Lettres à la fiancée, 1820-1822

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A \M •.• • • • ?S" • / LETTRES \.\A I lA.NCEE Elle eût été trop malheureuse d'ailleurs de perdre l'amour de son poète. Elle n'était pas seulement touchée de cet amour, elle en était flattée. La jeune gloire de Victor Hugo commençait dès lors à rayonner. Il ne faut pas oublier que Chateaubriand l'avait o:appelé l'enfant sublime » les salons roya-; listes parlaient avec admiration de son ode les Des- tins de la Vendée et de sa satire le Télégraphe l'Aca- ; démie des Jeux floraux de Toulouse avait récompensé de deux de ses premiers prix le Rétablissement de la statue de Henri IV et les strophes d'un si beau souffle, écrites à seize ans, les Vierges de Verdun. A défaut des lettres perdues de l'automne de 1819, le premier témoignage écrit que l'on possède de des vers,l'amour de Victor Hugo, ce sont le Premier Soupir, datés du mois de décembre. Quelle fut pas la joie jeunene d'Adèle quand le lauréat les lui donna, ces vers! des vers lus par elle seule, faits pour elle seule! Ils étaient passablement tristes; c'était une élégie, une élégie «plaintive», comme il convient il n'y parlait que de mourir. Ils; étaient tristes, ces vers, mais qu'ils lui parurent beaux ! Et comme le poète, en attendant son infail- lible trépas, sollicitaitune récompense, elle s'engagea, dans son enthousiasme, à lui donner douze baisers. Douze! c'était beaucoup, et il paraît avéré qu'elle n'en payajamais quatre.que ...
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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