Dissert sur le Bonheur

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Dissertation sur le BonheurSujet : Commenter à partir de Sénèque et Tchekhov cette citation d’Alain : « il faut vouloir  être heureux et y mettre du sien  ».  S énèque nous apprend  à devenir heureux, Tchekhov nous met en situation pour  le devenir, mais entre les deux, Alain affirme :’’il faut vouloir être heureux et y mettre du sien’’. Quelle est la place de la volonté et de la personne dans le bonheur ? La Vie Heureuse et  La Bri èveté de la Vie  nous incitent à rechercher le  ur.  Oncle   Vania  nous  montre  certaines  difficultés   et  obstacles  à   cette volonté. Et enfin peut­on ne pas vouloir le bonheur  ?  La recherche du bonheur en tant que première volonté, telle est la demande de Sénèque à ses congénères. Le bonheur est le souverain bien. Il demande une affection particulière face aux préoccupations de la vie. Ainsi l’homme doit user de sa raison propre pour tendre vers le bonheur et montrer sa volonté à se plonger tout entier, sans remords, sans compassion dans le vrai plaisir.  Tel un sage en contemplation, tu t’efforceras à pratiquer une réflexion et à user de ta raison quotidiennement nous dit Sénèque. Voilà comment ’’y mettre du sien’’. Plus qu’un effort même de volonté intellectuelle, le bonheur doit être un art de vivre et une concentration sur soi­même, c'est­à­dire, à la hauteur de la vie. Tu ne perdras pas de temps, propose Sénèque dans La Brièveté de la Vie, car le temps de la vie est précieux ...
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Dissertation sur le Bonheur
Sujet :Commenteràpartir de Sénèque et Tchekhov cette citation d’Alain: «il faut vouloirêtre heureux et y mettre du sien».
 Sénèque nous apprendàdevenir heureux, Tchekhov nous met en situation pour le devenir, mais entre les deux, Alain affirme :’’il faut vouloirêtre heureux et y mettre du sien’’. Quelle est la place de la volontéde la personne dans le et bonheur ? La Vie Heureuse et La Brièvetéde la Vie nous incitentàrechercher le bonheur. Oncle Vania nous montre certaines difficultés et obstaclesà cette volonté. Et enfin peut-on ne pas vouloir le bonheur ?
La recherche du bonheur en tant que première volonté, telle est la demande de Sénèqueàses congénères. Le bonheur est le souverain bien. Il demande une affection particulière face aux préoccupations de la vie. Ainsi l’homme doit user de sa raison propre pour tendre vers le bonheur et montrer sa volontéà se plonger tout entier, sans remords, sans compassion dans le vrai plaisir.  Tel un sage en contemplation, tu t’efforcerasàpratiquer une réflexion etàuser de ta raison quotidiennement nous dit Sénèque. Voilàcomment ’’y mettre du sien’’. Plus qu’un effort même de volontéintellectuelle, le bonheur doitêtre un art de vivre et une concentration sur soi-même, c'est-à-dire,àla hauteur de la vie. Tu ne perdras pas de temps, propose Sénèque dans La Brièvetéde la Vie, car le temps de la vie est précieux, précieux pour atteindre le souverain bien. Alain sous entend cette idée dans sa citation en nous forçantày mettre du notre, àne pas tergiverser, maisàaller droit au but. ’’Il faut vouloirêtre heureux’’, et non pas il fautêtre heureux dit Alain. Atteindre ou ne pas atteindre le bonheur, telle n’est pas la question. Le professeur Sérébriakov de Tchekhov veutêtre heureux, ainsi l’œuvre d’ Oncle Vania exploite l’idée du ’’quand on veut on peut’’, exploite l’idée en tant que moyen d’atteindre le souverain bien. N’est-ce alors qu’une sensation psychologique que d’être heureux ?  Derrière la volonté, il y a les obstaclesàtrouver l’idéal de Sénèque. Tchekhov nous peint l’amour, le travail, pourtant de grandes valeurs morales comme des freins au bonheur. Sont-elles les passions, tant critiquées par Sénèque ? ’’Le vrai plaisir est le mépris des plaisir’’ pour le philosophe antique, les personnages de Tchekhov doivent-ils donc abandonner l’amour et le travail qui les empêchent d’entrer dans une vie comblée ? Car le souverain bien n’est pas le plaisir et c’est par le refus de ses plaisirs qu’il est atteint.  LavolontéN’y a-t-il pas autre chose, de cach suffit-elle ?é peut-être, d’implicite derrière cette idée ?Car vouloir sans cesse quitteàjamais y ne arriver n’est il pas source de désespoir ? Ainsi la réalitéest plus dure qu’elle n’y parait, les personnages de Tchekhov le ressentent et l’atmosphère du dernier acte est empreinte de mélancolie et de résignation comme s’ils venaient de comprendre. Mais la joie habite ses personnagesà coté dela détresse, le
désespoirà coté del’espérance. Ces hommes et ces femmes sont clairs et obscursàla fois, partagés entre diverses solutions au bonheur.
 La citation d’Alain nous amène aussiànous demander peut-on ’’ne pas vouloir être heureux’’ ? Qui ne désire pas trouver le bonheur ? Dans quelle situation se trouverait un homme qui affirmerait, je ne veux pas vivre heureux ? L’ambiguïtése situe sur la déLorsque Sfinition du mot ’’vouloir’’.énèque veut vivre heureux, il y met vraiment ’’du sien’’, au plus profond de lui il a cette volonté. Ainsi, son ’’je veux’’ se transforme en un ’’je vis’’, c'est-à-dire ’’je veux, donc je vis de telle sorte que’’. De son cotédans Oncle Vania, Voïnitski aurait voulu être heureux, mais il n’a reçu aucune marque de reconnaissance de la part du savant après tant d’années pourtantàtravailler pour lui. Elena se refuseàlui aussi. Oncle vania n’a pas vouluêtre heureux, il n’y a pas mis du sien? Cette volontéest alors une condition nécessaire, mais pas suffisante au souverain bien. Ainsi il y a vouloir et vouloir le bonheur, chacun peut y trouver, suivant sa définition, son idéal.
 Lavolonté idéalisée du bonheur de Sénèque est très différente de celle de Tchekhov oùcertains personnages ne semblent plus vouloir le bonheur. Oncle Vania veut la mort du professeur, il veut sa mort. Il est passéàl’autre extrême, celle de l’oubli mais aussi du repos oùla volontén’a plus sa place.
Henri CONSTANS
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