener
le sauveur à devenir victime.
Dans un second cas, c’est le sauveur qui se lasse : « Tu es vraiment incapable de te
débrouiller tout seul ! ».
Nous entrons là dans une mécommunication plus importante.
A priori, ces situations décrites telles qu’elles le sont ci-dessus peuvent paraître un peu
caricaturales, mais si on essaie d’analyser des situations au cours desquels la communication a
évolué vers un conflit, on retrouvera bien souvent ces trois rôles bien présents avec alternance
dans le choix de ces rôles et systématiquement un coup de théâtre qui déclenche le conflit.
Chacun des protagonistes ressortira d’interactions de ce type frustré et avec le
sentiment de n’avoir pas été compris. On appelle ce type d’interactions des jeux : ce sont des
comportements habituels et inconscient qui s’installent entre des participants, à leur insu, et
qu’il peuvent répéter indéfiniment. On retrouve cela très fréquemment dans le cadre de
relations familiales ou de couples mais également, bien sûr, dans le cadre de relations sociales
et professionnelles. Dans le cadre de couple, c’est parfois très marqué et lorsqu’on observe la
situation de l’extérieur, on peut assez facilement comprendre les rôles que chacun endosse. Il
est beaucoup plus difficile d’en prendre conscience lorsqu’on est soi-même pris dans la
triangle. Attention, si vous essayez de sauver une victime qui se trouve prise dans un triangle,
elle pourrait se retourner contre vous et devenir votre persécuteur. A titre d’exemple, on peut
penser au mari qui frappe sa femme régulièrement et à un voisin qui intervient : il y a de
fortes probabilités pour que la femme se retourne contre le voisin : « Non mais de quoi je me
mêle ! ». De victime, elle devient à la fois persécuteur du voisin et sauveur du mari. Ne
touchez pas aux jeux des autres ! Vous n’en connaissez peut-être pas les règles. En revanche,
vous pouvez agir pour sortir de ceux dans lesquels vous êtes enfermés, à condition d’en avoir
pris conscience.
Comment sortir du triangle, de la mécommunication et des jeux
La seule technique possible pour sortir de ce genre de situation passe d’abord par la
prise de conscience. On ne peut sortir d’un triangle que si l’on est conscient d’être pris dans le
jeu. On peut alors prendre un peu de recul et de distance. Une première solution serait alors de
refuser d’entrer dans le jeu ou de le poursuivre en expliquant à l’autre que l’on souhaite
prendre un peu de temps pour comprendre ce qui se passe et d’ajourner la discussion.
La solution suivante, mais qui ne peut être envisagée que si l’autre ou les autres sont
consentants est la méta-communication. La méta-communication est la communication sur la
communication. Il s’agit alors de proposer à l’autre, de la manière qui soit pour lui la plus
respectueuse, de parler de ce qui se passe. Il convient à ce moment de savoir rassurer l’autre,
de ne surtout pas poser de jugement du type « vous êtes comme çà » qui relancerait le
triangle. Il est préférable de parler de ce que l’on ressent et faire comprendre à l’autre que l’on
comprend ses demandes. On se donne ainsi toutes les chances de résoudre les problèmes et la
relation s’en trouvera renforcée.
Exemple :
A :
J’aimerai présenter cette page sous forme de tableau mais je ne suis
pas très douée en informatique et ne sais pas m’y prendre.
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B :
Je vais t’ aider.
A :
C’est très gentil à toi
B :
Laissez-moi prendre ta place…
A :
Mais si tu prends ma place, je ne saurais pas davantage faire la
prochaine fois !
B :
Je voulais juste t’aider, puisque c’est ainsi, tu n’as qu’à te débrouiller
toute seule
A :
C’est toujours pareille avec toi, il faut toujours que tu diriges tout !
B :
Mais c’est toi, tu n’es pas capable de te débrouiller toute seule !
La situation peut ainsi se dérouler à l’infini. A la fin, les deux joueurs se sentiront frustrés et
incompris, sauf si l’un des deux décide de sortir du triangle par la méta-communication.
A :
Ecoute, peut-être pourrait-on se parler à propos de ce qui se passe
maintenant. Je me rends compte que tu voulais m’aider mais tu sais, en ce
moment, je ne suis pas très patiente, avec tous ces problèmes au bureau…
B :
Je comprends. Et c’est vrai que je suis parfois un peu trop directif, si tu
veux, le week-end prochain, je t’apprendrais à faire des tableaux.
A :
D’accord.
On voit ainsi que la méta-communication permet de sortir de la mécommunication. Les
situations ne se passent pas toujours aussi bien et surtout aussi rapidement, mais c’est la
seule solution qui permette de sortir efficacement de ces jeux, à condition que les deux
partenaires soient coopérants. Dans le cas contraire, la solution du retrait et du refus de
poursuivre sera la seule envisageable.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’Analyse Transactionnelle et les jeux, je
conseille le livre de Ian Stewart et Vann Joines : « Manuel d’Analyse Transactionnelle », aux
Editions InterEditions.
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