Aspirations et agissements révolutionnaires des comités arméniens avant et après la proclamation de la constitution ottomane

@ ASPIRATIONS ET AGISSEMENT RÉVOLUTIONNAIRES DES Comités Arméniens proclamationavant et après la DELA OTTOMANECONSTITUTION ISTANBUL 1917 PRÉFACE Le but que, de tout temps, les Comités Arméniens ont poursuivi vis-à-vis du Gouvernement Ottoman, se trouve aujourd'hui nettement établi par des preuves et des documents irréfutables. La Question Arménienne, surgie à une époque où le Gouverne- ment Ottoman se trouvait aux prises aves difficultésdes intérieures et extérieures, -fut soulevée en 1878, après la guerre turco russe, et fit l'objet de l'article -16 du traité de San Stéfano et de l'article 61 du traité de Berlin. Elle fut ensuite 6mise en avant chaque occasion et, tantôt en perdant de sa gravité, tantôt en servant 6 l'Europe de prétexte à intervention dans les affaires de l'Empire, elle s'est prolongée jusqu'à ces derniers temps. Mais c'est surtout après la guerre balkanique, qu'elle est entrée dans sa phase la plus aigùe. Des comités arméniens, les uns, tels que le Hintchak, le Tachnaktzoutioun, le Ramgavar et le Veragazmial Hintchak, avaient -un caractère essentiellement politique. D'autres, tels que le Paré Kourzagan, le Miatzial, etc. travaillaient, en apparence, dans des buts philantropiques bien-être leurspour assurer, soi-disant, le de conationaux, mais, au fond, ne différaient nullement des premiers; et tous avaient dans leur sein des nationalistes exaltés dépourvus de tout bon sens, et des gens sans aveux embauchés par l'or russe, anglais et français.
Publié le : samedi 29 septembre 2012
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ASPIRATIONS
ET
AGISSEMENT RÉVOLUTIONNAIRES
DES
Comités Arméniens
proclamationavant et après la
DELA
OTTOMANECONSTITUTION
ISTANBUL
1917PRÉFACE
Le but que, de tout temps, les Comités Arméniens ont poursuivi
vis-à-vis du Gouvernement Ottoman, se trouve aujourd'hui nettement
établi par des preuves et des documents irréfutables.
La Question Arménienne, surgie à une époque où le Gouverne-
ment Ottoman se trouvait aux prises aves difficultésdes intérieures
et extérieures, -fut soulevée en 1878, après la guerre turco russe, et
fit l'objet de l'article -16 du traité de San Stéfano et de l'article 61 du
traité de Berlin. Elle fut ensuite 6mise en avant chaque occasion et,
tantôt en perdant de sa gravité, tantôt en servant 6 l'Europe de
prétexte à intervention dans les affaires de l'Empire, elle s'est
prolongée jusqu'à ces derniers temps. Mais c'est surtout après la
guerre balkanique, qu'elle est entrée dans sa phase la plus aigùe.
Des comités arméniens, les uns, tels que le Hintchak, le
Tachnaktzoutioun, le Ramgavar et le Veragazmial Hintchak, avaient
-un caractère essentiellement politique. D'autres, tels que le Paré
Kourzagan, le Miatzial, etc. travaillaient, en apparence, dans des
buts philantropiques bien-être leurspour assurer, soi-disant, le de
conationaux, mais, au fond, ne différaient nullement des premiers;
et tous avaient dans leur sein des nationalistes exaltés dépourvus de
tout bon sens, et des gens sans aveux embauchés par l'or russe,
anglais et français.
ils ont passéL'histoire de ces comités, les phases par lesquelles
pleines d'événements tragiques et dedepuis un demi siècle, sont
crimes horribles et répugnants, abusant des dispositions bienveillantes
confiancedu Gouvernement Impérial à l'égard des Arméniens et de la
jamais cessé de leurtoute fraternelle que les Musulmans n'avaient
sincèrement attachés à la patrietémoigner les considérant comme
jamais cessé de profiter de toute occasioncommune, ces comités n'ont
sang et créerles de l'Etat, mettre le pays à feu et àpour saper bases
deux éléments. Tous lesentretenir la haine et la discorde entre leset
arriver. Aussi, n'hésitèrent-ilsmoyens leur paraissaient bons pour y
hommes dereligieux, professeurs etpas à se servir de leurs Chefs
en se parantde leurs visées et, toutlettres, comme instruments
innocents, ils ne se faisaientface de compatrioteshypocritement d'une
plus naturels du Gouverne-les droits lesnul scrupule d'empiéter surà unment et des Turcs, et, conformément programme des mieux
dans les plus petites localités, leordonnés, de semer, jusque germe
l'État. Ils étaient secondés dans leur tâche parde la destruction de
ceux qui, traA^aillant en apparence, pour donner corps auxtous
aspirations des Arméniens, n'agissaient en réalité que dans un ibut
qui proclamait «Aiderde vile et basse politique. Tels, Gladstone, que
servir l'humanité» et Pierre Gaillard,les Arméniens, c'est et d'autres
pleinement confirmé par les préparatifs auxquelsencore. Ceci a été
—se sont livrés les Arméniens avant la guerre générale sans parler
—de plus loin et les évèneonents et agissements qui ont suivi l'entrée
de la Turquie dans cette guerre
Les Russes qui, après les incidents provoqués par l'administration
de Galitzine au Caucase, voulaient détourner l'attention des Arméniens
de cette contrée pour pouvoir mieux appliquer leur système dey
russification; les Anglais et les Français, dont les Arméniens croyaient
obtenir leur indépendance, s'assurèrent leurs services en faisant
miroiter à leurs la réalisationyeux de leurs aspirations. Aussi, dès
le début de la guerre générale, les Arméniens, embrassant sans
hésitation le parti de l'Entente, et s'imaginant le moment voirque de
-prendre corps à leur idéal national était arrivé, se livrèrent ils,
ouvertement, à des menées hostiles contre le Gouvernement Impérial
en s'inscrivant comme volontaires dans les armées russes, organisant
des «Régiments de vengeance», faisant de l'espionnage, attaquant
les convois militaires et s'insurgeant publiquement en plusieurs villes,
notamment à Van, Bitlis, Mouche, Cara-Hissar' I-Charki, Zeïtoun,
Marache et Ourfa. Ces héros, dont la presque totalité était de Turquie,
armés équipéset aux frais et par les soins des Consuls russes, anglais
et français, et bénis par leur Catholicos, furent expédiés à frontièrela
du Caucase. Les journaux français anglais célébrèrent leurs mériteset
et publièrent leurs portraits, et les communiqués officiels russes
mentionnèrent avec éloges et gratitude l'activité et les succès de ceux
qui, tout en délivrant leur patrie, se sacrifiaient pour le compte de
l'Entente. Naturellement on ne pouvait s'arrêter en si bon chemin.
Comme de coutume, il fallait, par la propagation de fausses nouvelles,
intervertir les rôles, poser les assaillants en victimes innocentes, et
faire croire à des attentants et des massacres contre une malheureuse
population calme et paisible, attirer sur elle la compassionpour de
l'Etranger. C'est ce qu'on ne manqua pas de faire.
Le Gouverneiment Impérial, bien longtepms après sonjusque
entrée en guerre, ne prit contre l'insurrection des mesuresque
préventives locales. Ce révolutionnaires,n'est que lorsque les attaquesexécutées conformément à un plan déterminé, furent dirigées contre
ses points vitaux les plus sensibles que, dans le but, bien légitime, de
rendre le mouvement stérile, il décida à adopter,se spécialement dans
les zones de iguerre, des dispositions en rapport avec la gravité
exceptionnelle des circonstances. C'est alors que s'élevèrent de
nouvelles clameurs et que ceux qui avaient compté sur les Arméniens
livrèrent àse toutes espèces d'allégations et d'imputations contre le
Gouvernement Turc. Des publicistes ententistes ignorant tout des
conditions sociales et de l'histoire de la Turquie et des Arméniens,
se mirent à écrire sur les atrocités arméniennes. Les Anglais, qui,
oubliant l'Egypte, les Indes, l'Irlande et l'Afrique du sud, prétendent
combattre pour le droit des petites nations; les Russes qui trouvaient
autrefois leur plaisir à envoyer les Arméniens à la potence ou aux
steppes de Sibérie et que ceux-ci qualifiaient de «ravisseurs de leur
âme», s'érigèrent cette fois en champions des opprimés et portèrent
la Question Arménienne jusqu'aux tribunes de la Douma et des
Communes.
Que les Arméniens aient trahi, cela est plus qu'évident. Et, cette
trahison, ils l'ont par des complots et des attentats régulièrement—
organisés, et au cours d'une guerre terrible où l'existence et
l'indépendance du pays sont en cause dirigée contre l'Etat sous—
l'égide duquel ils ont pu conserver leur langue, leur religion et leur
nationalité, qui les a toujours traités avec égards et bienveillance, a
toujours respecte le^ars droits, et leur a laissé pleine liberté dans leurs
affaires largesnationales et religieuses, tout en leur octroyant de
privilèges. Avant, proclamation la constitu-aussi bien qu'après, la de
tion, le parti Union Progrès tout spécialement, avait convié leset
comités arméniens à une action commune. Ils jugèrent plus opportun
de servir d'instrument aux visées étrangères et de propager la
Pendantmésintelligence et la discorde entre les éléments Ottomans.
la ils rendirent coupables des méfaits les plusguerre balkanique, se
abominables à Malgara, Kéchan, Rodosto, et Andrinople; dans la
question des réformes des provinces orientales de l'Asie Mineure, ils
se livrèrent à toute espèce de démarches blessantes pour l'amour
la guerre générale, au lieu depropre national des Ottomans et, dans
siècles, avait assuré leur prospéritédéfendre le pays qui, pendant des
et leur bien-être, ils préférèrent l'attaquer par des coups lâches et
perfides. Ce sont des faits connus et que, les pièces qui vont suivre,
établissent d'une façon incontestable.
surtout desPour bien juger de la Question Arménienne, et
l'action des comités dans lesderniers événements, il faut examinerleur activité, ainsi que les agissements desdifférentes phases de
Chefs religieux et autres personnalités jouissant d'unePatriarches,
influence auprès de leurs conationaux et appelés par leurcertaine
mouvements les affairesautorité à diriger et 6 régler les et de ces
conséquemment deux partiescomités. Cet examen comprendra : la
aux personnalités en jeu pendant la périodepremière se rapportera
la Question Arménienne et à l'activité des comités jusqu'àprimitive de
la guerre générale; la seconde traitera de l'époque ultérieure.

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