Le passage du communisme au capitalisme et l'entrée dans l'union

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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S o l i d a r i t é a v e c l ’ e u r o p e d u c e n t r e e t d e l ’ e S t
BELGIQUE - BELGIË PP - PB 1099 BRUXELLES X 1/133
AES SNO CTI ART IAOINDS AENSD BUETGL ULCIRSAET ISF
SOMMAIRE
L’enTrÉe Dans l’Union EuropÉenne. SaTisfacTion ou DÉcepTion ?2-5
EnTraiDe D’Eglises a reçu la cellule liTuanienne “ROBERt SCHUMAN”
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L’Europe, c’esT noTre affaire7
Un projeT en Roumanie8
EnTraiDe D’Eglises asbl ChaussÉe De Wavre, 216 B-1050 Bruxelles tÉl: 02/648 91 34 Fax 02/648 52 8 6 enTraiDe-eglises@enTraiDe-eglises.be ccp: 000-0261436-21
l’uNION eUROPÉENNE SàTIsfàITs OU DÉçUs ?
e passage Du communisme au capiTalisme eT l’enTrÉe Dans l’Union EuropÉenne L onT inÉviTablemenT provoquÉ De granDs changemenTs Dans nombre De pays De l’Europe cenTrale eT orienTale. Il nous a paru inTÉressanT D’inTerroger Des amis que nous avons là-bas sur la façon DonT les habiTanTs De leur pays ressenTenT ceTTe enTrÉe Dans l’Union EuropÉenne.
EviDemmenT, les rÉacTions onT ÉTÉ Diverses selon les pays mais nulle parT on ne se faisaiT Trop D’illusions sur l’enTrÉe Dans l’Europe unie, même si ceTTe enTrÉe ÉTaiT gÉnÉralemenT DÉsirÉe; par ailleurs, nulle parT, elle n’a ÉTÉ vraimenT regreTTÉe.
L’ouverTure Des fronTières Dans les Deux sens a permis Des invesTissemenTs inTerna-Tionaux mais aussi le DÉparT De beaucoup De jeunes eT De moins jeunes, non seule-menT Des Travailleurs manuels mais aussi D’ auTres plus ou beaucoup plus qualifiÉs, y compris Des universiTaires, espÉranT êTre mieux payÉs ailleurs. CeTTe ÉmigraTion a crÉÉ une pÉnurie De main D’oeuvre pour les enTreprises inTernaTionales nouvel-lemenT ÉTablies qui sonT DÉjà elles-mêmes à la recherche De Travailleurs ÉTrangers. Les familles sonT TouchÉes ÉgalemenT eT on voiT pour la première fois Des personnes âgÉes Dans le besoin ou Dans la soliTuDe.
Comme on pouvaiT s’y aTTenDre, l’enTrÉe Dans l’Europe unie esT une opporTuniTÉ pour les plus DÉbrouillarDs eT les plus Dynamiques qui sonT en mesure D’en Tirer parTi pour crÉer, DÉvelopper le pays eT s’enrichir. Pour les auTres, qui resTenT en marge Du mouvemenT, noTammenT les pensionnÉs, la vie esT Devenue Difficile, voire franche-menT pÉnible. Les prix augmenTenT parTouT mais les salaires ne suivenT pas. Là où l’ETaT a voulu se faire Des amis en augmenTanT les faibles revenus, l’inflaTion s’esT mise à grimper, parfois plus viTe que la croissance.
Il seraiT TouTefois inexacT De meTTre Tous les pays à la même enseigne, c’esT pour-quoi, nous vous inviTons à lire les pages qui suivenT eT, pour Terminer sur une noTe prinTanière, une amie bulgare nous DiT qu’on voiT De plus en plus De lanDaus Dans sa ville. Quel signe D’espoir !
Bureau De DÉpôT: Bruxelles X PéRIOdIQUE tRIMEStRIEL MàRs 2008n°1 p 405 194
Lettonie
Slovaquie
Pologne
 l’Union Europ
Roumanie
Bulgarie
Slovénie
Estonie
Lithuanie
Tchèquie
Hongrie
Cela ne veuT pas Dire que les gens sonT Tous conTenTs. La populaTion a beaucoup vieilli. En effeT, Dans les annÉes 90, un granD nombre De jeunes sonT parTis ÉTuDier eT Travailler à l’ÉTranger ; l’âge De la reTraiTe ÉTaiT assez bas jusqu’en 1989 (55 ans pour les femmes eT 60 ans pour les hommes). Il y a Donc acTuellemenT en Bulgarie beaucoup De reTraiTÉs DonT les pensions sonT Très faibles. Une parTie De ces gens sonT nosTalgiques Du passÉ DuranT lequel on ÉTaiT limiTÉ mais on avaiT suffisammenT pour vivre. Il y avaiT peu, mais il y avaiT pour TouT le monDe. Ils souffrenT parce qu’ils DÉpenDenT De l’aiDe De leurs enfanTs pour survivre. Ces gens-là onT leur propre logemenT, parfois Trop granD pour eux, mais ce n’esT pas facile De venDre eT De quiTTer le foyer où on a habiTÉ TouTe sa vie.
d’auTres n’onT pas TrouvÉ leur place Dans les nouvelles conDiTions De vie, par manque D’iniTiaTive (consÉquence Du communisme) ou pour D’auTres raisons. Ils en cherchenT les causes Dans l’enTrÉe De la Bulgarie Dans l’UE mais ces gens-là chercheronT Toujours Des coupables eT Des responsables en Dehors D’eux-mêmes !
Pour le momenT, 60% Des Bulgares sonT “pour” l’UE eT 40% “conTre”, mais ceux qui lui sonT favorables augmenTenT. Le plus imporTanT esT l’aTTiTuDe Des jeunes. Ils ne parTenT plus à l’ÉTranger, eT même ils en reviennenT : on voiT Dans les rues beau-coup De lanDaus avec Des bÉbÉs. Quelle meilleure preuve ! Madame Zvezda Ilcheva Professeur de français (Roussé)
HonGrie a populaTion hongroise n’esT qu’à “L moiTiÉ conTenTe De l’enTrÉe De noTre pays Dans l’Union EuropÉenne. Ceux qui sonT DÉçus criTiquenT, avec raison, la coaliTion socio-libÉrale au gouverne-menT, qui DisTribue l’aiDe De l’Union à ses parTisans eT exploiTe le peuple pauvre. Le niveau De vie esT bas ; sur Dix millions D’habiTanTs, Trois millions vivenT en Dessous Du minimum viTal. Ferenc Szabó, S.J Directeur de la revue Távlatok
a majoriTÉ Du pays a souhaiTÉ l’aDhÉ-“L sion De la Hongrie à l’UE (il fauT Dire qu’aucune alTernaTive ne se prÉsenTaiT! ). On peuT Dire que les procÉDures se sonT DÉroulÉes Dans les règles. L’obTenTion Des subvenTions De l’UE esT compliquÉe eT un DouTe plane sur la vÉriTable DesTinaTion De ces sommes imporTanTes. On a l’im-pression que les inTÉrêTs De la Hongrie ne sonT pas efficacemenT DÉfenDus au sein Des organisaTions europÉennes… Ce n’esT pas une nouveauTÉ, l’UE n’esT pas un paraDis. touT DÉpenD Des rÉfÉrences que l’on aDopTe: en se plaçanT par rap-porT aux annÉes 1980, le niveau De vie esT sans aucun DouTe plus ÉlevÉ ; si on compare avec l’Époque Du changemenT De rÉgime (1989/90), cela n’esT plus forcÉmenT valable… Le pouvoir D’achaT n’augmenTe pas, le niveau De l’inflaTion esT ÉlevÉ, chaque annÉe, on voiT appa-raîTre De nouveaux Types D’impôTs... Le Taux Des amenDes augmenTe Dans le seul vÉriTable buT D’accroîTre les receTTes Du buDgeT De l’ETaT Toujours DÉficiTaire.
Les PME ne sonT pas suffisammenT sou-Tenues par le gouvernemenT, par conTre les enTreprises mulTinaTionales obTien-nenT Tous les avanTages possibles eT imaginables... AujourD’hui, un jeune avec un Travail “normal” n’a praTiquemenT aucune chance D’acheTer un apparTemenT (voire une maison), si ce n’esT en conTracTanT un prêT bancaire pour une DurÉe De 15-25 ans. Andras Richly Professeur de français (Sopron)
L’enTrÉe Dans
lettonie ’enTrÉe Dans l’Europe Unie nous “L a apporTÉ la sÉcuriTÉ naTionale, l’aDhÉsion au GranD MarchÉ eT l’accès à la culTure europÉenne. Les Échanges eT les DÉplacemenTs sonT exTrêmemenT favorisÉs (sauf pour la populaTion rus-sophone marginalisÉe). Mais nous avons perDu noTre inDÉpen-Dance eT noTre liberTÉ Économiques car l’Europe nous confronTe à Des exigences qui nous DÉpassenT ; les peTiTes exploi-TaTions agricoles eT les peTiTes usines, confronTÉes à Des quoTas inTenables pour elles, DoivenT fermer. Un cerTain nombre De ces enTiTÉs jonchenT la Terre leTTonne, De Riga à la Mer BalTique. Elles sonT racheTÉes par Des enTreprises inTer-naTionales, qui n’emploienT pas Toujours De la main-D’œuvre locale. d’auTre parT, si le monDe agricole a reçu cerTains subsiDes, il DoiT invenTer De nou-velles sTrucTures ÉlaborÉes pour Travailler (ex.: pour le ramassage eT sTockage Du blÉ…). Il ne suffiT pas De Donner Du poisson, il fauT apprenDre à pêcher ! Nous subissons une crise Économique (hausse Des prix, sTagnaTion Des salaires), couplÉe à une insTabiliTÉ poliTique qui nous esT propre : un pour cenT De la populaTion seulemenT parTicipe à la chose poliTique, DÉcouragÉe par l’incapaciTÉ De la sphère Du pouvoir à gÉrer sainemenT les finances publiques. Il y a une fracTure ÉviDenTe enTre les riches eT les pauvres. Sur le plan moral, l’Eglise a beaucoup D’inquiÉTuDes relaTivemenT à cerTaines lois promulguÉes par l’UE noTammenT en DroiT De la famille ; la LeTTonie sera-T-elle obligÉe De les aDopTer TouTes ? dans les Domaines De l’ÉThique eT De la morale, il nous semble que ce sonT surTouT Des quesTions D’argenT eT De marchÉ qui prÉDominenT. Père Andris Krava Professeur d’anthropologie chrétienne (Riga)
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 l’Union EuropÉenne
lituanie e qui esT Très posiTif avec noTre “C enTrÉe Dans l’Union EuropÉenne, c’esT la sÉcuriTÉ : la LiTuanie apparTienT DÉsormais à l’OtAN eT peuT ainsi se proTÉger De voisins envahissanTs. En ouTre, l’Europe a envoyÉ Des subsiDes pour amÉliorer l’infrasTrucTure rouTière. Enfin, les LiTuaniens peuvenT plus faci-lemenT quiTTer le pays eT voyager vers le resTe De l’Europe. Pour les jeunes, on peuT Dire que l’enseignemenT esT aujourD’hui De meilleure qualiTÉ.
Par conTre, l’ensemble De la populaTion n’esT pas saTisfaiTe Des rÉsulTaTs De l’enTrÉe De la LiTuanie Dans l’UE. Elle rÉalise que la vie n’esT pas plus facile qu’avanT : les prix augmenTenT, à l’inverse Des salaires (hausse De 30 % Des prix en quelques mois, conTre 2% pour les salaires, DÉjà forT bas). Les riches DeviennenT plus riches (eT souvenT malhonnêTes...) eT les pauvres plus pauvres. La classe moyenne esT inexisTanTe. dans les villages, les pauvres vivenT en Dessous Du seuil De pauvreTÉ. Le niveau De vie esT infÉrieur à celui Des annÉes 1980. Le salaire moyen acTuel esT De 2000 liTas (ce chiffre incluT ÉgalemenT les salaires les plus ÉlevÉs). En ville, ceux qui esTimenT avoir un bon revenu gagnenT quelque 800 à 1000 liTas (290) par mois. Il y a une neTTe DiffÉrence enTre les granDes villes eT le resTe Du TerriToire. L’infrasTruc-Ture Des granDes villes peuT faire illusion :en 2008, Vilnius sera capiTale culTurelle De l’Europe eT De granDs Travaux sonT enTrepris. Or les caisses De l’ETaT sonT viDes :quanD cela va-T-il exploser ? SonT saTisfaiTs les caDres Des banques, les parlemenTaires, les caDres Des en-Treprises De hauT niveau, naTionales ou inTernaTionales.
Beaucoup De LiTuaniens sonT propriÉTai-res De leur bien. Après la pÉrioDe soviÉ-Tique, ils onT eu la possibiliTÉ D’acheTer leur apparTemenT à l’ETaT pour un prix peu ÉlevÉ. L’accès au crÉDiT esT Très aisÉ aujourD’hui, même si les salaires ne sonT pas ga-ranTis. Mais en cas De problème, la Banque reprenD le bien pour le louer ou le venDre. Les liTiges relaTifs aux Terres sonT nom-
breux. A qui apparTienT une Terre : au Travailleur ? A l’arrière-granD-père qui la possÉDaiT ?
Un granD nombre D’enTreprises inTer-naTionales se DÉveloppenT en LiTuanie mais vu l’hÉmorragie De Travailleurs vers D’auTres pays, elles recherchenT De la main-D’œuvre ÉTrangère. En effeT, 700.000 LiTuaniens sur 3.800.000 se sonT expaTriÉs (enTre auTres De granDs cerveaux, Des mÉDecins, ceux qui pensenT êTre mieux payÉs ailleurs) vers l’ Angle-Terre, l’IrlanDe, l’Allemagne, la France, l’AmÉrique, le CanaDa. La criminaliTÉ, hÉlas, s’expaTrie aussi…
Beaucoup DÉcouvrenT que, même en apparTenanT à l’Europe, ils ne fonT pas ce qu’ils veulenT. Ainsi, aller au ThÉâTre DuranT l’Époque soviÉTique ÉTaiT loisible à Tous, même si on empêchaiT les gens De penser… AujourD’hui, la culTure esT rÉservÉe aux riches. Sœur Rose-An Graulich Fondatrice de la Com-munauté Marie Porte de l’Aurore et Sainte Petite Thérèse
n enTranT Dans l’UE, nous n’avons “E jamais aTTenDu De “paraDis”. Nous pensions nÉanmoins pouvoir DÉvelopper le pays en maTière D’infrasTrucTure eT D’Économie, suivanT l’orDre inTernaTional. Nous sommes Très conscienTs Des DÉfis qui surgissenT au sein De l’Europe.
On consTaTe aussi que Dès que l’Écono-mie foncTionne mieux, on s’Éloigne Des valeurs De base. AcTuellemenT, noTre pays en arrive à foncTionner à Deux viTesses. Les prix monTenT beaucoup plus viTe que les salaires, parfois sans raison. Il y a une fracTure enTre la valeur Du Travail eT le salaire payÉ. Que faire conTre une inflaTion galopanTe ?Après un foncTionnemenT Économique anarchique lors De l’enTrÉe De la LiTuanie Dans l’UE, Des règles s’imposenT eT on essaie De sTabiliser.
Le capiTalisme Émerge : Des projeTs De zonings se DÉveloppenT. Mais cerTaines ONG eT le secTeur privÉ sonT plus inTÉressÉs par le profiT que par le bien commun. NoTre ETaT inDÉpenDanT se DÉveloppe Dans la DÉmocraTie. ResTe à reconsTruire la confiance Dans le secTeur Du pouvoir eT à meTTre la jusTice Dans la vie quoTi-Dienne. La DÉmocraTie esT en crÉaTion ;elle courT le Danger De Devenir cause D’injusTice si les valeurs DÉcroissenT Du-ranT la nouvelle ère De liberTÉ. pèRE aLgIRDàs dàUkNys Professeur de théologie dogmatique (Siaulai)
n gÉnÉral, la populaTion “E esT saTisfaiTe De l’enTrÉe Dans l’UE. NoTre pays a plus De possibiliTÉs Dans les Domaines juriDique, Économique, social, scienTifique... Il a reçu De l’argenT pour DiffÉrenTs projeTs. Mais le niveau De la vie a peu augmenTÉ, la populaTion n’esT pas saTisfaiTe Des salaires. On voiT une granDe DiffÉrence enTre riches eT pauvres, enTre jeunes eT aDulTes (45-60 ans). Il n’y a pas De classe moyenne. La vie esT Difficile pour les plus âgÉs, qui s’aDap-TenT avec peine. Pour eux le senTimenT paTrioTique esT imporTanT. La populaTion n’a pas appris à rÉflÉchir inDiviDuellemenT eT à se senTir responsable De sa vie. Elle Éprouve la nosTalgie Du passÉ. Les enTreprises ne foncTionnenT pas Toujours De façon TransparenTe. L’aTmos-phère eT les relaTions n’y sonT pas Tou-jours excellenTes. Les peTiTes enTreprises manquenT De souTien juriDique. Les valeur inDiviDuelles eT maTÉrialisTes prÉDominenT. Un granD nombre De Li-Tuaniens onT quiTTÉ le pays pour Trouver un Travail mieux payÉ. Grâce à la liberTÉ De la presse reTrouvÉe Dans noTre nouvelle DÉmocraTie, on peuT voir ÉTalÉes la corrupTion eT l’injusTice Dans la sociÉTÉ. Madame Giedre Rugeviciute Professeur de pédagogie (Vilnius)
rouManie ’un cerTain poinT De vue, nous som-“d mes Très heureux De l’enTrÉe De la Roumanie Dans l’Union EuropÉenne eT les moTifs De ceTTe saTisfacTion (voire De ceT enchanTemenT) peuvenT varier selon les caTÉgories De personnes concernÉes Direc-TemenT ou inDirecTemenT. On apprÉcie
 la liberTÉ De voyager en Europe sans les conTrainTes eT les barrières an-TÉrieures: Des heures D’aTTenTe aux porTes De l’AmbassaDe, une inviTaTion De l’ÉTranger avec garanTie D’une prise en charge Des frais De sÉjour ou un exTraiT Du compTe bancaire, pour avoir l’auTorisaTion officielle.
la possibiliTÉ De Trouver un Travail bien rÉmunÉrÉ sans commune mesure avec les salaires roumains.
-rapeeDssvigoererprTveouÉceDrneu porTs humains plus avenanTs Dans les magasins, les aDminisTraTions, les guicheTs De Ptt, eTc.
les fonDs versÉs par l’UE pour moDerniser les villes, l’agriculTure, eTc.
le faiT D’apparTenir à une granDe enTiTÉ humaine eT culTurelle qu’on n’a pas fini D’aDmirer eT - pour cerTains - D’imiTer à TouT prix : habillemenT, iDÉes, au risque De perDre sa propre iDenTiTÉ.
d’un auTre poinT De vue, beaucoup De mÉconTenTemenTs eT De DÉcepTions s’ex-primenT, ayanT pour causes.
la hausse incessanTe Du coûT De la vie (voyages, DenrÉes alimenTaires De base, Taxes D’enTreTien, loyers, livres) alors que pensions eT salaires De misère sonT loin De suivre la même progression. Il y a encore Des gens, mais peu nom-breux, à regreTTer les annÉes 1980 où “personne n’avaiT besoin De s’inquiÉTer Du lenDemain” (mais cela aussi esT une iDÉologie !!!)
Dn-euleuraujos,DeDigirsnoiTacilppa main, Des “normes imposÉes par l’UE”, alors que la lÉgislaTion sociale par rapporT aux ouvriers / employÉs esT loin D’êTre appliquÉe : Temps De Travail, heures supplÉmenTaires non rÉmunÉrÉes.
la course effrÉnÉe à l’argenT qui faiT oublier les soliDariTÉs naTurelles (enTre les poliTiciens eT l’ensemble De la po-pulaTion, enTre les jeunes gÉnÉraTions eT les aînÉs…).
la perTe Des TraDiTions familiales, Du DÉparT DÉfiniTif Des enfanTs hors Du pays eT Du quasi abanDon Des vieux parenTs.
-nelriTrolaproposiTionDnueolioprusseignemenT religieux Des programmes Du seconDaire ou pour permeTTre les mariages enTre personnes Du même sexe,… Soeur Marie-An Mathieu Présidente de la Commission Sociale et membre de la Commission Œcuménique des Supérieures Majeures de Roumanie (Bucarest)
L’enTrÉe Dans
es opinions concernanT l’aDhÉsion “L De noTre pays à l’Union EuropÉenne sonT Très miTigÉes. Les ÉTuDianTs, les ca-Dres, les enTrepreneurs y “gagnenT” ; les reTraiTÉs eT plus gÉnÉralemenT les gens à faibles revenus y perDenT à cause De la hausse Des prix De la consommaTion. Mon opinion personnelle esT que la populaTion esT pluTôT saTisfaiTe. La Roumanie n’a jamais perçu l’UE comme un “paraDis”. CeTTe image a ÉTÉ consTruiTe par les mÉDias eT les poliTi-ques De l’OuesT, D’aborD parce qu’elle esT une image “facile” eT ensuiTe pour jusTifier une ÉvenTuelle rÉponse musclÉe à l’immigraTion. Une oasis De normaliTÉ “aDminisTraTive”, un lieu où il esT plus facile De vivre, oui…. En maTière De niveau De vie par rap-porT à celui Des annÉes 1980, je ne Dispose pas De DonnÉe sTaTisTiques qui peuvenT me permeTTre De comparer les Deux pÉrioDes. Il s’agiT D’ailleurs D’une comparaison un peu risquÉe, car Dans le menTal collecTif Des Roumains, les annÉes 80 sonT les annÉes les plus “noires” De la DicTaTure Ceausescu, Donc une comparaison “objecTive” me semble impossible. Mirel Banica Doctorant (Genève)
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 LiTuanie
Entraide d’Eglisesa reçu la cellule lituanienne “Robert Schuman”
Depuis 2004, les pays d’Europe centrale et orientale ont rejoint l’Union Européenne. Pour Entraide d’Eglises, une nouvelle ère a débuté. Il s’agit non seulement d’œuvrer à un partenariat toujours plus appuyé avec ceux qui, dans leurs pays, travaillent à faire surgir de l’épreuve communiste une Eglise plus évangélique, intégrée à l’Eglise postconciliaire et universelle mais aussi, à leur écoute et avec eux, de pénétrer les arcanes de cette nouvelle Europe des institutions, des peuples et des confessions.
’esT Dans ceT espriT que l’asso-ciaTion a reçu , en ce mois De C fÉvrier 2008, le Père AlgirDas dauknys, De LiTuanie eT sa « Cellule RoberT Schuman ». ComposÉe De jeunes ÉTuDianTs (15 à 25 ans) Des Diocèses De Kaunas eT De Panevezys, ceTTe Cellule souhaiTe apporTer une voix liTuanienne eT chrÉTienne au chœur europÉen eT parTiciper à son avenir. Le mouvemenT « ATeiTis », rassemblanT Des ÉlÉmenTs De l’inTelligenTsia chrÉTienne liTua-nienne, ÉTaiT reprÉsenTÉ par un ÉTuDianT De l’UniversiTÉ Du Diocèse De Siaulai. S’ÉTaiT joinT ÉgalemenT à la DÉlÉgaTion, le peinTre D’inspiraTion impressionnisTe eT poinTillisTe, RimanTas Skuncikas qui nous a ÉmerveillÉs.
En compagnie D’EnTraiDe D’Eglises, ils onT renconTrÉ Des membres Du ParlemenT
europÉen, Des acTeurs De l’Eglise eT Des journalisTes. CiTons l’ancien PrÉsiDenT liTuanien Vy-TauTas LanDsbergis, MaDame Carine Brochier, DirecTrice Du Bureau europÉen D’ÉThique, le Père thierry Monfils sj De la Viale Europe, Pierre delooz, sociologue Des religions, Des membres De l’InsTiTuT Des ETuDes thÉologiques, … Ils les onT noTammenT inTerrogÉs sur Des poinTs D’ÉThique De la famille, De DroiT naTurel eT De DroiT posiTif.
Les poinTs D’orgue Du sÉjour furenT la DÉcouverTe Du CenTre RoberT Schuman, à Szy-Chazelles (France) eT la cÉlÉbraTion De l’anniversaire De l’InDÉpenDance De la LiTuanie avec la communauTÉ liTua-nienne, insTallÉe en Belgique.
Ce parTenariaT spiriTuel s’esT DoublÉ D’une Dimension culTurelle : Bruxel-les, Anvers, Bruges furenT l’objeT De visiTes aDmiraTives.
Le peintre Rimantas Skuncikas et la Cellule Robert Schuman entourant Madame Carine Brochier à l’Entraide d’Eglises
de reTour en LiTuanie, c’esT à l’an-Tenne chrÉTienne - animÉe par le Père AlgirDas- De la chaîne « RaDio Pulsas » que la Cellule « RoberT Schuman » relaTera son expÉrience belge eT europÉenne. Ce faisanT, ces jeunes DeviennenT les acTeurs De l’acTiviTÉ culTurelle eT spiriTuelle De leur pays, Dans la nouvelle Europe. Catherine Berkans
LE MOUVEMENt AtEItIS prÉsenTÉ par VyganTas Kruopis, ÉTuDianT à l’UniversiTÉ De Siaulai
Père Algirdas Dauknys et Vygantas Kruopis
« ATeiTis » esT l’associaTion caTholique De l’inTelligenTsia liTuanienne. Ses membres onT pour objecTif De sou-ligner eT De sauvegarDer les valeurs morales eT Dynamiques qui DoivenT rÉgir le champ poliTique, Économique eT culTurel, Dans le conTexTe conTem-porain. Ses moTs-clÉs : chrisTianisme, inTellecT, famille, sociÉTÉ, culTure naTionale. Sa DÉmarche esT voisine De celle De la JOC (Voir-Juger-Agir).
Ce mouvemenT fuT parTiculièremenT acTif au cours De Trois pÉrioDes De l’hisToire liTuanienne : enTre les Deux guerres monDiales, DuranT l’occu-paTion soviÉTique où il exerça clan-DesTinemenT ses acTiviTÉs, eT après l’InDÉpenDance.
On y reTrouve Des Élèves Du niveau seconDaire, Des ÉTuDianTs universiTai-res, Des jeunes professionnels. Chaque annÉe, un colloque esT organisÉ à Berciunai ( Diocèse De Panevezys), l’une Des Deux paroisses Du Père AlgirDas. Le Thème Du colloque De 2007 ÉTaiT « l’hÉriTage De l’HisToire, le visage moral eT les DÉfis De l’Épo-que conTemporaine » : TouT un pro-gramme…
L’EUROPE c’est NOTRE AFFAIRE
Les réactions actuelles face à l’Europe sont souvent marquées par la peur et la méfiance. Comme toutes les grandes structures visibles, l’Europe semble bien éloignée, hors de portée et presque abstraite. En rester là, ce serait oublier qu’elle est le résultat des décisions des responsables politiques nationaux, relais de nos intérêts et de nos visions, même s’ils sont trop sensibles aux pressions des grands lobbies internationaux, d’abord financiers et économiques. Les attentes sont nombreuses, parfois écrasantes. On voudrait que l’Union européenne assure le progrès économique et le bien-être, la justice et le droit, la paix et la liberté, protège les citoyens, surtout les plus faibles... mais qu’elle ne coûte rien. Ces attentes disproportionnées nourrissent les déceptions.
eux qui sonT passionnÉs De jusTice C DÉnoncenT, à jusTe TiTre, le reTarD De l’Europe sociale. Le marchÉ unique esT garanTi, la monnaie unique circule Dans une parTie Des pays. Mais la DÉfense Des Travailleurs, Des migranTs, Des consommaTeurs ne suiT que De Très loin. Pire, les DÉcisions semblenT aligner Tous les pays sur les plus inÉgaliTaires: il fauDraiT êTre «moDernes» eT Donc flexibles. dans ceTTe logique, les plus faibles sonT encore affaiblis.
Relevons pourTanT quelques rÉsulTaTs imporTanTs. L’iDÉe europÉenne a pris forme au lenDemain De la guerre, quanD les rancœurs ÉTaienT encore forTes. Les pays qui, au fil Des siècles, se faisaienT sans cesse la guerre, onT DÉciDÉ De consTruire ensemble un espace poliTi-que commun. Pas à pas, ils onT mis en place Des liens qui faisaienT progresser la rÉconciliaTion. dans les annÉes 50, il ÉTaiT aussi uTopique De voir les prÉsiDenTs français eT allemanD main Dans la main que D’aTTenDre le même gesTe aujourD’hui enTre Serbes eT CroaTes.
ET pourTanT ils l’onT faiT. depuis 1945, l’Union europÉenne permeT que les inTÉrêTs DivergenTs se nÉgocienT auTour D’une Table eT se règlenT par le DroiT eT non plus sur les champs De baTaille. On peuT ajouTer que la culTure De paix eT
De nÉgociaTion caracTÉrise les compor-TemenTs europÉens.
Les fonDaTeurs De l’Europe annonçaienT aussi la soliDariTÉ. Les limiTes Des rÉsulTaTs sauTenT aux yeux, même si nous ne De-vons pas ignorer l’aiDe DonT onT bÉnÉficiÉ Des pays eT Des rÉgions moins DÉvelop-pÉes pour leur progrès Économique. Mais ceTTe prÉoccupaTion, DÉjà faible, s’esT encore allÉgÉe au fil De l’ÉlargissemenT De l’Union EuropÉenne. Les inTÉrêTs parTiculiers eT le refus De parTager les richesses l’emporTenT acTuellemenT sur les auTres perspecTives.
La crÉaTion D’une insTance poliTique europÉenne a mis une limiTe aux naTiona-lismes qui onT souvenT menÉ à la guerre ou aux affronTemenTs enTre populaTions. Il n’esT pas quesTion De renoncer aux iDenTiTÉs naTionales, mais De reconnaîTre ce qui nous esT commun.
L’Union EuropÉenne esT là. Elle se moDèle chaque jour, selon les pressions qu’elle subiT. Les ciToyens onT à ce niveau-là ÉgalemenT la responsabiliTÉ De jouer leur rôle, surTouT sur les poinTs les plus faibles Du projeT europÉen.cEUx qUI, ChEz EUx, sONT ENgàgÉs DàNs LE DOmàINE sOCIàL ET PRÉOCCUPÉs DE jUsTICE, D’ÉgàLITÉ, DE sOLIDàRITÉ, DE DÉmOCRàTIE, ONT UN RôLE IRREmPLàçàbLE. Sans ignorer les parTi-
Europe
culariTÉs De chaque pays, nous pouvons associer nos efforTs pour promouvoir la proTecTion sociale pour Tous, amÉliorer l’accès aux soins De sanTÉ, DÉfenDre les sysTèmes D’ÉDucaTion. travail, chômage, pauvreTÉ eT migraTions, cohabiTaTion harmonieuse De DiffÉrenTes culTures eT religions, respecT De l’environne-menT, voilà bien Des DÉfis europÉens qui TouchenT Tous les ciToyens Épris De jusTice. Abbé Jean-Claude Brau Formateur au CEFOC *, Aumônier général du SyndicatChrétien et du MOC.
* Centre de formation Cardijn
 ProjeT
Commission sociale, de gauche à droite, Sœur Lucia, Sœur Terezia, Sœur Luminita, Sœur Marie-Anne, Sœur Anselma
Un projet auquel nous vous demandons spécialement de collaborer
en rouManie
LA COMMISSION SOCIALE dE LA CONFERENCE ROUMAINE dES SUPERIEURES MAJEURES
L’Union EuropÉenne esT une « maison commune à consTruire » avec l’aiDe De chaque parTenaire. d’où l’imporTance Du Dialogue eT De la recherche Du bien commun. ET Dans ce sens, la Dimension sociale De l’Europe esT un bien commun à rechercher par la Roumanie eT par l’UE. touTes les forces vives De la sociÉTÉ – eT la Vie ConsacrÉe en faiT parTie - DoivenT collaborer pour assurer les conDiTions favorables au DÉveloppemenT De Tous, y compris De ceux qui n’onT personne pour les DÉfenDre.
ForTe De son lien avec l’Eglise eT De l’impli-caTion Dans le social De la granDe majoriTÉ Des CongrÉgaTions ici en Roumanie, l’Assem-blÉe gÉnÉrale De la ConfÉrence Roumaine Des SupÉrieures Majeures a Donc crÉÉ en 2002 une Commission Sociale pour servir les engagemenTs Des CongrÉgaTions Dans le Domaine social, favoriser les collaboraTions enTre elles eT avec D’auTres insTi-ENTRAIDE TuTions Du même D’EGLISESgenre.
Organisation mandatée par les évêques des diocèses francophones de Belgique.
Conseil d’administration:Jean MoularT (PrÉsiDenT), Père thaDDÉe Barnas, Nicolas BárDos-FÉlToronyi, Yves Charlier, Pierre delooz, Herman LombaerTs, Baga MarTens (resp. rÉDacTion), Jacques Monnaie, Karl WinTgens
Secrétaire générale:CaTherine Berkans
Pratiquement, il s’agit:
1) De la publicaTion D’un DÉplianT au service Des CongrÉgaTions eT De l’Eglise qui DÉfiniT les buTs eT les prioriTÉs
2) De la paruTion TrimesTrielle D’une « Feuille Sociale », moyen De formaTion eT D’infor-maTion, De rÉflexion eT D’Échanges pour TouTes les personnes inTÉressÉes
3) De la consTiTuTion D’un rÉseau De forma-Tion à la docTrine Sociale De l’Eglise qui s’aDresse aux religieuses eT laïcs DÉsireux De s’impliquer en faveur D’une sociÉTÉ plus jusTe eT plus humaine, Dans laquelle les DroiTs De chacun soienT respecTÉs. ConsTiTuÉ en sepTembre 2006, ce rÉseau comprenD aujourD’hui sepT zones : Trois en MolDavie, Deux Dans le suD Du pays, eT Deux Dans la RÉgion De la transylvanie. NoTons à ceT ÉgarD l’imporTance De la communicaTion Des zones enTre elles eT celle De la Commission avec chaque zone en parTiculier.
4) De la formaTion Des animaTrices De zones par l’AbbÉ Jean-ClauDe Brau, formaTeur au CEFOC, Aumônier Du SynDicaT ChrÉ-Tien belge eT Du MOC. La formaTion se rÉfère à l’EnseignemenT social De l’Eglise, aux sources bibliques, parfois à Des relais hisToriques, Tel François D’Assise.  Elle permeT De Donner un sens conTem-porain aux valeurs chrÉTiennes eT inciTe à les incarner Dans la vie. Par ce biais, la Commission espère conTribuer à un changemenT De menTaliTÉs eT D’aTTiTuDes face aux personnes les plus fragilisÉes De la sociÉTÉ.
pOUR mENER À bIEN CE PROjET, 4.000sONT NÉCEssàIREs
MESSAGE IMPORTANT La quasi-totalité des pays d’Europe centrale et orientale avec lesquels nous travaillons ne figurent plus sur la liste des pays permettant une déduction fiscale. Il ne nous est donc plus possiblede vous envoyer d’attestation fiscale (même via Caritas). Nous espérons que cette restrictionne mettra pas un frein à votre générosité et que nous pourrons, comme par le passé, compter sur vous pour soutenir ceux et celles de plus en plus nombreux qui, là-bas, ont le dynamisme nécessaire pour créer, innover, œuvrer concrètement pour le bonheur et le développement de la personne humaine.
vOs DONs sERONT REçUs àVEC RECONNàIssàNCE àU CCP: 000-0261436-21d’Entraide d’Eglises, ChaussÉe De Wavre, 216 1050 Bruxelles Aidez-nous à tenir nos engagements pour cette année. Aidez-nous à répondre à de nouveaux appels. Sans vous, nous ne pouvons rien faire aVEz-VOUs sONgÉ À UN ORDRE DE VIREmENT PERmàNENT ? nOUs VOUs sIgNàLONs qU’eNTRàIDE D’egLIsEs EsT hàbILITÉE À RECEVOIR DEs LEgs. Vous pouvez désormais retrouver Entraide d’Eglises sur le net : www.entraide-eglises.be Ouvrez notre nouveau site et dites-nous ce que vous en pensez !
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