Echographie rénale et insuffisance rénale chronique au cours de l'hypertension artérielle en Afrique

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ECHOGRAPHIE RENALE ET INSUFFISANCE RENALECHRONIQUE AU COURS DE L’HYPERTENSIONARTERIELLE EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNEP. ZABSONRE (1), A. BAMOUNI (2), J. ZONGO (1), A. LENGANI (3), F.X. DYEMKOUMA (1)`RESUMELes auteurs ont étudié prospectivement à l’échographie les anomalies rénales de 100 patients hypertendus desdeux sexes, âgés de plus de 16 ans, au stade d’insuffisance rénale chronique (IRC) du 01/01/1995 au 31/12/1997à l’hôpital de Bobo-Dioulasso. L’échographie a étudié la taille des reins et l’échogénicité rénale particulièrementcorticale selon la méthode classique. La taille des reins était le plus souvent symétrique (96 %) et réduite (62 %),parfois normale (34 %), rarement augmentée (4 %). La distribution des patients selon le stade échographique d’IRCa été la suivante : 16 cas au stade 0, 25 cas au stade I, 24 cas au stade II et 35 cas au stade III. Il y avait une corré-lation positive entre l’échogénicité corticale et la sévérité de l’IRC (augmentation du taux de créatininémie et dimi-nution de la diurèse). L’échographie rénale constitue une précieuse méthode non invasive dans la surveillance dela progression de l’IRC associée à l’HTA en Afrique Noire.Mots clés : insuffisance rénale chronique, hypertension artérielle, échographie, hyper échogénicitécorticale.ABSTRACTKidneys echography and chronic renal failure in hypertensive patients in sub-saharian AfricaA prospective study of 100 hypertensive patients with chronic renal failure was performed from ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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ECHOGRAPHIE RENALE ET INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE AU COURS DE LÕHYPERTENSION ARTERIELLE EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE
P. ZABSONRE (1), A. BAMOUNI (2), J. ZONGO (1), A. LENGANI (3), F.X. DYEMKOUMA (1) `
RESUME Les auteurs ont ÈtudiÈ prospectivement ‡ lÕÈchographie les anomalies rÈnales de 100 patients hypertendus des deux sexes, ‚gÈs de plus de 16 ans, au stade dÕinsuffisance rÈnale chronique (IRC) du 01/01/1995 au 31/12/1997 ‡ lÕhÙpital de Bobo-Dioulasso. LÕÈchographie a ÈtudiÈ la taille des reins et lÕÈchogÈnicitÈ rÈnale particuliËrement corticale selon la mÈthode classique. La taille des reins Ètait le plus souvent symÈtrique (96 %) et rÈduite (62 %), parfois normale (34 %), rarement augmentÈe (4 %). La distribution des patients selon le stade Èchographique dÕIRC a ÈtÈ la suivante : 16 cas au stade 0, 25 cas au stade I, 24 cas au stade II et 35 cas au stade III. Il y avait une corrÈ-lation positive entre lÕÈchogÈnicitÈ corticale et la sÈvÈritÈ de lÕIRC (augmentation du taux de crÈatininÈmie et dimi-nution de la diurËse). LÕÈchographie rÈnale constitue une prÈcieuse mÈthode non invasive dans la surveillance de la progression de lÕIRC associÈe ‡ lÕHTA en Afrique Noire. Mots clÈs : insuffisance rÈnale chronique, hypertension artÈrielle, Èchographie, hyper ÈchogÈnicitÈ corticale. ABSTRACT Kidneys echography and chronic renal failure in hypertensive patients in sub-saharian Africa A prospective study of 100 hypertensive patients with chronic renal failure was performed from January 1st, 1995 to December 31st, 1997 at the national hospital of Bobo-Dioulasso. There were 60 males and 40 females. Mean age was 44 ± 17 years (16-75). Renal sizes and cortical echogenicity were performed by sonography according to standard grading system. Renal size was often symmetric (96 % of cases) and small (62 % of cases), sometimes normal (34 % of cases) and rarely great (4 % of cases). Cortical echogenicity was considered normal (grade 0) in 16/100 patients, grade I in 25/100 patients, grade II in 24/100 patients and grade III in 35/100 patients. A significant positive correlation was found between cortical echogenicity and severity of renal failure (increased serum creatinine levels, decreased 24 hours urine excretion). Renal sonography provides a promising non invasive method of monitoring the progression of the renal diseases associated with high blood pressure in Africa.
Key words : chronic renal failure, hypertension, sonography, cortical echogenicity.
INTRODUCTION
LÕinsfisuafncerÈnalechronique(IRC)etlÕhypertension artÈrielle (HTA) constituent une association morbide frÈ-quente et complexe du fait de lÕexistence dÕune interac-tion entre lÕHTA et lÕaltÈration de la fonction rÈnale. Au Burkina Faso, la prÈvalence de lÕIRC au cours de lÕHT A
(1) Service de Cardiologie, CHNSS, Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) (2) Service de Radiologie, CHNSS, Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) (3) Service de MÈdecine Interne, CHNYO, Ouagadougou (Burkina Faso)
est estimÈe ‡ 38,2 % dont 20,5 % au stade terminal avec un taux de mortalitÈ directement liÈe ‡ lÕlRC de 19,8 % (1). Une lÈsion rÈnale peut Ítre ‡ lÕorigine de lÕHATet vice-versa. Toutefois, il nÕest pas toujours aisÈ dÕÈta,b‡andonsihÙslesdxuatipapsoneys,rlimdsilaÕ qui de lÕHTA ou de lÕIRC reprÈsente lÕÈlÈment pathogËne originel. Au sein de lÕabondant rÈpertoire des travaux africains sur cette association, peu dÕÈtudes ‡ notre connaissance ont fait Ètat de lÕapport de lÕÈchographie rÈnale dans ce domaine. Le but de ce travail Ètait de dÈcrire les aspects Ècho-graphiques des reins au cours de IÕIRC associÈe ‡ lÕHTA.
PATIENTS ET M…THODES
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Cette Ètude prospective a ÈtÈ faite sur 100 patients hypertendus souffrant dÕIRC recrutÈs du 01/01/95 au 31/12/97 dans la population hospitaliËre de Bobo-Dioulasso.
connus dÕHTA, IRC, protÈinurie0,5 g/24 heures ; -nÈphoprathiesdiabÈtiques:antÈcÈdentsconnusdediabËte, IRC, protÈinurie0,5 g/24 heures ; - polykystosesrÈnales : gros reins bosselÈs cliniques et Èchographiques ; - nÈphropathiesnon classÈes.
Ont ÈtÈ inclus dans cette Ètude, les patients de race2 - Classification Èchographique de lÕIRC en 4 noire des 2 sexes ‚gÈs de plus de 16 ans et qui prÈsen-stadesbasÈe sur lÕÈchogÈnicitÈ du cortex rÈnal com-taient une pression artÈrielle systolique supÈrieure ouparÈe ‡ celle du foie ou de la rate (4) : Ègale ‡ 160 mm Hg et/ou une pression artÈrielle diasto-- stade0 (rein normal) : cortex rÈnal hypoÈchogËne lique supÈrieure ou Ègale ‡ 95 mm Hg selon les critËrespar rapport au foie ; de lÕOMS, ou une tension artÈrielle normale avec un-stade I : cortex rÈnal isoÈchogËne par rapport au foie ; passÈ dÕHTA traitÈe et documentÈe, associÈe ‡ des- stadeII : cortex rÈnal hyperÈchogËne par rapport au signes dÕlRC (2) : ÈlÈvation chronique et irrÈversible dufoie, mais hypoÈchogËne par rapport au sinus rÈnal taux de crÈatininÈmie supÈrieure ou Ègale ‡ 130 µmol/avec conservation de la diffÈrenciation cortico-mÈdul-l et/ou un taux dÕurÈe sanguine supÈrieure ou Ègale ‡laire ; 10 mmol/l, une anÈmie, des givres dÕurÈe et des vomis-- stadeIII : cortex rÈnal hyperÈchogËne par rapport au sements. foie,et isoÈchogËne par rapport au sinus rÈnal avec Ont ÈtÈ exclus les patients ayant prÈsentÈ une IR rÈgres-disparition de la diffÈrenciation corticomÈdullaire. sive, ceux dÈcÈdÈs dans les premiers jours dÕhospitalisa-tion sans bilan complet, les femmes enceintes chez qui3 - ApprÈciation de la taille des reins (5): a ÈtÈ lÕexploration du rein est rendue difficile du fait de la hau-considÈrÈe comme normal un rein mesurant 85-120 mm teur utÈrine et enfin les patients souffrant dÕafe c t i o nde long sur 35-60 mm de large ; en deÁ‡ de ces valeurs, hÈpatique clinique et biologique.la dimension Ètait considÈrÈe diminuÈe et au-del‡ comme LÕexploration Èchographique des reins a ÈtÈ faite gr‚ceaugmentÈe. ‡ une sonde 3,5 MHz dÕun Èchographe RT 200 de General Electric, chez des patients ‡ jeun, dans les posi-4 - ApprÈciation du volume de la diurËse :il a tions classiques de pro-dÈcubitus (morphomÈtrie desÈtÈ considÈrÈ comme normal quand il Ètait compris reins droit et gauche) et de dÈcubitus (Èchostructureentre 700 cc et 1500 cc. Il y avait oligurie si la diurËse comparÈe du rein et du foie) en utilisant les 2 coupesÈtait comprise entre 100 cc et 500 cc par 24 heures et classiques (longitudinales et transversales). Les dimen-anurie si infÈrieure ‡ 100 cc par 24 heures. sions rÈnales retenues ont ÈtÈ les moyennes de troi s mesures effectuÈes par le mÍme opÈrateur.Le traitement des donnÈes a ÈtÈ effectuÈ sur un micro-ordinateur ‡ partir du logiciel Epi-info version 5.01. Les Les classifications suivantes ont ÈtÈ adoptÈes :tests de Chi deux (X2), de Chi deux (X2) de tendance linÈaire, de Chi deux (X2) corrigÈ de Yates, de Fisher, de 1 - Classification des nÈphropathiesStudent et lÕanalyse de variance, lorsquÕils Ètaient appro-chroniques (3)priÈs, ont servi de tests statistiques de comparaison. Le - glomÈrulonÈphriteschroniques (CNC) : mode chroni-seuil de signification retenu Ètait de 5 %. que dÕinstallation, protÈinurie > 2 g/24 heures, sans antÈcÈdents dÕHTA, IRC, Èventuellement hÈmaturie,RESULTATS Èventuellement petits reins ‡ lÕÈchographie ; - nÈphritesinterstitielles chroniques (NIC) : hydron È -A. Description de groupe phrose ou tumeur obstructive basse, lithiase urinaire,Notre sÈrie de 100 patients comprenait 60 hommes et IRC, Èventuellement infection urinaire, reins atrop h i -40 femmes, soit un sex-ratio ‡ 1,5. LÕ‚ge moyen global ques aux contours bosselÈs ;Ètait de 44 ± 17,1 ans (extrÍmes ‡ 16 et 75), celui des -nÈphorpathieshypertensives(NHT):antÈcÈdentshommes de 45,97 ± 16,6 ans (extrÍmes ‡ 17 et 75) peu
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diffÈenrtdeceluidesfemmesquiÈtaitde41,5±17,6 ans (extrÍmes ‡ 16 et 75) La distribution des 100 patients selon le type de nÈphropathie Ètait la suivante : 27 cas de nÈphropathies hypertensives, 20 cas de glomÈrulo-nÈphrites chroniques, 15 cas de nÈphrites interstitielles c horniques,4 cas de nÈphropathies diabÈtiques, 1 cas de polykystose rÈnale et 33 cas de nÈphropathies non classÈes.
B. Aspects Èchographiques des lÈsions rÈnales La distribution des patients selon le stade Èchographi-que dÕIRC a ÈtÈ la suivante : * stade0 = 16 cas,* stade I = 25 cas, * stadeII = 24 cas,* stade III = 35 cas.
Selon lÕ‚ge, la proportion de sujets ayant moins de 45 ans a significativement (p < 0,001) augmentÈ du stade 0 au stade III (tableau I). Tableau I : Distribution des patients selon lÕ‚ge et le stade Èchographique Age Stade0 StadeI StadeII StadeIII Totaux 6 412 25 < 45 ans48 (12,5 %) (10,4% )(25 %) (52,1% ) 10 2012 10 45 ans52 (19,2 %) (38,5% )(23,1 %) (19,2% ) Totaux 1625 24 35100 2 X =20,13 (p < 0,001) Une liaison positive a par ailleurs ÈtÈ observÈe entre les stades Èchographiques et les taux de crÈatininÈmie (p < 0,001) (tableau II). Tableau II : Distribution des patients selon le taux de crÈatininÈmie et le stade Èchographique
Taux de crÈatininÈmie (µmol/l) EchogÈnicitÈ Ecart-corticale Intervalle Moyennes Variances type Stade 0132,8-1150,5 242,860966 246,9
Stade I132,8-1770,0 495,2 275627525,0 Stade II132,8-2743,5 952,5 394193627,8 Stade III239-3849,8 1802,1727489 852,9 F = 29,5ddl = 3p < 0,001
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Quant ‡ la taille (Tableau III) lÕÈchographie a permis de mettre en Èvidence une agÈnÈsie rÈnale gauche. Lors-que les deux reins Ètaient prÈsents, la variation de taille obsevÈreÈtaitquasibilatÈrale,respectantunecertaine asymÈtrie. Seuls quatre patients prÈsentaient une asy-mÈtrie de la taille de leurs reins. Sur les huit patients qui ont prÈsentÈ une augmentation de la taille, ont ÈtÈ observÈs sept cas dÕhydronÈphrose bilatÈrale, un cas de polykystose rÈnale bilatÈrale. Il est ‡ noter que 81,1 % des sujets qui prÈsentaient des petits reins apparte-naient aux stades Èchographiques prÈ-terminal ou ter-minal (stades II ou III). A lÕopposÈ, ceux qui possÈdaient des reins de taille normale (85,3 %) appartenaient aux stades 0 ou I. Enfin, prËs des 2/3 des patients chez qui nous avons observÈ une augmentation de la taille des reins relevaient du stade III.
Tableau III : Distribution des patients selon la taille des reins et le stade Èchographique
Taille des Stade 0Stade IStade IIStade IIITotaux reins 0 21 41 50 D im inuÈe112 (0% )(18,8% )(36,6% )(44,6% ) 32 27 39N orm ale71 (45,1% )(38,0% )(4,2% )(12,7% ) 0 2 4 10Augm entÈe16 (0% )(12,5% )(25% )(62,5% ) Totaux 32 5048 69199 2 X nonvalide Une bonne corrÈlation a ÈtÈ obtenue en comparant le volume de la diurËse des diffÈ erntsstades Èchogra-phiques (tableau IV). La faiblesse des effectifs thÈoriques lors du calcul du X2 de tendance linÈaire a motivÈ le re gorupementdes patients des deux classes ´oligurieª et ´anurieª. Le volume urinaire Ètait inversement propor-tionnel aux stades Èchographiques. Tableau IV : Distribution des patients selon lÕimportance de la diurËse et le stade Èchographique. Stade 0Stade IStade IIStade IIITotaux O ligurieou 26 89 2 45 anurie (4,4%) (13,3%) (17,8%) (64,4%) D iurËse14 19 16 655 conservÈe (25,5%) (34,5%) (29,1%) (10,9%) Totaux 16 2524 35100 2 X =28,5 ; ddl = 1 ; p < 0,001
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DISCUSSIONt u b u leafiorcale,le nombre de dÈpÙts hyalins par glo-mÈrule et lÕinfiltration Iymphocytaire focale. Ils concluent Les aspects Èchographiques des reins au cours de lÕIRCque lÕaugmentation de lÕÈchogÈnicitÈ corticale est por-associÈe ‡ lÕHTA ne sont pas bien documentÈs dans labablement le rÈsultat des changements intervenus au littÈraeafricaiturxAu.ne1enAUSIRH,289,)4(KACenseindesglomÈrulse,edsutubelsdetlÕeteintirsmuit. Ètudiant les aspects Èchographiques et le type de nÈphropathies, avait pour objectif de fournir aux prati-LÕexistence dÕune corrÈlation significative entre les stades ciens un outil non invasif apte ‡ permettre le diagnosticÈchographiques dÕIRC et le taux de crÈatininÈmie a dÈj‡ et la surveillance des nÈphropathies en lieu et place deÈtÈ rapportÈe. Toutefois, nous avons observÈ comme la ponction biopsie rÈnale (PBR). La PBR en effet, malgrÈHRICAK (4) une grande fluctuation de la variance du son bon rendement dans 90 ‡ 95 % des cas, comportetaux de crÈatininÈmie dans chaque groupe et de mÍme des risques qui ne sont plus ‡ dÈmonter. Malheureuse-une ÈchogÈnicitÈ corticale normale chez des patients ment, cette Ètude nÕa pas permis de mettre en Èvidencedont les taux de crÈatininÈmie variaient entre 132,75 une corrÈlation entre les deux aspects. HRICAK (4)µmol/l et 1150,5 µmol/l. LÕÈchographie a permis de t rouvecependant une bonne corrÈlation entre lÕÈcho-remarquer que lÕIRC terminale Ètait lÕapanage des sujets gÈnicitÈ du cortex et lÕaggravation de la nÈphropathie.jeunes dans notre sÈrie. En effet, 71 % de nos patients en phase terminale dans la classification Èchographique Du fait des limites en moyens dÕinvestigation paraclini-Ètaient dÕun ‚ge infÈrieur ‡ 45 ans. En ce concerne la que dans notre institution, comme cÕest le cas dans lataille des reins, contrairement ‡ lÕIRC au cours du SIDA plupart des hÙpitaux africains, les nÈphropathies chroni-qui sÕaccompagne plus souvent (71 % des cas) dÕune quesontÈtÈdÈfiniessurunebasecliniqueetparaclini-hypeorpthrierÈnalebilatÈrale(9),nousavonsobservÈ que sans lÕapport de la PBR dÕailleurs inopportune dansune plus grande frÈquence des cas dÕatrophie rÈnale le cadre de ce travail portant sur lÕIRC avec HTA. En(62 %) et dans une moindre mesure des reins de taille effet, la plupart des auteurs pensent que la PBR en casnormale (34 %) dans ce travail consacrÈ ‡ lÕIRC au cours dÕIRC associÈe ‡ lÕHTA est non seulement inutile en prÈ-de lÕHTA avec les mÍmes critËres de mensurations. sence dÕune IRC ÈvoluÈe, dÕune atrophie rÈnale en rai-son de lÕimportance de la fibrose (6), mais aussi dange-Enfin, il est important de souligner que contrairem e n t reuse en raison des risques encourus par les patientsaux descriptions classiques dÕatrophie rÈnale dans lÕIRC (7). Par ailleurs, une des insuffisances de notre mÈtho-secondaire ‡ une NIC, notre Ètude a rapportÈ 7 cas de dologie rÈside dans la mensuration Èchographique desNIC avec augmentation de taille des reins par hydronÈ-reins.LÕextrÍmevariabilitÈdesdimensionsdesreinsphrosebilatÈrale. dÈcrite dans la littÈrature (5), dÕabord entre les deux reins, puis selon lÕ‚ge, le sexe et la race, nous a conduitCONCLUSION ‡ retenir comme normes chez les sujets de plus de 16 ans, les valeurs globales pour les deux reins prÈcÈdem-Les images Èchographiques observÈes au cours de lÕIRC ment mentionnÈes. En effet, la taille des reins augmenteassociÈe ‡ lÕHTA ne sont pas spÈcifiques. LÕaugmentation avec la taille des malades et diminue chez les sujetsde lÕÈchogÈnicitÈ corticale qui en est le signe dominant, ‚gÈs ; celle du rein gauche est plus grande que celle duest probablement le rÈsultat des modifications histologi-rein droit, celle du caucasien plus que celle du mÈlano-ques intervenus dans les glomÈrules, les tubules et lÕin-derme et celle de lÕhomme plus que celle de la femme.terstitium rÈnaux. Toutefois, la bonne corrÈlation entre Enfin, lÕapprÈciation de la taille des reins peut varierlÕÈchogÈnicitÈ corticale et la prÈsumÈe sÈvÈritÈ des (mesures opÈrateur-dÈpendant) au cours du mÍme exa-lÈsions histologiques traduites par des tableaux cliniques men Èchographique et lors des examens successifs.et biologiques fournit une mÈthode non invasive intÈ-ressante de surveillance de la progerssion de lÕIRC au LÕaugmentation de lÕÈchogÈnicitÈ corticale domine lescours de lÕHTA en Afrique Noire. Il reste entendu que la signes Èchographiques de lÕIRC. La plupart des auteursmeilleure faÁon et aussi la moins onÈreuse de suivre les (4, 8) ont trouvÈ une corrÈlation entre lÕÈchogÈnicitÈpatients insuffisants chroniques est de doser rÈguliËre-corticaleetledegrÈdelasclÈroseglobale,lÕatrophiement,quandcelaestpossible,lacrÈatininesÈrique.
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