Promenade aux Champs-Élysées : l'art et la démocratie. Causes de décadence. Le Salon de 1865. L'art envisagé à un autre point de vue que celui de M. Proudhon et de m. Taine

De
PROMENADE CHAMPS-ELYSÉES t ART ET LA DEMOCRATIE.L LE SALON DE 1865.CAUSES DE DÉCADENCE. l'art ENVISAGÉ A TIN AUTRE POINT DE VUE QUE CELUI DE M. PROUDHON ET DE M. TAINE. PARIS, E. DENTU LIBKAmE-EDlïELU , , d'Orléans.Talais-Royal, 17 et 19, Galerie 4 1865. PROMENADE CHAMPS-ELYSEES .*DU MEME AUTEUR Ei> PROVINCE. Bil-ESSAIS DE CRITIQUE let, éd. à Paris, 1861. FÉLIBRES his-DES TROUBADOURS AUX , Ma-critique de la poésie provençale. Aixtoire , kaire éditeur, 1862. ALBUM. Lyon Imprimerie dePAGES D'UN , Louis Perrin, 1862. ^ G. Yanier éditeur,Partie du volume la Gerbe Paris, 1863. TERREURBLANCHEETTERREURROUGE, éditeurs, 186i.Paris, Dentu et Louis Giraud DIABLES DÉMASQUÉS étude sur le Spi-LES , ritisme. Dentu et Louis Giraud éditeurs, 1864. EST-ELLE ENCORE POSSIBLE.LAPOÉSIE Etude sur les poésies de MM. Thaïes Bernard, Achille Millien, etc. Paris, Dentu éditeur, 1865. ÏL.01LJIS I>3E JUJ^^XISÎCJEX^, PROMENADE CHAMPS-ELYSÉES ^ ET LA DEMOCRATIE.L ART DECAUSES DE DÉCADENCE. LE SALON 1865, ENVISAGÉ A UN AUTRE POINT DE VUEl'art QUE CELUI DE M. PROUDHON ET DE M. TAINE. PARIS, E. DENTU , LIBRAIRE-EDITEUR , Galerie d'Orléans.Palais-Royal, 17 et 19, 1865. m PROMENADE CHAMPS-ELYSÉES Oïl éprouve un réel embarras à reproduire les impressions d'une promenade à travers les gale- ries de l'Exposition. Or, cettepromenade, c'est un voyage un , voyage au long cours.
Publié le : lundi 1 octobre 2012
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PROMENADE
CHAMPS-ELYSÉES
t
ART ET LA DEMOCRATIE.L
LE SALON DE 1865.CAUSES DE DÉCADENCE.
l'art ENVISAGÉ A TIN AUTRE POINT DE VUE
QUE CELUI DE M. PROUDHON
ET DE M. TAINE.
PARIS,
E. DENTU LIBKAmE-EDlïELU ,
,
d'Orléans.Talais-Royal, 17 et 19, Galerie 4
1865.PROMENADE
CHAMPS-ELYSEES.*DU MEME AUTEUR
Ei> PROVINCE. Bil-ESSAIS DE CRITIQUE
let, éd. à Paris, 1861.
FÉLIBRES his-DES TROUBADOURS AUX ,
Ma-critique de la poésie provençale. Aixtoire ,
kaire éditeur, 1862.
ALBUM. Lyon Imprimerie dePAGES D'UN ,
Louis Perrin, 1862.
^ G. Yanier éditeur,Partie du volume la Gerbe
Paris, 1863.
TERREURBLANCHEETTERREURROUGE,
éditeurs, 186i.Paris, Dentu et Louis Giraud
DIABLES DÉMASQUÉS étude sur le Spi-LES ,
ritisme. Dentu et Louis Giraud éditeurs, 1864.
EST-ELLE ENCORE POSSIBLE.LAPOÉSIE
Etude sur les poésies de MM. Thaïes Bernard,
Achille Millien, etc. Paris, Dentu éditeur, 1865.ÏL.01LJIS I>3E JUJ^^XISÎCJEX^,
PROMENADE
CHAMPS-ELYSÉES
^
ET LA DEMOCRATIE.L ART
DECAUSES DE DÉCADENCE. LE SALON 1865,
ENVISAGÉ A UN AUTRE POINT DE VUEl'art
QUE CELUI DE M. PROUDHON
ET DE M. TAINE.
PARIS,
E. DENTU , LIBRAIRE-EDITEUR ,
Galerie d'Orléans.Palais-Royal, 17 et 19,
1865.mPROMENADE
CHAMPS-ELYSÉES
Oïl éprouve un réel embarras à reproduire les
impressions d'une promenade à travers les gale-
ries de l'Exposition. Or, cettepromenade, c'est
un voyage un
, voyage au long cours. Il est
difficile d'abord de ne point commettre d'erreur
ou d'omission regrettable
; et puis , des réser-
ves sévères doivent tempérery l'envie que l'on
a de donner des éloges. En effet, une obser-
vation se présente et domine toute autre pensée,
lorsqu'on a parcouru les salles immenses où
fourmillent des toiles
, sur lesquelles le talent
s'est éparpillé, maisoù il ne s'est point condensé
d une manière suffisante pour mériter une com-
plète admiration. 11 est facile d'y constater que
1—_ 2
l'appel annuelFArt répond avec empressement à
fait mais l'éclat qu'il répand ne res-qu'on lui ;
semble que trop à ces vives lueurs versées au-
d'ellepar une llamme qui s'éteint.tour
A côté de tels ou tels noms qui figurent sur le
, on lit : élève de Paul Delaroche élèvelivret ,
d'Ary Scheffer de Gros de Dévéria de Flan-
, , ,
où sont les maîtres qui rempla-drin etc. Mais
,
ceront ces maîtres illustres que la mort a fait
Voit-on dans le Salon desdisparaître ? œuvres
de révéler l'apparition d'un talent supé-capables
dire d'un génie ce serait êtrerieur je n'ose ,
,
exigeant ?
le Chas-le premier tableau de Géricault ,Dans
cheval^ on peut remarquer l'énergie duseur à
produisit plus tard le Naufrage depinceau qui
Léopold Robert annonçait ses Mois-la 3Iéduse ;
dans rImprovisateur napolitain : Arysonneurs
tableau d'histoireScheffer exposa à douze ansun
admiré Paul Delaroche débuta par desqui fut ;
premières com-peintures très-remarquables; les
de M. Ingres eurent l'honneur d'unepositions
discussion sérieuse. Eh bien ! nous sommes loin
primesautiers side ces génies , nous en jugeons
tout ce qui s'étalait cette année le long despar
murs du Salon ! En fait de chefs d'école , serait-
hasard M. Courbet qui se présenterait ?ce par
Arrière celui qui , sous prétexte de portraits
^
exhiber d'affreuses caricaturesose (1).
hideux commeRien do ce tableau ; la tète intelli-(1)
gente Proudiion u'en peut pas racheter les défauts.de,
-— 3
Je n'admets point certains motifs qui ont été
mis en avant pour expliquer l'abaissement des
lettres ou des arts. On a dit
, en effet que le
,
réalisme était la forme de l'art démocratique
d'où il s'ensuivrait que si la Démocratie admet
l'art elle le rend vulgaire.
, Pour corroborer cette
assertion il en est qui ont cité
, l'Amérique
, où
l'esprit démocratique domine et chez qui l'absen-
ce d'une vraie littérature et des Beaux-Arts est
facile à constater. Cette manière d'envisager la
question nous parait fausse : pourquoi le luxe
des arts et une littérature pourraient-élevée ne
ils point s'accorder avec lesidéesdémocratiques?
ne pointComment se souvenir d'abordque Jona-
n'est aprèsthan , tout que le fils du mercantile
,
John Bull ? L'Angleterre est restée aristocratique
cependant les Beaux-Artset sont reçus dansy
hôtelleriesquelques splendides dans quel-
,
ques musées ils n'y ont point de vrais domi-
;
pas s'y Auciles ils n'ont pu naturaliser.
,
des brumes de Londres inutile-milieu , on a
ment entassé depuis Lien des années les œu-
, ,
vres des meilleurs maîtres vainement, à grand;
guinées, lesrenfort de Anglais ont dépouillé les
peuples de leurs richesses artistiques etautres ,
ont arraché au Parthénon ses plus belles frises ;
toutes ces splendeurs n'ont pu faire s'allumer à
étincelle de génie lesleur contact la moindre ;
Coloris terne et nul pose de M™' Proudhon grotesque
; ,
un enfant point perspective oubliéequi n'a de cou ,
,
etc., etc.-— 4
anglais nepinceaux se sont presque jamais élevés
au-dessus de la peinture de genre, et encore com-
bien ont réussi ?y
C'est dans une situation à peu près analogue à
celle que je comprends que se trouvaient je
, ,
ne dis pas la Grèce où sculptait Phidias mais
, ,
seulement ces villes tlorissaientoù les écoles
Hollandaises ou Flamandes où s'élevaient ces
,
maisons communes que l'on admire encore et qui
se peuplaient d'œuvres d'art: pour qui Rem-
brandt peignait-il ses Bourgmestres ? pour laqui
Garde de nuit ?
On pourrait tirer le même argument de ces
républiquesitaliennes, où,du reste, on avait le bon
sens d'admettre l'élément aristocratique.
loin de penser néanmoins qu'uneJe suis ,
,
monarchie soit nuisible pour les arts. Les chefs-
d'œuvre qui se sont multipliés dans la Rome de
Florence celuiLéon X , le règne des Médicis à ,
de Louis XIV en France et il faut bien le dire
, ,
donneraient un vifFépoque de la Restauration ,
démenti à qui voudrait considérer le régime mo-
n'étant point propice à l'ex-narchique comme
arts. Mais ce que font les princes etpansion des
quelques particuliers dans les gouvernements
faire dans unaristocratiques le peuple peut le
,
entrent plutôt les éléments démocra-régime où
Il faut simplement pour cela en outretiques. ,
essentielles que nous indique-des conditions
tout-à-l'heure que ce peuple se trouverons ,
normale qu'aucune craintedans une situation
, ,

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