Neuf ou rénovation, le choix s’élargit

Dédiés à la rénovation, faciles à monter ou encore capables de garantir leur nettoyage, les conduits à valeur ajoutée arrivent sur le marché.

Publié le : jeudi 1 septembre 2011
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Neuf ou rénovation, le choix s’élargit

Issu tout droit des habitudes de conception en tertiaire, le réseau linéaire utilise un départ unique depuis le caisson échangeur et dessert chaque pièce en arborescent. Le même principe s’applique à la reprise de l’air extrait. S’il génère a priori moins de pertes de charges, ce principe de distribution s’adapte surtout aux logements très étendus ou aux constructions en longueur. En admettant que le caisson central soit disposé à l’extrémité d’une longère normande pour desservir des chambres situées à l’autre extrémité, l’intérêt du réseau linéaire semble évident. Toutefois, il reste souvent difficile à équilibrer et peut faciliter le passage de bruits d’une pièce à l’autre.


Pieuvre aéraulique

L’autre solution consiste à mettre en œuvre un réseau aéraulique de type pieuvre, où chaque pièce sera directement alimentée depuis un caisson de répartition, par son propre conduit d’un diamètre intérieur généralement de 80 mm. Dans ce cas, la configuration idéale consiste à placer la centrale au cœur de la maison afin de limiter les longueurs de conduits. Reste alors à gérer la place occupée par un nombre important de conduits au départ du caisson. Pour assurer l’équilibrage, un rapport de longueur de 1 à 5 au maximum doit être observé entre piquages.
Non compris dans le coût du système de caisson central, le réseau nécessite parfois jusqu’à 100 à 150 mètres de conduits avec ses accessoires (exemple d’une maison sur deux niveaux équipée d’une pieuvre aéraulique).
Passer les réseaux de gaines dans les combles, même lorsqu’il s’agit de conduits isolés, reste la solution à éviter. Le passage en combles devient pertinent lorsque les conduits cheminent au sol avant de mettre en place l’isolation. Sous 20 ou 30 centimètres de ouate de cellulose, il n’y a plus de problèmes, bien que les fuites restent tout de même pénalisantes ! Cheminer en volumes chauffés permet de s’affranchir de l’isolation des gaines et d’accroître l’efficacité du concept double flux. Un caisson disposé en partie centrale de la maison, en faux plafond dans le couloir qui dessert les différentes pièces, donne la possibilité de soustraire les gaines du regard.
En réponse au développement du marché de la rénovation, sont aujourd’hui disponibles des conduits rigides conçus pour passer discrètement dans un coin de la pièce, dans l’épaisseur de l’isolant derrière une plaque de plâtre, voire directement en moulure de plafond. Mais attention : le cheminement apparent ne peut souffrir d’aucune imperfection ! Car il représente la partie visible de la mise en œuvre au même titre que les bouches de soufflage ou d’extraction.
Dernière solution : noyer les conduits dans la dalle ou dans une chape épaisse. Pour cela, il existe des conduits circulaires de faible diamètre (Unelvent, Zehnder) ou oblongs (Zehnder, Ubbink), spécialement conçus. « En France, moins de 1 % des réalisations adoptent ce concept, contre 50 % en Allemagne et 60 % en Suisse », précise Jean-Pierre Guidez, responsable technique de Zehnder en France. Cette opération nécessite une dalle d’épaisseur spécifique.

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