Ossian, barde du IIIe sile : poes gaiques

De
4..'-^' --^ /r: ^ James Norman Methven Al jr^ .i.v^ ^' 1z. •ifl ^\ M .Hn 7^ ^ J^^ r ^\^FV^ ^V-J IH^.ô-^. TYPOGRAPHIE DE CH. LAHURE Imprimeur du Sénat et de la Cour de Cassation rue de Vaugirard , 9 OSSIAN BARDE DU Iir SIÈCLE POEMES GAELIQUES RECUEILLIS - PHERSONPAR JAMES MAC TRADUCTION REVUE SUR LA DERNIERE EDITION ANGLAISE ET PRÉCÉDÉE OSSIMDE RECHERCHES CRITIQUES SUR ET LES CALÉDOMENS P. CHRISTIANPAR PUBLICATION DE CH. LAHURE Imprimeur Paris^ PARIS LIBRAIRIE DE L HACHETTE ET C"' BUE PIERRE-SARRAZIN, N" 14 1858 ÉTUDE CRITIQUE SUR OSSIAN. ordonné que les œuvre?Un illustre capitaine de l'antiquité avait d'Homère, serrées précieusement dans une cassette de cèdre incrus- tée d'or et de pierreries , fussent portées partout à sa suite. Je ne sais rhapsode grec; mais ilsi, de nos jours, Napoléon lisait souvent le une petite édition anglaise d'Ossian les honneurs de sonfaisait à intimité. Cette prédilection, de la part d'un homme qui, dans les moindres particularités de sa vie, n'a rien laissé que l'histoire ne assurer au barde gaélique une longuedoive recueillir, suffirait pour renommée, si les études des savants n'avaient assez justifié la vogue qui s'empara de ce livre à son apparition. librairie. Quel-Depuis plusieurs années, Ossian avait disparu de la rares exemplaires de la traduction de Letourneur se rencontrentques encore; mais leur prix est trop élevé pour séduire d'autres goûts que éditions, style,ceux des bibliophiles.
Publié le : lundi 1 octobre 2012
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James Norman Methven
Al jr^.i.v^
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1z.
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M
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7^ ^ J^^
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^V-JIH^.ô-^.TYPOGRAPHIE DE CH. LAHURE
Imprimeur du Sénat et de la Cour de Cassation
rue de Vaugirard , 9OSSIAN
BARDE DU Iir SIÈCLE
POEMES GAELIQUES
RECUEILLIS
- PHERSONPAR JAMES MAC
TRADUCTION REVUE SUR LA DERNIERE EDITION ANGLAISE
ET PRÉCÉDÉE
OSSIMDE RECHERCHES CRITIQUES SUR
ET LES CALÉDOMENS
P. CHRISTIANPAR
PUBLICATION DE CH. LAHURE
Imprimeur Paris^
PARIS
LIBRAIRIE DE L HACHETTE ET C"'
BUE PIERRE-SARRAZIN, N" 14
1858ÉTUDE CRITIQUE
SUR OSSIAN.
ordonné que les œuvre?Un illustre capitaine de l'antiquité avait
d'Homère, serrées précieusement dans une cassette de cèdre incrus-
tée d'or et de pierreries , fussent portées partout à sa suite. Je ne sais
rhapsode grec; mais ilsi, de nos jours, Napoléon lisait souvent le
une petite édition anglaise d'Ossian les honneurs de sonfaisait à
intimité. Cette prédilection, de la part d'un homme qui, dans les
moindres particularités de sa vie, n'a rien laissé que l'histoire ne
assurer au barde gaélique une longuedoive recueillir, suffirait pour
renommée, si les études des savants n'avaient assez justifié la vogue
qui s'empara de ce livre à son apparition.
librairie. Quel-Depuis plusieurs années, Ossian avait disparu de la
rares exemplaires de la traduction de Letourneur se rencontrentques
encore; mais leur prix est trop élevé pour séduire d'autres goûts que
éditions, style,ceux des bibliophiles. Et d'ailleurs, en ces dernières
impression, papier, a vieilli. C'était donc une heureuse idéetout
que d'offrir un volume portatif, d'une exécution soignée et d'un prix
maisà la portée de tous. La traduction de Letourneur est fidèle,
incolore. Nous l'avonstrop souvent monotone, et presque toujours
prise pour base de notre travail, et, à l'aide d'une révision attentive
translation la-d'après l'édition originale en langue gaélique avec la
tine de Londres a donnée,mise en regard, que la Société écossaise
en , des poèmes d'Ossian , nous espérons avoir restitué au barde1807
'
calédonien la vigueur de sa pensée, l'éclat de ses descriptions, et
quelque chose de la suavité de ses chants.
Comme précéder ce travail d'unil nous paraissait utile de faire
aperçu historique, bibliographique et critique sur les mœurs à peine
,
etconnues du pays d'Ossian, et sur la question si vivement attaquée
Ossian. aII ETUDE CRITIQUE
défendue de l'authenticité de ses poëraes, nous nous sommes en-
tourés des matériaux les mieux choisis. Des écrivains d'élite, John
Marc-Arthur, Campbell, le docteur Blair,le célèbre Johnson, Clarke,
Smith, Thomas Hill, Henri Mac-Kensie, l'abbé Cesarotti, qui tra-J.
duisit Ossian en vers italiens; John Sainclair, qui dirigea l'édition
gaélique de 1807 , et parmi nous le savant Ginguené, nous ont tour à
prêté leurs lumières.tour
Si l'étude que nous offrons au lecteur lui paraît de quelque mérite,
c'est aux savants que je viens de nommer qu'en appartient tout
l'honneur.
qui occupèrent l'Europe, des bouches de l'Oby jus-Les Celtes,
qu'aux rives les plus reculées de la vieille Bretagne, ne sont guère
connus que de nom dans l'histoire. Leur langue, qui s'est conservée
par d'immenses contrées,sur quelques points séparés atteste l'éten-
domination: mais c'est l'unique monument qui leur aitdue de leur
survécu. De tous les peuples que les écrivains classent sous ce nom
générique, les plus renommés habitèrent les Gaules. C'est de là, se-
et Tacite, qu'ils passèrent peu à peu dans les îles de lalon César
Grande-Bretagne. Tacite croit que les Calédoniens, qui peuplaient
les montagnes de l'Ecosse septentrionale , étaient originaires de Ger-
Mais ce nom même de Calédoniens, composé de deux motsmanie. :
gaulois et don colline paraît contredire l'opinion de l'histo-CAËL , , ,
,
rien romain , et démontrer que les Calédoniens sortaient des Gaules.
montagnards d'Ecosse prennent encore aujourd'hui le nom deLes
Caël et appellent leur langue caé'lic, nom que les autres nations ont
adouci et modifié en celui de gaélique. Quoi qu'il en soit de leur ori-
Calédoniens formaient, au temps d'Agricola, un peuplegine, les
nombreux qui résista courageusement aux invasions des maîtres du
monde. C'était une race d'hommes puissants et de haute stature, à la
cheveux blonds, regardpeau blanche , aux au fier, jaillissant de pru-
azurées ou verdâtres, à la voix rude et sonore. Leurs mœursnelles
étaient simples comme celles de tous les peuples primitifs; leur gou-
vernement était un mélange d'aristocratie et de monarchie, dominé
par l'influence religieuse des druides. Mais qu'était-ce que cette cor-
L'ambitieux récit des guerres de César,poration des temps héroïques?
et des masses de pierre que le temps n'a pas achevé d'user, ne nous
apprennent rien à cet égard. L'histoire des croyances et de la légis-
mille fois la légendelation druidique n'existe point : on a dit et redit
gui mais était cet emblème, le seul qui soit resté d'undu sacré; quel
culte perdu? Nous sommes réduits à l'ignorer. Plus nous avançons
dans la vie, plus les matériaux deviennent rares à qui veut recon-
quelque des anciens jours; que de choses dans l'his-struire édifice
toire humaine, qui furent grandes et puissantes, et dont il nous est
resté à peine les noms!...
Des fouillé les sources de l'étymologie àprétentions érudites ont
propos du mot druide. Les uns ont bien voulu le faire dériver du
deru qui signifie chêne. Le mot grec a pu les aider. D'au-celte «f/jûs
,

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