La vraie source du mal ou Encore la question de l'Université Laval [microforme]

De
LA V MALDUSOURCEVRAIE DECiUESTIONLAENCOREou LAVAL.L'UNIVERSITE HISTORIQUEPitÉCISl DUCLOS.R. P.PAU principeqUl'.stion deIl LAFLEUR.PAR THÉO. édi»#nrs.CRUOHET,DUCLOS & 'MONTREAL. 1884 t- ?.. , 1 LAVAL. f * Précis histoi'ique !»1 É i: f S03SI IS^A.TÏ3PITBL. Le voyageur qui traverse notre grand fleuve, ^ à l'endroit où la pointe Le'vis serre ses eaux le long vieille capi- . des quais vermoulus de notre ^ ^'^'i Ue,est frappé par le spectacb de deux, cou,- fttyjûctions gigantesques» qui se dressent, comme fortere.sse«, ks bauieurs de hoa fierL lieux »ur romoT'toire. au sud-oues^, à trois ceiits pieds ; les pierisue haut, sur des rochers escarpes, dont haignent les St. Laurent, il con-dans eaux du temple avec un sentiment mêlé de surprise et d'admiration, des terrassements, des tranchées,- murs percés derrière les-des de meurtrières, (jUels il devine les bouches de canons menaçants : constructions monumentales d'un autre âge, qui vous transportent deux siècles en arrière, aux temps où les moindres comme les plus graves questions se réglaient à la lumière des feux de poudre auet grondement du canon. Sur le plateau le plus élevé, des obus, de monstrueux canons accroupis rur leur monturejettent un re- gard de défi ou de protection aux nombreux navires et aux frégates qui mouillent dans la rade : c'est la citadelle de Québec, le Gibraltar de l'Amérique Septentrionale.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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LA
V
MALDUSOURCEVRAIE
DECiUESTIONLAENCOREou
LAVAL.L'UNIVERSITE
HISTORIQUEPitÉCISl
DUCLOS.R. P.PAU
principeqUl'.stion deIl
LAFLEUR.PAR THÉO.
édi»#nrs.CRUOHET,DUCLOS &
'MONTREAL.
1884t-
?..,
1
LAVAL.
f
*
Précis histoi'ique
!»1
É
i:
f
S03SI IS^A.TÏ3PITBL.
Le voyageur qui traverse notre grand fleuve,
^ à l'endroit où la pointe Le'vis serre ses eaux le
long vieille capi-
. des quais vermoulus de notre
^ ^'^'i Ue,est frappé par le spectacb de deux, cou,-
fttyjûctions gigantesques» qui se dressent, comme
fortere.sse«, ks bauieurs de hoa fierL lieux »ur
romoT'toire. au sud-oues^, à trois ceiits pieds
;
les pierisue haut, sur des rochers escarpes, dont
haignent les St. Laurent, il con-dans eaux du
temple avec un sentiment mêlé de surprise
et d'admiration, des terrassements, des tranchées,-
murs percés derrière les-des de meurtrières,
(jUels il devine les bouches de canons menaçants :
constructions monumentales d'un autre âge, qui
vous transportent deux siècles en arrière, aux
temps où les moindres comme les plus gravesquestions se réglaient à la lumière des feux de
poudre auet grondement du canon. Sur le
plateau le plus élevé, des obus, de monstrueux
canons accroupis rur leur monturejettent un re-
gard de défi ou de protection aux nombreux
navires et aux frégates qui mouillent dans la
rade : c'est la citadelle de Québec, le Gibraltar
de l'Amérique Septentrionale.
Au Nord-Est, une autre construction de date
plus récente, mais" de dimensions imposantes,
entourée d'un grand nombre de dépendances et
bâtiments aussi très respectables : c'est l'univer-
sité Laval, dont le clocher mince, mais élancé,
domine la ville entière, sur laquelle elle en pro-
jette les ombres.
Si ce militaire l'air martial,à qui monte la
•garde sur nos remparts, et ce commandant à
cheval n'ont plus rien de redoutable et^"i le;
canon n'épouvante plus personne, il n'en est pas
ainsi de cet homme l'airà doux et humble, vêtu
d'une longue robe noire. Du dôme de l'Univer-
sité, il contempla la ville à ses pieds au loin,;
les vert3s campagnes; il voit le citoyen et Vha-
hitant s'incliner au son de sa voix.
Quoique de récente fondation, l'Université
possède déjà un matériel qui rivalise avec celui
d'institutions plus âgées du pays. Ses salles
d'histoire naturelle, où l'on trouve juxtaposés la
momie égyptienne et le crâne des rois indigènes,minéralc^iques, unenombreux échantillonsde
de nos bois »mi entrentbien complètecollection
exportations,part dans nospour une si grande
les laboratoires dede physique,les cabinets
où l'on remarque,galeries de tableauxchimie, les
plusdans un pays né d'hier,naturellementbien
celaque d'originaux toutreproductions ;de
le public et d'ungrand intérêt pourest d'un
jeune homme qni va s'ysecours pour legrand
Maislutte de l'âge mûr.à la grandepréparer
attention, c'estdigne de notrequi est plusce
serait, en juger parbibliothèque qui àbien la
rayons,le nombre de sesl'étendue de ses salles et
plus complètesriches, sinon desl'une des plus
au Canada.que nous ayons
pas insinuer par làvoudrais pourtantJe ne
choix desétroite dans lela direction soitque
bibliothè-entrer dans unema^^^'ères qui doivent
remarqué plusieursJ'y aique universitaire.
faire frémir d'horreurqui doiventouvrages
voisins. Entre autres l'Institu-silencieuxleurs
respect etmais sans doute partion de Calvin ;
direction tientesprit conservateur, lapar un
dignes objets de leuret sous verres cessous clef
vénération.
dansles salles de réception,Ajoutez à cela
fondateurs, etles tableaux deTune desquelles
coffret en ar-au centre, un richesur une table,
papale, ou insti-solide, contenant la bullegent4
de l'université; les diversescanoniquetutioa
destinées aux différentes facultés enfinsalles ;
salle de convocation où chaque annéela vaste
futures illustrationscouronnées les natio-sont
aurez une assez juste idée duet vous ma-nales,
l'Université.tériel de
cette immense agglomération de salles,Toute
et grandes, de salons et de corridors de-petites
fonctionnement. Ehvraient suffire à son bien,
bien profond dans le roc, pournon, on a creu&é
les solides assises d'une aussi importanteposery
Et je me suis souvent demandéinstitution.
cléricaux, qu'ilspourquoi ces établissements
Italie, Espagne ou au Canada,soient en en
ces vastes souterrains. Ci ites, cestiennent à
riende science, de lumière n'auraient àfoyers
cacher,
Espagne et en Italie, ilsJe comprends qu'en
utilité. Il fallait bien quelqueaient eu leur
foipour ramener à la catholiquetrou sombre
cacher les instrumentsprotestante etl'hérésie
reconversion, selon l'occurence.conversion, oude
on conservé l'habitude tradition-A Québec a
profondes caves, non dans le mêmenelle des
destinenon ! on dit que la direction cesbut, oh
usage plus pratique; ellesouterrains à unvastes
l'usage pour lequel ellesconserve à ses caves
construites. La conservationsont firénéralement
importés et de tant de choses succu-de fruitso
et dont lesproduit. pa.<pays neque lelentes
adit nu'^me qu'ilbesoin onPP. ont ; yvénérables
des co-bons vins etde trèsvieux etde trèslà
pour les casde mousse...couvertstoutgnacs...
cerveaux épui-remonter lespourmaladie etde
études !fortespar lessés'
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i . .
f
S-A. F03sri:>A.Tioisr.
L'université Laval fut fondée en 1852. Sa
formation est due à la conception hardie d'un
catholique deplan qui devait assurer à l'Eglise
prépondérance aussi incontes-la Province une
table qu'elle est incontestée.
Le grand séminaire de Québec, depuis sa fon-
missiondation en 1663, s'était contenté de sa
: parmi ses étudiantstoute spirituelle Choisir
les mieux doués, et surtout les plus riches, pour
en faire des prêtres habiles à calmer les con-
sciences troublées... à revendiquer les intérêts
FEorlise C'était cer-de et à collecter les dîmes.
tes une mission bien digne du Séminaire il eût;
pu même se contenter à moins mais il en est;
veutde l'influence comme de l'or: qui en a, en
comprit l'avan-avoir davanta;^e. Le supérieur
tage qui résulterait pour son église, s'il pou-en
vait confier à ses élèves, non-seulement la cure
d'âme, mais encore l'administration de la jus*
l'hu-tice et le soin des souffrances physiques de
manité. hardie.—L'exé-L'idée était lumineuse,•cution en était facile.— Tout le matériel était
trouve, les bâtiments pouvaient servir, en atten-
^ dant mieux. Les professeurs es-sciences et ès-
lettres étaient là- Les professeurs en théologie
' étaient au complet. Adjoignons-nous, se dit-on,
quelques avocats de talent, quelques raéJecins
habiles, mais dociles. En un mot, formons deux
facultés nouvelles et nous aurons notre Univer-
sité. aussitôtCe pouvait être fait que conçu.
le grand séminaire, changer deEt sans person-
nel, avec une insignifiante addition, fut trans-
; formé en université à laquelle on donna le nom
du premier évêque de Québec, Monseigneur de
Laval.
A côté de l'idée purement dénorainationelle,
qui lettre de
, ressort clairement d'une l'évêque
Bourget sa grandeur l'archevêque de Québec,à
en date de mars 1851, il serait injuste de ne pas
. voir, chez les promoteurs de l'institution, le désir
louable d'élever le niveau des études detrès et
fournir à la jeunesse canadienne les moyens de
mieux se préparer à l'exercice de leurs diverses
vocations. Depuis longtemps l'évêque de Mont-
réal songeait à la formation d'une université
(inprovinciale, tota nostrâ provincia).
serait-il pas temps, lui dit-il,"Ne de prendre
les devants et de nous faire constituer légale-
ment les maîtres de l'enseignement public.^
quelle force nous aurions dans une pareille ins-8
après que noustitution, en aurions obtenu la
!" 'sanction pontificale ,
titre d'universitéMais ce i)rovinciale pouvait
devenir un obstacle à l'obtention de la charte
;
on était au temps où l'université catholique de
Dublin essayait en vain d'obtenir une existence
légale. craindreOn pouvait l'ëchec d'un plan
qui aurait pris de trop grandes proportions.
D'un autre côté on craignait l'instabilité d'une
charte gouvernement provincialaccordée par un
où les catholiques sont en minorité; peut-être
craignait-on, quoique bien à tort, de susciter des
craintes dans les universités protestantes du
Canada rappelait qu'en Belgique, payson se;
catholique, les évêques avaient dû se désister de
leur tentative de faire incorporer leur université
de Louvain.
Pour éviter ces deux écueils, en mai 1852,
l'archevêque écrivait à Lord Elgin, gouverneur
"général : Les directeurs du séminaire de Qué-
bec, comprenant toute l'importance de la mission
qui leur est confiée, se proposent de demander à
charte qui accorde leurla reine une à établisse-
les privilègesment les avantages et d'une uni-
versité mais ils ne voudraient faire cette dé-;
auraient la certitudemarche qu'autant qu'ils
qu'elle rencontrerait l'approbation de v©tre Ex-
cellence."
. . ., . .

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