Le mouvement littéraire; petit chronique des lettres, 1904-1912

De
littéraireLe Mouvement 1909 DU MÊME AUTEUR —Le Mouvement littéraire 1904. Préface de M. Paul Hervieu, de l'Académie française. —Le Mouvement littéraire 1905. Préface de M. Henry Roujon, Secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts. —Le Mouvement littéraire 1906. Préface de M. Jules Claretie, de l'Académie française. —Le Mouvement littéraire 1907. —Le Mouvement littéraire 1908. Préface de M. Anatole France, de l'Académie française. Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour lestous pays, compris la Suède, la Norvège, la Hollande et le Danemarky S'adresser, pour traiter, à la Librairie Paul Ollendorff, 50, Chaussée d'Anlin, Paris. PH.-EMMANUEL GLASER MouvementLe Littéraire (petite chronique des lettres) -- 1909 Préface de M.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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littéraireLe Mouvement
1909DU MÊME AUTEUR
—Le Mouvement littéraire 1904.
Préface de M. Paul Hervieu, de l'Académie française.
—Le Mouvement littéraire 1905.
Préface de M. Henry Roujon, Secrétaire perpétuel de
l'Académie des Beaux-Arts.
—Le Mouvement littéraire 1906.
Préface de M. Jules Claretie, de l'Académie française.
—Le Mouvement littéraire 1907.
—Le Mouvement littéraire 1908.
Préface de M. Anatole France, de l'Académie française.
Tous droits de reproduction et de traduction réservés
pour lestous pays,
compris la Suède, la Norvège, la Hollande et le Danemarky
S'adresser, pour traiter, à la Librairie Paul Ollendorff,
50, Chaussée d'Anlin, Paris.PH.-EMMANUEL GLASER
MouvementLe
Littéraire
(petite chronique des lettres)
-- 1909
Préface de M. Marcel de l'Académie FrançaisePRÉVOST,
PARIS
rÉ D'ÉDITIONS LITTÉRAIRES ET ARTISTIQUES
Librairie Paul Ollcndorff
)O CHAUSSÉE d'aNTIN, 5 O3
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exemplaires sur papier du Japon.5
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a
esPRÉFACE
sentencieux qui a proclamé la fa-Le poète
cilité de la critique par rapport à la difficulté
l'art rendu un bien mauvais service àde a
la critique, et cela sans qu'ill'art et à eûty
Il proférait un paisible truisme :de sa faute.
malaisé mettre sur pied unequ'il est de œu-
vre même médiocre, tandis que rien n'est
plus aisé que de dire, même d'une œuvre
excellente : « Cela ne vaut rien ! » On a tra-
duit son vers par une hardie contre-vérité,
: « que d'exprimer un parfaitjugementsavoir
œuvre est plus facile que ded'art sur une
créer parfaite œuvre d'art. » Contre-vé-uneVI PRÉFACE
rite, et absurdité. Un parfait jugement d'art,
parfaitement exprimé, est une parfaite œu-
vre d'art : il a donc équivalence de méritey
artistique entre le créateur et le critique.
Mais, psychologiquement, il est beaucoup
plus difficile d'être, à valeur artistique égale,
un bon critique qu'un bon poète, ou un bon
romancier, ou un bon dramaturge.
Pourquoi?
Parce que le caractère d'un poète, d'un
dramaturgeou d'un romancier, qui certes in-
flue sur la valeur morale de son œuvre, n'est
presque en aucun cas un élément de sa va-
leur artistique. Atrabilaire, envieux, querel-
leur, l'auteur doué utilise dans son œuvre
jusqu'à ses défauts, jusqu'à ses vices. Il ay
des œuvres méchantes qui sont des œuvres
d'artiste, au sens où Flaubert l'entendait. On
fréquente avec plaisir et avec profit li-des
vres dont on ne saluerait pas les auteurs.
D'un confrère méprisé, on peut goûter le ta-
lent.
Il n'en va pas de même pour le critique.
Ses vices de cœur ne l'empêcheront pas de

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