TP Première: les dangers des bonbons aux abord des écoles

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Edition Spéciale Martinique N°221319 - 7 Janvier 2014 Youth’ Analysis Santé et Bien-Être SOS Les adolescents en danger ? Etude Que contiennent nos bonbons préférés ? SScciieennccee SScciieennccee Le sucre, notre force du quotidien Fautttt----iiiil interdire la vvvveeeennnnte de bonbonssss aux abords ddddeeees établissementtttssss sssscolaires ? Notre goût pour les bonbons n’est pas nouveau. Ils existent depuis le XVIIe siècle en France. En effet, les bonbons étaient réservés à la bour- geoisie, jusqu’à la démocratisation du sucre grâce à son coût plus bas au XIXe siècle. Aujourd’hui, la consommation de ces sucreries multicolores se révèle être un véritable fléau, particulièrement aux abords des établissements scolaires. Nous sommes donc directement concernés ! C’est pour cela que nous avons choisi de nous questionner au sujet de la vente banalisée de ces friandises aux abords des établissements scolaires. 2 M M K G K M G K K G M G Sommaire Le rôle important du sucre 5% du nombre de calories recommandées par jour est amené par le sucre 6 RENCONTRE « Je pense que ce que j’étais avant pouvait être comparé à Que contiennent-ils ? une droguée qui ressentait le Des colorants synthétiques à l’amidon qui provient manque. » de la pomme de terre; en passant par la gélatine de porc, tout cela, dans nos petits bonbons ?!
Publié le : lundi 21 avril 2014
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Edition Spéciale Martinique N°221319 - 7 Janvier2014
Youth’ Analysis Santé et Bien-Être
SOS Lesadolescents endanger ? Etude Quecontiennent nos bonbons  préférés? Science Lesucre, notre force du  quotidien
 Notregoût pour les bonbons n’est pas nouveau. Ils existent depuis le XVIIe siècle en France. En effet, les bonbons étaient réservés à la bour-geoisie, jusqu’à la démocratisation du sucre grâce à son coût plus bas au XIXe siècle.  Aujourd’hui,la consommation de ces sucreries multicolores se révèle être un véritable fléau, particulièrement aux abords des établissements scolaires. Nous sommes donc directement concernés ! C’est pour cela que nous avons choisi de nousquestionner au sujet de la vente banalisée de ces friandises aux abords des établissements scolaires.
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Le rôle important du sucre 5% du nombre de calories recommandées par jour est amené par le sucre Page 4 Que contiennent-ils ? Des colorants synthétiques à l’amidon qui provient de la pomme de terre; en passant par la gélatine de porc, tout cela, dans nos petits bonbons ?! Page 6 Et notre organisme dans tout ça ? Entre les caries, l’hyperglycémie et toutes les mala-dies qui s’en suivent, notre corps en prend de tous les côtés. Page 8
Sommaire
RENCONTRE « Je pense que ce que j’étais avant pouvait être comparé à une droguée qui ressentait le manque. » Clara s’en ai sortie après 4 ans de dépendance aux bon-bons Page 12
Rédaction : Guillaume MONROSE Clara NEGOUAI Laurence ROCH Lycée de Bellevue — 1S6 TPE 2013-2014 3
Contrairement aux idées reçues, le sucre joue un rôle important dans notre organisme. En effet, nos cellules ont besoin de sucre en permanence, ou plus précisément d’un sucre,le glucose.Il est le carburant de nos cellules. Notre organisme se doit donc de fournir du glucose à nos cellules, tout au long de la journée. C’est le but de l’alimentation, de la digestion, de l’assimilation, du transport en quantité suffisante, du glucose.
Le glucose est un glucide (hydrate de carbone), plus particulièrement un aldohexose, (il possède 6 atomes de carbone, et un aldéhyde au niveau de son premier atome) et est assimilable par l’organisme. Sa formule brute est C6H12O6 12 atomes d'hydrogène, 6 atomes de carbone et 6 atomes d'oxygène.
Le glucose peut soit êtreformé lors de la digestion, par l’intestin grêle pour être utilisé comme «carburant »par les cellules en besoin Ou êtresous stocké la forme de glyco-gène, qui permet à nos organes de libé-rer rapidement du glucose( principale-ment dans le foie et dans les muscles ). Pour former du gluco-se, le foie réalise la glycogénolyse (hydroly
s ed ug l y c o g è n e ) pour reformer du glucose à partir de ses ré-
serves de glycogène.
Par contre, Le muscle étant incapable de trans-former directement le gly-cogène en glucose libre, c’est le foie qui récupère les produits dedégra-dation du glycogè-ne musculaire (lactate etpyruva-te) pour re-synthétiser du glu-cose, lequel sera déversé dans la cir-culation sanguine.
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Importance dans la nutrition- Apport calorique (pour 100g de sucre de table) : 400kcal, glucides, 100g, protéines, 0g, lipides, 0g -Apport de fibres alimentaires (indigestes (non-assimilables) servant de "ballast" et d'accélérateur du transit intestinal) - Saveur sucrée - Contribution à l'élimination de substan-ces indésirables peu solubles dans l'eau, Un sucre rapide est un sucre ayant un index glycémi-éliminées sous forme que supérieur à 55. Les effets sont en effet classés selon leur pouvoir gly-d'associations solubles par la voie cémiant, c'est-à-dire leur action sur la glycémie (taux urinaire. glucides de glucose dans le sang). Les sucres rapides sont généralement des su-cres simples, mais pas nécessairement. La pomme de terre par exemple contient des sucres complexes tel que l'amidon mais est classé dans les sucres rapides, son indice gly-cémique étant supérieur à 90.
60 C’est le pourcentage de glucose que le cerveau consomme au repos !
 Le saviez-vous ? Les bonbons apportent une sensation de bien-être et d’énergie immédiate. L’augmentation rapide du glucose dans le sang (hyperglycémie) entraîne une sécrétion du pan-créas, l’insuline. Cette hormone favorise la péné-tration du glucose dans les cellules ou dans le foie, où il est stocké. Le taux de glucose dans le sang diminue alors brutalement et on est en hypoglycé-mie. Cela entraîne une tendance à en redemander, ce qui crée une accoutumance (effet particulièrement visible chez les enfants). Cette douce drogue à doses répétées et excessives exerce des ravages sur notre santé, lentement mais sûrement !
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En plus du sucrequi est l’un des éléments majeurs rentrant dans la composition d’un bonbon, nous retrouvons d’autres éléments comme les colorants, les arômes, l’amidon et la gé-latine.
arôme On peut définir l'd'un ali-ment comme l'ensemble des substances qui y sont présentes au moment de sa consommation et capables de créer des sensa-tions gustatives chez l'individu. Le goût et l’odorat permettent la perception des arômes.
On associe tous cette importance majeure aux goûts des bonbons que l’on consomme : le choix de certaines personnes ne dépend des fois que du goût de la confise-rie ! Les arômes sont composés de centaines de molécules et,issus de combinaison complexe, ils pos-sèdent de nombreuses propriétés, qui les rendent odorants. Par leur réactivité, ils tendent à se combi-ner dans les aliments pour donner
Nous savons tous que la cou-leur est un élément essentiel de notre perception des aliments et entre dans nos critères d’éva-luation de leur qualité. Ainsi l'aspect esthétique des aliments affecte, dans une certaine mesu-re, la vente des produits. Lescolorantssont des com-posants organiques ajoutés aux confiseries en faible quantité (20 à 200 mg/kg) afin de leur donner leur aspect attrayant et appétissant. Il existe deux grands types de colorants :
d'autres composés. Cette diversité de combinaisons possibles donne la diversité des goûts que l'on trouve dans les confiseries.
On distingue principalement trois catégories d’arômes:
-Les arômes naturels: extraits des végétaux qui existent à l’état naturel. Ils sont sécrétés par cer-taines plantes, certains animaux, et apparaissent également lors de fermentations.
-Les Colorants Naturels: Pré-sents dans la nature et qui peu-vent être extrais de pigments naturels tels que des chloro-phylles, des caroténoïdes, des insectes. -Les Colorants Synthétiques: Il s’agit des colorants fabriqués par l’homme. Les colorants portent dans la plus part du temps le nom de plantes ou de minéraux (dans le cas des colorants naturels) ou sont appelés en fonction de leur couleur ou leur composition chimique (dans le cas des colo-rants synthétiques).
-Les arômes artificiels: conçus en laboratoires. Contrairement aux arômes de synthèse les molécules de ces aromes n’existent pas dans la nature, elles sont obtenues par synthèse chimique.
-Les arômes de synthèse: conçus en laboratoire, ces arô-mes sont composés des mêmes molécules que les arômes natu-rels mais sont obtenus par synthè-se. Ilssont donc identiques aux arômes naturels.
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 L'amidon( deO etformule chimique C Hl'amylose ainsi que decomposé de 6 10 5 l'amylopectine )est également un glucide complexe qui rentre dans la composi-tion de base des confiseries et un constituant essentiel de l’alimentation humai-ne. Il s’agit en réalité d’un glucide complexe composé de chaines de D-Glucose.
Il s'agit d'une molécule de réserve énergétique pour les végétaux
supérieurs et un constituant essentiel de
l'alimentation humaine.
38,4 millions C’est le nombre de bonbons de la marque Haribo consommé chaque jour en France En effet, lorsqu’un bon-bon est mou, cela signi-Lagélatine fie qu’il y a une présen-est un constituant ce de gélatine dans sa qui revient très composition. Ainsi, elle souvent dans les piège les molécules de bonbons que l’on H2O et empêche les consomme quoti-molécules de saccharo-diennement.se de se rapproche r les unes des autres. Celles-C'est une protéine ci étant alors moins d’origine animale concentrées la pâte devient ou végétale qui est obtenue par Le collagèneest unélément re-.alors plus élastiquehydrolysepartielle du collagène trouvé dans la peau (d’où son contenu dans les os et la peauélasticité) humaine mais que l'on des animaux. Elle est constituéeretrouve aussi dans la peau du de 84 à 90% de protéines et deporc, du bœuf ou même du pois-Hydrolyse : Décomposition 1% environ de sels minéraux, leson.d'un corps par l'action de l'eau reste étant de l’eau.7
Malgré l’effet positif des bonbons qui procurent un apport rapide en calorie et surtout en glucose, les conséquences indésirables sur notre organisme sont nombreuses. Nous allons donc traiter les 3 cas les plus courants : les caries, la glycémie et le diabète. Ces aspects spécifiquement dans le cas des enfants.
Les caries  Toutle monde se souvient  decette fameuse phrase que nos parents nous  rabâchentdepuis notre plus jeune âge :« Tu
manges trop de bonbons, tu auras des caries et je vais devoir t’emmener chez le dentiste ».  Cettephrase avait le don de nous effrayer  maisnotre goût pour ces gourmandises  empoisonnéesne diminuait pas  pourautant.
 60à 90%
C’est le pourcentage d’enfants d’âge scolaire touchés par les caries en France.
Unecarieest une pathologie infectieuse de la dent endommageant sa structure. Une carie correspond à la dégradation progressive des tissus de la dent. Elle se caractérise par l’apparition d’une cavité à la surface de l’émail. Une plaque dentaire est composée de bactéries, d'acides et de résidus d'aliments mêlés à la salive. Les bactéries transforment les résidus alimentaires en acides qui attaquent l'émail dentaire et provoquent la carie dentaire.
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La carie se développe toujours de l’extérieur vers l’intérieur de la dent. Ce développement se fait en 4 stades:
l’émail est attaqué (indolore) la dentine est atteinte et la dent de-t sensible au froid, au chaud, au su-à l’acide avec l’attaque de la pulpe, les dou-spontanées ou en réaction sont ntes l’atteinte progresse vers les liga-ts, l’os et la gencive, provoquant arition d’un abcès ou d’un kyste, mêmes susceptibles de favoriser ection d’un organe distant.
La carie est( composé de sucre et d ಬa cidesdentaire naturelle de chacun causée parcitriques, consommé à toutes heu-( ex : émail mince ), ladurée de la plaqueres de la journée ). consommationdes bonbons et dentaire Eneffet, les caries se nourrissentune hygiène négligée.bactérienne desucres pour se multiplier. Les elle-même sucresdont le saccharose, pré-causée parsent dans tous les produits indus-une alimen-triels y compris nos bonbons ado-tation troprés sont lಬ e nnemipremier des acide, tropdents. De plus la bouche et les sucrée etmuqueuses présentent des condi-ponctuée detions très favorables au dévelop-nombreux grignotages. Ces troispement des caries( chaleur+ caractéristiques favorisant la cariehumidité ).Et, les risques de ca-sont celles du bonbon mêmeries sont accrus par la constitution
La meilleure façon de lutter contre les caries est donc de prévenir leur apparition ou alors de lestraiter le plus tôtque possible.dentaires hy-aux soinsSinon, gard per couteux et des dents naturelles irrécupérables. Dans le cas des enfants, s’il s’agit d’une dent de lait, au pire, elle tombera. Cependant, si la carie à atteint la gencive, le ris-que d’une repousse de dent infectée est à prévoir.
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Glycémieetdiate
Pour comprendre...
La consommation de bonbons en excès peut avoir des conséquences localisées sur notre corps comme nous l’a montré l’exemple des ca-ries. Mais cette consommation est d’autant plus dangereuse quand ses effets sont généralisés, quand ils s’attaquent à notre corps tout entier. Une de ses manifestations peut être l’hyperglycémie.
La glycémie correspond à la quantité de glucose contenue dans le sang et est habituellement exprimée en grammes par litre de sang. On sait d’ores et déjà que le glucose est indispensable au bon fonctionnement de notre corps. Une partie du glucose sanguin est transformé sous forme de glycogène, forme de réserve de glucose, stocké principale-ment dans le foie et mobilisable à tout moment pour compenser une glycémie trop basse. Tous ces mécanismes complexes sont régulés par plusieurs hormones dont fait notamment partie l'insuline, principa-le hormone ayant pour rôle une diminution de la glycémie lorsque celle-ci est trop haute. La glycémie normale est mesurée sur une prise de sang effectuée à jeun et doit être comprise entre 0.70 et 1.10 g/l. En dessous, on parle d'hy-poglycémie, au dessus, d'hyperglycémie. En cas de valeur située entre 1.1 et 1.26, une intolérance au glucose est sus-pectée et si ce taux est supérieur à 1.26 après un nouveau contrôle, on parle de diabète, pathologie due à un problème au niveau de l'insuline.
La consommation excessive de bonbons contenant en forte quan-tité du saccharose donc du gluco-se engendre donc cettehypergly-cémiedans notre organisme. Elle n'a pas de conséquence grave à court terme. L'hyperglycémie chronique définit le diabète, et entraîne une détérioration des vaisseaux sanguins et des nerfs.
Elle donne lieu à des complica-tions avec des noms barbares in-connus du grand public telles que : insuffisance rénale, rétino-pathie diabétique (cécité à ter-me), impuissance, infarctus du myocarde, artériopathie, gangrè-ne des extrémités (en particulier des orteils), polynévrite, mono neuropathies multiples, neuropa-
 Selon,les sources officielles,  lediabète n’est pas une conséquence directe de la consommation de sucre. Ce diabète survient lorsque la glycémie reste élevée en permanence. Comme le sucre la fait monter, il serait logique que les bonbons provoquent cette  maladie.Mais ce n’est pas le cas, du moins, le  liende cause à effet n’est pas direct.
thie végétative, mal perforant plantaire, infections (plus fré-quentes et plus sévères), malfor-mations fœtales en cas de gros-sesse, ... Autant de raisons de limiter ce mécanisme en réduisant la consommation de bonbons dès le plus jeune âge.
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Il existe deux types de diabète dont un qui concerne plus particu-lièrement les adoles-cents. Lediabète de ty-pe 1, beaucoup moins fréquent (environ 6 % des cas), résulte de la destruction des cellules du pancréas. Il en dé-coule une diminution de la synthèse et de la sé-crétion d’insuline. Cette forme de diabète sur-vient essentiellement chez les enfants et les jeunes adultes.Cependant, il faut sa-
voir que les diabétiques doivent faire très atten-tion à leur alimentation. Ils doivent surveiller leur glycémie eux-mêmes, tous les jours pour être en mesure de réagir rapidement. De plus, l’hyperglycémie chez un diabétique en-traîne des complications non négligeables : acci-dent cardio-vasculaire, infarctus, invalidité, di-minution de l’espérance de vie, engendrant de forts coûts médicaux. L’adolescent atteint de
diabète est donc cons-tamment contrôlé et in-quiet. Le contrôle strict de la glycémie est le principe fondamental du traite-ment du diabète. Ceci passe en priorité par l'éducation du malade qui doit devenir en quelque sorte son pro-pre médecin. La norma-lisation de la glycémie repose sur 4 piliers : la diététique, l'exercice physique, l'injection d'insuline et/ou la prise d'antidiabétiques par
20 000 C’est le nombre d’enfants, en France, ayant un diabète de type 1. En plus, on assiste à un « ra-jeunissement » de la déclaration du diabète dans la petite enfance.
voie orale et le contrôle des résultats obtenus par le dosage de la glycé-mie plusieurs fois par jour.
En résumé, l’hyperglycémie chronique est le signe du diabète mais elle n’est pas sa cause. Le mode alimentaire occidentale adepte des régimes hyper-sucrés propi-ce à l’obésité. Cette obésité est un facteur risque du diabète de type 2. Le saviez-vous ? Le sucre contenu dans les bonbons n’est pas le seul moteur d’effets néfastes sur l’organisme. Les autres éléments le constituant sont tout aussi dangereux. Certains colorants utilisés ont des ris-quescancérigènes(par exemple : Rouge cochenille) ou dans quelques rares cas, provoquent des allergies. La Tartrazine E102 et l'Amarante E123 (interdit aux Etats-Unis et très réglementé en France) sont également des additifs suspectés de jouer un rôle dans lesyndrome d'hype-ractivitéet qui pourraient contenir des substances cancérigènes.
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