Étude des techniques et

De
Publié par

Étude des techniques et de la productivité de l'élagage en plantation et en régénération naturelle Par Martin Bélanger, ing.f. Mars 1996 Remerciements Cette étude n'aurait pu voir le jour sans la précieuse collaboration de madame Louise Delisle, bibliothécaire à la Bibliothèque scientifique de l'Université Laval, pour la recherche de documents scientifiques pertinents. Je tiens à remercier aussi monsieur Denis Pineault, technicien forestier au Syndicat des Producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, pour le prêt d’ouvrages et de nombreux conseils techniques sur la taille de formation. Table des matières 1. Problématique...........................................................................................................7 2. Objectifs .................................................................................................................7 3. Localisation et période de réalisation ..................................................................8 4. Méthodologie............................................................................................................8 5. Information générale sur l’élagage.......................................................................8 5.1 Avantages de l’élagage ...............................................................................9 5.2 Les risques de l’élagage................ ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
Lecture(s) : 49
Tags :
Nombre de pages : 38
Voir plus Voir moins
         Étude des techniques et de la productivité de l'élagage en plantation et en régénération na turelle            Par    Martin Bélanger, in g.f.          1996
Remerciements   Cette étude n'aurait pu voir le jour sans la précieuse collaboration de madame Louise Delisle, bibliothécaire à la Bibliothèque scientifique de l'Université Laval, pour la recherche de documents scientifiques pertinents. Je tiens à remercier aussi monsieur Denis Pineault, technicien forestier au Syndicat des Producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, pour le prêt d’ouvrages et de nombreux conseils techniques sur la taille de formation.      
Table des matières    1. Problématiq.u..e........................................................................................................ 7  2. Objecti fs................................................................................................................. 7  3. Localisation et période de réalis..a..t.i..o..n......................................................... 8  4. Méthodolog.i.e.......................................................................................................... 8  5. Information générale sur l’éla...g..a..g..e.............................................................. 8  5.1 Avantages de l’élagage ............................................................................... 9  5.2 Les risques de l’élagage................................................................................. 9   5.2.1 Processus d’infection (Soutrenom, 19.9..1..).................................. . 11    cicatrisation (Soturenom, 1991, Shigo, 1985.2.2 La.6..)......................... 11    d’interventio5.2.3 Période.n...................................................................... 12    de coupe5.2.4 Méthodes.......................................................................... 13  5.3 Prescription d’élagage................................................................................. 15    des peuplement5.3.1 Sélection.s............................................................. 16    choix des tiges à élague5.3.2 Le..r........................................................... 17   Début de l’élagage dans la vie du peuplemen 5.3.3.t........................ 18   5.3.4 Hauteur d’élagage............................................................................ 18    nombre de passage5.3.5 Le.s................................................................... 19  6. Résultats des essais opératio..n...n..e..l.s............................................................ 19  6.1 Choix des outils .............................................................................................. 20  6.2 Méthodes de travail...................................................................................... 25  6.3 Productivité et coût de l’élagage ............................................................. 29  6.4 Rendement de l’élagage............................................................................ 31  7. Suivi de la qualité du traite..m...e...n..t................................................................ 33  8. Conclusio.n.............................................................................................................. 35   Bibliographie  
Liste des tableaux    Tableau 1  Description des peuplements à élaguer .......................................................... 16  Tableau 2  Les hauteurs d’élagage recommandées (Hubert et al. 1987) ..................... 19  Tableau 3  Les outils recommandés en fonction de la hauteur d’élagage  (Hubert et al. 1987) ............................................................................................... 21  Tableau 4  Coûts approximatifs et commentaries sur les outils utilisés ............................ 23  Tableau 5  Productivité de l’élagage ................................................................................... 30  Tableau 6  Rendement de l’élagage ................................................................................... 32  Tableau 7  Valeurs ajoutées pour trois produits ................................................................... 32  Tableau 8  Évaluation qualitative .......................................................................................... 33  
Liste des figu res   Figure 1  Méthode de coupe et cicatrisation ..................................................................... 14    
 
 
 
 
Liste des photographies  Photographie 1  Élagage bien réalisé avec cal actif ............................................................... 10 Photographie 2  Méthode et période inadéquate. Élagage avec scie à chaîne.  Plaie infectée et écoulement .......................................................................... 10 Photographie 3  Taille de formation en période inadéquate. Bois coloré et pourriture.... 10 Photographie 4  Élagage bien exécuté sur un pin gris. Cal actif autour de la plaie ......... 15 Photographie 5  Élagage bien exécuté sur une tige feuillue .................................................. 15 Photographie 6  Élagage avec scie à chaîne à bannir ........................................................... 20 Photographie 7 Taille avec tête d’élagage Marvin, scie Sandvick, scie emmanchée Kansawa et scie Orégon. ........................................................ 22 Photographie 8 Sécateur Sandvick à long manche, sécateur à main Sandvick et sécateur à main Felco ................................................................ 22 Photographie 9  Scie Oregon ........................................................................................................ 22 Photographie 10  Excellent élagage sauf pour les petites branches ....................................... 26 Photographie 11  Élagage avec scie emmanchée en hiver 1996 ........................................... 27 Photographie 12 Élagage avec scie emmanchée en hiver 1996. Coupe trop oblique avec cal attaqué et déchirement. Nœud trop long d’un côté............................................................................... 27
...................................................................... 28
...................................................................... 28
 
 
 1. Problématique   L’approvisionnement en bois de qualité est essentiel pour plusieurs usines productrices de bois d’oeuvre de qualité. Dans une région comme le Témiscouata, on retrouve de grandes quantités de bois de faible qualité et de petites dimensions, particulièrement au niveau des feuillus durs. Les traitements d’éclaircie dans les peuplements favorisent une augmentation de la qualité et du diamètre des tiges mais, également, la formation de grosses branches. Particulièrement pour les feuillus durs, les traitements favorisent la présence depousses adventives qui affectent la qualité des billes. Un élagage approprié peut corriger cette situation et favoriser le développement de billes de qualité intéressantes pour l’industrie.  L'élagage comporte cependant des risques s'il n'est pas bien exécuté. Les connaissances actuelles sur l’élagage sont éparses et proviennent de l’extérieur du pays, particulièrement d’Europe. Il apparaît donc important de faire une revue de la documentation disponible sur l’élagage et de procéder à des essais opérationnels pour compléter et valider les connaissances qui permettront de considérer l’élagage comme un traitement sylvicole efficace dans l’atteinte de l’objectif de production de bois à valeur ajoutée.
   2.     
Objectifs  Le principal objectif visé par ce projet est l'acquisition des connaissances sur l’élagage dans son ensemble et le développement d’une expertise en élagage qui vise à accroître la qualité et la proportion de bois de qualité sciage et déroulage dans les peuplements de la région bas-laurentienne. Par cette étude, nous voulons connaître tous les éléments essentiels à l’établissement d’une prescriptiond’élagage optimale, notamment en connaissant les avantages et les risques associés à l’élagage mais aussi toutes les autres facettes garantesde succès. Également, nous voulons ispensables à l’établissement de la de lélagage avec les essences et les 
7
 3. Localisation et période de réalisation    L’étude a été réalisée sur le territoire du Groupement forestier de l’Est du lac Témiscouata et s'est déroulée enter le 6 décembre 1994 et le 24 janvier 1995. Cette étude visait particulièrement les peuplements feuillus que l'on retrouve sur le territoire mais aussi quelques jeunes peuplements résineux. Le suivi de la réaction des tiges à l’élagage fut réalisé au printemps 1997.    4. Méthodologie   La première partie de l’étude passera en revue les connaissances actuelles relatives à lélagage, tirée sd'une revue de littérature effectuée en 1994. Nous traiterons des avantages, des principes d'infection des blessures, du processus de cicatrisation d'une plaie sur un arbre et des risques phytosanitaires associés à l’élagage.  À partir de ces notions, nous cernerons la période d'intervention idéale, la hauteur d’élagage, le choix des tiges, le moment propice pour élaguer et la qualité des coupes à atteindre. Toutes ces données sont indispensables à l’établissement d’une prescription adéquate.  La deuxième partie consistera en des essais opérationnels dans une série de peuplements sélectionnées. Ces essais permettront d’analyser les facteurs de variation de la productivité et d’évaluer les coûts du traitement et les rendements de l’élagage en terme de qualité de tige ainsi que la valeur future en fonction des coûts d'exécution. Les essais permettront également de valider les outils, les méthodes de coupe et les méthodes de travail efficaces sous nos conditions.  Finalement, la dernière partie consistera en un suivi de la cicatrisation des plaies l’année suivant l'intervention.
  
le sur l’élagage s étapes préalables au projet d'élagage s notions théoriques essentielles avant de
8
 
  
 
 
5.1 Avantages de l’élagage Il est reconnu que l’élagage est un traitement sylvicole offrant plusieurs avantages. Il rend les tiges moins vulnérables aux maladies à plus ou moins long terem en réduisant leur entrée ou en éradiquant une maladie déjà présente comme le chancre scléroderrien du pin gris. Il s'avère un traitement efficace pour contrôler certains insectes (puceron à galle conique de l'épinette) ou encore pour corriger des bris causés par la neige, le verglas ou encore les animaux.  L'élagage permet aussi d'éliminer l'abri des rongeurs, de réduire ainsi les bris aux tiges du peuplement (Vézina 1981), de mieux circuler, d’améliorer la visibilité dans les peuplements forestiers et ce, de façon plus sécuritaire (Vézina 1981). Il existe aussi d'autres avantages moins marquants mais non négligeables qui ont un effet à pul s long terme. L'élagage permet de diminuer le travail d'ébranchage et les risques de blessures lors de l’abattage, de diminuer la quantité de débris au sol, de diminuer le travail de préparation de terrain et les dangers d'incendies après coupe. Dans certains pays, les travailleurs élaguent immédiatement avant de faire l’abattage puisque l’opération leur est plus facile.  L’élagage de jeunes peuplements permet d’obtenir du bois sans nœuds et dans le cas du feuillus durs, une valeur ajoutée importante. Il améliore la cylindricité des tiges et réduit aussi la présence du bois juvénile responsable du gauchissement. Le bois juvénile se forme dans la partie des branches vertes de l'arbre. (Hubert et Al, 1987).
 
5.2 Les risques de l’élagage L'élagage crée une blessure qui permet l'entrée des agents pathogènes. Le risque d'infection est proportionnel à la grandeur de la plaie. Si la cicatrice est rugueuse, elle demeure humide et le risque de contamination s'élève (Brown, s.d.). Suite à ces considérations, les blessures formées par l'élagage naturel sont de rte de'ntrée des maladies et des caries 81). Un bon élagage doit permettre la laies (Soutrenom, 1991), c'est pourquoi immédiatement une éclaircie (Vézina,
9
 Photographie 1 Élagage bien réalisé avec cal a ctif.  
Photographie 2 Méthode et période inadéquate. Élagage avec scie à chaîne. Plaie infectée et écoulement .
n en période inadéquate. rrit ure.
10
  
  
 
L'élagage artificiel n'entraîne aucune conséquence phytosanitaire sérieuse chez les feuillus si la cicatrisation est rapide et complète. L'incidence des agents de pourriture doit être considérée comme faible et ne constitue pas un risuqe majeur susceptible de remettre en cause la mise en œuvre et le développement de la technique de l'élagage au cours des années à venir (Soutrenom, 1993).  5.2.1 Processus d'infection (Soutrenom, 1991) Plusieurs événements doivent se produire sur une courte période de temps pour qu'une infection s'installe. D'abord, il doit y avoir une blessure, une interruption de l'écorce qui met le bois à nu. Ensuite, des spores de champignons doivent se déposer sur la plaie. Des conditions de température et d'humidité précises doivent exister pour que la germination des spores ait lieu. Aussi, une succession spécifique de champignons doit s'installer pour en arriver à une infection, voir une pourriture proprement dite. Car tous les champignons ne sont pas pathogènes, certains étant même antagonistes aux champignons pathogènes. L'infection est donc un processus complexe qui s'installe suite à une série d'événements favorables et l'élagage est une action qui peut amorcer tout le processus. 5.2.2 La cicatrisation (Soutrenom, 1991, Shigo, 1986) L'arbre réagit à une blessure en isolant la partie atteinte, c'est le phénomène de la compartimentation de pourriture dans les arbres (CODIT : Compartimentalization of decay in trees). La coloration et la pourriture est limitée à ces barrières naturelles du bois viva.ntLes cellules de l'aubier et du bois de cœur édifient des barrières chimiques riches en phénols oxydés. La fermeture dela plaie et la formation du cal sont des phénomènes indépendants de la propagation interne de l'infection.  La compartimentation est constituée par les barrières suivantes (par ordre croissant de résistance) :  Barrière 1 :Barrière transversale qui empêche la propaga-nfection. Le pourtour des vaisseaux se ôts granulaires ou cristallins s'accumulent  vaisseau (thylles). C’est la barrière la
 frontale qui empêche la propagation re par les cernes annuels.
11
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.