Grammaire des langues romanes

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GRAMMAIRE DES LANGUES ROMANES GRAMMAIRE LANGUES ROMANES FREDERIC DIEZ TROISIÈME ÉDITION REFONDUE ET AUGMENTÉE TOME TROISIÈME TRADUU| PAR Alfred MOREL-FATIO Gaston PARISet PARIS F. VIEWEG, LIBRAIRE-ÉDITEUR LIBRAIRIE A. FRANCK RUE RICHELIEU, 67 1876 fi LIVRE IV. SYNTAXE La syntaxe enseigne à grouper pour leur faire exprimer une parties discours quiidée, c'est-à-dire en une proposition, les du l'étude étymologique ont été considérées au point de vue dedans la forme et de la flexion. Elle doit avoir égard non-seulement aux principes qui règlent en général l'assemblage des parties entre elles, mais aussi à l'emploi des mots individuelsdu discours qui appartiennent à Tune ou à l'autre. La proposition est simple ou multiple (composée); cette distinction, qui a sa raison d'être langues arrivéesdans la nature des à un certain degré de déve- loppement, doit être observée aussi dans cette étude : la pre- mière partie traitera donc de la proposition simple, la seconde règles lade la proposition composée. Les concernant place que doivent occuper les mots dans la proposition ou l'ordre dans lequel doivent se succéder les diverses propositions pourraient être indiquées occasionnellement parties,dans ces deux mais une étude à part de cette question ne présente seulement des avan-pas tages pratiques, elle fait mieux apprécier un trait caractéristique important des nouvelles langues.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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GRAMMAIRE
DES LANGUES ROMANESGRAMMAIRE
LANGUES ROMANES
FREDERIC DIEZ
TROISIÈME ÉDITION REFONDUE ET AUGMENTÉE
TOME TROISIÈME
TRADUU| PAR
Alfred MOREL-FATIO Gaston PARISet
PARIS
F. VIEWEG, LIBRAIRE-ÉDITEUR
LIBRAIRIE A. FRANCK
RUE RICHELIEU, 67
1876fiLIVRE IV.
SYNTAXE
La syntaxe enseigne à grouper pour leur faire exprimer une
parties discours quiidée, c'est-à-dire en une proposition, les du
l'étude étymologique ont été considérées au point de vue dedans
la forme et de la flexion. Elle doit avoir égard non-seulement
aux principes qui règlent en général l'assemblage des parties
entre elles, mais aussi à l'emploi des mots individuelsdu discours
qui appartiennent à Tune ou à l'autre. La proposition est simple
ou multiple (composée); cette distinction, qui a sa raison d'être
langues arrivéesdans la nature des à un certain degré de déve-
loppement, doit être observée aussi dans cette étude : la pre-
mière partie traitera donc de la proposition simple, la seconde
règles lade la proposition composée. Les concernant place que
doivent occuper les mots dans la proposition ou l'ordre dans
lequel doivent se succéder les diverses propositions pourraient
être indiquées occasionnellement parties,dans ces deux mais une
étude à part de cette question ne présente seulement des avan-pas
tages pratiques, elle fait mieux apprécier un trait caractéristique
important des nouvelles langues. 11 ne semble pas moins raison-
nable de consacrer une spéciale la méthode de négationsection à
romane, essentiellement différente de l'ancienne méthode et moins
simple. L'ensemble de la syntaxeromane se divise donc en quatre
sections.
01£Z III 4PREMIERE SECTION.
PROPOSITION SIMPLE.
CHAPITRE PREMIER.
Substantif et adjectif.
Le rapport du genre roman au genre latin étant inséparable
la déclinaisonde a déjà été exposé au livre de la flexion : bien
qu'il ait des exceptions, le masculin roman correspond d'habi-y
tude au masculin ou au neutre latin, le féminin au féminin ;
même les mots qui ont été empruntés aux langues germaniques
conservent pour la plupart fidèlement leur genre (t. II, 14-22).
Au point de vue de l'influence exercée le senspar le roman se
comporte aussi comme la langue mère mais la terminaison;
a acquis une certaine influence. Les noms communs en a
(fr. e), par exemple, désignentqui une personne masculine sont
en général aussi masculins, mais beaucoup de mots nouveaux
comme guida, spia, sentinella se rangent dans presque tous
les domaines au genre féminin , et même les mots transmis par la
langue mère comme propheta et papa sont quelquefois traités
comme féminins en provençal et en vieux français, singularité
que la terminaison seule peut avoir causée (t. II, 14 ss.).p.
Dans d'autres cas on a accommodé la terminaison au genre :
socrus devient en esp. prov. en sogra, en val.suegra, port,
soacre\ nurus, ital. nuora, esp. nuera, port. prov. nora,
V. nore, val.franc, nore. Les noms géographiques se sont en
général réglés sur la terminaison. En ont le genreeffet ceux en a
féminin, les autres ont le genre masculin à ces derniers appar-;
tiennent ital. Messico, Perù, Napoli, Parigi (aussi féminin),
Tamigi, Tevere, esp. Japon, Ferrol, Rôdano,Guadcdquivir,
port, aussi Garumna, Guadiana, Sequana, franc. Portugal,
Piémont, Danemark, Canada, Brésil, Paris, Lyon, Rhône,
Danube, Elbe. Les noms des mois et des jours de la semaine
sont masculins, ces derniers ne sont féminins qu'en valaque ;
les noms des vents, saufceux qui se terminent en a, sont égale-

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