Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue française

De
DICTIONNAIRE RAISOXXK DES DIFFICULTÉS GRAMMATICALES ET LITTÉRAIRES DE LA LANGUE FRANÇAISE BRODARC— PAULTYPOGRAPHIECOULOMMIERS. DICTIONNAIRE RAIS0NN1-: DES DIFFICULTÉS GRAMMATICALES ET LITTÉRAIRES DE LA LANGUE FRANÇAISE .L-GII. LAVEAUX QUATRIÈME ÉDITION BEVUE d'après NOUVEAV DICTIONNAIRE DE l'aCADKUIEle ET LES TRAVAUX PHILOLOGIQUES LES PLUS RÉCENTS l'Ait CH. MARTY-LAVEAUX Ancien élève de l'École îles Charles OUVRAGE AUTORISE l'AR LK CONSEIL DE l'iNSTRUCTION PL'I1L1(.iUE PARIS HACHETTE ET G'"LIBRAIRIE BOULEVARD SAINT-GERUAIN, 7979, 1873 a o ÇTBR/ir^ 505287 AVERTISSEMENT SUR CETTE TROISIÈME ÉDITION, du Dictionnaire des difficultés grammati-Nous n'avons annoncé qu'une simple révision cales et littéraires^ de J. Ch. Laveaux. Nous ne pouvions, en effet, avoir l'intention de cor- serions heureux de pouvoir un jourriger les ouvrages d'un pliilologue distingué, que nous suivre de loin. Respectant général, sans cependant nous en tenir toujours aux opinionsson jugement en puisé sans scrupulequ'il a émises dans le Dictionnaire des difficultés, nous avons souvent plus conformes l'usage,dans ses derniers ouvrages soit des définitions plus claires et àS sujet-.soit des articles entiers se rapportant à notre maintenues constamment, elles ont toutes été con-Quant aux décisions que Laveaux a servées. lorsqu'elles ne sont pas conformes à celles de l'A-Mais une note avertit le lecteur cadémie. trouveNous avons même laissé subsister cet arrêt, souvent un peu trop absolu, qu'on ^.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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DICTIONNAIRE
RAISOXXK
DES DIFFICULTÉS
GRAMMATICALES ET LITTÉRAIRES
DE LA LANGUE FRANÇAISEBRODARC— PAULTYPOGRAPHIECOULOMMIERS.DICTIONNAIRE
RAIS0NN1-:
DES DIFFICULTÉS
GRAMMATICALES ET LITTÉRAIRES
DE LA LANGUE FRANÇAISE
.L-GII. LAVEAUX
QUATRIÈME ÉDITION
BEVUE d'après NOUVEAV DICTIONNAIRE DE l'aCADKUIEle
ET LES TRAVAUX PHILOLOGIQUES LES PLUS RÉCENTS
l'Ait
CH. MARTY-LAVEAUX
Ancien élève de l'École îles Charles
OUVRAGE AUTORISE
l'AR LK CONSEIL DE l'iNSTRUCTION PL'I1L1(.iUE
PARIS
HACHETTE ET G'"LIBRAIRIE
BOULEVARD SAINT-GERUAIN, 7979,
1873a
o
ÇTBR/ir^
505287AVERTISSEMENT
SUR CETTE TROISIÈME ÉDITION,
du Dictionnaire des difficultés grammati-Nous n'avons annoncé qu'une simple révision
cales et littéraires^ de J. Ch. Laveaux. Nous ne pouvions, en effet, avoir l'intention de cor-
serions heureux de pouvoir un jourriger les ouvrages d'un pliilologue distingué, que nous
suivre de loin.
Respectant général, sans cependant nous en tenir toujours aux opinionsson jugement en
puisé sans scrupulequ'il a émises dans le Dictionnaire des difficultés, nous avons souvent
plus conformes l'usage,dans ses derniers ouvrages soit des définitions plus claires et àS
sujet-.soit des articles entiers se rapportant à notre
maintenues constamment, elles ont toutes été con-Quant aux décisions que Laveaux a
servées. lorsqu'elles ne sont pas conformes à celles de l'A-Mais une note avertit le lecteur
cadémie.
trouveNous avons même laissé subsister cet arrêt, souvent un peu trop absolu, qu'on
^.nobledans un grand nombre d'articles : Ce mot n'est pas du style
Toutefois, jugées nécessaires.certaines suppressions ont été
Dans la seconde édition de son livre, Laveaux avait ajouté de longs articles de rhétorique,
ixtraits textuellement de VEncyclopédie, et qui n'avaient pas de liaison intime avec le reste
de également les jugements portés parl'ouvrage; il? ont disparu de celle-ci. Retranchant
Laveaux recueillis par Mercier dans son dictionnaire desur une foule de termes barbares
Néologie, nous nous sommes contenté de conserver les articles relatifs à des expressions,
1 Déterville Lefèvre, ?oI. in-4.,Ces outrages sont : le Nouveau dictionnaire de la langue Française, Paris, et 1820, 2
•:l le Dictionnaire «i/nonymiiiue de la langue Française, Paris, Alexis F.ymerj, 1826, 2 vol. in-8.
- Voyez, par exemple, l'article Genre,
3 correctif, ce morceau plein deAu lieu <îe le modifier dans chaque passage, nous nous contenterons de citer ici, comme nc-
iirjlion de justesse que nous trouTons dans un discours de M. Patin, et où l'emploi légitime des termes familiers noL<et
parait parfaitement distingué de l'abus qu'on eu a fait :
l'équivalent, devaient, à la longue, énerver et appauvrir lea Cet abandon du mot propre, ce recours à la circonlocution, à
« style, le rendre vague, froid, tendu, monotone. C'est qui est arrive, et ce dont on s'est senti trèî-fatigué, lorsqoeaprè» deuxce
en rcl'chant la rigueur de-"« siècles de fécondité littéraire a commencé l'épuisement; c'est à quoi on a tâché de remédier
• rèirles prohibitives.
qui,a II avait une aristocratie de style, fière, dédaigneuse, qui avait toujours clé s'épnrani, se resserrant, mais à la Ga,y
avait jusque-Ii repoussés. Celle• pour se recruter, fut bien obligée d'ouvrir ses rangs aux mots plébéiens, roturiers, qu'elle
une irrup-procéda par des anoblissements partiels; ensuite ce fut« révolution se Gt peu à peu, avec gradation. D'abord on y
démocratie des mots. A la fin du« tion, une conquête violente, une prise de possession turbulente et déréglée de la part de la
en avait hasardé• repris les mots techniques proscrits par Bulfon. J.-J. RousseauXVIIIe siècle, quelques écrivains avaient
qu'ils contribuèrent à animer« plusieurs Bernardin de Saint-Pierre les avait prodigués dans ses belles descriptions de la nature
;
comprit de quel avan-« propres, ce fut le tour des mots familiers. Onpar leur nouveauté. Après les mots techniques, les mots
fortdétendu. On les employa d'abord avec un art« lage ils pouvaient être pour détendre le style, qui avait grand besoin d'être
trop particnlière-leur choisissait une place où ils n'allirassenl« discret.On les prenait parmi les plus voisins du haut style ; on
relevait par un entourage distingué...« ment ni l'oreille, ni l'effort de la voix, ni l'attention de l'esprit ; on lesl'œil, ni
bas^e de notre vocabulaire, eiautrement. On puisa dans la partie la plus« Bientôt on fît différemment et même tout
et déchirée,lumière à notre vieille pourpre usée« ces mots, étonnés de leur subite élévation, on les mit le plus possible en ;
plaisirinfaillible, qui dut passer pour daobtint ainsi nn effet de surprise« on n'eut pas honte de coudre des haillons, et l'on
moderne, ISS-lSO.j[Uélanget dt littérature ancienne etc et de l'admiration de tousceux que cela ne révoltait pas. » pauprèsIf AVERTISSEMENT.
nouvelles alurs, mais qui ont [tassé dans Pusa^'e, un (ju'un patronage illustre aurait dû,
poiit-f'tre, faire adopter. Enfin un nombre d'erreurs signalées par Laveaux dans lef;rand
Dictionnaire de l'Académie et la Grammaire des Grammaires ayant été corrigées dans les
supprimer desdernières éditions de ces deux ouvrages, nous nous sommes cru obligé de
observations critiques aujourd'hui sans objet.
Ces rctranclienienls, et le choix d'une disposition typographique plus favorable, ont per-
mis de réduire volinne cependant quelques additions deve-l'ouvrage à un seul et d'y faire
nues indispensables. Nous avons ajouté beaucoup de citations tirées des auteurs classiques,
excellentet en particulier du texte des Pensées de Pascal, publié par M. Cousin dans son
rapport à '. si noble plaisir à diriger les jeunes gens dansl'Académie M. Egger, qui trouve un
leurs travaux, a bien voulu nous fournir plusieurs exemples fort curieux qu'il avait recueil-
*lis dans dont il nous a per-ses lectures; il a même joint quelques remarques inéditesy
mis de faire heureux de trouver ici l'occasion de lui témoigner notreusage. Nous sommes
reconnaissance.
De fréquents emprunts ont été faits aux spirituels ouvrages de Charles Nodier et aux ex-
cellentes des Gram-notes dont M. Lemaire a enrichi sa nouvelle édition de la Grammaire
maires; nous ce travail, en l'analy-avons mieux aimé les citer textuellement que d'ôter à
s.mt, l'autorité du nom de son auteur.
Enlin quelques améliorations matérielles ont été introduites dans celte édition. Les mots
que l'Académie n'admet cela s'estpas sont précédés d'un astérisque, et, toutes les fois quey
pu, le nom d'auteur, placé par Laveaux au-dessous de citation, été suivi de l'indi-chaque a
cation précise de l'ouvrage, et du numéro de la page pour les prosateurs, du vers pour les
poêles. Nous espérons avoir c'est endonné ainsi plus d'autorité au travail de Laveaux; car
rendant facile à tous la vériûcation des exemples que le grammairien se place réellement
sous la sauvegarde de tous les écrivains éminents dont il cite les ouvrages.
1 traviil, dont publication • t\iNoire 11 retardée par des cirooniUncas indépendante! de notre volonté, était déjà ter-
miné, loriqoe M. Fuigère a donné ion édition det fra^tntj de Pascal. 'Sont regrettons de n'avoir pn profiter de ce travail
important.
* Vojei, daiu rarticU B, l«i cbttmtieiu lar !'« moet.
Ca. Mart¥ LAVEAUX.

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