Champlain et les religieux

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Champlain et son environnement religieux par Pierre Dubeau à l'occasion du 380e anniversaire de son décès, le 25 décembre 1635 Association pourla recherche du site de la chapelle Champlain www.tombeaudechamplain.com Juin 2015 Table des matières 1 Introduction 3 Acte de baptême trouvé à La Rochelle 4 La jeunesse de Champlain 8 Édit de Nantes et la Nouvelle-France Champlain et les récollets 12 Les jésuites en Nouvelle-France 15 Notre-Dame de Recouvrance 18 Testament de Champlain 20 La mort de Champlain La chapelle Champlain 27 29 2 9 Introduction 3 Samuel de Champlain est bien connu comme géographe, navigateur, explorateur, ethnographe et diplomate. Cependant nous connaissons un peu moins ses convictions religieuses et les religieux qui l'ont entouré étroitement tout au long de sa vie.Le ministre des inances sous Henri IV, Sully,ne veut pas investir de l'argent du trésor public. Le développement et l'exploration de la Nouvelle-France devra s'autoinancer via le commerce des fourrures, un PPP avant l'heure, c'est à dire unpartenariat initié par les instancespubliques, mais une prise en charge sur le terrain par leppallier à ce sous-rivé. Pour inancement, on fera appel aux communautés religieuses qui, de fait, seront considérées comme des agents de l'État français. Elles seront très actives dans la recherche de renseignements sur la vie des autochtones ainsi que sur leur conversion.
Publié le : dimanche 20 décembre 2015
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Champlain et son environnement religieux
par
Pierre Dubeau
à
l'occasion du 380e anniversaire
de son décès,
le 25 décembre 1635
Association pour la recherche du site de la chapelle Champlain
www.tombeaudechamplain.com
Juin 2015
Table des matières
1
Introduction 3
Acte de baptême trouvé à La Rochelle 4
La jeunesse de Champlain 8
Édit de Nantes et la Nouvelle-France
Champlain et les récollets 12
Les jésuites en Nouvelle-France 15
Notre-Dame de Recouvrance 18
Testament de Champlain 20
La mort de Champlain
La chapelle Champlain
27
29
2
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Introduction
3
Samuel de Champlain est bien connu comme géographe, navigateur, explorateur, ethnographe et diplomate. Cependant nous connaissons un peu moins ses convictions religieuses et les religieux qui l'ont entouré étroitement tout au long de sa vie. Le ministre des înances sous Henri IV, Sully, ne veut pas investir de l'argent du trésor public. Le développement et l'exploration de la Nouvelle-France devra s'autoînancer via le commerce des fourrures, un PPP avant l'heure, c'est à dire unpartenariat initié par les instancespubliques, mais une prise en charge sur le terrain par leppallier à ce sous-rivé. Pour înancement, on fera appel aux communautés religieuses qui, de fait, seront considérées comme des agents de l'État français. Elles seront très actives dans la recherche de renseignements sur la vie des autochtones ainsi que sur leur conversion. A la mort d'Henri IV, un vent missionnaire et mystique s'aïrme de plus en plus et il est initié par les proches de la cour, notamment la très catholique reine Marie de Médicis et plus tard par Henri de Lévis, duc de Ventadour. Champlain, son lieutenant, devient à la în de sa vie un véritable dévot, ce qui l'éloigne du cardinal de Richelieu. Il lègue par testament quelques biens à l'église Notre-Dame de-Recouvrance. Son successeur, le gouverneur Montmagny, lui érige une chapelle funéraire pour honorer sa mémoire. Un jésuite et un des ses amis ont été enterrés avec lui en cette chapelle dont on ignore toujours la localisation. Ce texte est une invitation à en savoir plus sur ce Samuel de Champlain toujours méconnu.
L'acte de baptême trouvé à La Rochelle
Source : Archives départementales de la Charente-Maritime.
" Le vendredy treziesme jour daoust mil cinq centz soyxante et quatorze a esté baptizé Samuel îlz de Anthoynne Chapeleau et de Marguerite le Roy parain Estienne Paris et marainne Marye Rousseau "
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Selon l'historien Éric Thierry, la polémique entourant l'acte de baptême de Samuel Chapeleau découle d'une transaction d'Antoine Chappelain, pilote de Brouage, datée du 23 décembre 1573. Ce Chappelain n'est pas avec certitude le père de Samuel de Champlain. M. Jean-Michel Germe, qui a découvert cet acte, prétend le contraire et aïrme que Chapeleau est bien l'équivalent de Chappelain. Selon Eric Thierry, le père de Champlain possédait déjà la particule et serait possiblement un bâtard d'un noble de la région de Saint-Pierre-des-Landes en Mayenne, Jean de la Saugère, Seigneur de Champlain. Cette hypothèse
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n'est cependant pas appuyée par des documents d'archives, et pour cause. Le père de Champlain était pilote de navire pour le commerce des toiles de chanvre de la région de Vitré en Bretagne, vers l'Andalousie. Dans la ville de Sancular de Barrameda près de Cadix, on retrouve la Calle de los Bretones, dans le quartier Breton. C'est possiblement lors d'une escale à Brouage, qu'il aurait rencontré son épouse Marguerite Le Roy.
Localisation de Saint-Pierre-des-Landes en Mayenne, France.
Carte de la région de la Mayenne par Cassini, près de Saint-Pierre-des-Landes, un lieu nommé, Champelain.
Terre de la famille Champlain près de Saint-Pierre-des-Landes en Mayenne
Source : Éric Thierry
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Source : Photo d' Éric Thierry
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Pour conclure, signalons que cet acte n'est pas avec certitude absolue relié à Samuel de Champlain, car l'étymologie du nom Champlain représente un nom de terre (campusplanus) , quant à Chapeleau, c'est tout autre chose, un terme relatif aux chapeaux.
La jeunesse de Champlain.
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La ville de Brouage en Saintonge, terre natale huguenote de Champlain est passée au catholicisme vers 1577 selon Éric Thierry. Champlain, à l'exemple de son roi, se convertit très jeune au catholicisme. Il s'engage dans l'armée du roi, comme fourrier, pour combattre la Ligue qui contrôle toujours la Bretagne. Il s'initie alors à la cartographie peut-être avec Ralph Tresewell à Paimpol en 1594 et a aidé Jean Hardy, maréchal des logis de l'armée du roi, à dresser la carte du Duché de Bretagne. (source : Éric Thierry). Suite au traité de Vervins, le 2 mai 1598, qui met în aux hostilités entre l'Espagne et la France, le bateau de son oncle provençal, Guillaume Allène, est réquisitionné et il rapatrie le 23 août 1598, des troupes espagnoles du port français de Blavet vers l'Andalousie. Par la suite, Champlain séjournera trois mois à Sancular de Barrameda, près de Cadix, dans le quartier breton pour y apprendre l'espagnol et se préparer à voyager vers les Indes occidentales. Il devient de fait espion en Amérique pour le compte du Roi Henri IV et sous le nom d' Antonio Samuele.
L'Édit de Nantes et la Nouvelle-France
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Suite aux guerres de religion, le roi de France, Henri IV se convertit au catholicisme, mais il signe, le 30 avril 1598, un édit de tolérance pour permettre aux huguenots de pratiquer la religion prétendue réformée en toute liberté. Cette réconciliation permettra à tous les Français de vivre conformément à leur religion. Cette liberté de religion permet ainsi aux marchands de faire du commerce en Nouvelle-France, et ils sont nombreux à venir tenter l'expérience outre-mer. Cependant la coexistence des deux religions crée parfois des tensions. Champlain dans son dernier ouvrage, mentionne pour l'année 1606 :
"J'ai vu le ministre et notre curé s'entrebattre à coup de poing, sur le diférend de la religion. Je ne sais pas qui était le plus vaillant et qui donnait le meilleur coup, mais je sais très bien que le ministre se plaignait quelqueFois au Sieur de Mons d'avoir été battu, et ils vidaient de cette Façon les points de controverse... Ces insolences étaient véritablement un moyen pour rendre l'inIdèle encore plus endurci en son inIdélité".(Eric Thierry,Au secours de l'Amérique Française,p. 83 )
Cependant, à la mort du roi en 1610, on assiste à une remontée du catholicisme dans les hautes sphères du pouvoir, notamment la très catholique Marie de Médicis. Champlain a eu un diérend avec le Duc de Ventadour qui préconisait l'exclusion des protestants en Nouvelle-
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France (Hackett-Fischer, 2008, p 716). Et à partir de 1627, le cardinal de Richelieu restreint la venue de colons huguenots en Nouvelle-France.
Quelques huguenots venus en Nouvelle-France
Guillaume de Caën, protestant, directeur de laCompagnie de Montmorency, dite aussi la compagnie de Caën. Son oncle, Ézéchiel ainsi que son cousin, Emery de Caën sont catholiques.En janvier 1626, la Compagnie de Caën est tenue de nommer deux capitaines catholiques pour sa otte, dont un serait désigné pour conduire les vaisseaux ; Guillaume de Caën, toujours titulaire du monopole, n’avait plus le droit de se rendre en personne en Nouvelle-France
Eustache Boullé, beau-frère de Champlain Arrive en 1618 et repart en 1624. Revient en 1626, il passa en Italie après la reddition de Québec et se ît religieux de l'ordres des Minimes
Jean-François de la Rocque de Roberval,chef de l’expédition française dans la vallée du St-Laurent en 1541-1543
Michel, Jacques, Pilote les frères Kirke lors de la prise de Québec Perron, Daniel dit Suire. Marchand puis habitant, renié par son père suite à son abjuration
Martin, Abraham (dit « l’Écossais » ou « Matre Abraham »), pilote, né en France en 1589, mort à Québec le 8 septembre 1664
Quant aux îlles du roi huguenotes, Il y a d’abord selon Irène Belleau, celles originaires de La Rochelle et de l’le de Ré : Françoise Ancelin, la veuve Marguerite Ardion, Catherine Barré, Elizabeth Doucinet, Anne Javelot, Marie Léonard, Anne Lépine, Barbe Ménard, Marie Targer, Marie Valade. Il y eut de Rouen en Normandie, Catherine Basset, Marie Deshayes, Marie Huet, Marthe Quitel; de la Saintonge, Isabelle Dubreuil; du Languedoc, Madeleine Delaunay et, de Paris, Barbe Roteau et Madeleine Tisserand. (Source: Monique Picard et Mme Bello, SFR)
Pierre Chauvin de Tonnetuit, fondateur de l'habitation de Tadoussac en 1600
Dugua de Mons, fondateur de Port-Royal en Acadie en 1605 et înancier de Champlain
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