Recherches historiques : bulletin d'archeologie, d'histoire, de biographie, de bibliographie, de numismatique, etc., etc. [monthly]. January- December 1912

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Publié le : lundi 1 octobre 2012
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Public Library.Toronto
Department.Référence
TAKE.N OUT OF THE ROOM.THIS BOOK MUST NOT BE
1915ZOIPO
iim^'
BULLETIN l)'ARCHEOLO(iIE, DHLSTOIHE, DE
BI0(;RAPHIE, de BIBLIOtiRAPHIE, DE
NUMISMATIQUE, ETC., ETC,
PUBLIK PAR
PIERRE-GEORGES ROY
VOLUME DIX-HUITIÈME
LEVLS
1912^^0-f^'^BULLETIN
DES
RECHERCHES HISTORIQUES
VOL. XVIII 1912 No. 1LEVIS-JANVIER
LES DOCTEURS RIEUTORD PËRE ET FILS
Sur le Nancy en rade de Québec, en se trou-1759,
vait chirurgien,un gascon. Jean-Baptiste Rieutord,
de Granimont. Il venait, sans se douter que le pays
passerait Canada.bientôt à l'Angleterre, se fixer au
Il s'établit à la Baie Saint-Paul où il épousa, en
une jeune vaillante canadienne, Pélagie Per-1758, et
ron, âgée de dix-neuf ans. De là, il passa au Cliâteau-
Riclier où il éleva sa famille 1( ).
Sur l'invitation Rieutord,du gouverneur, le docteur
vers 1783, se rendit aux Trois-Rivières, où l'on recèle-
rait les d'un habileservices chirurgien.
Ses tils, Jean-Baptiste et François, étudiaient la
médecine. Le premier pratiqua Saint-Ours, sur la ri-à
vière ob-Chambly ; le second, né en 1768, après avoir
tenu ses degrés de docteur au collecte de la Reine dans
la ville Xew-Brunswick, subit dede New-Jersev,
(1) Enfants nés de ce mariage : lo ^larie, mariée d'aViord à
Jacques Hubert, frère de Mgr Hubert, et, en secondes noces, à
Mathieu Thompson, soldat dans le 6e Régiment de Sa Majesté en
garnison aux Trois-Rivières : 20 Jean-Baptiste, médecin, marié
à Marthe Dupont. Les enfants issus de ce mariage furent : Lu-
cie, mariée à Charles-François de Saint-Félix : (lodefroy, Nar-
cisse, Chailes, Barbe, Jean-Baptiste et Esther, mariée à Calixte
Geffrard, d"Yamachiche. 3o Louis. Il demeura à Contrecœur.
4o François, médecin, marié à Ursule Le Proust.nouveaux examens à Québec et vit ses certificats rati-
fiés par lord Dorchester, le 29 avril 1795 (1).
Muni dun diplôme de médecin, de chirurc;ien et
d apotliicaire, le docteur François Rieutonl était en
mesure d'aider son vieux père dont la clientèle s'é-
tendait jusqu à Saint-François du Lac. à la Ki\ière-
Eécancour, Gentillydu-Loup, à à aussi l)ien qu'aux
Forges .Saint-Maurice.
coup d'œil sur les livresUn jeté de comptes du
docteur Ricutord confirme le dicton : autre temps,
autres mœurs. On voit pêle-mêle sur leces listes
nom d'un Sauvage, faiseur de canots, marié à Délie
Marguerite Godefroy de Vieuxpont, des titres de che-
Panis, des nomsvaliers, nombre de de négociants, des
cabaretiei'S, des Janeau, des Isaljeau, des Toinon, des
Quenon. plusieui'S cliarquierK pour les grandes Forges
Saint-Mauric«_', (]uel<iues imiUres de.s colles, etc L or-
thographe phonéticjue règne en souveraine.
Le docteur François llieutord ne tarda pas à é})OU-
ser une jolie trifluvienne, Ursule LeProust, alliée aux
anciennes familles la villemeilleures et plus de des
Trois-Rivières. Les Le Proust avaient une belle lignée.
D'après ini contrat de L582 passé en France, sous
douairière Ecosse,l'autorité de la reine d Jaccjues l^e-
Proust, bourgeois de Loiidun, partage ses biens con-
en châteaux, terres, vignobles, etc., entn; sessistant
sept enfants: Jehan, Joseph. \'incent, Renée, Guille-
mette, Jeanne et Radegonde. Tous ont une for-
tune.
Antoine, un de leurs descendants, permet à ses lils,
sergent dans les troupes de la ma-Antoine-Claude,
rine, et Jean, notaire, d(î venir au ('anada. Ils s éta-
blirent tous deux aux Trois-Rivières. Antoine-Glaude
Pdcse n)aria (1780) à Madeleine Le dit Desmarais
dont le père était arpenteur Cette i'emnie mourut en
1738.
firell'ede la paix de.'^ Troi.s-Riviéres.(1)Il épousa, eu 1747, Charlotte Godefroy de Vit-ux-
pont. Trois eufauts uaquireut de niariaL^e : Louis-ce
Joseph qui épousa Frauvoise Let'ebvre de Rellefeuille,
cohéritière des tiet's Hertel et Cournoyer : Charlotte,
devint Louis Beaumier, Louise, qui futqui Mme et
mariée à John-Craig Morris.
Le notaire Jean Le Proust était en France en 1769
et son frère Claude, alors négociant aux Trois-Kiviè-
res, acheta une maison et ses dépendances, au lîef
Pacherini, mise en vente, parce ({uon n'en payait pas
la rente : (juatre cordes de bois. (1)
Le 10 février 1781, le capitaine Louis-Joseph Le-
Proust rend hommage au nom de son père à Son
Excellence sir Frédéric Haldimand pour les tiefs
Godefroy et Roquetaillade. Xonnné il étaitmajor,
de plus cletc du marché aux denrées et surintendent
du feu. A l'église, il av^ait droit au banc d'honneur.
En donnant sa fille, L^rsule, au docteur Rieutord,
M. Le Proust ne pouvait prévoir que cette union,
bientôtcontractée sous de si heureux auspices, serait
brisée par la mort Cette L'rsule tant aimée mourut
à vingt-cinq ans laissant une fille uni(jue, Hermine,
qui devint Mme P.-B. Dumoulin.
Le docteur Jean-Baptiste Rieutord père fut appelé,
le 15 août 1790, à visiter la prison des Trois-Rivières,
sur l'invitation de Malcolm Fraser, dont le fils, par
ordre de l'état-major de milice, était prisonnier avec
deuxjeunes Sills. Le docteur déclare: "Je me suis
rendu aux dites prisons les ayant examinées, jeet,
lasuis d'opinion qu'elles sont très malsaines par(2)
grande humidité qui existe, provenant des muraillesy
qui sont récemment de cetteachevés, en conséquence
avoirhumidité et de la défense (que le geôlier dit
(1) Contrat de vente passé par le notaire Diehl.
Sur rétat déplorable fie Montréal,(2) de.s prisons île Québec et
voir les Bapport» /<ur nrchirts ronadiennex pour ls92,en 1796, /e.<
XXV.p.— 6 —
reçu du shérif) de permettre aux dits prisounicrs de
prendre l'air, mon avis est que les suites poui-raient
être préjudiciables à la santé des dits prisonnieî-s. En
foi de (|Uoi si^^ne leJe présent.
J.-B. RiEUTORT)
A rHôpital, le docteur J.-B. Rieutord savait s'atti-
rer la confiance des malades. Alavoine,Mlle Louise
tille du premier médecin de l'hôpital, après avoir été
assisté?, soionée, soulngée par le l)on nom-docteur, le
mait son exécuteur testamentaire.
Le docteur Jean-Baptiste père ayantRieutord
perdu sa première femme, épousa en secondes noces
Mme Marie-Anne Audet dit Lapointe, veuve de Sa-
lomon Jacobs, ancien militaire, puis marchand à Saint-
Denis, sur la rivière Chambly.
Le docteur se retir-a des affaires en f 795. Il aban-
donna la pharmacie et tous ses bieus au docteur Fran-
çois Rieutord, viao-ère. Lemoyennant une rente
vieillard déclarait datis cet acte qu'il désirait se dé-
n)ettre des sollicitudes préparertemporelles pour se
à la mort Celle-ci fut vino-t-troif- ans à venir. Il fut
inhumé le 80 mars par un prêtre français, M.1818,
l'ablié U. Orfroy. curé des Trois-Rivières
L'acte de sépulture le dit de 104 ans, mais onâpé
voit dans son lacontrat de mariag-e fait en 1760, à
Baie Saint-Paul, par le notaire Lavoie, (|u'il n'en
comptait (pie 85 ans.27, ce qui lui donnait à sa mort
Son portrait à l'huile, qui appartient à la famille
Dumoulin, nous montre beau frais vieillard,un et
cheveux blancs, teint animé, traits réyuliei-s dénotant
beaucoup de l)onhon)ie.
Le docteur François un par-Rieutord lui aussi fut
fait jj^entilhomme et un fervent chrétien. Citons à
1 ap[)ui ce trait générosité conservé par le cheva-de
"li(!i- de mortNiverville : Un de mes cousins était
jKUivre. Le (hjcteur Rieutord me dit : Faites-le en-

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