Le paternalisme, adulé et abhorré; mutations dans l'éthique du ...

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Le paternalisme, adulé et abhorré; mutations dans l'éthique du ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Un dilemme européen : Europe sociale versus Europe pénale
Bruxelles, 26 octobre 2001
Le paternalisme, adulé
et abhorré; mutations dans l’éthique du
travail social
Evelien Tonkens et Jan Willem Duyvendak
Aujourd’hui, le travail social a une attitude duale au sujet du paternalisme. D’un côté, on peut
constater une forte aversion à l’encontre du paternalisme et, d’un autre côté, un regain
d’enthousiasme. Cet article tente d’expliquer et d’accepter cette attitude duale en retraçant les
deux tendances à travers les pratiques des professions sociales au cours des années 1960 et 1970.
A cette époque, le paternalisme était rejeté pour sembler opposé aux idéaux de l’autonomie et de
la démocratisation. Cette réfutation a suscité des réactions de deux ordres au cours des années
1980 et 1990. D’un côté, un paternalisme
libéral
s’est manifesté, affirmant que le paternalisme
était en effet injustifiable sauf en cas de dommage causé à un tiers, en cas de délit ou de nuisance
extrême. D’un autre côté, un paternalisme
anti-libéral
a vu le jour en réaction au libéralisme,
portant par exemple le souci de patients qui étaient auparavant internés et qui se retrouvent
esseulés et négligés du fait que précisément ils ne causent pas de dommage à un tiers. La
conclusion est que les professions sociales ne peuvent se débarrasser du paternalisme. Puisqu’il
en est ainsi, les professions sociales feraient mieux d’essayer de trouver une attitude plus
équilibrée entre l’aduler et l’abhorrer.
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