comment faire maigrir sa poubelle

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La REPest une stratégie de Production ou persistants, de métaux lourds et de Parallèlement à la reconception desPropre qui, en déplaçant les coûts de perturbateurs endocriniens, il a dû produits, le système industriel actuel,gestion des déchets du citoyen au pro- s’adresser à 60 industriels différents unidirectionnel, doit évoluer vers und u c t e u r, influence directement la avant d’obtenir une réponse favo- schéma cyclique sur le modèle desLe conceptconception du produit. En eff e t , rable... écosystèmes naturels afin de parvenir Centre national d’information indépendante sur les déchetslorsque l’industriel est obligé d’inter- au zéro rejet. Certains parcs industriels Zéro Déchetnaliser ces coûts dans le produit, il a - Éfficacité énergétique au niveau de la répondent déjà à ces critères au signifie l’évite-alors un puissant motif pour utiliser fabrication et de l’utilisation. Une mai- Danemark, en Suède et en Grande- ment desmoins de produits toxiques, fabriquer son bien conçue et construite avec des Bretagne. La gouvernement Suédois a déchets pardes produits plus durables, recy- bio-matériaux permet de diminuer for- également mis en place une l’imitation des Comment faire maigrir saclables, et réduire l’emballage. tement les dépenses énergétiques et Délégation aux cycles naturels afin decycles naturelsd’éviter de nombreux déchets, souvent tendre vers le zéro déchet.où tous lesEn France, cet instrument a tout toxiques (bois traîté, ciment, PVC...). ...
Publié le : vendredi 23 septembre 2011
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La REPest une stratÈgie de Production Propre qui, en dÈplaÁant les co˚ts de gestion des dÈchets du citoyen au pro-ducteur, influence directement la conception du produit. En effet, lorsquelÕindustrielestobligÈdÕint-er naliser ces co˚ts dans le produit, il a alors un puissant motif pour utiliser moins de produits toxiques, fabriquer des produits plus durables, recy-clables, et rÈduire lÕemballage.
En France, cet instrument a tout dÕabord ÈtÈ appliquÈ aux huiles u-sa gÈes ‡ la fin des annÈes 70, puis aux dÈchets dÕemballagesainsi quÕaux piles et accumulateurs usagÈs dans les annÈes 90. Les directives europÈennes sur les vÈhicules en fin de vie et sur les dÈchets dÕÈquipementÈlectriques et Èlectroniques vont Ègalement dans ce sens. Elles fixent des objectifs ÈlevÈs en matiËre de rÈutilisation et de recy-clage ‡ la charge du producteur, et interdisent lÕutilisationde certaines substances trËs dangereuses. La Production Propre sÕappuie donc sur la REP pour influencer une meilleure conception des produits, ainsi quÕune meilleure utilisation des ressources.
Les schÈmas de Production Propre doivent prÈsenter les caractÈristiques suivantes :
- Absence de substances toxiques : papier blanchi sans chlore, batteries sans cadmium, encres non toxiques... Une teinture traditionnelle peut par exemple contenir 8 000 substances chimiques diffÈrentes. Pourtant, aprËs rÈflexion, une entreprise est parvenue ‡ supprimer 7 962 composÈs chi-miques ‡ la demande dÕun fabriquant de textiles propres. Ce dernier Ètait ‡ la recherche dÕune teinture exempte de substances mutagËnesou cancÈri-gËnes, de composÈs bioaccumulateurs
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ou persistants, de mÈtaux lourds et de perturbateurs endocriniens, il a d˚ sÕadresser ‡ 60 industriels diffÈrents avant dÕobtenirune rÈponse favo-rable...
- …fficacitÈ ÈnergÈtique au niveau de la fabrication et de lÕutilisation. Une ma-i son bien conÁue et construite avec des bio-matÈriaux permet de diminuer for-tement les dÈpenses ÈnergÈtiques et dÕÈviter de nombreux dÈchets, souvent toxiques (bois traÓtÈ, ciment, PVC...).
- Utilisation de matÈriaux renouve-lables dont lÕextraction et lÕexploi-ta tion se font dÕune maniËre qui mai-n tient la viabilitÈ des Èco-systËmes et des communautÈs humaines. Ou, dans le cas de ressources non renouvelables, lÕutilisationparrecyclagedesmat-È riaux dÈj‡ extraits. Une proportion grandissante de nos biens de consommation est fabriquÈe ‡ partirdematÈriauxsynthÈtiques(tis-sus, plastiques, mobilier) directement issus du pÈtrole, qui est une ressource non renouvelable. Il convient donc de remplacer ces matÈriaux qui posent ÈnormÈment de problËmes en fin de vie par des matÈriaux plus sains et renouvelables. Une entreprise AmÈricaine a, par exemple, mis sur le marchÈunehoussedecanapÈcompo-s table, fabriquÈe ‡ partir de ramie, une plante similaire au lin, et qui constitue ainsi une excellente alternative au polyester.
Les produits doivent Ítre durables et rÈutilisables, lÕËre du jetable doit faire place ‡ lÕËredu rÈutilisable et du reremplissable par le biais de la consigne et de la vente en vrac. Les produits doivent Ítre faciles ‡ dÈmonter, ‡ rÈparer et ‡ reconstruire. Xerox a par exemple mis en en place lÕapplication systÈmatique de la Òd-is tribution inversÈeÓ pour rÈcupÈrer ses vieux photocopieurs afin de les rÈutili-ser ou de les recycler. Elle nÕenvoie en dÈcharge que 5 % des matÈriaux retournÈs et Èconomise 76 millions dÕeurosenÈvitantlesco˚tsdetrait-e ment des dÈchets. Enfin les produits doivent Ítre embal-lÈs de faÁon optimale pour leur distr-i butionlÕaidedematÈriauxrÈuti-li sables, recyclÈs ou recyclables.
Avant tout chose se pose aussi la ques-tion de dÈterminer si un produit corres-pond ‡ un besoin vÈritable. De nom-breux produits ne sont probablement pas nÈcessaires et dÕautres pourraient Ítre remplacÈs par des technologies non chimiques.
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ParallËlement ‡ la reconception des produits, le systËme industriel actuel, unidirectionnel, doit Èvoluer vers un schÈma cyclique sur le modËle des ÈcosystËmes naturels afin de parvenir au zÈro rejet. Certains parcs industriels rÈpondent dÈj‡ ‡ cescritËres au Danemark, en SuËde et en Grande-Bretagne. La gouvernement SuÈdois a Ègalement misen place une DÈlÈgation aux cycles naturels afin de tendre vers le zÈro dÈchet.
Enfin, mÍme si ces Èvolutions sont du ressort des industriels, cÕest ‡ nous, citoyens de stimuler le marchÈen faveur de la Production Propre. La pression des consommateurs sur les distributeurs et les fabricants est tou-jours un moyen plus efficace et plus rapide que la rÈgulation pour faire Èvo-luer le systËme. Le public, en deman-dant directement des comptes au pro-ducteur, peut constituer unoutil trËs efficace de pression en faveur dÕune production plus propre. Enfin, si vous souhaitez verdir vos achats, pensez aux labels.
Bibliographie :
- Bruno Genty, PrÈvention de la production de dÈchets, exemples de politiques locales menÈes en Europe, Ademe. - Francis Chalot, Livre blanc sur la prÈven-tion des dÈchets, FNE. - GÈrard Bertolini, Le Minimalisme, Ed.Economica. - Beverley Thorpe, CitizenÕsGuide to Clean Production, Clean Production Network. - Robin Murray, Creating wealth from waste, DEMOS. - PlanËte attitude, les gestes Ècologiques au quotidien, WWF. - www.vigitox.org - www.ecoconso.org http://groups.msn.com/Lescoucheslavables /avantagesdeslavables.msnw
Document uraud,res-ponsableion Propre et ÈditÈ pÕinformation indÈpend ,21 rue Alexandre l.0155 78 28 60, fa, e-mail : info@cniid. ,w.cniid.org ImprimÈ sur papier recyclÈ par imprimerie Bambel. Remerciements pour son aide ‡ JosÈe Galmiche . Dessins : JF Batellier .
Le concept ZÈro DÈchet signifie lÕÈvit-e ment des dÈchets par lÕimitation des cycles naturels o˘ tous les dÈchets consti-tuent une res-source pour dÕautres orga-nismes. Cela a ÈtÈ rÈalisÈ par des brasseries implantÈes aux Óles Fidji, en Tanzanie, en Chine et en Namibie. Les brasseries pro-duisent un dÈchet solide. Des champi-gnons peuvent Ítre cultivÈs sur ce rÈsidu, cela permet de transformer la lignine en car-bohydrates de haute qualitÈ pouvant nour-rir le bÈtail local. Des vers de terre sont ensuite culti-vÈs et permet-tent ainsi dÕabsorberla masse de dÈchets res-tante et de nourrir un Èle-vage localde poules. Les dÈchets ani-maux sont ensuite mÈtha-nisÈs et four-nissent ainsi de lÕÈnergie pour le fonc-tionnement de la brasserie. Ainsi la boucle est bouclÈe !
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 ., de 1960 ‡ 2000, le tonnage dÕordures mÈnagËres par habitant a doublÈ, celui des dÈchets dÕemballages a quadruplÈ et celui des dÈchets plas-tiques a plus que dÈcuplÈ.AujourdÕhui, un FranÁais produit environ 550 kg de dÈchets par an et, tous secteurs confon-dus, un pays comme la France gÈnËre 650 millions de tonnes de dÈchets chaque annÈe. Et, chaque annÈe, cette quantitÈ augmente de 2 %. QuÕadvient-il de tous ces dÈchets ?
Selon lÕADEME, en 2002, plus de 80 % de nos dÈchets sont encore enfouis pÍle-mÍle ou transformÈs en cendres dans les incinÈrateurs.Tous les jours, ce sont des milliers de tonnes de prÈcieusesressources qui sont enterrÈes ou br˚lÈes alors quÕune part importante de celles-ci pourrait Ítre rÈcupÈrÈe. Ainsi, des milliers dÕh-ec
Centre national dÕinformation indÈpendante sur les dÈchets
aigrir sa
ient  .s, tr-ai tÈs ainsi, les dÈchets reprÈsentent un risque pour la santÈ et lÕenvironn-e ment.
Depuis lÕindustrialisation, la nature de nos dÈchets a considÈrablement cha-n gÈ. La plupart des produits et matÈ-riaux contiennent un cocktail de sub-stances chimiques quÕils libËrent dans lÕenvironnement lorsquÕils sont br˚lÈs. Les incinÈrateurs rejettent dans lÕa-t mosphËre une sÈrie de mÈtaux lourds toxiques, comme le plomb, le mercure, lÕarsenic et le cadmium et quelque 1 400 ‡ 2 000 molÈcules non mesurÈes ‡ la sortie de la cheminÈe. Certaines des substances Èmises, comme les dioxines, nÕexistent pas dans le dÈchet mais sont formÈs au cours de la com-bustion. MÍme si une partie de ces substances va Ítre piÈgÈe par les dis-positifs de traitement des fumÈes, elles
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ne seront pas pour autant dtruites. En effet, les substances toxiques piÈgÈes vont ensuite Ítre enfouies en dÈcharge o˘ elles subiront une libÈration lente, mais inexorable. LÕincinÈration,au lieu de dÈtruire les dÈchets, disperse dans lÕenvironnementles polluants quÕils contiennent et contribue ainsi ‡ lacontaminationdelachaÓnealime-n taire. A plus ou moins long terme, les substances toxiques se retrouveront donc fatalement dans notre assiette.
La mise en dÈcharge nÕapparaÓt pas comme une solution plus satisfaisante. Les eaux de lixiviation qui percolent des sites dÕenfouissement,o˘ se mÈlangent,entreautres,matiËresorg-a niques en dÈcomposition et dÈchets domestiques dangereux (piles, dÈchets Èlectriques et Èlectroniques, produits chimiques), constituent un mÈlange toxique qui contamine souvent les eaux souterraines, le sol et les eaux de surface. De plus, les matiËres orga-niques en fermentation entraÓnent un important dÈgagementde mÈthane, puissant gaz ‡ effet de serre. Depuis le er 1 juillet2002, la mise en dÈcharge nÕest thÈoriquementplus autorisÈe, seuls les dÈchetsultimes peuvent dÈsormais Ítreenfouis, cÕest-‡-dire ceux " ne pouvant Ítre valorisÈs ou dont on ne peut rÈduire le potentiel de toxicitÈ dans les conditions techniques et Èconomiques du moment".
Cette nouvelle rÈglementation, conju-guÈelafermeturedesvieuxincinÈr-a teurs trop polluants, entraÓne progre-s sivement une pÈnurie des capacitÈs de traitement. PlutÙt que de construire de nouvelles installations de traitement de dÈchets, surdimensionnÈes, ce contex-te de pÈnurie doit nous pousser ‡ nous tourner vers la prÈvention. Afin de rÈduire la quantitÈ de dÈchets produite, le gouvernement flamand a dÈcidÈ, en 1993, de ne plus crÈer de nouvelles installations de traitement, la raretÈ des capacitÈs de traitement constituant un formidable outil en faveur de la rÈduc-tion des dÈchets ‡ la source.
Le problËme des dÈchets est-il aussi complexe quÕon voudrait nous le faire croire ? Plusieurs col-lectivitÈs ont prouvÈ quÕil Ètait possible de valoriser (sans incinÈra-tion) 60 ˆ 70 % des dÈchets, rapidement et sans trop de difficultÈs. Le vrai problËme se pose donc-pour les dÈchets rÈsi-duels (20 ˆ 30 %), mais lˆ encore nous avons des exemples encourageants: la Finlande, aprËs avoir valorisÈ 55 % de ses dÈchets, est parvenue ˆ rÈduire de 3 % sa production de dÈchets rÈsiduels entre 2000 et 2001. La Nouvelle-ZÈlande vient, quant ˆ elle, dÕadopter une politique ZÈro DÈchet et prÈvoit dÕatteindre le zÈro dÈchet en 2020. Tout ne serait donc quÕuneque-s tion de volontÈ politique ...qui fait cruelle-ment dÈfaut en France !
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Le zÈro dÈchet demande un chang-e ment de mentalitÈ. Nous devons cesser de considÈrer les dÈchets uniquement dans une optique dÕÈlimination, car la technologie nÕest pas en mesure de nous apporter une solution satisfaisan-te. Pendant trop longtemps, la sociÈtÈ sÕest enlisÈe dans des systËmes de ge-s tion des dÈchets co˚teux mais rapides, sans se soucier des consÈquences Èco-logiques, sanitaires et Èconomiques qui leur sont associÈes. Ce comportement est tout ‡ fait symptomatique de notre civilisation. PlutÙt que de remettre en cause notre mode de vie, nous poursui-vons une fuite en avant ‡ la recherche de solutions techniques afin de rÈpondre ‡ un problËme culturel. La crise des dÈchets dans laquelle nous sommes empÍtrÈs ne pourraÍtre rÈso-lue que lorsque nous aborderons le problËme en amont et non plus en aval.
Cette masse croissante de dÈchets est le rÈsultat de la surconsommation, de procÈdÈsdeproductionsalesetdusur-emballage des produits. Nous devons donc nous attaquer ‡ la racine du pro-blËme et repenser nos schÈmas de pro-duction et de consommation. Le ZÈro dÈchet relie volontairement la respon-sabilitÈ collective ‡ la responsabilitÈ industrielle. Nous allons donc voir ce qui peut Ítre accompli au niveau de la collectivitÈ et, ce qui relËve de lÕindu-s trie.
Pour commencer, nous devons redon-ner de la valeur aux objets : leur fabri-cationnÈcessitedesressourcesetgÈn-Ë re des dÈchets. LeWuppertal Institute a calculÈ que le Òsac ‡ dos ÈcologiqueÓ (quantitÈ de dÈchets gÈnÈrÈs lors de la fabrication) dÕune brosse ‡ dents est de 1,5 kg, celui dÕun ordinateur portable de 75 kg et celui dÕun ordinateur pe-r
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sonnel de 1500 kg... Il est donc pos-sible dÕÈviter lÕutilisation de grandes quantitÈs de matiËres premiËres et de prÈvenir les incidences connexes sur lÕenvironnement enlimitant notre consommation et en rÈutilisant ou en recyclant ces produits lorsquÕils sont parvenus ‡ lÕÈtat de dÈchets.
Au quotidien, nous devons appliquer le principe des 3 R : RÈduction, RÈutilisation, Recyclage.
RÈduction Les matiËres organiques, si elles sont compostÈes, ne constituent plus des dÈchets, maisune ressource prÈcieuse, destinÈe ‡ enrichir les sols, de plus en plus appauvris par lÕagriculture inten-sive. La FFOM (fraction fermentis-cibledesorduresmÈnagËres)reprÈse-n te au minimum 30 % et en moyenne 50 % de ce que nous jetons. Le com-postage peut Ítre effectuÈ de maniËre autonome pour les personnes possÈ-dant un jardin et, ‡ dÈfaut, il peut Ítre pratiquÈ au niveau du quartier. Peu connu en France, ce systËmepeut fonctionner en zone rurale ou en habi-tat vertical ; gÈnÈralement lÕhabitant apporte ses dÈchets organiques sur une mini plateforme, et prend plus ou moins de responsabilitÈ au bon dÈrou-lement du compostage. La premiËre Ètape vers une rÈduction des dÈchets ‡ lasourceestdonclapratiquegÈnÈrali-sÈe du compostage, permettant de dÈtourner unemasse importante de lÕincinÈration ou de lÕenfouissement.
Une autre part importante de nos dÈchets est constituÈe dÕemballages ( 50% en volume et 35% en poids). Cent milliards dÕemballages passent chaque annÈe entre les mains des FranÁais pour rapidement devenir des dÈchets. Une part importante des ces dÈchets ne sera jamais recyclÈe car
Exemples ‡ suivre :
De nom-breuses collec-tivitÈs ont dÈj‡ mis en place des plans de rÈduction des dÈchets com-portant des mesures origi-nales et variÈes. Ainsi, Rotterdam (Pays-Bas) a crÈÈ une carte de consomma-tion eco-res-ponsable per-mettant ‡ celui qui la dÈtient de cumuler des points ‡ chaque achat Èco-respon-sable et de bÈnÈficier ainsi de rÈduc-tion sur lÕachat de biens ou de services durables, comme les transports col-lectifs. Vienne a ÈditÈ des guides de la rÈparation, de la location... La ville de Munich possË-de un service exclusivement destinÈ ‡ la mise en place dÕactionspr-È ventives, telles que la location de vaisselle rÈutilisable et dÕun lave-vai-s selle mobile pour les fÍtes et manifesta-tions publiques...
cela co˚terait beaucoup trop cher et tous les films et barquettes plastiques continueront dÕalimenter les incinÈr-a teurs ou de remplir les dÈcharges. Afin de ne pas contribuer ‡ cet Ètat de fait, vous pouvez donc : - Refuser les sacs plastiques et emme-ner votre propre sac qui a le mÈrite de ne pas Ítre jetÈ de retour ‡ la maison (panier, caddie, sac en tissu...). - PrÈfÈrerles produits peu ou pas emballÈs (fruits et lÈgumes au marchÈ, produits en vrac, ‡ la coupe...). Si vous achetez des lÈgumes au supermarchÈ, vous pouvez coller directement lÕÈ-ti quette sur le lÈgume, cela Èconomisera un sac plastique. - Eviter les produits en portions indivi-duelles ou en doses (riz en sachets prÈ-dosÈs, cafÈ ou sucre en dosettes, bis-cuits en sachets individuels, thÈ en sachets...), prÈfÈrez toujours les conte-nants plus grands. Vous ferez en mÍme temps de substantielles Èconomies car dans les mini-doses, lÕemballage co˚te souvent plus cher que le produit lui-mÍme. - Bannir les produits jetables, tels que rasoirs, stylos, lingettes nettoyantes, vaisselle jetable... - Buvez lÕeau du robinet plutÙt que dÕachetez des bouteilles dÕeau minÈ-ra le. - La vente ‡ emporter gÈnËre de nom-breux dÈchets, essayez dÕemmener vos propres rÈcipients,le commerÁant vous en sera Ègalement reconnaissant car tous ces emballages ont un co˚t. Cette pratique est par ailleurs dÈj‡ trËs rÈpandue dans certains pays. - Chez vous nÕabusez pas des emba-l lages en aluminium ou des films plas-tique, prÈfÈrez leur des rÈcipients. - Apposez un autocollant ÒStopPubÓ survotreboÓtelettres,celavousÈ-vi tera de recevoir des kilos de prospectus inutiles (40 kg/an). Cette liste est bien s˚r non exhaustive et beaucoup de choses peuvent Ítre accomplies afin de produire moins de dÈchets. Cela nÈcessite une rÈflexion globale et demande quelques change-ments dans notre mode de vie (faire soi-mÍme plutÙt quÕacheter tout prÍt et tout emballÈ, effectuer un tri ‡ lÕachat).
Nous devons ÈgalementrÈduire la toxicitÈ de nos dÈchets. En Europe, 100 000 substances chimiques sont commercialisÈes bien que seulement une centaine dÕentre elles aient ÈtÈ È-tu diÈes. Cette dramatique situation doit faire lÕobjet dÕune rÈforme EuropÈenne (REACH) qui sÕeffrite peu ‡ peu sous la pression de lÕindustrie chimique. Nous devons donc aussi agir ‡ notre niveau pour endiguer la pollution chi-mique de notre environnement :
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- Nous utilisons rÈguliËrement des pro-duits chimiques (produits dÕentretien, dont eau de javel, insecticides, herbi-cides, pesticides), qui sont, comme leur nom lÕindique, des biocides, cela signifie quÕils dÈtruisent la vie. Leurs consÈquences surlÕenvironnement sont donc extrÍmementnÈfastes et mÈritent quÕon les remplace par des alternatives moins chimiques (gammes vertes, produits bio...). - Les piles, mÍme si elles reprÈsentent un faible pourcentage du volume total de nos dÈchets (0,1 %), sont respon-sables de plus de 10 % des substances toxiques prÈsentes dans les dÈcharges et sont la source principale de cad-mium, un mÈtal radioactif, trËs dange-reux. Lorsque vous avez le choix, prÈ-fÈrez la version mÈcanique (presse-fruits, montre...) et sinon une alternati-ve consiste ‡ utiliser des piles rechar-geables avec un chargeur solaire !
RÈutilisation Par opposition aux flux ÈvitÈs, cÕest ‡ dire aux dÈchets non gÈnÈrÈs du fait dÕactions de prÈvention, on parle de flux dÈtournÈs pour les produits qui connaÓtront une deuxiËme vie dans le mÍme usage. On distinguedeux grandes voies de rÈorientation en fin dÕusage, permettantdÕÈviterlÕaban-don, donc lÕapparition du dÈchet : - Les Èchanges locaux entre particu-liers, tels les brocantes, bourses, dÈpÙts-vente, SEL... - Les dispositifs de dÈtournement des flux de dÈchets,comme les Recycleries ou encore ÒEmma¸sÓ, ÒEnvieÓ, o˘ sont rÈparÈs toutes sortes dÕobjets, qui sont ensuite revendus. Vous pouvez Ègalement, dans la mesu-re du possible, ramener les rÈcipients dans les commerces qui sÕy prÍtent et o˘ vous allez rÈguliËrement (boÓte ‡ oeufs, pots de crËmefraiche, bar-quettes en plastique...vides et propres bien entendu...) ; opter pour des pro-duits rechargeables (Èco-recharges) ou rÈutilisables, commeles brosses ‡ dents o˘ seule la tÍte est changÈe, des couches pour enfants o˘ seule une par -tie est jetÈe... Enfin, vous pouvez ten-ter de rÈparer vous-mÍme certains objets plutÙt que de jeter et rachete.r
Au niveau de la collectivitÈ, un systË-me de consigne peut Ítre mis en place avec les producteurs locaux afin de favoriser le rÈemploi.
Recyclage : Le recyclage constitue le dernier volet de cette politique de prÈvention mÍme sÕil ne rentre pas, ‡ proprement parle,r dans le cadre dÕune opÈration de pr-È vention. En effet, le recyclage inter-
> LÕomniprÈ-sence du plastique ! 85 % des objets qui nous entou-rent sont fabriquÈs ‡ partir de matiËres synthÈtiques, issues du pÈtrole.
Figurant sur plus de 90 % des emballages, le ÒPoint vertÓ ne signifie pas que le produit sera recyclÈ mais seulement que le fabri-cant de cet emballage coti-se ‡ une sociÈtÈ (Eco-emballages) chargÈe de valoriser les dÈchets dÕem-ballages. Cette cotisation est dÈrisoire par rapport au co˚t rÈel de la prise en charge des emballages et nÕincite donc pas les indus-triels ‡ rÈduire les emballages. Le point vert devrait donc Ítre rÈÈvaluÈ de maniËre ‡ ce que les indus-triels suppor-tent lÕessentiel des co˚ts de la gestion des emballages en application du principe pol-lueur-payeur.
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v enune os quee ce es cre mese pro uc onn usr ee qu ne permet donc pas de lÕÈviter. Poursoient propres car nombre des sub-autant le recyclage a le mÈrite dÕÈc-ostances les plus nocives pour lÕenv-i nomiser des matiËres premiËres. Il estronnement sont aujourdÕhui rÈpandues donc nÈcessaire et utile de trier sesdans la nature par lÕentremise des biens dÈchets. produitset consommÈs dans la sociÈtÈ contemporaine. Le recyclage ne doit toutefois pas Ítre considÈrÈ comme la solution miracle etJusquÕ‡ prÈsent,le traitement des nous faire perdre de vue la nÈcessitÈ dedÈchets Ètait financÈ par le dÈtenteur modifier nos modes de consommation.final, toutefois ce dernier ne peut avoir LerecyclageresteunprocÈdÈindus-quÕuneinfluencetrËslimitÈesurla trielnÈcessitantdelÕÈnergieetgÈ-nÈproductiondedÈchets,ilestdonc rant des pollutions et du transportapparu plus judicieux, dans une (camions de dÈchets). De plus, le cycleoptique de rÈduction des dÈchets, de nÕest pas infini, de nombreux produits,faire peser, tout ou partie de cette res-particuliËrementceuxenmatiËrepla-sponsabilitÈfinanciËresurleproducteur tique, ne pourront Ítre recyclÈs quÕunequi, contrairement au citoyen, peut seule fois, ainsi, un emballage ne rede-choisir de minimiser les emballages ou viendra pas un emballage mais servira,de pratiquer lÕÈco-conception.On par exemple, ‡ la fabrication deparle de ResponsabilitÈElargie du mousses isolantes. Le recyclage estProducteur (REP). important mais comporte donc des limites car sÕoccuper des dÈchets en fin de course nÕest pas suffisant. Les collectivitÈs et les citoyens ne peu-CNIID vent pas rÈsoudre seuls le problËmeJÕautorise lÕÈtablissement teneur de mo des dÈchets, et ne doivent pas Ítre obli-compte ‡ prÈlever sur ce dernier le mon -gÈs de faire du nettoyage aprËs des tant indiquÈ au recto (le 5 de chaque industriels irresponsables. Les collecti-mois). Je peux faire cesser mon prÈlËve-vitÈs, confrontÈes ‡ des rebuts quÕelles ment ‡ tout moment par simple lettre au ne peuvent pas rÈutiliser, recycler ou CNIID. 50 % de mon don est dÈductible composter doivent exiger des indus-de mes impÙts. Je recevrai un reÁu fiscal triels quÕils arrÍtent de les produire. Au en dÈbut dÕannÈe, et CNIID Infos chaqu lieu dÕassumer la t‚che de se dÈbara-s trimestre. Pour le mÍme prix, je choisis ser des dÈchets, nous devons repenser lÕadhÈsion simpleou lÕadhÈsion les processus de fabrication afin de ne plus produire de dÈchets.couple .Je joins un RIB. Nous devons Èvoluer vers des sys-mon e-mail CNIID, 21 rue Alexandre Dumas 75011 Paris 3 n∞ national dÕÈmetteur : 43 57 15
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