Des deux monuments à Montcalm, à Vestric-Candiac, France, et à Quebec, Canada, 1910-1911

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HC.B .0 ^^'-'^'K,. ŒUVRE MONUMENTSDEUXDES MONTCALM FRANCE,VESTRIC-CANDIAC,A CANADA^A QUEBEC,ET 1910-1911 ILLUSTRATIONS.:SOUVENIRS,.:NOTES, QUEBEC : "." Le Soleilde PublicationLa Cie 1911 o V/; .oVV \/At Monument érig-é à Vestric-Candiac, Gard, France Québec, CanadatMonument érigé à Les deux monuments à Montcalm patriotique qu'est dueC'est à une double pensée à la fois noble et monuments élevés simultanément à la gloire del'érection des deux dans le département du Gard, àMontcalm : l'un, en France, Montcalm est né et a vécuVestric-Candiac, à l'endroit même où ; doit bientôt avoir lieu avecl'autre, à Québec, dont l'inauguration marqué dévoilementdu premier,la même solennité que celle qui a le le 17 juillet 1910. revientL'honneur d'avoir eu l'idée de ces deux monuments à talent faire une œuvre d'unl'éminent artiste qui a consacré son à : M. Léopold Morice,puissant intérêt et d'une haute inspiration ''Montcalm,de Paris, qui, originaire de la région de avait appris " " unetout jeune à admirer cette belle de et dont desfigure " joies de sa vie est d'avoir eu la pensée d'exécufer en bronze celui qui " était non seulement un héros dans toute l'acception du mot, mais aussi " ** un compatriote illustre. Il eut la bonne fortune d'avoir comme architecte du piédestal des- tiné à faire ressortir son œuvre magistrale, un digne collaborateur : M. Paul Chabert, de Nîmes et comme promoteur de son projet, en ; la personne de M.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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HC.B
.0 ^^'-'^'K,.
ŒUVRE
MONUMENTSDEUXDES
MONTCALM
FRANCE,VESTRIC-CANDIAC,A
CANADA^A QUEBEC,ET
1910-1911
ILLUSTRATIONS.:SOUVENIRS,.:NOTES,
QUEBEC :
"." Le Soleilde PublicationLa Cie
1911o
V/; .oVV
\/AtMonument érig-é à Vestric-Candiac, Gard, FranceQuébec, CanadatMonument érigé àLes deux monuments à Montcalm
patriotique qu'est dueC'est à une double pensée à la fois noble et
monuments élevés simultanément à la gloire del'érection des deux
dans le département du Gard, àMontcalm : l'un, en France,
Montcalm est né et a vécuVestric-Candiac, à l'endroit même où ;
doit bientôt avoir lieu avecl'autre, à Québec, dont l'inauguration
marqué dévoilementdu premier,la même solennité que celle qui a le
le 17 juillet 1910.
revientL'honneur d'avoir eu l'idée de ces deux monuments à
talent faire une œuvre d'unl'éminent artiste qui a consacré son à
: M. Léopold Morice,puissant intérêt et d'une haute inspiration
''Montcalm,de Paris, qui, originaire de la région de avait appris
" " unetout jeune à admirer cette belle de et dont desfigure
" joies de sa vie est d'avoir eu la pensée d'exécufer en bronze celui qui
" était non seulement un héros dans toute l'acception du mot, mais aussi
"
** un compatriote illustre.
Il eut la bonne fortune d'avoir comme architecte du piédestal des-
tiné à faire ressortir son œuvre magistrale, un digne collaborateur :
M. Paul Chabert, de Nîmes et comme promoteur de son projet, en
;
la personne de M. Gaston Bouzanquet, citoyen influent et distingué
de Vauvert, un homme d'une rare énergie, d'une persévérance(1)
et d'un patriotisme dignes de toute louange. De ce moment, le
succès fut assuré. Grâce à son initiative intelligente et active, et au
" ",dévoué concours de l'association La Canadienne de Paris, des
comités se formèrent à Vauvert, à Paris et à Québec, qui rivalisèrent
de zèle dans la réalisation de cette noble entreprise.
Le but de cet ami enthousiaste du Canada français n'était pas
seulement de doter les deux pays que Montcalm a illustrés de sa
valeur d'un monument qui proclame et perpétue sa gloire, et de les
unir dans un même et solennel hommage au héros qui donna sa
vie au pays qu'on appelait jadis la Nouvelle France et qui repré-
"sente, comme le dit si bien le marquis de Ségur, un grand(2)
"souvenir de l'ancienne France", mais aussi de renouer des relations
intimes", trop longtemps interrompues par la force des événements
Localité dont Vestric-Candiac faisait autrefois partie, située près de Nîmes,(1)
dans le Sud de la France.
Silhouettes historiques : Montcalm.(2)—_4
du passé, entre deux pays unis autrefois par des liens très étroits :
celui glorieuse.le pays natal de Montcalm et de sa mort
accueillies même faveurQue ces deux pensées, avec la des deux
plus qu'encôtés de l'océan, n'aient pas été conçues tôt l'an 1907,
faut-il s'en étonner ?
que les soixante mille françaisSavait-on en France que LouisXV
de la Cession du Canadaavait abandonné lors à la Grande-Bretagne,
multipliés françaiss'étaient prodigieusement et étaient restés comme
en gardantpieusement et fidèlement leur foi, leur langue,auparavant
leurs traditions, tout en vivant sous la dominationleurs lois et
anglaise ?
bien encore que la gloire de Montcalm, loin de s'effacer,Savait-on
grandir avec le temps ; que son nom était uni-n'avait fait que —
vénéré dans les provinces anglaises et françaises duversellement
dans les Etats limitrophes de la Confédération améri-Canada, et
son souvenir et celui de exploits, jde ses vertuscaine ; que ses—
héroïques, étaient pour beaucoup dans l'accomplissement de ce
phénomène de la survivance de la race française au Canada qu'un
écrivain français illustre, M. Maurice Barrés, a de nosjours si juste-
""ment appelé le miracle canadien ?
Après la prise de Québec et de Montréal, n'avait-on pas affirmé,
au retour de l'armée, de la noblesse et des représentants de l'autorité
civile, que les nouveaux sujets du Roi Georges IIJ, dans la Nou-
velle-France deviendraient bientôt anglais ?.
"" Aux derniers défenseurs qu'un dernier brick emporte
" "disait, triste et sombre: Adieu, la France est morte !Tout
"" La France est morte au Canada! (1)
Et depuis, l'opinion ne s'était-elle pas formée, en France, que l'élé-
ment français était disparu ?y
Comment cette légende, allant sans cesse se fortifiant par la préoc-
cupation des esprits à la guerre de l'Indépendance américaine à
laquelle la France prit une part si active, et aux guerres delà
Révolution et de l'E-npire qui suivirent, pouvait-elle cesser de
s'accréditer ?
depuisPar nos journaux ? Plus de quarante ans s'étaient écoulés
important françaisela Cession, lorsque le premier journal de langue
1806.Le Canadien, paraissait à Québec, en
plus longtemps que lePar nos historiens ? Il avait encorey
Michel Bibaud, notre pre-Canada était séparé de la France, lorsque
son Histoire du Canadamier historien canadien publiait en 1845,
la Domination anglaise.sous
Deux Frances (iustave Zidler.(1) Les :

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