Les moralistes populaires de l'Islam. [Tome] 1. Les gnomes de Sidi Abd er-Rahman el-Medjedoub

De
LES GNOMES SIDI ABD ER-RAHMAN EL-MEDJEDOUB AX3ERS, IMPRIMERIE ORIENTALE HE A. BLRDIN ET c'", RUE GARMER, 4. COMTE HENRY DE CASTRIES LES MORMISTES POPlIAIIiES DE L'ISlill LES GÎSOMES DE SlDl ABD ER-RAHMAiN EL-MEDJEDOUR « Ils ont cette notable commoililc pour mon humeur, la scienceque que j'y cherche est traictée ày pièces descousues, qui ne de- mandent pas l'obligation d'un long travail, de quoy ie suis incapable.» (Montaigne, Essais, Livre 11.) PARIS KRNEST LEKOLX, ÉDITEUR 2828, RUE BONAPARTE, I89G PJ 0!I52'^2 INTRODUCTION Quand j'aiTÎvai pour la première fois en Algérie, il y vingt ans, j'avais lu avec avidité les livres et les bro-a chures traitant desmœurs et des usag-es des Arabes/dans l'espoir d'y trouver la psychologie de cet esprit sémi- que je savais si fermé fut avectique à l'Européen. Ce une désillusion profonde que je constatai leur insuffi- sance. faitParmi ces publications nombreuses, on a à quel- un mérite de leur forme humoristiqueques-unes qui, ù elle seule, me paraît un non-sens. Les usages et les mœurs si variés de l'humanité sont rarement extrava- gants; leur apparence étrange est due presque toujours deà l'ignorance celui qui les observe et telle de ses habi- tudes paraît pour le moins aussi singulière à l'indigène qui le dévisage. Les expressions légères et plaisantes en celte matière sont donc presque toujours rindice d'uiu' bornée et superficielle.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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LES GNOMES
SIDI ABD ER-RAHMAN EL-MEDJEDOUBAX3ERS, IMPRIMERIE ORIENTALE HE A. BLRDIN ET c'", RUE GARMER, 4.COMTE HENRY DE CASTRIES
LES MORMISTES POPlIAIIiES DE L'ISlill
LES GÎSOMES
DE
SlDl ABD ER-RAHMAiN EL-MEDJEDOUR
« Ils ont cette notable commoililc
pour mon humeur, la scienceque
que j'y cherche est traictée ày
pièces descousues, qui ne de-
mandent pas l'obligation d'un long
travail, de quoy ie suis incapable.»
(Montaigne, Essais, Livre 11.)
PARIS
KRNEST LEKOLX, ÉDITEUR
2828, RUE BONAPARTE,
I89GPJ
0!I52'^2INTRODUCTION
Quand j'aiTÎvai pour la première fois en Algérie, il y
vingt ans, j'avais lu avec avidité les livres et les bro-a
chures traitant desmœurs et des usag-es des Arabes/dans
l'espoir d'y trouver la psychologie de cet esprit sémi-
que je savais si fermé fut avectique à l'Européen. Ce
une désillusion profonde que je constatai leur insuffi-
sance.
faitParmi ces publications nombreuses, on a à quel-
un mérite de leur forme humoristiqueques-unes qui, ù
elle seule, me paraît un non-sens. Les usages et les
mœurs si variés de l'humanité sont rarement extrava-
gants; leur apparence étrange est due presque toujours
deà l'ignorance celui qui les observe et telle de ses habi-
tudes paraît pour le moins aussi singulière à l'indigène
qui le dévisage. Les expressions légères et plaisantes en
celte matière sont donc presque toujours rindice d'uiu'
bornée et superficielle. dci'aul,observation Un autre assiz
commun aux voyag-curs dilcllanlcs a élé de moIit,
1INTRODUCTION
comme des traits de mœurs tout à fait sug-g-estifs des
détails souvent insignifiants et parfois même tirés de
leur imagination'. Nous transportons malgré nous et
d'une façon inconsciente, dans l'appréciation des choses
d'Orient, notre état d'esprit de civilisé aryen; faitun de
nulle importance pour un Sémite prend à tort pour l'ob-
servateur européen une grande signification la méprise
;
inverse est aussi fréquente. Une troisième critique à
faire à ces ouvrages est de viser au style oriental et à la
couleur locale et de tendre à cette fin par la traduction
trop littérale des images et des métaphores, ce qui don-
nerait deà entendre que la conversation la plus usuelle
deux Arabes n'est qu'un échange de Iropes. Toutes les
langues ont conservé de ces expressions figurées, re-
1. La facilité des voyagesrapides qui permet aux touristes ama-
autreteurs dépasser sans transition d'un milieu dans un a encore
accentué ce défaut. ainsi voyageur de circulaire ouC'est qu'un
d'agence Gook, s'étant aventuré jusqu'à Djelfa et ayant entendu
Naïl, racontéparler des mœurs légères des femmes des Oulad a
dans ses notes de route parues récemment ce trait de mœurs tiré
mal inspiré.de son imagination qui l'avait en cette occasion bien
le mari a l'habitude deChez les Oulad Naïl, s'il fallait l'en croire,
droits d'époux son hôte et cet usage est si constantcéder ses à
son anneauque la femme ainsi prêtée remet le soir à mari son
lendemain matin.— Cette remisenuptial qu'elle ne reprend que le
d'anneau nuptial n'est pas un trait de mœurs arabes, mais bien
un tiait de mœurs touristes.

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