Monseigneur Dupanloup : épisode de l'histoire contemporaine, 1845-1875

De
MONSEIGNEUR DUPANLOUP ÉPISODE DE L'HISTOIRE CONTEMPORAINE PAR M™ VICTOR PELLETIER Chauoiiie de l'Église d'Orléans Chapelain d'honneur de Sa Sainteté Pie IX NOUVELLE ÉDITION PARIS HATON, LIBRAIRE-ÉDITEUR RUE33, BONAPARTE, 33 (Près Saiiit-Germain-des-Prés) Tous droits réservés MONSEIGNEUR DUPANLOUP MONSEIGNEUR UPANLOUP ÉPISODE DE L'HISTOIRE CONTEMPORAINE 1845-1875 PAR M™ VICTOR PELLETIER Chanoine de l'Église d'Orléans Chapelain d'honneur de Sa Sainteté Pie IX ÉDITIONSIXIÈME PARIS HATON, LIBRAIRE-ÉDITEUR 33, RUE BONAPARTE, 33 (Près Saint-Germain-des-Prés) 1876 Tous droits réservés ^ y ' h?-D ODTJ OîwIÊI^E -A.UTEUR. : Des Chapitres cathédraijx en France, devant l'Éguse et DEVANT L'ÉTAT. In-S». (*) 7 50 MÉMOIRE POUR LE CHAPITRE CATHÉDRAL DE NiCB. Un VOl. in-8°. ^*) 3 SO ( DÉCRETS ET CANONS DU GONGILE DU VATICAN, AVEC LES DOCU- MENTS QUI s'y RATTACHENT ET UNE TABLE ANALYTIQUE. Nouvelle . édition augmentée de la lettre pastorale de Mgr Plantier, évêque de Nîmes, sur la définition de Finfaillibilité du Pontife romain et de la constitution sur les censures, avec une explication. Un vol. in-12 3 50 Les Évêques d'Orléans, depuis les origines chrétiennes jusqu'à nos jours. In-12 2 » Monsieur Raillon, évêque nommé 1810.d'Orléans Réponse au Constitutionnel du 22 août 1860 1 » Opuscules d'intérêtDivers local, publiés à Orléans. **)(* N. B.— Ces deux ouvrages ont été l'objet des félicitations de S. S. Pie IX. — —104.76. Boulogne (Seine). Imprimerie Jules Boyer. .
Publié le : lundi 1 octobre 2012
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MONSEIGNEUR
DUPANLOUP
ÉPISODE DE L'HISTOIRE CONTEMPORAINE
PAR
M™ VICTOR PELLETIER
Chauoiiie de l'Église d'Orléans
Chapelain d'honneur de Sa Sainteté Pie IX
NOUVELLE ÉDITION
PARIS
HATON, LIBRAIRE-ÉDITEUR
RUE33, BONAPARTE, 33
(Près Saiiit-Germain-des-Prés)
Tous droits réservésMONSEIGNEUR
DUPANLOUPMONSEIGNEUR
UPANLOUP
ÉPISODE DE L'HISTOIRE CONTEMPORAINE
1845-1875
PAR
M™ VICTOR PELLETIER
Chanoine de l'Église d'Orléans
Chapelain d'honneur de Sa Sainteté Pie IX
ÉDITIONSIXIÈME
PARIS
HATON, LIBRAIRE-ÉDITEUR
33, RUE BONAPARTE, 33
(Près Saint-Germain-des-Prés)
1876
Tous droits réservés^ y
' h?-D
ODTJ OîwIÊI^E -A.UTEUR. :
Des Chapitres cathédraijx en France, devant l'Éguse et
DEVANT L'ÉTAT. In-S». (*) 7 50
MÉMOIRE POUR LE CHAPITRE CATHÉDRAL DE NiCB. Un VOl.
in-8°. ^*) 3 SO
(
DÉCRETS ET CANONS DU GONGILE DU VATICAN, AVEC LES DOCU-
MENTS QUI s'y RATTACHENT ET UNE TABLE ANALYTIQUE. Nouvelle .
édition augmentée de la lettre pastorale de Mgr Plantier, évêque
de Nîmes, sur la définition de Finfaillibilité du Pontife romain
et de la constitution sur les censures, avec une explication. Un
vol. in-12 3 50
Les Évêques d'Orléans, depuis les origines chrétiennes
jusqu'à nos jours. In-12 2 »
Monsieur Raillon, évêque nommé 1810.d'Orléans Réponse au
Constitutionnel du 22 août 1860 1 »
Opuscules d'intérêtDivers local, publiés à Orléans.
**)(* N. B.— Ces deux ouvrages ont été l'objet des félicitations de S. S. Pie IX.
— —104.76. Boulogne (Seine). Imprimerie Jules Boyer..-1
l'
Félix-Antoine-Philibert évêqueMonseigneur Dupànîoup,
d'Orléans, appartient à l'histoire. 11 est temps de recueillir
les matériaux qui devront être mio en œuvre par les écrivains
de l'avenir. Nous n'avons pas toutefois la prétention de ras-
sembler tous les documents et de donner au lecteur un travail
complet. On peut envisager Mgr Dupanloup soit comme
écrivain, soit comme orateur, soit comme évêque, soit
homme politique, soit enfin comme homme privé, et l'on voit
aussitôt combien le sujet est vaste. Nous voulons saisir, s'il est
possible, cette riche personnalité par un côté unique. Les
hommes, auxquels la Providence accorde un rôle marqué dans
les affaires d'ici-bas, ont ordinairement quelque chose qui les
distingue essentiellement; ils sont les hommes d'une idée, d'un
système les grandes lignes; de leur vie convergent vers cette
idée, vers ce système, ou, si l'on veut, elles n'en sont que le
développement et l'application. Or, Mgr Dupanloup est aussi
l'homme d'une idée, d'une idée à illaquelle a été constammentpoint de vue que nousc'est à ce nous proposons defidèle ;
rétudier.
intérêtSauf quelques particularités d'un secondaire, nous ne
rien dire de nouveau; notre seul mérite, si c'en est un,venons
consiste à grouper les faits et les documents connus, aies classer,
offrir àl'observateur sérieux un guiiie à travers lespour incidents
qui nnrqueront àjamais cette existence dès à présent célèbre.MONSEIGiNEUR
DUPANLOUP
de à l'époque où devinrent plus pressantesA partir 1844, les ré-
clamations des catholiques pour obtenir la liberté d'en- elgnement,
dont la promesse, gardée par la charte de 1830, demeurait obstiné-
inefficace, il n'y avait pas à Paris, et même dansment toute la
France, un ecclésiastique plus en relief que M. l'abbé Dupanloup
;
renommée semblait croître de jour en jour.Agé desa quarante-deux
ans, vicaire général et supérieur du petit séminaire, il était entouré
d'éloges.d'estime, de confiance, d'admiration et Durant le carême
de cédant aux instances de Mgr1834, de Quélen, il avait donné à
Notre-Dame les premièresconférences offertes aux hommes, ouvrant
en quelque sorte la voie aux Lacordaire, aux Ravignan, aux Félix.
En professeur1841, d'éloquence sacrée à la Sorbonne, il avait été
honoré d'une espèce d'émeute, à la suite de laquelle uni-l'autorité
versitaire suspendait son cours. Enfin, le projet de loi, présenté en
1844 par le gouvernement de Juillet, sur ou plutôt contre la liberté
d'enseignement, ayant ranimé le zèle des catholiques, l'abbé Dupan-
loup débuta, dans sa carrière de polémiste, par deux Lettres à
M. le duc de Broglie, la première, sur la situation intellectuelle,
morale et politique du clergé la seconde, sur l'existence; et les
études des petits séminaires, lettres qui eurent un grand retentisse-
ment. Ecoutons, sur ce poinL Salvandy,M. de répondant à Mgr Du-
panloup, lejour de sa réception à l'Académie française :—— 4
deux lettres qui parurent au commence-plusieurs autres écrits,Entre
montent de rester commedans le moment le plus agité,du débat etment
les vivacités de la controverse, lesde discussion. Je passedes modèles
qui pouvaient rappelercontestables, les ironies acérées,accusations
n'avez pas lues. Pour le fond des choses,lettres célèbres que vousd'autres
d'une main supérieure. Avantgrandes parties, et traitéesavait deil y
clergé de France, l'Eglise catliolique, ses services,ce qui concernait letout,
les dédains des esprits forts,préjugés régnant à son égard,«es travaux, les
appartient dans l'ordre des sociétés. Poussé à bout,place qui luila
côté l'une de l'autre, la sociétévous terminiez par dresser, àdisiez-vous,
rangsociété civile, pour les comparer ensemble,ecclésiastique et la
et proposer le choix àhomme par homme en quelque sorte,par rang,
mélange d'amertume et de raillerie, qui étaitvenant, avec untout
vous est pas commandée,dans votre droit. L'humilité nepleinement
de Dieu ou celle de l'Eglise.quand vous défendez la cause
point vue : l'esprit politiqueétaient frappants à un autre deCes écrits y
dois dire que je le remarquai dès longtempstenait une grande place, et je
au grand sens de vos vuesqui est sorti de votre plume,dans tout ce
coup d'œil sur l'état de la société française,historiques, à votre juste
Qui se serait écrié alors?quelquefois à vos fermes présages.
« Les moins prévoyants peuvent-ils ne pas sentirse troublés en jetant
« leurs regards sur l'avenir, sur un avenir très-prochain, peut-être !
Comment ne ce remue de« pas voir qui se sombre au cœur des classes
»« populaires ?
demandiez que, quand le tremblaitEt vous sol ainsi, on travaillât à
réunir, s'il se pouvait, toutes les forces conservatrices, comme on a fait en
tempête, au lieu de repoussereffet après la systématiquement les vœux
de « ceux qui, depuis dix-huit siècles, n'ont jamais trahi /ordre social I »
prophétiquesVous ajoutiez ces belles et non moins paroles :
« L'Eglise n'est pas une chose mobile comme les passions humaines ;
« les orages peuvent gronder autour d'elle, mais l'arbre éternel demeure,
gouvernements, comme les peuples, heureux,« et les s'estiment tôt ou
« tard, de retrouver son abri » l(!)
n
pas rare que chez les hommes qui, dans les discussions,n n'est
mesure, et, au jugement dedépassent la M. de Salvandy, l'abbé
du nombre, une réaction s'opère,Dupanloup était et qu'ils soient
bientôt prendre une attitude plus pacifique.amenés à L'auteur des
« vivacités, des accusations contestables, des ironies acérées, » qu'on
danstrouvait les Lettres à M. le duc de Broglie, sentit prompte-
la nécessité de revenir à ses adversaires, cette fois,ment l'olivier
Séance(1) de rAcadémie fran^aisa du 9 uorembre 1854. Discours de M. le comte
de Salvandy.

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