Régions naturelles et noms de pays; étude sur la région parisienne

De
=0) iCO "m !i Dlfri'.noy et Eme de Beaumont, O REGIONS NATURELLES ET NOMS DE PAYS Plus tard Gueltard s'adjoignit Lavoisier, ils étudièrent les terrains de la France du Nord et commencèrent à en dresser la carte. Un second collaborateur, Monnet, acheva une partie des cartes, en dressa d'autres et publia le tout, en avec un texte descriplil'. Il1780, y insiste sur ce fait que la terre « n'est |)ointformée d'un mélange confus de matières, mais que ces matières y sont distinguées les unes teldes autres et observenty ordre, que pendant une certaine étendue de pays, on trouve que telle ou telle matière en forme le fond Delà naît naturellement la division des terrains que nous distinguons sous les noms, par exemple, de pays à craie, et de pays à coquilles, trou-etc On vera encore qu'il a des pays qui sont caractérisés pary deux troisou matières qui s'y trouvent en même pro- portion ou à peu près et qui forment ensemble le même pays. Tel est par exemple le Soissonnais qui est formé de pierre calcaire et de sable une partie de la ; Thiérache qui estformée de marbre et de cliyte-. » Ainsi Monnet est très frappé de l'existence de régions cation de la carte géologique de France, Jn-4,la t. I, Paris, i84i, p- i6. L'ou- vrage en question, indiqué en note, est le suivant : Les rivières de France ou Description géographique et historique des cours et des débordements des rivières de France... Paris, i644 (et non 2 vol. in-8.
Publié le : lundi 1 octobre 2012
Lecture(s) : 25
Source : Archive.org
Licence :
Nombre de pages : 384
Voir plus Voir moins

=0)
iCO
"m
!<o
=coRÉGIONS NATURELLES
ET
NOMS DE PAYSL. GALLOIS
Professeur adjoint à la Facilite des Lettres de rUnivcrsité de Paris.
RÉGIONS NATURELLES
ET
NOMS DE PAYS
ETUDE
SUR LA RÉGION PARISIENNE
Avec 8 planches hors texte
484711
PARIS
LIBRAIRIE ARMAND COLIN
RUE5, DE MÉZIÈRES, 5
1908
Droits de reproduction et de traduction réserves pour tous pa^s.1)C
^INTRODUCTION
Le choix des divisions qu'il convient d'adopter dans
l'étude des difFérentes régions du globe dépend de la
conception même qu'on dea la géographie. Les anciens
géographes ne s'en préoccupaient guère : n'ayant d'au-
tre prétention que de décrire, ils s'en tenaient généra-
lement aux Etats ou aux provinces. Ceux du xvii® et du
XYiii® siècle restèrent plus attachés que jamais aux di-
visions politiques ou administratives. Comment s'en
étonner, puisqu'ils ne séparaient pas la géographie de
l'histoire? Mais mesureà qu'on a donné plus d'attention
aux faits d'ordre physique, l'insuflisance des cadres
traditionnels est apparue de plus en plus : la théorie des
bassins fluviaux fut une première tentative pour trou-
ver des divisions plus conformes à la réalité. L'étude
du sol, du climat, de la végétation, de toutes ces cau-
ses qui se commandent et s'enchaînent, Tinfluence de
plus en plus nettement aperçue des conditions physi-
ques sur la vie matérielle de l'homme et, comme consé-
quence, sur les manifestations son activité,diverses de
montranten la nécessité d'expliquer les faits et non
plus seulement de les constater, ont donné à la géo-
graphie une orientation nouvelle.
Gallois. — Régions naturollcs. iINTRODUCTION
divisions politiques gardent, bien enlcndu, touteLes
d'unvaleur : la vie économiciue i)ays dépend, pourleur
barrières de douanes. Les frontièrespart, de sesune
réalités, même quand elles ne répondent pasdessont
groupements de sympathies et d'intérêts que laà des
saurait imposer à la conscience des peuples.force ne
de limiter son champ d'études conduitseul besoinLe
le géographe à conserver les cadresd'ailleurs souvent
qu'il s'agisse de considérer le territoireétablis. Mais
État dans l'ensemble dont il n'est pas possible ded'un
détacher, qu'il s'agisse d'étudier en détail l'une dele
nécessairement adopter les divisionsses parties, il faut
le mieux au classement et à l'interpré-qui se prêteront
faits, c'est-à-dire les emprunter à la naturetation des
Ces divisions sont les régions naturelles.elle-même.
aujourdMiui courammentL'expression est employée;
souvent dans des sens dillerents.mais elle est prise
un ensemble très complexe. Quels carac-La nature est
devront servir à distinguer les régions naturelles ?tères
problème se complique, dans nos pays de vieilleLe
difficultés particulières. Des nomscivilisation, de y
attachés depuis des siècles à des régionssont restés
n'ont jamais correspondu à des divisions politiquesqui
administratives. Ce sont les noms de pays. 11 sem-ou
désignent de véritables régionsble bien qu'ils natu-
l'on a pu dire qu'il suffisait de les recueillirrelles et
pour retrouver du même coup les divisionsavec soin
rationnelles du sol que l'instinct' populaire, devan-
depuis longtemps aperçues.çant la science, aurait
quoi reconnaître les noms de pays ? Suffit-ilMais à
qu'ils soient populaires et ne s'adaptent pas, ou ne
s'adaptent plus à des divisions administratives ? D'autre

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.