Rien ne nous séparera, même pas la mort

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Mon biquet est décédé deux mois avant nos 50 ans de mariage. Nous avions 16 ans lors de notre première rencontre, 21 ans au moment de notre marriage. Nous nous aimions passionnément, au point de se jurer l’amour éternel. Et nous nous étions fait une promesse. Quelques jours après le décès de mon biquet, j’ai réussi à reprendre contact avec lui dans l’au-delà, et nous ne nous sommes plus quittés ! Mais en contrepartie de ce miracle, l’au-delà nous a demandé d’accomplir une mission. J’avais mon libre arbitre pour refuser... mais j'ai accepté. Malheureusement, et alors que notre mission devenait chaque jour plus claire, des âmes noires ont commencé à s'infiltrer dans ma vie, et ont fini par s'imposer à nous. Malgré cette menace constante, je devais réaliser la promesse faite avec mon biquet, et aller jusqu’au bout de ma mission en accumulant des preuves que les âmes existent réellement. Et pour ce faire, l'au-delà m’a demandé de produire ce récit incroyable, mais véridique !
Publié le : mercredi 4 février 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791026201175
Nombre de pages : non-communiqué
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Monique Louberhis Rien ne nous séparera, même pas la mort
© Monique Louberhis, 2015
ISBN numérique : 979-10-262-0117-5
Courriel : contact@librinova.com
Internet : www.librinova.com
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Avec l’aimable collaboration de Benoit.
Si le lecteur a des questions à me poser à propos de ce récit ou des esprits de bas astral en général, voici l’adresse mail à laquelle il peut me contacter :riennenousseparera.ml@orange.fr.
Pour découvrir le blog, voici l’adresse :
http://riennepourranousseparer.fr
NOTREVIEDAVANT
Mon biquet a vécu une enfance de fils unique, normale. J’ai vécu avec mes parents jusqu'à l’âge de sept ans ; ensuite ils m’ont placée en pension chez les sœurs à Gouvieux, à 150 kilomètres de chez eux. J’étais nourrie, blanchie et habillée par les sœurs toute l’année. J’avais une lettre par mois et jamais de colis ; j’étais sans argent, sans affection, sans soutien. Je retournais chez mes parents à Noël et à Pâques. Pour les grandes vacances de deux mois, ils me plaçaient en colonie de vacances.
Quand j’ai eu quatorze ans, le pensionnat a arrêté d’accueillir des pensionnaires. Et je suis donc retournée vivre chez mes parents où je n’avais pas ma place. Pendant mon séjour en pension, mes parents avaient eu mon petit frèrema mère avait alors quarante-neuf ans.
À ce moment-là, j’ai découvert la vraie vie : j’allais à l’école communale et mon biquet aussi ; j’ai commencé à m’amuser avec mes amis. Et à seize ans, en passant devant chez mon biquet pour aller chercher du lait, je lui ai parlé pour la première fois, et nous ne nous sommes plus jamais quittés.
Mes parents étaient contre cette relation, car j’étais jeune. Mais ils ont fini par l’accepter lorsque j’ai eu dix-sept ans. Les parents de mon biquet, eux, ont continué à être farouchement contre, jusqu'à notre mariage et même après. Je n’étais pas la femme idéale pour leur fils unique.Je n’étais pas assez bien pour leur filsmes parents n’étaient pas fortunés, ils car n’avaient aucun bien.
Les parents de mon biquet pensaient donc que c’était pour le peu d’argent qu’ils avaient que je restais avec leur fils – ils ont toujours habité dans un deux-pièces qu’ils louaient ; eux non plus n’avaient aucun bien matériel, même pas une voiture. Vers mes dix-sept ans, sa mère me coinçait dans la rue pour m’interdire de parler à son fils, m’intimait l’ordre de ne plus le voir et de le laisser tranquille.
Ils ont tout fait pour que nous arrêtions notre relation, même pendant les deux ans de son service militaire. De mes seize ans à mes dix-sept ans, nous avons tout fait pour cacher notre relation amoureuse à nos parents.
Pendant toute cette période de notre vie, et jusqu'à notre mariage – à vingt et un ans pour moi et vingt-deux ans pour mon biquet –, nous nous sommes écrits tous les jours, car nous ne nous voyions que le dimanche ; nous nous écrivions et nous cachions notre courrier derrière un poteau près de la gare. Je descendais du train, je prenais le courrier, et je reprenais le train suivant pour rentrer chez moi. Mon biquet lui aussi prenait le courrier en sortant du train et en rentrant chez lui. Ainsi, nous échangions tous les jours nos lettres, et nous nous sommes écrit tous les jours pendant trois ans, puis pendant les deux ans de son service militaire, entre 1961 et 1963, soit en tout cinq ans de courrier dans lequel, tous les jours, nous évoquions notre amour l’un pour l’autre. J’ai gardé toutes nos lettres, je les ai encore à ce jour.
Nous nous sommes mariés un mois après la fin de son service militaire, avec la bénédiction de mes parents mais contre la volonté des siens. Tout a été merveilleux pendant trois mois. Mais, suite à sa visite médicale d’embauche, mon biquet a appris qu’il avait contracté une pleurésie à cause d’une trop grande exposition au soleil en Algérie. Son père a eu la phrase suivante en me regardant : « C’est toi qui lui a refilé cette pleurésie. »
Hospitalisé en urgence, mon biquet est resté six mois à l’hôpital. De mon côté, alors que
j’allais le voir à l’hôpital, j’ai eu un accident en VéloSoleX. Résultat : fracture de la cheville, opération, dix jours dans un autre hôpital à 20 kilomètres et deux mois d’arrêt de travail.
Pendant deux mois, j’ai donc été voir mon biquet à l’hôpital avec mon plâtre, puis sans plâtre et en bus. À la sortie de l’hôpital, mon biquet avait une période de convalescence : ses parents voulaient qu’il parte à la montagne pendant six mois, et ils se sont mis en colère devant notre refus de nous séparer ; d’autant que mon biquet leur tenait tête…
Nous n’avions pas beaucoup de moyens pour vivre. Aussi, pendant sa convalescence, et par n’importe quel temps, mon biquet allait chercher en Solex des pièces détachées de bouchons qu’il assemblait ensuite à notre domicile.
Après cet épisode douloureux, mon biquet s’est rétabli.
Et puis je suis tombée enceinte, et nous avons eu notre première fille. Dès sa naissance, celle-ci était malade et ne mangeait pas. Elle paraissait très fragile et cela nous perturbait beaucoup. Cette situation impactait notre couple, sans parler du travail ; elle s’ajoutait aux soucis d’argent et aux problèmes de la vie courante. Nous allions de docteur en docteur, d’hôpital en hôpital, et cela a duré jusqu'à ce qu’elle atteigne l’âge de sept ans. Puis, nous avons eu notre deuxième fille qui ne nous a jamais posé de problème. La vie a suivi son cours, avec des hauts et des bas, comme pour tous les couples, ni plus ni moins.
Mais alors que nous arrivions à nos cinquante ans, tout a chaviré avec un conflit familial qui était sous-jacent depuis dix ans. Ce conflit a continué même après le décès de mon biquet. Heureusement, il nous a rapprochés pour l’éternité. Il ne nous a pas empêché de tenir la promesse que nous nous étions faite du vivant de mon mari : mener à bien notre succession. Nous devions tenir cette promesse, et le conflit n’a fait que nous renforcer ; il a augmenté cette force qui nous a permis de rester ensemble, même après la mort ! Notre chemin a été long et difficile, mais il nous fallait avancer, malgré les embûches, comme nous l’avions toujours fait !
MONBIQUETDELAU-DELÀ
Mon biquet est décédé le 8 décembre 2012 à la suite d’un cancer déclaré six mois plus tôt. Il s’est rendu compte qu’il partait, il m’a regardée, puis il a regardé ma fille Karine. Lorsque je lui ai dit qu’il devait rejoindre ma mère, j’ai vu partir la lumière qu’il avait dans les yeux et ses yeux se sont éteints. Je crois bien que c’est à cet instant précis que quelque chose de moi est partie avec lui. Mon âme ou mon esprit. Car c’est À partir de cet instant que tout a été différent pour moi, et que mes réactions ont changé dans beaucoup de domaines.
Je ne pensais qu’à une chose, et cela a toujours été ainsi : ne jamais être séparée de mon biquet. Il fallait qu’il reste toujours avec moi, c’était mon obsession. J’ai et j’aurais tout fait pour le garder près de moi, et nous avons eu cette chance d’avoir tous deux le même état d’esprit. Il nous était impossible de vivre sur terre ou dans l’au-delà séparés –dixitJoël, un médium.
Les premières semaines qui ont suivi son départ, j’étais tétanisée, perdue dans un autre monde, comme si je n’existais plus ou que plus rien n’existait.
Malheureusement, il est parti sans que nous puissions nous parler, nous dire au revoir, et combien nous nous aimions.
Et très vite, dès le 2 janvier 2013, les ennuis ont commencé. Il a fallu gérer plusieurs difficultés qui m’ont poussée à sortir de ma léthargie. Tout d’abord, la cheminée de l’appartement s’est effondrée, et en même temps, les caves ont été inondées par une rupture de canalisation dans notre rue. J’étais présidente du syndic, et ni les copropriétaires, ni le gestionnaire ne s’occupaient des travaux. Tout reposait sur ma personne. Ensuite, nous avions fait graver un dessin représentant notre camping-car sur le marbre de notre sépulture, mais le travail avait été bâclé, donc à refaire ! Enfin, il a fallu que je gère les diverses démarches administratives suite au décès de mon biquet, dont la succession. C’est pour ces raisons que le 2 janvier 2013, j’ai commencé à utiliser le pendule pour contacter mon biquet, comme je l’avais toujours fait pour entrer en contact avec ma défunte mère. Cela a fonctionné tout de suite : le pendule répondait avec précision à mes questions. J’appelais mon biquet avec sa photo et une bougie devant moi, et lorsque j’éteignais la bougie, je voyais l’esprit de mon biquet ; et plus les jours passaient, plus le pendule répondait. Par la force du mouvement, le pendule pouvait se retrouver complètement à l’horizontal, jusqu'à se casser et être projeté contre le mur devant ma fille et mes petits-enfants !
Ensuite, très rapidement, j’ai essayé l’écriture automatique : je posais des questions à mon biquet qui me répondait parouiounon. Pourouic’était un rond, pournonun trait, et pour dire nous deuxil faisait un 8.
Il m’exprimait sa pensée et ses sentiments par différentes façons de faire ses traits : il commençait un semblant d’écriture. Puis il a fait des cœurs et des fleurs. On s’entrainait tous les soirs, et je restais très longtemps avec lui pour nouer le contact, même si je n’obtenais que trois fois rien de sa part. Mais nous étions ensemble, et pour nous, c’était tout ce qui comptait. Nous nous étions retrouvés d’une façon ou d’une autre. C’était le plus important, il n’y avait pas à chercher plus loin. Pour nous c’était déjà énorme !
Puis un jour mes mains ont commencé às’exprimertoutes seules, poussées par une force extérieure. Elles me montraient des directions ou des éléments bien précis – par exemple, un objet que je cherchais –, ou elles applaudissaient !
Le 20 février 2013, mon biquet a commencé à écrire devant sa photo et une bougie, et j’ai commencé à comprendre ses messages. C’était d’abord le soir, car dans la journée, ce n’était pratiquement pas possible : mon crayon faisait juste de petits ronds et j’avais beaucoup de mal à relire ce qu’écrivait mon
biquet ! Je devais le laisser tranquille dans la journée. D’ailleurs, je n’arrivais pas à le contacter ; j’avais l’impression de le déranger Le 17 mars, j’ai vu une femme médium, et celle-ci m’a confirmé que j’avais bien mon mari avec moi, mais qu’il fallait que je le laisse partir. Alors j’ai pris un papier et un crayon et j’ai laissé mon biquet exprimer sa colère.
Il lui a dit, qu’elle ne comprenait rien, qu’il était hors de question de partir, et il tapait sur la table ou griffonnait de colère ; puis mon biquet m’a demandé de quitter la séance ! Toujours avec l’écriture…
Jusqu’au 27 mars 2013, j’ai contacté mon biquet avec le pendule, un verre, ou l’écriture.
Puis nos conversations ont commencé, et sont devenues de plus en plus claires et précises.
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