Aziz belal economiste du socialisme

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WOUJOUH BALDATI aziz belal :ECONOMISTE DU SOCIALISME Enregistré dans : Non classé — elliaoui @ 16:36 Aziz Belal :ECONOMISTE DU SOCIALISME PAR Aziz Lahlou Aziz Lahlou, ancien maître-assistant à l’université de Paris I - Panthéon - Sorbonne actuellement professeur d’analyse économique à l’ENA de Rabat Les économistes socialistes trouvent dans la pensée de Aziz Belal l’occasion d’une réflexion approfondie sur leur disciple(1).Rares sont les travaux qui ont eu autant d’importance que la contribution d’Aziz Belal sur l’indépendance économique et pour l’émancipation sociale. Et le nombre d’études ou d’articles publiés portant sur Aziz Belal n’est qu’un indicateur imparfait du rôle fondamental exercé par notre penseur sur la réflexion économique du Maroc et du sous développement. Cependant, Aziz Belal reste le spécialiste de la question des inégalités socio-économiques et leur évolution à travers l’économie marocaine (2).Aujourd’hui, ce problème se trouve plus que jamais d’actualité au Maroc et Aziz Belal démontre que l’économie Marocaine est celle d’un pays capitaliste sous développé, situation qui ne doit rien à une quelconque malédiction naturelle ou humaine. Il fait remarquer immédiatement une prépondérance du secteur agricole, une faiblesse des industries d’équipement par rapport aux industries extractives, un secteur tertiaire disproportionné, ce qui explique par l’importance du sous emploi.
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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WOUJOUH BALDATI
aziz belal :ECONOMISTE DU SOCIALISME
Enregistré dans :
Non classé
— elliaoui @ 16:36
Aziz Belal :ECONOMISTE DU
SOCIALISME
PAR Aziz Lahlou
Aziz Lahlou, ancien maître-assistant à l’université de Paris I -
Panthéon - Sorbonne actuellement professeur d’analyse
économique à l’ENA de Rabat
Les économistes socialistes trouvent dans la pensée de Aziz Belal l’occasion d’une
réflexion approfondie sur leur disciple(1).Rares sont les travaux qui ont eu autant
d’importance que la contribution d’Aziz Belal sur l’indépendance économique et pour
l’émancipation sociale. Et le nombre d’études ou d’articles publiés portant sur Aziz
Belal n’est qu’un indicateur imparfait du rôle fondamental exercé par notre penseur sur
la réflexion économique du Maroc et du sous développement. Cependant, Aziz Belal
reste le spécialiste de la question des inégalités socio-économiques et leur évolution à
travers l’économie marocaine (2).Aujourd’hui, ce problème se trouve plus que jamais
d’actualité au Maroc et Aziz Belal démontre que l’économie Marocaine est celle d’un
pays capitaliste sous développé, situation qui ne doit rien à une quelconque malédiction
naturelle ou humaine. Il fait remarquer immédiatement une prépondérance du secteur
agricole, une faiblesse des industries d’équipement par rapport aux industries
extractives, un secteur tertiaire disproportionné, ce qui explique par l’importance du
sous emploi. La production et les échéances se présentent sous deux aspects :
traditionnel avec l’agriculture non modernisée, l’industrie des phosphates, les grandes
banques. Le premier l’emporte en nombre de travailleurs, le second en valeur.
Cela traduit par des déséquilibres graves en particulier- et ce n’est pas propre au
Maroc- a croissance démographique est supérieure à la croissance économique ,ce qui a
pour effet de diminuer les richesses de chacun, d’autant plus que la minorité privilégiée
en accapare une grande partie.
Aziz Belal affirme aussi que le dernier trait de cette économie Marocaine est d’être
dépendante, l’établissement du protectorat en 1912 livra le pays aux trusts français,
surtout à la Banque de Paris et des Pays Bas. L’indépendance politique de 1956 laissa à
la finance étrangère une bonne partie du patrimoine nationale marocain, même s’il l’on
a pu parler plu tard de Marocanisation .Cependant, les avantages matériels de La «
Marocanisation » se révèlent vite illusoires. La petite bourgeoisie, voit son pouvoir
d’achat s’éroder au fil des ans à cause de l’inflation. Pour les masses populaires, c’est un
accroissement de la misère, dont les chiffres peuvent donner une indication. Comme
dans beaucoup de pays en voie de développement, le secteur public marocain joue un
rôle très important, durant le plan quinquennal 1973-1977 il a participé à prés de 70%
des investissements. Ce secteur public est présent dans la banque et l’assurance,
contre^le la presque totalité du secteur des transports et de l’énergie tel l’office chérifien
des phosphates(OCP) crée en 1920.Mais il est aussi bien représenté dans l’agriculture et
les pêches, les industries légères, de nombreux organismes de commercialisation.
Aziz Belal pense que dans la réalité, il est utilisé comme secteur d’accompagnement au
développement du capital privé, Marocain et surtout &étranger, intervenant de manière
fort empirique lorsqu’un secteur est défaillant ou en crise, ou lorsqu’il y a carence du
secteur privé.
Lorsque le « Libéralisme Economique » parle de planification, il s’agit plus de poésie
que de vérité. Six plans de développement se succèdent de 1958 à 1980.Le plan
quinquennal 1981-1985 commence à être appliqué. Tous ces plans ont en commun des
orientations précises :
- Pas de changement véritable des structures économiques existants, mais de simples
modifications partielles.
- Des créations d’industries, ou de soutiens à celles qui existent, ne présentant aucun
effet multiplicatif. On continue d’importer, très cher, des biens d’équipement, tandis
que les industries Marocaines de transformation ne sont que des les industries traitantes
de firmes étrangères. Aussi compte tenu du bon marché de la main d’oeuvre et des
facilités a cordées aux investisseurs étrangers, le Maroc apparaît comme un véritable
paradis fiscal.
- Aide systématique aux exploitations irriguées, grandes productrices d’agrumes et de
primeurs pour l’exportation, au détriment des exploitations céréalières ou de l’élevage,
nécessaire à chacun.
« Economie extravertie », « dépendante », les formules sont nombreuses qui rappellent
celles de 1955 : « l’indépendance dans l’interdépendance ». C’est finalement le dernier
terme qui l’emporte.
(1)Cf. l’esquisse de quelques « éléments bibliographiques de l’oeuvre de Aziz Belal »,
Abdelkrim Belguendouz in : Al assas n 43-44 juin juillet 1982.
(2) Jean jacques Rousseau : « je conçois dans l’espèce humaine deux sortes d’inégalité : l’une
que j’appelle naturelle ou physique, parce qu’elle est établie par la nature, et qui consiste dans
la différence des ages, de la santé, des forces du corps, et des qualités de l’esprit ou de l’âme.
L’autre qu’on peut appeler inégalité morale, ou politique, parce qu’elle dépend d’une sorte de
convention et qu’elle est établie, ou du moins autorisée par le consentement des hommes.
Celle ci consiste dans les différents privilèges dont quelques uns jouissent, au préjudice des
autres, comme d’être plus riche, plus puissant qu’eux, ou même de s’en faire obéir »
Jj rousseau, « discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes » Paris,
ed Gallimard, coll, »idées » 1965, p 43
Aziz LAHLOU EN BREF
A quarante-huit ans,
Aziz Lahlou a
derrière lui une carrière
bien remplie.
Casablancais de
naissance, ses
parents ont émigré dans
les années vingt de
Fès pour investir à la
capitale
économique encore
embryonnaire…
Aziz Lahlou a hérité de
ses parents la
persévérance et la
perfection. Après
un baccalauréat
scientifique, il a
passé le concours pour
accéder au centre
de la formation des
pilotes de ligne de
la Royal Air Maroc. Un
concours qu’il a
raté de peu. Mais ce n’est
pas Aziz Lahlou qui
laisse tomber ses
ambitions. Puisque
vingt ans plus tard, il a
pu avoir son
certificat de pilote privé.
Et cela est une
autre histoire.
Aziz Lahlou est
parti au tout début des
années soixante-dix
à Paris Dauphine où il a
obtenu une maîtrise
en sciences de gestion,
complété par un
diplôme d’études
comptables
supérieur. Destiné à être expert comptable, Aziz Lahlou a plutôt opté pour l’analyse
économique où il a soutenu avec brio son doctorat d’Etat à l’université de Paris 1-
Panthéon-Sorbonne. Maître-assistant à l’Université de Paris 1, il n’a pas hésité à
regagner le Maroc. Il est professeur depuis une vingtaine d’années à l’École nationale de
l’administration. Un établissement qui a formé des générations de hauts fonctionnaires
marocains et étrangers. Il a été directeur de recherche et chef de la section économique
et financière pendant une douzaine d’années à l’ENA de Rabat.
Et ce n’est pas tout. C’est que Aziz Lahlou a contribué à plusieurs expertises de la
coopération technique internationale, aussi bien au PNUD (politique et programmation
des privatisations) qu’à la Cnuced où il a été consulté pour l’expertise du transport
maritime. C’est que Aziz Lahlou est un véritable connaisseur du secteur…
Sa passion: le pilotage des petits avions, chose normale pour le pilote qu’il est. Amateur
de la lecture, ses auteurs préférés sont Jacques Attali, Alain Minc ou encore Kenneth
Galbraith. Ses leaders d’opinion: Mehdi Mandjra et Khalid Naciri…
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