Histoire des avocats au Parlement de Paris, 1300-1600

De
/i HISTOIRE AVOCATSDES PARISAU PARLEMENT DE — 16001300 L'aiifcur et les éditeurs déclarent réserver leurs droils de traduction et de reproduction à rétranjjer. Ce volume été déposé au ministère l'itilérieur (section de laa de librairie) en octobre 1885. PAUIS. TVPOGRAl'HiK K. l'LO.V, .\OLRRIT ET 0'% HUE CAmVClKP.H, S. HISTOIRE DES AVOCATS AU PARLEMENT DE PARIS 1300 — IGOO R. DELACHEMAL A\CIEN ÉLKVE DE L'ECOLE DES CHARTES PARIS LIBRAIHIK PLON K. PLOM, NOURRIT et (,' IMPRIMiaRS-ÉDITEURS , RUE « A R A K C I I : U T. , 1 1885 Tous droits réserves 'r 15 Q> .v - Pertz, Leges, t. I, 133 (Capitul. de Thionville, de t De cla-p. 805). matoribus vet causedicis, qui nec juditium scabinorum adquiescere nec blasfcmare volunt, antiqua consueludo ul in cuslodiascrvetur, id est recludantur, donec uniim e diiobus futiant. Kt si ad palatiiini pro liac re postea reclatnaverint, necet littcras di-tidierint, non (jiiidein eis credadir, tanien in carcere ponantur; sed cum custodia et ciim ipsis lilteris |)a- riter ad palatiiini di^uiininostriun remittantur, et ibi discutiantnr, sicut est. I VI INTRODUCTION. n'a diminue. L'élablissement du régime féodal ayant eu pour conséquence le morcellement de Ions les pouvoirs, et le suzerain ayant l'obligation de juger son vassal, chaque seigneur doit tenir sa cour de justice.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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/iHISTOIRE
AVOCATSDES
PARISAU PARLEMENT DE
— 16001300L'aiifcur et les éditeurs déclarent réserver leurs droils de traduction et
de reproduction à rétranjjer.
Ce volume été déposé au ministère l'itilérieur (section de laa de
librairie) en octobre 1885.
PAUIS. TVPOGRAl'HiK K. l'LO.V, .\OLRRIT ET 0'% HUE CAmVClKP.H, S.HISTOIRE
DES AVOCATS
AU PARLEMENT DE PARIS
1300 — IGOO
R. DELACHEMAL
A\CIEN ÉLKVE DE L'ECOLE DES CHARTES
PARIS
LIBRAIHIK PLON
K. PLOM, NOURRIT et (,' IMPRIMiaRS-ÉDITEURS
,
RUE « A R A K C I I : U T. , 1
1885
Tous droits réserves'r
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xOS804'^INTRODUCTION
La couquête romaine avait mis uu frein à l'humeur
belliqueuse des Gaulois, mais elle ne leur avait pas inter-
dit les luttes de la parole, qu'ils semblent avoir aimées
à l'égal de la guerre et où ils pouvaient\ déployer
librement ce génie oratoire que Mieiielet a appelé le vrai
^.génie de la France Promptement familiarisés avec la
langue latine et avec les lois nouvelles qui les régis-
saient, ils ne tardèrent pas à faire preuve d'un goût natu-
rel pour l'éloquence du barreau. Un siècle après la con-
quête, les avocats gaulois avaient déjà acquis à Rome
même une notoriété ', que quelques-uns d'entre eux,
s'il faut accepter le jugement de Tacite, devaient à
1 connaît le mot altribuc i\ Catou : • Plcraqiic (îallia iliiasOn rcs intliis-
Iriosissimo coiise(iuilur : rem tnililarem et argnte loqui. » (Il/sf. liltcr.
de la France, t, l, 7.) Saint Jôrômo a lait, en d'autres termes, lap,
renianjuc : « Sola Gallia non liabnit monsira, xedmême riris souper
fortibus et eloquentissimis ahuidarit. i {Op- cit., t. I, 70.)p.
2 Paris, in-12,Histoire de France. 1881, t. I, p. 138. I/idéc (prin-
(lique Miclielel a clé développée dans une dissertalion latine, imprimée ù
l!onn en 1848, et (pii a ponr titre : De Gallorinn oratorio inijcnio, rlie-
rhetoricœ Romanorum tcmpore scliolis srripsittoribus et C. Monnard.
3"UonncT, 1848. {liibl. de l'Ecole des Chartes, série, t. I, p. 77.)
' France, t.Histoire littéraire de la I, p. 70.n IX^TRODI CTIOX'.
leur lalciil, j)lulùl qu'à leur cara("l«"'n' '. Pcndaiil lout«
la durée de l'Empire, la rhétorique fut enseignée avec
villesr(']al à Lyon, à Bordeaux, et dans les principales
^. écoles,de la Gaule Telle était la renommée de ces
bretons venaientqu'au témoifpiage de Juvénal, les avocats
chercher des maîtres :y
»" Gallia eausidicos docuitfacunda Brilaimos^.
L'invasion des Barbares ne détruisit qu'à la longue
l'œuvre des premiers conquérants. L'organisation judi-
ciaire qu'ils avaient créée fut même respectée pendant
quelque tenq)s, les Gallo-Romains ayant continué à être
romaine, qui constituait leur statutjugés d'après la loi
''.j)ersonnel Il eut donc des avocats tant que persistay
l'usage de l'ancienne procédure, dans laquelle leur rôle
et leurs attributions avaient été nettement définis. On
' » .^fer oratorumAnnales, IV, 52 : primoribiis additus... mox capes-
accusalionibiis, aut rcos tutando, prosperiore eloquentiœ qitamsendis
tnoriim fuît . nfama
- littéraire, 1. I, 133-134.Histoire p.
^ — Juvénal, citéSatires, xv, 3. Ce vers de bien des fois, et
les histoires des avocats, était devenu classiquenotamment dans toutes
fm du moyen âge. Voici ce qu'on lit dans un plaidoyer, d;i 22 dé-dès la
exception prononcé en latin, etcembre 1500, qui fut par dans lequel se
un pompeux éloge de la langue française : i Quo fit ut ipsetrouve
latinorumsermo gallicus tersus cultusquc, ac cciani poctarum testinioiiio
testatur Juvenalis dicens :facundus sit. Id
Gallia caasidicos dncuit facanda BritaDDOs.
advocato conquerenti respondet :Et alibi cuidam
qaœris imponere linguic. »Accipiat te Gallia, si mercedeni
du Parlement de Paris,(Arch. nat.. Registres X''^ 4842, f" 46.)
* Capitularia franc, t. 28 (ConstitutionBaluze, regum 1, p. générale
inQotaire I*^"", de 560?) : « Jubemus ut omnibus causis auliqui jnrisde

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