Civilisation grecque

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Thèmes d'histoire des faitséconomiques : La civilisation grecque La civilisation grecquePrincipaux faits économiques Dernière mise à jour le 16 janvier 2011 Pour cadrer sommairement la période de domination économique de la Grèce antique, on peut se référer au schéma chronologique ci-après. L’expansion territoriale de la Grèce correspond aux périodes encadrées en gris. Elle commence à l’époque dite «archaïque », pour se terminer avec la conquête romaine (La date de -146 avant J.-C. est retenue car elle correspond à la mise à sac de Corinthe par le général romain Lucius Mummius ACHAICUS). 1 Période d’expansion économique et coloniale de la Grèce antique
Fichier EXCELDans laGrèce antique, c’est l’agriculture qui constitue la base de l’économie et alors même que les sols grecs sont dans l’ensemble assez peu fertiles. Vers leVIème siècle av. J.-C., l’artisanat et le commerce maritime se développent. L’économie et le commerce dans la Grèce antiqueCités, colonisation et commerce Dès la période dite "archaïque", à partir de 800 ans avant notre ère, on assiste à la formation des villes-état grecques,appelées "cités",dont les exemples les plus connus sont Athènes, Corinthe, Delphes, Thèbes, Rhodes ou Sparte. Loruneplus à nourrir sa population,squ'une cité n’arrive expédition est montée afin de chercher un endroit pour fonder une colonie.Un exemple est donné par lacolonie de Cyrène (en Lybie actuelle), qui a été fondée par celle de Théra(île de la mer Égée actuellement appelée Santorin). La cité de Cyrène est ensuite devenue très riche sous l'action des colons grecs,surtout grâce aux exportations de céréales, mais aussi de chevaux et de laine. 1 Johann GustavLe terme « hellénistique » est employé pour la première fois par l’historien allemand DROYSEN (1808-1884) dans « Geschichte des Hellenismus» (1836 et 1843), à partir d’un critère linguistique et culturel à savoir l’accroissement spectaculaire des régions où l’on parle le grec (ἑλληνίζειν / hellênízein) et donc du phénomène d’expansion de l’hellénisme. Voir Wikipédia:Epoque Helénnistique. 1 www.economie-cours.fr
Thèmes d'histoire des faitséconomiques : La civilisation grecque C'est par de multiples fondations de colonies que l'empire commercial grec s'est progressivement constitué. Celui-ci apporta la prospérité grâce au commerce. Même les cités qui ne fondèrent pas de colonies bénéficièrent de cette prospérité. Par exemple, la cité d'Égine, qui n'avait pas fondé de colonie, profita cependant du commerce avec les colonies d'occident et de la mer Noire. Monnaies et banques L'invention des premières pièces métalliques poinçonnées (donc standardisées à un poids garantit 2 par le poinçonnage) remonte aux rois de Lydie(voir carte), un fait confirmé par HERODOTE. Selon Burton HOBSON : "Les historiens s’accordent en général pour fixer l’apparition de la monnaie vers 3 650 av. J.-C., sous le règne du roi de Lydie, ARDYS(652-615). On a retrouvé, remontant à cette époque, des plaques de métalportant de profondes marques en creux qui n’ont pu être produites que par un objet dur, tel qu’un poinçon. Sur l’autre face, on aperçoit des stries, des raies ressemblant à 4 des éraflures. Il est vraisemblable que quelques gouttes d’électrumen fusion étaient versées sur une enclume dont la surface présentait des aspérités. On plaçait alors sur le métal un poinçon dont l’extrémité portait un dessin et on le frappait à l’aide d’un marteau, ce qui, à la fois, imprimait le dessin d’un côté et les stries de l’enclume de l’autre. Ce dessin, très sommaire, n’était parfois que la marque d’un clou cassé". Ces premières pièces ont été retrouvées au temple d'ARTEMIS à Ephèse (près d'Izmir, en Turquie) : «ces pièces lydiennes ovales façonnées dans de l'électrum, un alliage d'or et d'argent, et figurant la 5 tête d'un lion , sont les précurseurs dutétradrachme athénien, une pièce d'argent standardisée figurant, côté face, la tête de la déesse ATHENA et, côté pile, une chouette (associée à la déesse pour 6 sa sagesse supposée)" .
2 La création de la Lydie en tant que royaume remonte à la dislocation de l'empire phrygien. Le premier roi de Lydie fut GYSES (célèbre pour son anneau qui, selon PLATON, lui permettait de se rendre invisible et de commettre ainsi les pires forfaits que lui suggère la réalisation de son bon plaisir, posant un dilemme moral à savoir : l'homme serait-il obéissant des lois morales s'il était tout puissant ?). 3 Fils de GYSES. 4 Mélange d'or et d'argent que l’on trouve à l’état naturel.5 "A l’aide d’un marteau et d’un poinçon on enfonçait le métal dans la matrice inférieure, si bien que le dessin apparaissait en relief (il s’agissait d’une tête de lion). Le poinçon lui-même laissait au revers de la monnaie une marque très profonde. C’était une empreinte en creux de forme carrée ou rectangulaire, divisée le plus souvent en quatre compartiments, présentant chacun un motif dont le relief formait un élément de fixation. Les flancs de métal, avant la frappe, correspondaient à un poids-étalon. Les pièces les plus lourdes pesaient environ 10,90 g; on les appelait « statères», ce qui signifiait balance ou étalon de valeur. On utilisa aussi des fractions de statères, de poids et de valeur divers. Le tiers de statère ne laisse apparaître que la tête du lion; des divisions plus petitesne montraient qu’une patte. Le lion était alors le symbole de l’autorité royale; il servait à garantir le poids des monnaies, ce qui évitait de recourir à la pratique fastidieuse consistant à contrôler les pièces chaque fois qu’elles changeaient de main dans une transaction commerciale. Toutefois, dans l’électrum, les proportions d’argent et d’or n’étaient pas fixes; la valeur intrinsèque de chaque pièce pouvait varier considérablement. La monnaie d’électrum ne pouvait donc pas être aisément acceptée en dehors de la région même où elle était produite. C’est pourquoi elle fut rapidement abandonnée au bénéfice de l’or pur." Source : Burton HOBSON, http://www.loretlargent.info/or/les-ancetres-de-nos-pieces-dor-histoire-de-lor/1732/6 Niall FERGUSON,L'irrésistible ascension de l'argent. De Babylone à Wall Streetpage 23. L'auteur ajoute qu'en Chine, avant le début de notre ère, on utilisait des pièces de monnaie de cuivre. C'était des pièces percées en leur centre d'un trou carré, ce qui permettait de les enfiler sur des baguettes par paquets de mille. Ces pièces étaient ornées d'inscriptions calligraphiques, mais non d'effigies et seraient moins anciennes que les pièces lydiennes. Selon Niall FERGUSON, "La première pièce standardisée de bronze fut introduite en Chine en 221 av. J.-C. par le "premier empereur" QIN SHI Huangdi. Rondes et trouées d'un carré en leur centre, elles portaient une simple mention de poids, par exemple "ban liang", soit environ 14 grammes».
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Thèmes d'histoire des faitséconomiques : La civilisation grecque La Lydie où les premières pièces de monnaie frappées ont étéretrouvées lors des fouilles du temple d'Artémis à Ephèse
Source: Wikipedia,http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Carte_Lydie.pngOn a aussi retrouvé des pièces datant d’un peu plus tard, vers 600 avant J.-C., frappées à Sardes (capitale du royaume de Lydie) par le roi ALYATTES, qui régna sur la Lydie entre 610 et 560 avant J.-C.Ces pièces étaient frappées à l’effigie de la royauté, un lion, animal qui symbolisait l’autorité. L’effigie en garantissait le poids, mais pas la valeur puisqu’elles étaient en électrum.La première émission à grande échelle de monnaies d’or a eu lieu sous le règne du roi CRESUS (561-546), fils d’ALYATTES et dont le nom est demeuré un symbole d’opulence grâce à la richesse que lui 7 ont assuré les sables aurifères de la rivière Pactoleoffrande d’une. Sa richesse était telle qu'il fit masse de lingots et d’ornements (environ 4 tonnes) au trésor du temple d’Apollon à Delphes. Les monnaies émises par CRESUS s'appelaient les créséides. C'étaient des piècesoblongues frappées à 8 9 Sardes, qui contenaient environ 98 % d’or. Elles ne tardèrent pas à vérifier la loi de GRESHAM , car tout le monde les thésaurisait et cherchait à se débarrasser "des monnaies d’électrumdans 10 lesquelles laproportion d’or et d’argent était difficile à déterminer" . S’il existe si peu de traces archéologiques de ces premières pièces, c’est qu’elles ont été refondues au cours du temps. Il est donc probable que l’or contenu dans certaines pièces plus récentes soit de l’or datant de cette époque et ayant servi à fabriquer ces pièces. Les grecs s'inspireront de la pratiqueinitiée par ALYATTES, puis continuée par son filsCRESUS. Les cités grecquesfrapperont aussi leurs monnaies à partir de cette date, en particulierpour marquer leur unité et leur indépendance.Au début (époque archaïque) elles le feront de manière irrégulière 7 Qui n’est plus aujourd'hui qu'un torrent. Voirhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Pactole. 8 Ce qui pour l'époque signifiait qu'elles étaient quasiment en or pur. 9 Thomas GRESHAM (vers 1519 - 1579) était un commerçant et financier anglais qui fonda le Royal Exchange (la bourse de Londres en 1566-1568). La loi empirique qu’on lui attribue« la mauvaise monnaie chasse la bonne » signifie que lorsqu'il y a deux monnaies en circulation, les agents économiques thésaurisent la « bonne » monnaie, et cherchent à se débarrasser de la «mauvaise » à toute occasion.Voir la fiche sur la loi de GRESHAM. 10 Burton HOBSON,http://www.loretlargent.info/or/les-ancetres-de-nos-pieces-dor-histoire-de-lor/1732/. 3 www.economie-cours.fr
Thèmes d'histoire des faitséconomiques : La civilisation grecque selon leurs besoins. Chaque cité apposait un signespécifique, l'épicène,sur la monnaie qu'elle frappait. Pour Athènes, c'était une chouette. Egine, puisCorinthe etAthènes adoptent la frappe monétaire vers 600 avant notre ère. Il existera ainsi de nombreuses monnaies dans la Grèce antique : Darique, Drachme (le tétra drachme est une 11 pièce valant quatre drachmes) et Obole notamment.
ALEXANDRE le GRAND (356 à 321avant notre ère), roi de Macédoine et conquérant le plus célèbre de la Grèce, mettra en place une monnaie d'argent dont le poids servira petit à petit d'étalon dans l'ensemble du monde grec. Chaque cité continuera à frappersa monnaie mais les pièces possèdent toutes un poids identique ce qui facilite leur circulation d’un territoire à l’autre et les échanges économiques entre les cités. Leprocessus d'unification monétaire doit cependant être relativisé. En effet, Rhodespar exemple, puissante cité commerciale, conserverason propre étalon (étalon « chiote »). D'autres citésexigeront quesur leur territoire seule leurmonnaie soit utilisée. Le change leur permet alors de faire d’importants bénéfices car leur monnaie estéchangée à généralement parité (une pièce pour une pièce), même si elle est, comme c'est souvent le cas, d’un poids inférieur à l’étalon adopté par les autres cités (la notion de taux de change comme rapport variable, bien que connue, semblait donc ne pas forcément exister en pratique, si l'on en croit cet exemple, qui reste cependant à confirmer). Si l'invention du mot banque date de l'essor des cités-état comme Venise ou Gènes (Voir la fiche sur l’essor des républiques maritimes italiennes), il convient cependant de remarquer que l'activité de prêt existait depuis les babyloniens, comme on l'a vu précédemment, mais aussi en Grèce, où elle était le fait des "trapézites", nom qui vient de la table (trapeza en grec) derrière laquelle ils se tenaient dans des boutiques parfois affectées à un autre commerce, mais le plus souvent destinées aux transactions bancaires. 12 Les banques, comme celles de l'ancien esclave PASIONà Athènes, jouent aussi un rôle important dans l'économie antique, notamment par le biais de succursales présentes dans les principales 13 cités .
11 La Mine et le Talent ne sont que des unités de poids servant pour étalonner la monnaie. 12 PASION estun banquier athénien célèbre de l'époque classique (vers 430-370 av. J.-C.). Sa trajectoire et celle de sa famille sont caractéristiques d'une ascension sociale réussie, du statut d'esclave à celui de citoyen.Voir l'excellent article de Wikipedia,http://fr.wikipedia.org/wiki/Pasion13  VoirEdward E. COHEN,Athenian Economy & Society. A Banking Perspective PrincetonUniversity Press, Princeton, NJ, 1992, en particulier le chapitre "Trapeza as a true bank". L'ouvrage est disponible sur Google books et n'a pas été trop martyrisé. Il peut aussi être "feuilleté" sur le site d'Amazon (français et américain). 4 www.economie-cours.fr
Thèmes d'histoire des faitséconomiques : La civilisation grecque L’agricultureBase de l’économie de la Grèce antique,l'agriculture emploie pratiquement 80 % de la population. La culture des terres est régie par l'assolement biennal (la terre est cultivée une année, puis repose une année). L'agriculture grecque se fonde sur troisIl y a aussila vigne.produits : les céréales, l’huile d'olive et 14 des cultures de fruits, légumes, de diverses herbes ainsi que des plantes oléagineuses. L’étroitesse des territoires fait que l’élevage est peu développé (essentiellement des chèvreset des moutons). L’exploitation dubois joue un rôle dans l’économie domestique, mais également un rôle commercial et militaire puisqu’il sert à construire les trières (bateaux de combat légers et maniables). Enfin, l’apiculture permet d’obtenir lemiel et le sucre. Les terres appartiennent à de grands propriétaires aristocratiques et sont concentrées en de grands 15 domaines, mais dont la taille reste modeste comparée auxgrands latifundiaromains. L’artisanat: sphère domestique et sphère commerciale L’artisanat fait davantage partie de la sphère domestique que commerciale. Lepain et des vêtements sontfabriqués par les femmes ou les esclaves. Les ateliers commerciauxse consacrent à la fabrication et à la teinturede tissus de luxe, tels ceuxteints à la pourpre de Tyr. L’artisanat est aussi consacré à la fabrication d’objets en métal, en cuir, en bois. Ces activités, ainsi que la poterie sont le fait d’artisans spécialisés, qui font partie de la sphère commerciale. L’unité de base est l’atelier, sorte de PME familiale augmentée d’esclaves. À titre d’exemple, la fabrique de boucliers de 16 17 LYSIAS emploie120 esclaves, tandis que le père de DEMOSTHENEpossède un atelier qui emploie 32 couteliers et 20 fabricants de lits.
14 Les oléagineux sont des plantes cultivées spécifiquement pour leurs graines ou leurs fruits riches en matières grasses, dont on extrait de l'huile à usage alimentaire, énergétique ou industriel. Les résidus de l'extraction constituent les tourteaux généralement recyclés dans l'alimentation animale.Voir Wikipédia pour plus de détails. 15 Un latifundium (du latin« Latus » =spacieuse, « fundus » =ferme) est, dans l'Antiquité, un grand domaine agricole. Latifundia est souvent utilisé pour désigner une hacienda ouune fazenda en Amérique du Sud. Voir Wikipédia :http://fr.wikipedia.org/wiki/Latifundium. 16  Néà Athènes, LYSIAS est un métèque dont le père était une marchand d'armes romain (de SYRACUSE) appelé à Athènes par PERICLES (-495 à -429 av. J.-C., célèbre homme d’Etat athénien). LYSIAS devint ainsi « isotèle », c'est-à-dire étranger privilégiéayant les mêmes droits et devoirs qu'un citoyen en ce qui concerne la fiscalité et l'armée.Voir Wikipédia pour plus de détails. 17 Homme d’Etat athénien (-384 à -322 av. J.-C.) et grand orateur del’antiquité.Voir Wikipédia pour plus de détails.
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Thèmes d'histoire des faitséconomiques : La civilisation grecque Le métal, ressource naturelle abondante 18 La Grèce antique possède de nombreux gisements de métalcomme les mines d’argent du Laurion19 20 ou de Chypre, les mines d’or, comme à Siphnos, les mines de fer comme sur l’île d’Eubée ou 21 Rhodeset les mines de cuivre comme à Chalcis (capitale de l’île d’Eubée). Les Athéniens excellent dans la prospection, le traitement et le raffinage du minerai. L’extraction ne nécessite pas de forages importants car le minerai est relativement facile d’accès.Mais les galeries creusées font parfois plus de 100 mètres et le travail dans les mines est pénible et réservé aux esclaves. Le commerce international En effet, les grecs ne pouvaient se développer que grâce au commerce international. L’exigüité des terres et la croissance démographique se conjuguaient avec la présence de la mer pour pousser à l’expansion maritime.Il fallait notamment importer du blé, base de la nourriture. Ce blé était importé ded’Egypte, de Sicile ou encore de la mer noire (que les grecs appelaient « Pont-Euxin = mer accueillante »). Ce sont Athènes et Corinthe,qui sont les plaques tournantes du commerce du blé en Grèce. Mais d’autres produits sont également importés : épices, tissus, métaux, matériaux de construction des navires,toile de lin etpoix (matière résineuse gluante et noire qui s’obtient par la distillation des bois résineux de pins ou de sapins). Les exportations des cités grecques sont principalement constituées devin, decéramiques et d’huile d’olive. Athènes exporte également du marbre réputé (extrait du Pentélique, montagne grecque au nord-est d'Athènes) et des monnaies d’argent également réputée pour leur fort taux d’argent et qui servent parfois de ressource métallique après avoir été refondues.Le commerce international est contrôlé par de gros négociants qui jouissent d’une grande liberté de transaction. Les cités gAthènes, lorsrecques ne contrôlent que l’approvisionnement en grain. Ainsi à 22 de la première séance de la nouvelle prytanie, les réglementations sur le commerce du blésont confiées à un collège qui veille spécifiquement sur le commerce du blé, de la farine et du pain.
L’État intervient cependant en prélevantun droit de douane sur les cargaisons.Par exemple, à Athènes (port du Pirée) ce droit a pu varier de 1% à 5% (dans les périodes difficiles). Il est intéressant de noter que ces droits de douanen’avaient aucune visée protectionniste mais ne servaient qu’à remplir les caisses de l’Etat. En effet, la fiscalité directe n’est pas très développée en Grèce antique. Il existe bien un impôt sur le capital pour les plus riches,appelé l’eisphora[qui signifie « versement » ou «contributiongénéralement en temps de»] mais il n’est levé que de manière intermittente,
18 Mines d'argent situées dans la pointe méridionale de l'Attique (région qui entoure Athènes), entre Thorikos et le cap Sounion, à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Athènes. 19 Une des 2200Ile des Cyclades (îles grecques de la mer Egée méridionale) située à 78 milles marins ((1mille marin = 1852 m)du Pirée (port d’Athènes).20 La plus grande des îles de la mer Egée (merséparant la Grèce et la Turquie), située en face de l’Attique.21  Rhodesest la plus grande des 12îles du Dodécanèse (= douze îles), située entre la mer Egée et la Méditerranée. 22 Dans la démocratie athénienne,les Prytanes, issus des cinq-cents élus de la Boulê (assemblée restreinte de citoyens chargés des affaires courantes de la cité), exercent un rôle politique central, mais leur pouvoir est limité. Ils assument les missions d'organisation et d'encadrement du fonctionnement des institutions. 6 www.economie-cours.fr
Thèmes d'histoire des faitséconomiques : La civilisation grecque 23 guerre. C’est donc sur la fiscalité indirecte (comme les droits de douane, par exemple) que repose le financement des besoins de l’Etat.Les principales sources d'importation du blé en Grèce antique
Source: William BERNSTEIN,A Splendid Exchange, How Trade Shaped The Worldpage 45. La route du blé en provenance de Cyrène a été ajoutée.Le mode de financement du commerce est intéressant à connaître car ilmontre bien le rôle de la finance dans l'activité d'entrepreneur et dansl’échange dès cette époque. À Athènes, une expédition commerciale était généralement financée par un prêt. La durée du prêt dépendait de celle du voyage maritime, pouvant donc varier de quelques semaines à quelques mois. Le taux d’intérêt de ces prêts étaià 100%). Ces prêts faisaient toujours l’objet d’unt élevé suivant l’appréciation du risque (de 10 % contrat écrit qui fixait le taux et stipulait que le prêteur supportait le risque en cas de perte de la cargaison (alors qu'aujourd'hui les banquiers prêtent avec des chichis de l'argent qu'ils n'ont pas, par un simple jeu d'écriture, et ne supportent aucun risque). En échange, dès que le navire arrivait au Pirée, il était saisi par le prêteur qui était servi en premier.
23 Cependant, les grandes fortunes sontsoumises aux liturgies -la prise en charge des services publics tels que l’entretien d’une trière (triérarchie), d’un chœur (chorégie) lors des compétitions théâtrales ou encore du gymnase. Dans certains cas, le prestige de la charge suscite des volontairesc’est le cas de la chorégie —, dans d'autres, il s’agit d’une véritable contribution imposée, à l’instar de la triérarchie.
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