Compte-rendu du mercredi 29 mars - L'ETHIQUE DU TRAVAILLEUR SOCIAL ...

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Compte-rendu du mercredi 29 mars - L'ETHIQUE DU TRAVAILLEUR SOCIAL ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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L’ETHIQUE DU TRAVAILLEUR SOCIAL : compte-rendu de la
réunion du 29-03-06 à 9 heures à l’ESTES
La réunion s’est déroulée sous forme de débat, chaque participant
étant invité à faire part de sa position sur la notion d’éthique vis-à-
vis du travail social.
Motivés par la volonté d’initier une réflexion sur un des
fondements de nos futurs métiers, nous avons éprouvé des
difficultés à gérer l’échange d’idées, certes riche mais difficile à
structurer. A l’avenir, il nous faudra instaurer la présence d’un
animateur (voire un formateur ?) pour cadrer le débat.
L’appréciation de l’éthique du travail social rencontre un écho
différent chez chaque étudiant. Ainsi, certains participants ont
souligné la nécessité de distinguer l’éthique de la morale (laquelle
constituerait un « code de bonnes m°urs »). D’autres ont estimé
que l’éthique nécessite la prise en compte du facteur humain et
relationnel. Il existe des passerelles entre éthique personnelle et
individuelle, lesquelles relèvent des convictions. Enfin, le
groupement professionnel que constitue les travailleurs sociaux
met en °uvre des pratiques sur le terrain qui nécessitent des
remises en cause fréquentes. La prise de conscience de la nécessité
de se remettre en cause constitue une éthique en soi. Par ailleurs,
un participant a souligné que l’éthique se réfère aux codes pénal et
civil.
Ainsi, la responsabilité professionnelle s’articule au sein d’un cadre
juridictionnel, à travers le code de déontologie de l’ANAS
(Association Nationale des Assistants de Service Social) pour les
assistants sociaux ou dans le cadre de la protection de l’enfance
pour les éducateurs spécialisés. S’agit-il d’élaborer notre éthique de
manière limitative ou dans un cadre plus large ?
Nous pouvons nous poser la question si l’éthique est
« proportionnelle » à nos engagements. Suffit-il d’agir pour bien
faire ? Est-ce suffisant d’éprouver de la compassion ou de la
compréhension à l’égard de l’usager pour exercer alors que la
frontière entre valeurs personnelles et éthiques semble fragile ?
La relation éducative nécessite de répondre de ses actes dont il
incombe à l’éducateur de mesurer la portée. Des étudiants ont
souligné leur refus de délation (lors d’actes de délinquance par
exemple). La conscientisation des travailleurs sociaux participe à
ces valeurs communes d’éthique. Il apparaît ainsi nécessaire de
prendre du recul par rapport aux métiers, que ce soit en tant
qu’étudiant ou en tant que professionnel sur le terrain.
Face au risque d’instrumentalisation des travailleurs sociaux par les
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sur l’égalité des chances (entre autre le contrat de responsabilité
parentale) se pose la question du refus de faire ce que la hiérarchie
demande. Le professionnel du social deviendra-t-il un technicien,
complétant des grilles d’évaluation, alors que l’essence même de
nos missions réside dans le relationnel ? La notion de production
(voire de productivité) a été soulevée face au risque de diminution
de subventions accordées à certaines structures si des critères ne
sont pas atteints (exemple : x nombre de signalements d’enfants
absents de l’école, x nombre de contrats RMI non signés ou non
suivis, etc.).
Au final, un consensus est ressorti des débats :
la prise en compte
des difficultés de l’individu prime sur toute loi
et que le projet de
loi actuel conduit vers le
sécuritaire et l’automatisation
.
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