Pourquoi la révolution d'Angleterre a-t-elle réussi? : Discours sur l'histoire de la révolution d'Angleterre

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M.Guizot, laPourquoi d'Angleterre révolution réussi?a-t-elle ::\.' 37o IM& 2 POURQUOI LA RÉVOLUTION D'ANGLETERRE A-T-ELLE RÉUSSI? DISCOURS SUR L'HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION D'ANGLETERRE PAR Bkmm® BERLIN LIBRAIRIE B. BEHR et12 13 Oberwallstrasse 1850 POURQUOI LA RÉVOLUTION D'ANGLETERRE A-T-ELLE RÉUSSI? DISCOURS SUR L'HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION D'ANGLETERRE PAR clmxm C*/fr nta BERLIN LIBRAIRIE B.
Publié le : lundi 1 octobre 2012
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M.Guizot,
laPourquoi
d'Angleterre
révolution
réussi?a-t-elle
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37o
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2POURQUOI
LA RÉVOLUTION D'ANGLETERRE A-T-ELLE RÉUSSI?
DISCOURS
SUR L'HISTOIRE
DE LA
RÉVOLUTION D'ANGLETERRE
PAR
Bkmm®
BERLIN
LIBRAIRIE B. BEHR
et12 13 Oberwallstrasse
1850POURQUOI
LA RÉVOLUTION D'ANGLETERRE A-T-ELLE RÉUSSI?
DISCOURS
SUR L'HISTOIRE
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RÉVOLUTION D'ANGLETERRE
PAR
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-*v*rDISCOURS
SUR
RÉVOLUTIONDE LAL'HISTOIRE
D'ANGLETERRE.
réussi. Elle a réussiLa révolution d'Angleterre a
fois. Ses auteurs ont fondé en Angleterre ladeux
descendants ontmonarchie constitutionnelle; ses fondé,
Ces grandsen Amérique, la république des Etats-Unis.
plus d'obscurités; avecévénements n'ont maintenant
ils ont reçu ses lumières. Lala sanction du temps,
aus, et l'Europe seFrance est entrée, il a soixantey
hier dans les voies que l'Angleterre a ou-précipitait
vertes. Je voudrais dire quelles causes ont donné, en
et dansAngleterre à la monarchie constitutionnelle,
république, le solide succèsl'Amérique anglaise à la
que la France et l'Europe poursuivent jusqu'ici vaine-
épreuves révolu-ment, à travers ces mystérieuses des
grandissent ou égarentlions qui, bien ou mal subies,
pour des siècles les nations.
de religieuseC'est au nom de la foi et la liberté
Ccommencé, au XYI siècle, le mouvement qui,qu'a
tou-depuis cctle époque, quelquefois suspendu mais
La tem-jours renaissant, agite et emporte le monde.
d'abord dans humaine; elle apête s'est élevée l'âme
atteint l'Eglise avant l'Etat.
*•G u i z t , Discours,odit que le protestantisme avait été une ré-On a
volution plus politique, au fond, que religieuse; uue
insurrection, au nom d'intérêts mondains, contre l'or-
l'Eglise, l'élan d'une croy-dre établi dans plutôt que
au des intérêts éternels de l'homme. C'estance, nom
juger légèrement et sur les apparences; et cette erreur
lesentraîné dans une conduite à eux-mêmes fatalea
spirituels ou temporels, qui s'en sont laissépouvoirs,
abuser. Préoccupés de réprimer l'élément révolution-
l'élémentnaire du protestantisme, ils en ont méconnu
bien puissant,religieux. L'esprit de révolte est certes
accomplir à lui seul de tel-pas assez cependant pour
secouerchoses. Ce n'était pas uniquement pourles
pratiquer unefrein, c'était aussi pour professer etun
e éclaté et persé-foi que la réforme du XVI siècle a
siècles, un souverain, incontes-véré. Après trois fait
protestants,le démontre avec éclat. Deux paystable,
l'Angleterre et laplus protestants de l'Europe,les
foideux pays ou laHollande, sont aujourd'hui les
Ilplus de vie et d'empire. fautchrétienne conserve le
pour croireétrangement la nature de l'hommeignorer
soutenue et per-que la ferveur religieuse se fût ainsi
l'insurrection, si le mou-pétuée, après le triomphe de
essentielle-n'avait dans son principe,vement pas été,
religieux.ment
e étésiècle, la révolution aEn Allemagne, au XVI
eXVlIipoint politique. En France, aureligieuse et ,
religieuse. Ce fut, auété politique et pointelle a
e l'Angleterre que l'esprit des'.ècle, la fortune deXVII
régnaientl'esprit de liberté politiquefoi religieuse et y
les deuxqu'elle entreprit en même tempsensemble, et
passions de la naturerévolutions. Toutes les grandes
tousainsi sans qu'elle brisâthumaine se déployèrent
ambitions deet les espérances comme lesses freins,
quecrurentrestèrent aux hommes quand ilsl'éternité
étaientla terreleurs ambitions et leurs espérances de
déçues.
nesurtout,anglais, politiquesLes réformateurs lesavoir besoin d'une révolution. Les lois,croyaient pas
les les exemples, tout le passé de leur paystraditions,
trouvaientleur étaient chers et sacrés; et ils ley
d'appui leurs prétentions connue la sanctionpoint de
de leurs idées. C'était nom de la grande charte,au
et de tant de statuts qui, depuis quatre siècles, l'avai-
ent confirmée, qu'ils réclamaient leurs libertés. Depuis
quatre siècles, génération n'avait passé sur lepas une
sol anglais sans prononcer le nom et sans voir la ligure
du parlement. Les grands barons et le peuple, les
villes,gentilshommes des campagnes et les bourgeois des
disputer des con-venaient ensemble, en 1040, non se
quêtes nouvelles, mais leur héritage com-rentrer dans
mun: ils venaient ressaisir des droits anciens, positifs,
et non poursuivre les combinaisons et les expériences
infinies, mais inconnues, de la pensée humaine.
Les réformateurs pas dans lereligieux n'entraient
erlong parlement de des prétentionsChartes I avec
telleaussi légales. L'Eglise d'Angleterre,épiscopale
qu'elle avait été constituée, d'abord par le despotisme
capricieuxet cruel de Henri VIII, puis par le
habile et convenait point.persévérant d'Elisabeth, ne leur
in-C'était, à leurs incomplète,yeux, une réforme
duconséquente, incessamment compromise par le péril
retour restait tropvers l'Eglise catholique dont elle
près; et ils méditaient, chrétienne de leurpour l'Eglise
pays, une refonte nouvelle autre constitution.et uue
plusL'esprit révolutionnaire était là plus ardent et
avoué surtoutque dans le parti qui se préoccupait
des réformes novateurs re-politiques. Cependant les
ligieux eux-mêmes tout à fait en proien'étaient pas
aux àfantaisies de leur Ils avaient une ancreesprit.
laquelle ils tenaient, une boussole à laquelle ils croy-
aient. ilL'Evangile était leur grande charte; livrée,
est vrai, à leurs commen-interprétations et à leurs
taires, mais antérieure à leur volonté;et supérieure
ils la respectaient sincèrement, s'humiliaient, malgréet
leur orgueil, devant celle loi point faite.qu'ils n'avaient
1*ces tempéranceA gages de que trouvaient ainsi,
dans les dispositions de leurs propres partisans, les
deux révolutions qui commençaient, la Providence a-
joula encore une faveur. Elles ne furent point, dès
pas, condamnées àleurs premiers ce tort, qui devient
bientôt un péril, d'attaquer spontanément, sans néces-
sité claire et pressante, un pouvoir doux et inoffensif.
e siècle, Angleterre,Au XVII en le pouvoir futroyal
err;igresseur. Charles I plein de prétentions hautaines
,
sans grande ambition, et plutôt pour ne pas déchoir
pareilsaux yeux des rois ses que pour dominer forte-
tenta deux fois dement son peuple, faire prévaloir
les maximes les pratiques de laet monarchie absolue:
d'abord en présence du parlement, et dominé lui-même
etpar un favori frivole vain dont l'inhabileté pré-(1),
somptueuse choquait le bon sens et blessait l'honneur
des plus obscurs citoyens; ensuite en repoussant tout
parlement et en gouvernant seul, par les mains d'un
habile,ministre énergique, ambitieux et impérieux avec
grandeur, dévoué à son roi sans en être bien com-
pris ni bien soutenu, et qui apprit trop tard qu'il ne
suffit pas, pour sauver les rois, de se perdre noble-
ment soi-même les servanten (2).
Contre ce despotisme agressif, plus entreprenant
(pie fort, et qui attaquait également, dans l'Etat et
dans l'Eglise, les droits anciens les libertés nouvelleset
que réclamait le pays, la pensée du pays n'allait point
au delà de la résistance légale, et se confiait dans le
parlement. La fut unanime autant quey
légitime. Les hommes les plus divers d'origine et de
caractère, grands seigneurs, gentilshommes ou bour-
geois, ou attachésétrangers à la cour, amis ou enne-
mis de 1 Eglise établie, tous s'élevèrent d'un commun
accord contre tant de griefs et d'abus; et les abus
griefstombèrent, les disparurent, comme les murs vicil-
George Villiera, duc de Buckingbam.(1)
Thomas Wenlwortb, comte de Slraflbrd.(?)

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