Santé psychologique au travail - Comment on intervient

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Rechercheà l’IRSSTSanté psychologique au travail De tout pour tousEn outre, l’étude décrit et classe lesdivers types d’interventions réperto-riés, discute de leurs résultats et desnombreux facteurs qui les influencent.Sa lecture n’intéressera donc pas que leschercheurs, mais aussi les gens des en-treprises aux prises avec des problèmesde santé psychologique au travail.Les lecteurs du rapport apprendrontnotamment que les interventions de s’avé-type « sociotechnique » semblentrer plus fructueuses que d’autres. Ellesinsistent sur l’apport de changementsComment on intervientobjectifs à l’environnement de travail,plus particulièrement en ce qui a trait à la conception des tâches. Les conclu-Commandée par l’IRSST et réa- d’absence et de mortalité reliés au tra- sions demeurent cependant mitigéeslisée par des chercheurs des univer- vail. L’Organisation mondiale de la quant aux autres types d’interventions.sités Bishop et de Sherbrooke, une santé (OMS) abonde dans le même sens, Les auteurs considèrent en effet que laétude faisait récemment le point sur insistant sur le fait que les problèmes recherche effectuée à ce jour ne permetl’état des connaissances en matière de santé mentale font partie des risques pas de formuler d’opinions fermes.d’intervention et de santé psychologique les plus grands et les plus négligés jus- Heureusement, indique Steve Harvey,au travail. qu’à présent. la volonté de remédier à cet état de Un important objectif de cette étude ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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R e c h e r c h e à l’IRSST Santé psychologiqueau travail
Comment on intervient
Commandée par l’IRSSTet réa-lisée par des chercheurs des univer-sités Bishop et de Sherbrooke, une étude faisait récemment le point sur l’état des connaissances en matière d’intervention et de santé psychologique au travail. Un important objectif de cette étude consistait à recenser toutes les publi-cations scientifiques sur le sujet, et ce, à l’échelle internationale. Un simple sur-vol de la documentation révèle que le stress au travail constitue une question sociale des plus sérieuses. De nombreux pays d’Europe se sont d’ailleurs déjà attelés à la tâche, que ce soit par l’adop-tion de politiques ou par la réalisation de projets spéciaux et de recherches. Le Bureau international du travail (BIT), par exemple, considère que les problèmes psychosociaux représentent, dans le monde entier, une des princi-pales causes d’accidents, de maladies,
Sources de stress
Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) a répertorié une vingtaine de sources de stress liées au climat organisationnel, aux relations de travail, au rôle de l’individu dans l’organisation ou à des facteurs uniques à l’emploi, dont la charge, le rythme ou la variété du travail, le milieu physique, l’isolement.
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d’absence et de mortalité reliés au tra-vail. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) abonde dans le même sens, insistant sur le fait que les problèmes de santé mentale font partie des risques les plus grands et les plus négligés jus-qu’à présent.
Les résultats : des surprises ? Selon Steve Harvey, de l’Université Bishop, les résultats les plus surpre-nants pour les intervenants sont sans doute ceux qui remettent en question l’idée généralement répandue selon laquelle les programmes « participa-tifs » sont nécessairement plus efficaces que les autres. Les chercheurs cepen-dant, en tant que psychologues, ne sont pas étonnés de ce résultat. « On a trouvé un très grand nombre — c’est plutôt ça qui était un peu sur-prenant — d’études de cas, d’expé-riences de terrain et d’indices sur ce qui peut marcher ou pas, et qui pointent d a n sl ab o n n ed i r e c t i o n ,p o u r s u i t M. Harvey. Par contre, on est très loin d’avoir des études reposant sur des bases scientifiques solides. » Le rap-port contient d’ailleurs de nombreuses recommandations à cet égard. Les au-teurs préconisent notamment qu’il y ait davantage d’études basées sur la population québécoise et sur la place de la participation dans les interventions, que les recherches sur des interventions portent sur des facteurs de stress précis et que les modèles axés sur le proces-sus et ceux qui sont axés sur le contenu fassent l’objet de davantage d’études.
De tout pour tous En outre, l’étude décrit et classe les divers types d’interventions réperto-riés, discute de leurs résultats et des nombreux facteurs qui les influencent. Sa lecture n’intéressera donc pas que les chercheurs, mais aussi les gens des en-treprises aux prises avec des problèmes de santé psychologique au travail. Les lecteurs du rapport apprendront notamment que les interventions de type « sociotechnique » semblents’avé-rer plus fructueuses que d’autres. Elles insistent sur l’apport de changements objectifs à l’environnement de travail, plus particulièrement en ce qui a trait à la conception des tâches. Les conclu-sions demeurent cependant mitigées quant aux autres types d’interventions. Les auteurs considèrent en effet que la recherche effectuée à ce jour ne permet pas de formuler d’opinions fermes. Heureusement, indique Steve Harvey, la volonté de remédier à cet état de fait semble en pleine émergence. Mais « pour les deux milieux, celui de la recherche comme celui de l’entreprise, il va subsister un grand manque tant qu’il n’y aura pas un effort concerté des deux parties envers des cueillettes de données plus systématiques et plus PT probantes ».
Loraine Pichette
Pour en savoir plus
HARVEY, Steve, François COURCY, André PETIT, Julie HUDON, Mike TEED, Olivier LOISELLE, Alexandre MORIN. Interventions organi-sationnelles et santé psychologique au travail : une synthèse des approches au niveau international, RapportR-474, 57 pages.
Téléchargeable gratuitement : www.irsst.qc.ca/files/documents/Pub IRSST/R-474.pdf
Également offert en anglais : www.irsst.qc.ca/files/documents/Pub IRSST/R-480.pdf
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