La bible n'est pas la parole de dieu

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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AU NOM DIEU LE TRES MISERICORDIEUX, LE MISERICORDIEUX  Louange à Dieu Seigneur des mondes, Créateur de toute existence, pourvoyeur de toutes les créatures, juge de tous les êtres. Que Dieu prie sur notre maître Muhammad et lui accorde la paix, ainsi qu’à sa famille, ses compagnons, et sur l’ensemble de la communauté des croyants ; et que la paix soit sur tous les prophètes et messagers de Dieu depuis Adam, ainsi que sur ceux qui l’ont suivis.      LA BIBLE N’EST PAS LA PAROLE DE DIEU    Ce bref travail est destiné à aider nos frères victimes du zèle continuel des différentes sectes chrétiennes qui viennent si souvent frapper à nos portes. Si nous ne doutons pas de leur égarement, il est souvent difficile de leur prouver, non pas par manque d’esprit logique ou de connaissance de la révélation, mais par une ignorance bien normale des livres de la tradition judéo-chrétienne ; puissent donc ces quelques pages mieux les préparer à ce genre de situation.  Quant aux non-Musulmans qui liraient les lignes qui vont suivre, puissent-elles les éclairer et les guider vers la lumière de l’Islam et la fraternité des Musulmans, afin qu’après avoir été nos frères par Adam (AS) ils deviennent nos frères en Dieu.    
  Les Livres que Juifs et Chrétiens considèrent comme sacrés sont une compilation d’ouvrages divers réunis en un seul volume appelé « Bible ». Cette « Bible » est divisée en deux grandes parties intitulées « L’Ancien Testament » et « Le Nouveau Testament » ; la première partie est en majorité acceptée par les Israélites et va jusqu’à la révélation de Zacharie (Zakariyyâ’) (AS), la seconde partie est constituée par les livres proprement chrétiens.  Ce nouveau Testament est composé en gros de récits rapportés sur notre maître Jésus fils de Marie (Îsà) (AS) intitulés « Evangiles », d’un récit sur ses compagnons après sa disparition, de diverses lettres adressées aux communautés chrétiennes de l’époque et d’un livre appelé « l’apocalypse de Saint Jean ».   Nous allons traiter dans ce bref travail du problème de la fiabilité des livres de la Bible, en tant que livres révélés.  Un des principaux reproches que Dieu fit dans son dernier Livre aux religions révélées avant la venue de Muhammad (SAW) est d’avoir altéré et transformé Son Message pour le rendre plus conforme à leurs désirs. « Et malheur à ceux qui écrivent Le Livre de leurs mains puis disent : « ceci vient de Dieu, pour en faire commerce à bas prix, alors malheur à eux pour ce que leurs mains ont écrit et malheur à eux en ce qu’ils ont acquis. » (Coran)
 C’est donc aussi dans le but de comprendre pourquoi Dieu fit ce reproche aux gens du Livre que nous nous sommes intéressés aux textes de la Bible.   Pour la très grande majorité des Juifs et des Chrétiens, la Bible est la parole de Dieu, mais le sens de cette expression est très différent de celui dont nous avons l’habitude, quand nous l’employons pour désigner la Révélation.  En effet, pour les Musulmans, affirmer que le Coran est la parole de Dieu, signifie que chaque mot, chaque lettre, ont été choisis par le Créateur, et au moment de la révélation, le prophète qui la transmet n’est qu’un canal exprimant le Message divin, sans pouvoir en modifier ni le fond ni la forme, ni le sens, ni son expression littéraire.  L’aspect totalement inimitable du texte coranique, ainsi que les récentes découvertes scientifiques et les recherches faites à son sujet dans le domaine mathématique, viennent démontrer que ce Livre ne saurait avoir été écrit par un être humain, ni même par un groupe d’hommes, et qu’aucune altération n’aurait pu intervenir sans empêcher la manifestation des nombreux prodiges que nous continuons d’y découvrir.   La conception qu’ont Juifs et Chrétiens de la parole de Dieu est sensiblement différente. Voici, à titre d’exemple, la définition qu’en donne Jean Guitton dans son ouvrage « Mon petit catéchisme », au chapitre « La révélation de la vérité, la Bible et les Evangiles », il déclare : « Dieu n’a pas écrit ses livres lui-même, à la place il les a fait écrire en insufflant en ses apôtres et Prophètes les choses qu’il voulait que nous sachions », pour eux, les Prophètes ou canaux de la révélation, restaient eux-mêmes et leurs messages reflétaient leur personnalité propre, tout en étant inspiré.  Nous savons et témoignons que les Prophètes (AS) diffusèrent réellement des messages inspirés par Dieu, mais nous savons aussi malheureusement que ces livres qui sont actuellement en notre possession posent de graves problèmes d’authenticité, et que c’est cela qui met gravement en doute la notion de « parole de Dieu », quand elle leur est attribuée.   Actuellement ce sont les Chrétiens eux-mêmes qui remettent en question leurs propres livres sacrés, ainsi le deuxième concile du Vatican (1962-65) qui, au sujet de l’Ancien Testament, a introduit des réserves au sujet de ces livres « qui contiennent du matériel qui est imparfait et périmé ».  Le docteur Graham Scroggie du Moody Bible Institute, à Chicago, une des missions évangéliques chrétiennes les plus prestigieuses, répondit à la question : « la Bible est-elle la parole de Dieu ? », sous titre « elle est humaine, et pourtant elle est divine », à la page 17 : « Oui la Bible est humaine, bien que certains, par un zèle qui ne s’accorde pas avec la connaissance, l’aient dénié. Ces livres sont passés par l’esprit d’hommes, sont écrits dans la langue des hommes, recopiés par des mains humaines et contiennent dans leur style des caractéristiques humaines ».  Un autre spécialiste de la Bible, Kenneth Cragg, évêque anglican de Jérusalem, dit à la page 227 de son livre « L’appel du minaret » au sujet du Nouveau Testament : « …il y a de la condensation et des interpolations, du choix, de la reproduction et de l’intelligence. Ces évangiles sont venues à travers l’esprit de l’Eglise au delà des auteurs. Elles représentent l’expérience et l’histoire ». Remarquable sang froid qui a pu empêcher cet homme de dire qu’en résumé rien n’est fiable dans le Nouveau Testament.  D’après le père Kannengiesser, les ouvrages de critique textuelle moderne ont amené une véritable révolution dans l’explication, l’exégèse biblique, de telle manière que les faits enregistrés sur Jésus dans les Evangiles ne peuvent plus « être pris à la lettre », qu’ils sont « des écrits adaptés à certaines situations » ou « des écrits de combat ». Quand on sait qu’une
des principales luttes de l’Eglise trinitaire à l’époque consistait à tenter d’effacer toute trace unitarienne, on comprend mieux dans quel sens ont pu se faire ces falsifications.  Le travail effectué à l’école biblique de Jérusalem par les pères Benoît et Boismard montre clairement que les Evangiles furent écrits, révisés et corrigés plusieurs fois.  Quiconque a pu consulter les éditions actuelles du texte grec originel du Nouveau Testament a sans doute remarqué les nombreux signes ou crochets qui indiquent que telle ou telle partie du texte a probablement été rajoutée, telle autre transformée, sans compter les terribles doubles crochets que l’on trouve parfois et qui signifient que les lignes incluses sont sans doute possible des additions au texte originel.    Les missionnaires avec lesquels il vous arrivera de discuter n’accepteront qu’une seule référence : la Bible. C’est pour eux l’unique et suprême autorité en matière d’opinion religieuse. Si l’on tient à pouvoir discuter avec eux, il faut donc enter dans leur terrain, se servir de leurs propres textes qui sont suffisamment remplis d’erreurs, de contradictions et de falsifications de tous ordres pour nous permettre de le faire.   
  Les auteurs des Evangiles mentionnent souvent Jésus (AS) alors qu’il allait, prêchant l’Evangile (Al-‘injîl) :  _ g lon Mathieu 9 : 35, dixit : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, il y Evan ile se enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Evangile du Royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité ».  _ Evangile selon Marc 8 : 35, dixit : « En effet, qui veut sauver sa vie la perdra ; mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera ».  _ Evangile selon Luc 20 : 1, dixit : « Or, un de ces jours là, comme Jésus enseignait au peuple dans le Temple et annonçait l’Evangile, survinrent les grands prêtres et les scribes avec les anciens ».   Mais de cet Evangile originel, qui fut révélé à Jésus Christ (AS) nous n’avons plus que quelques traces : sur les 27 livres du Nouveau Testament, seule une petite fraction peut-être acceptée comme la parole du Messie (AS) si l’on se fie à ce qu’écrivirent ces auteurs, tout le reste n’est que commentaires et récits historiques, ou dissertations théologiques. Les Chrétiens ne font pas de différences précises comme c’est le cas en Islam, entre révélation (strictement réservée aux Prophètes) et œuvres de saints ou théologiens. Pour eux tout ce qui est contenu dans la Bible est parole divine.  L’immense majorité des Eglises actuelles reconnaît 4 Evangiles, dits « Evangiles canoniques », qui se trouvent dans le Nouveau Testament. Ce sont les Evangiles selon Mathieu, Marc, Luc et Jean, aucun n’est la retranscription fidèle et intégrale de l’Evangile tel qu’il descendit sur notre maître Jésus (AS). Nous témoignons que ce que le Christ a annoncé venait de Dieu, c’était l’Evangile, la bonne nouvelle et direction de Dieu pour les enfants d’Israël, mais ce qu’on nomme aujourd’hui « les Evangiles » sont des ouvrages écrits par des mains anonymes, car même les noms qu’on y appose sont douteux.  La légende longtemps entretenue par les diverses Eglises et selon laquelle ce serait les disciples proches de Jésus (AS) qui auraient rédigés les Evangiles, est actuellement rejetée par
de plus en plus de théologiens et d’exégètes bibliques. D’après l’introduction à la « traduction œcuménique de la Bible, Nouveau Testament » éditée en 1972 (plus de 100 érudits catholiques et protestants ont participé à la réalisation de cette version), ce n’est qu’après l’an 140 que l’on commence à entendre parler d’une collection d’écrits évangéliques. Ils affirment que l’Evangile selon Mathieu aurait été écrite de 80 à 90 après J-C environ ( les 12 disciples étaient probablement tous déjà morts à cette époque) ; ils placent la composition de l’Evangile de Marc après la mort de l’apôtre Pierre, entre l’an 65 et l’an 70 ; celle de Luc aussi vers l’an 70 (d’autres critiques la placent entre l’an 80 et 90) ; les critiques sont partagées quant à savoir si Jean qui a écrit le quatrième Evangile était ou non un des 12 disciples, la traduction œcuménique affirme que la majorité des critiques ne soutient plus la première hypothèse.   
  Un des problèmes relatifs à la notion de « parole de Dieu » appliquée aux Evangiles, provient du fait que les évangélistes se contredisent sur plusieurs points.   Ainsi Mathieu, Marc et Luc étendent la période de la mission de Jésus (AS) sur un an à peu près, tandis que Jean l’évalue à deux ans environ (c’est la conclusion des auteurs de la traduction œcuménique de la Bible). Lequel de ces auteurs évangéliques devons-nous croire ? Croient-ils que Dieu inspire d’aussi flagrantes contradictions ?   Un autre exemple des divergences dont les Chrétiens ne se formalisent pas, peut être cité au sujet du jour de la résurrection supposée de Jésus (AS) : les évangélistes ne sont pas tous d’accord quant aux personnes qui auraient découvert que le tombeau était vide, parce que Jésus (AS) avait disparu. - Mathieu affirme au chapitre 28 de son Evangile, verset 1 : « Après le sabbat, au commencement du premier jour de la semaine, Marie de Magadala et l’autre Marie vinrent voir le sépulcre ». (il est précisé plus tôt dans le texte que cette autre Marie est la mère de Jacques). - En Marc, chapitre 16, 1 er verset, on voit apparaître une autre femme complètement ignorée par Mathieu : « Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques et Salomé achetèrent des aromates pour aller l’embaumer ». Luc, quant à lui, ne cite aucun nom, on ne peut donc rien lui reprocher. - Quant à Jean, il ne parle que de la première femme, les autres sont complètement ignorées. 20 : 1 : « Le premier jour de la semaine, à l’aube, alors qu’il faisait encore sombre, Marie de Magdala se rend au tombeau et voit que la pierre a été enlevée du tombeau. »   
  Ceci dit, les évangélistes sont souvent d’accord entre eux, à un tel point que les exégètes s’accordent sur le fait qu’ils se sont mutuellement empruntés des éléments pour chacun écrire son Evangile : attitude étrange pour des gens qui étaient, il n’y a pas si longtemps, largement considérés comme des témoins oculaires des événements, à quoi bon chercher des informations chez les autres quand on a tout vu par soi-même ? La traduction œcuménique de la Bible le prouve en montrant ce qui suit : _ versets communs aux trois Evangiles synoptiques : 330 (synoptique est l’adjectif par lequel on qualifie les évangiles de Mathieu, Marc et Luc).
_ versets communs à Mathieu et à Marc : 178 _ versets communs à Marc et à Luc :100 _ versets communs à Mathieu et à Luc :230   
  Nous allons ici aborder un sujet qui risque de sembler incompréhensible aux Musulmans : le problème des diversités des Bibles.  En effet, il y a plusieurs sortes de Bibles et il ne s’agit pas de simplement d’un problème de traduction, en fait tous les Chrétiens ne sont pas d’accord sur les textes qui doivent se trouver ou non dans leur livre sacré.   La Bible Catholique Romaine fut publiée à Reims en 1582 à partir du texte latin de la Vulgate de Jérôme, et fut reproduite à Douai en 1609. Cette version est la plus ancienne qu’on puisse encore acheter aujourd’hui. En dépit de son ancienneté, tout le monde protestant, et les diverses sectes (Témoins de Jéhovah, adventistes du 7 ème jour, Pentecôtistes, et mille autres) condamnent cette Bible car elle contient un certain nombre de livres qu’ils ne considèrent pas comme étant authentiquement la parole de Dieu. Ces livres sont :  Le livre d’Esther  Le livre de Judith  Le livre de Tobit  Le premier livre des Macchabées  Le deuxième livre des Macchabées  Le livre de la Sagesse  Le livre de Siracide  Le livre de Baruch  La lettre de Jérémie   Pour les catholiques, ces livres restent la parole de Dieu.   La Bible protestante : la plus ancienne et la plus célèbre est l’ « Anthorised Version » (A.7), aussi connue sous le nom de « King James Version » (K.J.V.), publiée en 1611.  L’Eglise catholique, qui croit que les Protestants ont amputé la parole de Dieu des livres mentionnés précédemment, soutient néanmoins ce qui est un crime à ses yeux, en laissant aux Catholiques anglophones l’Anthorised Version. Qui plus est, cette Bible protestante a servi de base à des traductions dans 1500 langues différentes, et une bonne partie des Catholiques parlant ces langues n’ont d’autres choix que cette version.  Nous allons donc parler un peu plus de cette version, puisque c’est elle que la majorité des Chrétiens utilisent, dans une langue ou une autre.  Elle fut d’abord publiée en 1611, puis révisée en 1881, les exégètes pensant que de nombreuses erreurs de traduction devaient être corrigées. On publia donc en 1881 la « Revised Version » (R.V.). Pour les mêmes raisons et d’autres encore, 32 érudits se sont attelés à l’élaboration d’une nouvelle traduction intitulée maintenant « Revised Standard Version » (R.S.V.), publiée en 1952.  En effet, comme ils l’affirment dans leur préface, la King James Version est « le monument le plus noble de la prose anglaise » et les auteurs de la Revised Version de 1881 avaient exprimé leur profonde admiration pour sa « simplicité, sa dignité, son pouvoir, l’heureuse tournure de ses expressions… La musi que de ses cadences, et la félicité de son
rythme », et les auteurs de la RSV de dire : « Nous avons envers elle une dette incalculable ». Et puis tout à coup, malgré toutes ces allégations, ils déclarent : « cependant la King James Version a de graves défauts : vers le milieu du XIXè siècle, le développement des études bibliques et la découverte de beaucoup de manuscrits plus anciens que ceux sur lesquels la King James Version était fondée, a rendu évident que ces défauts sont si nombreux qu’ils nécessitent une révision de la traduction anglaise ».   
  Nous allons maintenant parler rapidement d’un autre point de vue chrétien, celui des Témoins de Jéhovah, qui sont une des multitudes petites sectes qui peuplent la chrétienté. Ils compensent leur petit nombre par une grande activité. Leur acharnement et leur aveuglement les rend rapidement pénibles à supporter, c’est une expérience que beaucoup d’entre nous ont pu faire.  Les témoins de Jéhovah justifient leur séparation des grandes Eglises par motifs très honorables en principe : ils se seraient rendus compte que la Bible avait été corrompue, que les Chrétiens avaient abandonné les ordonnances et l’enseignement prophétique au profit de coutumes et de traditions païennes : grecques et romaines majoritairement, faisant par exemple du dimanche un jour saint car c’était le jour du « dieu » solaire très en vogue dans l’empire décadent, adoptant la croix qui était le symbole de cette même divinité, et la trinité qui correspondait parfaitement aux schémas mythologiques païens de l’époque. Mais ils ne se rendent pas compte jusqu’à quel point cette corruption de texte est allée.  Dans un de leurs magazines : « Awake » (Réveillez-Vous) du 8 septembre 1957, ils affirment qu’il y avait selon les spécialistes de la Bible, plus de 500 erreurs « Sur 50 000 erreurs, combien sont passées à travers le filtre de la correction : 5 000 ? 500 ? 50 ? » Et même si 50 ou 5 erreurs restaient, devrait-on les attribuer à Dieu d’après eux ? Malgré cela la Bible reste à leurs yeux valable et digne de confiance. Il y a un problème qu’aucun Chrétien ne parviendra jamais à résoudre : c’est qu’ils n’ont plus les textes originaux de ces révélations, même les textes de l’Ancien Testament en Hébreu sont en fait des reconstitutions de ce qui fut perdu avec la déportation de Babylone, nous voyons donc l’étendue du problème.   Ceci dit, la plupart des Témoins de Jéhovah ignorent qu’une de leurs revues a publié cet article, pour la bonne raison que bien souvent ils n’étaient pas encore nés. Ils risquent donc d’être considérablement surpris, alors n’hésitez pas à leur donner des références : « Awake », du 8 septembre 1957.   
  Nous allons maintenant vous donner quelques exemples concrets des sortes d’erreurs que l’on trouve constamment dans la Bible.  - dans le Nouveau Testament :   Il y a d’ abord un certain nombre de passages qui sont maintenant considérés comme des interpolations tardives dans le texte original de la Bible. C’est en particulier le cas du verset 7 du chapitre 5 de la première épître de Jean : ou celui ci est
supposé affirmer : « Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, le Verbe (=le Christ), et le Saint Esprit, et ces trois là sont un ».  Les auteurs de la RSV (Revised Standard Version) l’ont tout simplement éliminé de leur traduction car ils se sont aperçus que ce texte n’est contenu dans aucun des manuscrits grecs d’avant le 15 e  siècle, qu’il n’est cité par aucun des écrivains grecs ecclésiastiques, ni par aucun des premiers pères de l’Eglise (même pour les sujets qui les auraient naturellement amenés à faire appel à son autorité). Les éditions actuelles du texte grec signalent elles-mêmes ce problème.   Un autre passage a été éliminé de leur traduction par les auteurs de la RSV de 1952, c’est toute la fin du texte de Marc, à partir du verset 9 inclus, au chapitre 16. C’est ainsi que 10 versets ont été éliminés pour des raisons très semblables à celles du passage précédent : les plus anciens manuscrits ne contenaient pas ce morceau, la RSV l’a donc mis en note en bas de page.  Mais cela ne s’est pas passé aussi facilement, car lorsque les missionnaires et autres propagateurs se sont aperçus qu’on les avait frustrés d’un des principaux arguments de leurs prêches, ils firent un tel scandale qu’il fallut remettre le texte interpolé à l’intérieur de la parole « inspirée » de Dieu. Maintenant, toutes les éditions de la RSV postérieures à 1952 ont réincorporé le texte de Marc 16 : 9 à 19.  L’autre passage à subir le même sort que Marc 16 : 9 à 19, fut le verset 51 du 24 e  chapitre de Luc, pour exactement les mêmes raisons. Mais pourquoi leur élimination puis leur restauration sont-elles si importantes pour les propagandistes chrétiens ?  Simplement parce qu’ils décrivent l’ascension que Jésus (AS) est supposé avoir faite après sa supposée résurrection d’entre les morts. Cet événement est un des plus importants des Evangiles et fait partie des piliers qui soutiennent la théologie trinitaire, on comprend qu’ils n’aient pu supporter de le voir disparaître sous prétexte qu’il n’était pas authentique. Un jour ou l’autre quelqu’un leur aurait demandé : « si l’on a pu ainsi falsifier le texte sacré à cette époque, qu’est ce qui nous assure de la validité du reste du texte alors que nous ne savons en fait rien de solide sur ses auteurs, le lieu et la date exactes de sa rédaction ? » - Evangile selon Marc 16 : 19 : « Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu ». - Evangile selon Luc 24 : 51 : « Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel ».  Les gens qui ont déjà lu le Nouveau Testament se demandent peut-être pourquoi nous évitons d’employer l’épithète « saint » devant des noms tels que Mathieu, Marc, Luc, Jean, Paul, etc. Nous n’en avons pas le droit, tout simplement, parce qu’on ne peut considérer comme saints ceux qui ont participé à la falsification d’une révélation divine, et ont donc été complices de l’égarement d’une bonne partie de l’humanité.   Un certain nombre d’érudits chrétiens doutent aussi du passage suivant : Jean 8 : 3 à 11 : « Les scribes et les Pharisiens amenèrent alors une femme qu’on avait surprise en adultère, et ils la placèrent au milieu du groupe. Maître, lui dirent-ils, cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère. Dans la loi de Moïse on nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? » Ils parlaient ainsi dans l’intention de lui tendre un piège, pour avoir de quoi l’accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à tracer du doigt des traits sur le sol. Comme ils continuaient à lui poser des questions, Jésus se redressa et leur dit : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la
première pierre ». Et s’inclinant à nouveau, il se remit à tracer des traits sur le sol. Après avoir entendu ces paroles ils se retirèrent l’un après l’autre, à commencer par les plus âgés, et Jésus resta seul. Comme la femme était toujours là, au milieu du cercle, Jésus se redressa et lui dit : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur » et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas : va, et désormais ne pêche plus ».  La « New World Translation » de la Bible a mis de côté ce passage, le mettant en note au bas de la page parce qu’il est introuvable dans le Codex Sinaïticus, dans le Vaticanus MS n°1209 et dans le codex Sinaïticus Syriaque, les deux premiers étant les plus anciens manuscrits connus, datant du 4 e  siècle. On trouve ces versets dans le Codex Bezae datant du VIe siècle, et dans la Vulgate latine du IVe et Ve siècles, et dans la version syriaque de Jérusalem du VIe siècle. Le passage souligné (Jean 8 : 7) apparaît donc comme sérieusement douteux.   La généalogie de Jésus (AS) :  Perdant eux-mêmes de vue le fait que le Messie naquit sans que sa mère eut connu d’homme, nous allons voir que deux évangélistes se sont appliqués à donner au Christ (AS) deux généalogies contradictoires aboutissant à Joseph, époux de Marie dans les Evangiles, mais en aucun cas le père du prophète.  Entre David (AS) et Jésus (AS), Mathieu n’a enregistré que 26 ancêtres, tandis que Luc en a mis 41. Le seul nom commun à ces deux listes, entre Jésus et David, est Joseph. Ces deux listes ont-elles aussi été inspirées par Dieu selon eux ?  En fait les évangélistes essayaient là de faire correspondre les faits avec la promesse qui aurait été faite à David (AS) dans l’Ancien Testament, que le Messie serait de sa descendance. Et Luc, aussi auteur du Livre des actes des apôtres, renforce cette thèse au deuxième chapitre : « Mais il (David) était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône quelqu’un de sa descendance, issu de ses reins ».   Si tout cela n’est qu’une image, une expression figurée, elle est quand même poussée un peu trop loin.  - Dans l’Ancien Testament :   La tradition judéo-chrétienne affirme que c’est Moïse lui-même (AS) qui a écrit les 5 premiers livres de la Bible dans l’Ancien Testament, à savoir : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, l’ensemble étant connu sous le nom de Pentateuque (« Torah » en hébreu, « taurât » en arabe). Nous témoignons en effet que Dieu fit descendre sur le frère d’Aaron une révélation ainsi nommée, mais nous allons voir immédiatement que les livres cités ci-dessus ont été corrompus et ne sont plus fiables.  En effet, on trouve par exemple, dans le livre du Deutéronome 34 : 5 à 8, le texte suivant : « Et Moïse, le serviteur du Seigneur, mourut là, au pays de Moab, selon la déclaration du Seigneur. Il l’enterra dans la vallée, au pays de Moab, en face de Beth-Péor, et personne n’a jamais connu son tombeau jusqu’à ce jour. Moïse avait cent vingt ans quand il mourut ; sa vue n’avait pas baissé, sa vitalité ne l’avait pas quitté : les fils d’Israël pleurèrent Moïse dans les steppes de Moab pendant 30 jours. Puis les jours de pleurs pour le deuil Moïse s’achevèrent ».  Question stupide : comment aurait-il fait pour écrire sa propre mort au passé ?  
 Il existe dans l’Ancien Testament quelques livres qui traitent de l’histoire du roi David (AS) et de ses successeurs, dont Salomon (Sulaymân) (AS). Ces livres sont les 2 livres des Rois, les 2 livres de Samuel et les 2 livres Chroniques. Et souvent, les mêmes événements furent racontés deux fois par deux auteurs vivants à des époques différentes. Tous deux sont supposés être des auteurs inspirés, mais leur inspiration ne semble pas leur avoir permis d’éviter certaines contradictions. De toute façon tous seront d’accord pour dire qu’on ne peut certainement pas mettre cela sur le compte de Dieu. Voici donc quelques exemples : - On trouve dans le deuxième livre de Samuel 24 : 1, le texte suivant : « La colère du Seigneur s’enflamma encore contre les Israélites, et il excita David (Dawûd) contre eux en disant : « Va, dénombre Israël et Juda ». »  Le passage exactement correspondant se trouve dans le premier livre des Chroniques 21 : 1 : « Satan se dressa contre Israël et il incita David à dénombrer Israël ».  Il est tout de même étrange que dans des livres prétendant à l’inspiration, on trouve une telle confusion entre Dieu et Satan.  - II Samuel 24 : 13, dixit : « Gad alla donc trouver David et il l’en informa. Il lui dit : « Subiras-tu sept années de famine dans ton pays, ou trois mois de déroute devant ton ennemi, lancé à ta poursuite, ou trois jours de peste dans ton pays ? Maintenant donc, réfléchis et vois ce que je dois répondre à celui qui m’a envoyé ». ».  A comparer au texte ci-dessous, extrait du premier livre des Chroniques 21 : 11 … sic : « Gad alla donc trouver David et lui dit : « Ainsi parle le Seigneur : à toi d’accepter : ou bien trois années de famine, ou bien trois mois de défaite devant tes ennemis, sous les coups d’épée de tes adversaires ; ou bien, pendant trois jours, l’épée du Seigneur et la peste dans le monde, l’ange exterminateur du Seigneur dans tout le territoire d’Israël. Maintenant vois ce que je dois répondre à celui qui m’a envoyé ». ».  3 ou 7 années ?  - II Rois 24 : 8, dixit : « Yoyakin avait dix huit ans lorsqu’il devint roi, et il régna trois mois à Jérusalem. Le nom de sa mère était Nehoushta, fille d’Elnatân, de Jérusalem ».  A comparer au texte ci-dessous, extrait du deuxième livre des Chroniques 36 : 9, sic : « Yoyakin avait huit ans lorsqu’il devint roi, et il régna trois mois et dix jours à Jérusalem. Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur ».  Alors, avait-il 18 ou 8 ans ?  Régna-t-il 3 mois seulement ou 3 mois et 10 jours ?  II Samuel 10 : 18, dixit : « Mais les Araméens prirent la fuite devant Israël. Et David -tua aux Araméens sept cent attelages et quarante mille cavaliers. Il frappa Shovakh, chef de l’armée araméenne, qui mourut là ».  A comparer au texte ci-dessous, extrait du premier livre des Chroniques 19 : 18, sic : « Les Araméens prirent la fuite devant Israël et David tua aux Araméens sept mille hommes de char et quarante mille hommes de pied. Il fit aussi périr Shofakh, chef de l’armée ».  Cette fois-ci : il tua 700 attelages ou 7 000 hommes de char ? On voit difficilement comment mettre 10 hommes sur chacun des chars de l’époque.  Et les 40 000 combattants étaient des cavaliers ou des piétons ?  Quand au chef de l’armée araméenne, comment se fait-il que Shovakh devienne Shofakh, en passant d’un texte supposé révélé à un autre. Il y a pourtant une claire différence en hébreu entre la lettre beyt et la lettre phé.
 Certaines critiques ont dit que l’auteur avait simplement rajouté un zéro par erreur ; en plus d’être une preuve contre la soit disante inspiration de ces livres, cette réflexion relève de l’ignorance la plus noire : les Hébreux n’écrivaient pas à l’époque des chiffres, mais avec des lettres, et ils ne connaissaient pas le zéro, puisqu’il fut inventé des siècles plus tard par les Arabes.  - I Rois 7 : 26, dixit : « Son épaisseur avait la largeur d’une main et son rebord était ouvragé comme le rebord d’une coupe en fleur de lis. Elle pouvait contenir deux mille baths ».  A comparer au texte ci-dessous, extrait du deuxième livre des Chroniques 4 : 5, sic : « Son épaisseur avait la largeur d’une main et son rebord était ouvragé comme le rebord d’une coupe en fleur de lis. Sa capacité était de trois mille baths ».  Le bath est une unité de mesure utilisée par les Hébreux à l’époque biblique, mais la contenance dont parle ce texte était-elle de 2000 ou 3000 baths ?  - I rois 5 : 6, dixit : « Salomon (Sulaymân) avait quarante mille stalles pour les chevaux de ses chars, et douze mille cavaliers ».  A comparer avec le texte ci-dessous, extrait du second livre des Chroniques 9 : 25, sic : « Salomon avait quatre mille stalles pour chevaux, des chars et douze mille cavaliers qu’il cantonna dans les villes de garnison et, près du roi, à Jérusalem ».  Alors 40 000 ou 4 000 stalles ?  - Problèmes de morale :   Dans sa deuxième épître à Timothée, Paul de Tarse, fondateur de toutes les églises trinitaires, avait ainsi défini ce que devait être une Ecriture sacrée, au 16è verset du 3è chapitre : « Toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre ».   Toute écriture devrait donc résumer ces quatre qualités, selon lui. C’est donc armés de ces 4 notions que nous allons lire les passages suivants de l’Ancien Testament :  - Au chapitre 38 de la Genèse, nous apprenons que Juda fils de Jacob (Ya’qûb) (AS) aurait eu trois fils nommés Er, Onân et Shéla. Lorsque l’aîné fut en âge, il l’aurait marié à une femme nommée Tamar. Mais (dixit :) « Er, premier né de Juda, déplut au Seigneur qui le fit mourir » (Genèse 38 : 7). Ce premier événement peut facilement être classé dans la troisième catégorie de Paul, celle de la « correction ».  Selon la coutume juive, lorsqu’un frère meurt sans laisser de descendance, c’est le devoir du frère suivant d’épouser sa belle sœur afin de lui donner un enfant qui portera le nom de son premier mari. Juda, respectueux de cette coutume, aurait alors donné son deuxième fils Onân à Tamar. Mais la jalousie serait entré dans son cœur : ce serait sa descendance, mais point son nom ! Ainsi, au moment critique (dixit :) « …il laissait sa semence se perdre à terre pour ne pas donner de descendance à son frère » (Genèse 38 : 9), « Ce qu’il faisait déplut au Seigneur qui le fait mourir lui aussi » (Genèse 38 : 10). On peut à nouveau classer cet événement dans la catégorie « correction ».
 Juda aurait alors dit à Tamar de retourner chez elle en attendant que son dernier fils Shéla soit en âge d’être marié, mais il craignait tellement pour son fils qu’il aurait oublié sa promesse. Tamar, furieuse, aurait décidé de se venger.  Et l’auteur biblique continue en disant que cette femme apprit que Juda devait aller à Timna pour tondre ses moutons. Elle se mit sur son chemin, et Juda la voyant, ne la reconnut point et la prit pour une prostituée car un voile recouvrait son visage (ce qui devait être une coutume de l’époque). Il dit : « Il obliqua vers elle sur le chemin et dit : Eh ! Je viens à toi ! » (expression signifiant qu’il voulait avoir des rapports sexuels avec elle), car il n’avait pas reconnu en elle sa bru. Elle répondit : « Que me donnes-tu pour venir à moi ? » (Genèse 38 : 16). Il lui promit qu’il enverrait un chevreau, et comme garantie qu’il lui donnerait bien, il lui laissa en gage son sceau, son cordon et le bâton qu’il avait à la main. (dixit :) « Ils les lui donna, vint à elle, et elle devint enceinte de lui » (Genèse 38 : 19).  Trois mois plus tard on apprit que sa bru Tamar était enceinte : « Qu’on la mette dehors et qu’on la brûle ! » s’écria Juda. Tandis qu’on la mettait dehors, elle envoya dire à son beau-père : « C’est de l’homme à qui appartient ce sceau, ces cordons, ce bâton ! » Juda les reconnut et dit : « Elle a été plus juste que moi, car je ne l’avais pas donnée à mon fils Shéla », mais il ne la connut plus ». (Genèse 38 : 24 à 26)  Alors sous laquelle des 4 catégories de Paul pourrons-nous classer cette histoire ? Dans aucune, tout simplement. Cette lamentable histoire n’a pas sa place dans un livre saint, et pourtant, elle s’y trouve.  - Nous pouvons aussi lire l’histoire de Loth (Lût) (AS) et de ses deux filles, qui est racontée au chapitre 19 de la Genèse. Après avoir fui Sodome détruite par le Seigneur, raconte l’auteur, il alla se réfugier dans une caverne dans la montagne avec ses deux filles : « L’aînée dit à la cadette : « Notre père est vieux et il n’y a pas d’hommes dans le pays pour venir à nous suivant la coutume de tout le pays. Allons ! Faisons boire du vin à notre père et nous coucherons avec lui pour donner vie à une descendance issue de notre père ». Et une à une, c’est ce qu’elles firent. (Genèse 19 : 31 à 32).  Et il continue : « Les deux filles de Loth devinrent enceintes de leur père. L’aînée donna naissance à un fils qu’elle appela Moab ; c’est le père des Moabites d’aujourd’hui. La cadette, elle aussi, donna naissance à un fils qu’elle appela Ben-Ammi ; c’est le père des fils d’Ammon d’aujourd’hui ».  Tout cela est évidemment bien difficile à comprendre pour un Musulman à qui on a toujours enseigné le plus grand des respects pour l’ensemble des prophètes, et donc aussi pour Loth (AS).   Ce genre d’erreur s’explique probablement par le fait que Juifs et Chrétiens ont visiblement depuis très longtemps perdu la connaissance de la nature prophétique et de ses caractéristiques obligatoires. L’unanimité (‘ijmâ) des savants musulmans s’est toujours entendue pour dire que, conformément à la révélation, un prophète est immunisé de sa naissance à sa mort contre la mécréance (kufr) sous toutes ses formes, contre les grands péchés (kabâ’ir) et contre les petits péchés (çagâ’ir) qui montreraient une bassesse de leur personnalité. Ainsi jamais un prophète n’associa quelque chose à Dieu dans son adoration (même avant sa mission prophétique, et quand bien même ignorait-il qu’il allait être prophète), jamais aucun d’eux ne mentit, ne trahit, ne fornique, ne but d’alcool, etc. Celui qui déclare le contraire perd son état de Musulman et doit prononcer à nouveau les deux témoignages de foi en renonçant à cette
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