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VUE D'ENSEMBLECommerce extérieur des viandes : les crises ontEntre 1999 et 2001, le solde excéden- positifs en tonnage et en valeur. Le Depuis elles progressent, sans retrou-taire du commerce extérieur des solde des tonnages de volaille a dimi- ver encore un niveau comparable àviandes a diminué de 25 % en tonnage nué de 18 % entre 1999 et 2001, alors celui de 1999. Lors de la crise liée àet de 48 % en valeur. Cette situation que celui exprimé en valeur progressait l’ESB, comme chaque fois qu’un pro-est due aux répercussions des crises de 5 %. Le solde des quantités a subi blème sanitaire est détecté, de nom-sanitaires, mais aussi à l’évolution des deux baisses successives, en 2000 et en breux pays ont fermé leurs frontièresmarchés internationaux de la volaille. 2001, la seconde étant plus forte que la aux exportations de viande bovinepremière. Le solde en valeur a aug- européenne. Ainsi la part des échangesmenté de près de 10 % en 2000 avant à destination de l’Union européenne aLa volaille et le porc permettent de s’éroder en 2001 (– 4 %). augmenté, elle est passée de 80 % enau solde de rester positif Pour la viande porcine, le solde a dimi- 1999 à 94 % en 2001 pour les exporta-nué de 34 % en tonnage entre 1999 et tions en volume, dans le même tempsLes viandes contribuent diversement à 2001, avec un recul plus net en 2001. la part des importations en provenancela dégradation du solde du commerce Sur l’ensemble de la période, la pro- de cette origine est ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Commerce extérieur des viandes : les crises ont
Entre 1999 et 2001, le solde excéden-positifs en tonnage et en valeur. LeDepuis elles progressent, sans retrou-taire du commerce extérieur dessolde des tonnages de volaille a dimi-ver encore un niveau comparable à viandes a diminué de 25 % en tonnagenué de 18 % entre 1999 et 2001, alorscelui de 1999. Lors de la crise liée à et de 48 % en valeur. Cette situationque celui exprimé en valeur progressaitl’ESB, comme chaque fois qu’un pro-est due aux répercussions des crisesde 5 %. Le solde des quantités a subiblème sanitaire est détecté, de nom-sanitaires, mais aussi à l’évolution desdeux baisses successives, en 2000 et enbreux pays ont fermé leurs frontières marchés internationaux de la volaille.2001, la seconde étant plus forte que laaux exportations de viande bovine première. Le solde en valeur a aug-européenne. Ainsi la part des échanges menté de près de 10 % en 2000 avantà destination de l’Union européenne a La volaille et le porc permettentde s’éroder en 2001 (– 4 %).augmenté, elle est passée de 80 % en au solde de rester positifPour la viande porcine, le solde a dimi-1999 à 94 % en 2001 pour les exporta-nué de 34 % en tonnage entre 1999 ettions en volume, dans le même temps Les viandes contribuent diversement à2001, avec un recul plus net en 2001.la part des importations en provenance la dégradation du solde du commerceSur l’ensemble de la période, la pro-de cette origine est restée stable extérieur. Sur l’ensemble de la période,gression du solde en valeur de 7%, (96%). En raison du manque de les soldes relatifs aux échanges demasque une baisse en 2000 et une pro-débouchés sur le marché intérieur, les viande de volaille et de porc sont restésgression en 2001.tonnages de viande bovine importée Les perturbations ont été particuliè-ont baissé de 26 % entre 1999 et 200l. Le solde rement fortes pour la viande bovine.Ainsi la part de viande de gros bovins du commerce extérieur de viande Les soldes en tonnage et en valeurautochtone consommée en France est se dégrade davantage en valeur… étaient positifs en 1999 comme aupassée de 78% en 1999 à 83% en Millions d'euros cours des années précédentes. Ils sont2001. 1 200 devenus négatifs en 2000, les déficitsLes reports de consommation de 1 000 enregistrés se sont accentués pourviande bovine ont favorisé les autres 800 l’ensemble de l’année 2001. Ils ontviandes rouges. Le marché français cependant atteint leur niveau le plusproduisant des quantités de viandes 600 400bas au premier trimestre 2001.ovines et équines insuffisantes à sa Pour les viandes équines et ovines, laconsommation habituelle, l’augmen-200 consommation est habituellementtation de la demande intérieure a favo-0 supérieure à la production, ainsi leurrisé le développement des importations – 200 solde de commerce extérieur est tra-au plus fort de la crise. – 400 ditionnellement négatif. La viandeLe niveau maximum des importations – 600de viande équine a été atteint au courséquine représente un marché très res-1999 2000 2001 treint ; cependant le déficit de son solde … qu'en volumea progressé en quantité (+ 8 %) et en Volailles : baisse des exportations valeur (+ 27 %). Pour la viande ovine, Milliers de tonnes et hausse des importations 1 200 le déficit en volume et en valeur s’est pèsent sur le solde 1 000creusé en 2000 avant de se résorber Milliers de tonnes un peu en 2001. Le déficit en volume 800 800 pour 2001 est inférieur à son niveau 600 600 de 1999, alors qu’en valeur on observe 400 la situation contraire. 400 200 0 200 La crise de l’ESB favorise – 200 0 les importations des autres – 400 viandes rouges – 600– 200 1999 20002001 1999 2000 2001 Les exportations de viande bovine ont Volailles Ensemble Exportations beaucoup baissé au quatrième trimes-Porcins Bovins Importations tre 2000 et au premier trimestre 2001 Équidés Ovins,caprins Solde où elles ont atteint leur plus bas niveau, en baisse de 75 % en glissement annuel.Source : Douanes Source : Douanes
AGRESTE - CONJONCTURE - JUIN 2002
concentré les échanges sur l’Union européenne
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du premier trimestre 2001, depuis ilDes échanges centrés sur l’UnionL’origine des importations évolue de diminue tout en restant légèrementmême. supérieur au niveau d’avant la crise.Comme la viande bovine, les viandes Entre 1999 et 2001, les importationsde porc et de volaille concentrent leursN.B. : de viande équine ont progressé deéchanges sur l’Union européenne.Les données utilisées dans cet article 11 % en tonnage et de 23 % en valeur,Entre 1999 et 2001, les exportationssont issues directement de la base de cependant elles ne représentent respec-de viande de porc ont diminué de 10 %données des Douanes, les montants en tivement que 4 % et 6 % de l’ensembleen tonnages et progressé de 30 % enquantités sont exprimées en unité de des importations de viande en 2001.valeur. La part de l’Union européennepoids, et n’ont pas été converties en L’augmentation de la demande aest passée de 61% des tonnages etéquivalent carcasses. contribué à accroître les apports pro-69 % des recettes en 1999 à 85 % desLes niveaux de nomenclature utilisés venant de l’ensemble du continenttonnages et 98 % des recettes en 2001.ne font référence qu’aux viandes américain. Cettesituation est liée à la conjonc-fraîches et congelées, en quartier ou Pour la viande ovine, le maximumtion de plusieurs facteurs. En 1999, ledécoupées, elles excluent les prépara-d’importations a été atteint au cours duniveau des restitutions a favorisé lations et la charcuterie. quatrième trimestre 2000. En 2001livraison de quantités importantes vers l’épizootie de fièvre aphteuse a grave-la Russie, ainsi la part de l’Union aViande bovine : ment affecté le cheptel britannique,été réduite. En 2000, les apports fran-le solde des échanges les importations ont été bloquées ceçais au marché russe ont été fortementdevient négatif qui a provoqué la baisse du déficit duconcurrencés par les viandes des USA Milliers de tonnes 800 commerce extérieur de viande ovine,et du Brésil. En 2001, la fermeture des en volume, comme en valeur. Le mar-frontières des pays de l’Est de l’Europe 600 ché français s’est trouvé dans une situa-aux viandes porcines françaises à la tion de pénurie qui a favorisé lesuite de l’épizootie de fièvre aphteuse400 développement des importations ori-a réduit les possibilités d’exportations 200 ginaires d’Océanie (Australie et Nou-hors de l’Europe. L’augmentation des velle-Zélande). En 2000, ces paysrecettes est à mettre en relation avec la 0 représentaient 19% des tonnages ethausse du prix du porc sur le marché 20 %du coût, en 2001 ils ont fournieuropéen.– 200 1999 2000 2001 28 %des quantités pour 27% de laEn 2000, les exportations de viande de valeur globale. Leurs apports au mar-volaille ont baissé de 10 % en tonnagesExportations ché français ont ainsi augmenté de 6 %et généré des recettes en hausse de Importations en tonnage et de 23 % en valeur.10 %. Cette situation est liée à la fois à Solde une baisse des ventes de produits bon Source : Douanes marché aux pays du Proche et Moyen Orient et à l’augmentation des expor-Viande ovine : déficit réduit tations vers l’Union européenne, essen-par la baisse des importations Porc : les échanges en baisse tiellement à destination de l’Italie dont Milliers de tonnesMilliers de tonnes la production était perturbée par une 800 800 épidémie de grippe aviaire. La pro-600duction italienne a retrouvé sa place en 600 2001. La perte de ce marché n’a pas été 400 400 compensée par l’augmentation des ton-nages destinés à l’Europe Centrale et 200 200 de l’Est et à l’Afrique. Les recettes des exportations se sont maintenues en0 0 2001 grâce à la revalorisation des cours. – 200 – 200 Toutes viandes confondues en 1999 la 1999 2000 20011999 2000 2001 France a destiné 57 % de ses tonnages Exportations Exportations exportés à l’Union européenne en Importations Importations contrepartie de 67 % des recettes. En Solde Solde 2001 ces parts ont progressé et repré-Source : Douanes%.sentent respectivement 64 et 68Source : Douanes
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