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Association Évangélique d’Églises Baptistes de Langue FrançaiseCOURS :DOCTRINE 29 COURS DE FORMATION PAR CORRESPONDANCEÉLÉMENTS DE RÉPONSESRéfé- Ques-ObservationsLEÇON : L’ÉGLISE : Organisation et MInistèrerences tionsHam 1 « L’église est un organisme plutôt qu’une organisation » (Ham p.190). Que pensez-vous de cette affir-190 s mation ? À partir du NT, expliquez dans quel sens l’église est un organisme et dans quelle mesure elleMin est (ou n’est pas) une organisation.17-351. L’organisme et l’organisation ne s’excluent pas forcément.Telle qu’elle est formulée parHammond, l’antithèse est peut-être trop absolue. Les images bibliques sont empruntées à la vie,c’est-à-dire à « l’organisme » : la plante qui croît (1 Co 3.6-9), mais surtout le « corps » (Rm 12.4-8; 1 Co 12.12-27; etc.). Elles sont aussi empruntées à ce qui est organisé : l’édifice (1 Co 3.9-17;Ep 2.20-22, la signification même du mot ekklesia dans le monde grec : une assemblée bien struc-turée). Les deux images du corps et de l’édifice se trouvent même mêlées, par ex. dans Ep 4.12 :«L’édification du corps de Christ ». Ce sont donc là deux aspects complémentaires de l’église.Pourtant, s’il est excessif de dire que « l’église est un organisme plutôt qu’une organisation », ilserait par contre assez juste de dire que « l’église est un organisme avant d’être une organisation ».Il doit d’abord y avoir la vie, sans elle toute organisation est inutile. Toute structure doit être subor-donnée ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Association Évangélique d’Églises Baptistes de Langue Française
COURS DE FORMATION PAR CORRESPONDANCE
ÉLÉMENTS DE RÉPONSES
COURS :
DOCTRINE 29
Réfé-
Ques-
rences
tions
« L’église est un organisme plutôt qu’une organisation » (Ham p.190). Que pensez-vous de cette affir-
mation ? À partir du NT, expliquez dans quel sens l’église est un organisme et dans quelle mesure elle
est (ou n’est pas) une organisation.
1.
L’organisme et l’organisation ne s’excluent pas forcément. Telle qu’elle est formulée par
Hammond, l’antithèse est peut-être trop absolue. Les images bibliques sont empruntées à la vie,
c’est-à-dire à « l’organisme » : la plante qui croît (1 Co 3.6-9), mais surtout le « corps » (Rm 12.4-
8; 1 Co 12.12-27; etc.). Elles sont aussi empruntées à ce qui est organisé : l’édifice (1 Co 3.9-17;
Ep 2.20-22, la signification même du mot
ekklesia
dans le monde grec : une assemblée bien struc-
turée). Les deux images du corps et de l’édifice se trouvent même mêlées, par ex. dans Ep 4.12 :
« L’édification du corps de Christ ». Ce sont donc là deux aspects complémentaires de l’église.
Pourtant, s’il est excessif de dire que « l’église est un organisme
plutôt
qu’une organisation », il
serait par contre assez juste de dire que « l’église est un organisme
avant
d’être une organisation ».
Il doit d’abord y avoir la vie, sans elle toute organisation est inutile. Toute structure doit être subor-
donnée aux impératifs de la vie à se développer, la protéger de certains dangers, et non pas
l’étouffer. Jésus (Mt 18) a donné une série d’instructions concernant la vie communautaire des
croyants sans préciser tout de suite qu’il parlait de l’église. La première mention du mot « église »
(dans l’original) dans le livre des Actes, se situe en 8.1, une fois que la « multitude des disciples »
(6.2) de Jérusalem s’était déjà bien organisée.
2.
L’église est un
organisme
dans la mesure où sa vie dépend de la vie de chacun de ses membres,
comparables aux organes d’un corps. Une bonne organisation ne suffit pas, chaque membre,
même le moins important en apparence (1 Co 12.22-25), est vital pour le corps ; si un membre se
porte mal, tout le corps souffre (1 Co 12.26). C’est pourquoi, dans l’église, tout se joue au niveau
des relations humaines : « exhortez-vous », « encouragez-vous » (Rm 15.14; 1 Th 5.14; Hé 10.25),
etc. L’organisation doit favoriser ces relations, mettre en valeur chacun dans l’organisme.
3.
Obligatoirement, lorsque la vie se développe, elle s’organise afin d’augmenter l’efficacité du tra-
vail et de parer aux éventuels dangers. L’église dépend directement de son chef Jésus-Christ (Ep
1.22; 4.15; 1 Pi 2.25; 5.4), mais il ne fait, généralement, pas connaître sa volonté par des illumina-
tions directes, plutôt par certains mécanismes humains qui, obligatoirement, appellent certaines
structures. De même lorsqu’il s’agit de la reconnaissance des ministères « d’anciens » ou « pas-
teurs », responsables de l’église devant Christ (1 Pi 5.4), ou de décisions importantes dans la vie
d’une église. Comme toute société, la vie d’une église exige un minimum d’organisation (Ac 6).
Quel est le sens et quels sont les divers emplois du mot « ministère » dans le NT ?
Le mot
ministère
(grec
diakonie)
signifie
service.
Il désigne tout d’abord n’importe quel travail que
l’on accomplit au service de quelqu’un. De même, le verbe
servir (diakoneo)
est souvent employé
dans le
NT.
Jésus a clairement indiqué que quiconque voulait travailler dans son Royaume devait le faire dans
un esprit de service et non de domination, se donnant lui-même en exemple (Mt 20.28; Mc 10.45;
Jn 13.1-17). Le mot « service », que l’on traduit souvent par « ministère », caractérise pratiquement
toutes les formes d’activité dans l’église : services matériels, pratiques (2 Tm 1.18) ; secours ; tra-
vail « social » (Ac 6.1-2; Rm 15.25, 31; 2 Co 8.4, 19) ; tâche des « diacres » (Ph 1.1; 1 Tm 3.8) ;
annonce de la Parole de Dieu (Ac 6.4; 20.24; Ep 3.7; Col 1.23) ; fonction de l’apôtre (Ac 1.17, 25;
21.19; Rm 11.13; 1 Co 3.5; 2 Co 3.6s; 4.1; 5.18; Col 1.25; 2 Tm 4.11).
Cela indique deux choses importantes :
- Les chrétiens qui ont écrit le NT avaient conscience qu’ils ne faisaient que remplir un humble
service, quelle qu’ait été leur tâche.
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Réfé-
Ques-
rences
tions
- Il n’y a aucune hiérarchie dans les tâches accomplies pour l’église. Il y a différences de dons,
et donc de fonctions, mais toutes sont également vitales et honorables les unes que les autres.
Qui est « prêtre » selon le NT et qu’est-ce que cela peut impliquer pratiquement ?
1.
Christ est le seul prêtre car lui seul est l’intermédiaire entre Dieu et nous (1 Tm 2.5; cf Ac 5.6;
7.26-28; 10.11-14). Pourtant, à l’instar du peuple d’Israël qui, d’ailleurs, n’a jamais été à même d’at-
teindre cet idéal, nous sommes appelés un peuple de prêtres (1 Pi 2.9; Ap 1.6). Par notre union
avec Christ, nous sommes appelés, bien que ce soit dans une bien moindre mesure, à exercer un
ministère « sacerdotal ». Cela vaut pour tous les chrétiens sans distinction.
2.
Implications :
- D’une manière générale,
la distinction antre sacré et profane
disparaît : il n’y a plus de per-
sonnes dont la fonction est plus « sacrée » que d’autres, il n’y a plus de temps ou de lieux
saints, c’est-à-dire que
toute la vie
est sanctifiée.
-
Quiconque peut s’approcher directement de Dieu
(1 Pi 2.4) sans avoir besoin d’un homme
« plus saint » à ses côtés. Il n’y a aucune nécessité dans notre vie avec Dieu, de passer par des
« professionnels » de la religion, même si les différents ministères dans l’église sont utiles et
nécessaires.
-
Être prêtre
dans la nouvelle alliance est lié aux impératifs suivants : « offrir des victimes spiri-
tuelles » (1 Pi 2.5), autrement dit la consécration de toute notre vie à Dieu (Rm 12.1), la louan-
ge (Hé 13.15) et l’amour pratique (Hé 13.16). Il n’y a pas de liste d’activités ou de services
devant être accomplis par tous les chrétiens ; chacun a reçu des dons différents et vit sa prê-
trise de manière différente, et cela non seulement dans les activités dites « de l’église », mais
dans toute la vie (Rm 12.1; Hé 13.16). Même si tous ne participent pas de façon visible ou
audible à ses rencontres, tous sont prêtres.
À partir de 1 Tm 3.1-7 et Tt 1.5-9, définir les différents types de critères pour le choix d’un ancien et
leur importance respective.
Nous distinguerons trois types de critères :
1. Maturité personnelle.
Le pasteur ne doit pas être un « nouveau converti » (1 Tm 3.6), ce qui
souligne l’importance de la maturité spirituelle. D’autres adjectifs - sobre, raisonnable, conve-
nable, doux et pacifique, juste, saint, maître de soi, non adonné au vin, ni violent, ni arrogant,
ni colérique - englobent aussi la maturité tout simplement humaine.
2. Bon témoignage extérieur
(1 Tm 3.7). C’est là le sens à donner au mot « irréprochable » (1
Tm 3.2; Tt 1.6), c’est-à-dire qu’il n’y ait rien en l’homme qui puisse être cause de scandale, ou
même tout simplement de réserves de la part du monde. La conduite de la famille (1 Tm 3.4;
Tt 1.6) peut aussi entrer dans ce cadre-là.
3. Capacités pour le travail.
Dans deux domaines :
- L’enseignement (1 Tm 3.2), qui inclut la capacité à réagir face aux fausses doctrines (Tt 1.9)
- La direction de l’église, dont la conduite familiale peut être un indice (1 Tm 3.4).
L’on voit par là que les qualifications
personnelles
(caractère, maturité, conduite) priment net-
tement sur les capacités pour le travail, qui ne sont pas pour autant à négliger. Ces listes de
qualifications ne doivent pas non plus nous décourager à choisir des anciens/pasteurs, mais
nous amener à être prudents, voire critiques s’il le faut. En tous cas, à éviter toute procédure
expéditive.
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