Contexte et données de base pour l’étude des retombées

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X. L’importance économique de l’industrie de l’humour L’estimation de l’importance économique de l’industrie repose d’une part sur les informations recueillies auprès des principaux producteurs de spectacles d’humour présentés sur scène au Québec et, d’autre part, auprès d’un nombre plus restreint de diffuseurs importants de spectacles sur scène tant de la région de Montréal que de l’extérieur de la métropole. Sur la base de ces informations on peut établir à environ 29 millions $ le chiffre d’affaires de l’industrie (en excluant les taxes de vente, les droits à la SOCAN et les frais de billetterie) et à 33 millions $ leurs recettes brutes (taxes de vente incluses) pour l’année 2001. Les tableaux X.1 et X.2 présentent les recettes ainsi qu’une ventilation des dépenses d’exploitation de l’industrie respectivement pour les producteurs et les diffuseurs. Comme les producteurs-diffuseurs ne sont pas uniquement impliqués dans les spectacles d’humour, il est plus délicat d’établir le nombre de personnes que l’industrie emploie sur une base régulière pour réaliser ses activités durant une année typique. La diversité des catégories d’emploi afférentes à ce type d’activité - artistes, personnels de gestion, pigistes des domaines techniques, artistiques ou de la promotion et de l’information, occasionnels, placiers, etc. – rend l’exercice plus délicat et sujet à une marge d’erreur plus importante. Ces réserves étant faites, le nombre de personnes employées ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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X. L’importance économique de l’industrie de l’humour
L’estimation de l’importance économique de l’industrie repose d’une part sur les
informations recueillies auprès des principaux producteurs de spectacles d’humour
présentés sur scène au Québec et, d’autre part, auprès d’un nombre plus restreint de
diffuseurs importants de spectacles sur scène tant de la région de Montréal que de
l’extérieur de la métropole.
Sur la base de ces informations on peut établir à environ 29 millions $ le chiffre
d’affaires de l’industrie (en excluant les taxes de vente, les droits à la SOCAN et les frais
de billetterie) et à 33 millions $ leurs recettes brutes (taxes de vente incluses) pour
l’année 2001. Les tableaux X.1 et X.2 présentent les recettes ainsi qu’une ventilation des
dépenses d’exploitation de l’industrie respectivement pour les producteurs et les
diffuseurs. Comme les producteurs-diffuseurs ne sont pas uniquement impliqués dans
les spectacles d’humour, il est plus délicat d’établir le nombre de personnes que
l’industrie emploie sur une base régulière pour réaliser ses activités durant une année
typique. La diversité des catégories d’emploi afférentes à ce type d’activité - artistes,
personnels de gestion, pigistes des domaines techniques, artistiques ou de la promotion
et de l’information, occasionnels, placiers, etc. – rend l’exercice plus délicat et sujet à
une marge d’erreur plus importante. Ces réserves étant faites, le nombre de personnes
employées directement par l’industrie est d’environ 350 personnes en termes d’effectifs
temps-plein toutes catégories d’emploi confondues.
Si l’on examine l’industrie du point de vue du nombre des consommateurs, compte tenu
d’une dépense moyenne estimée à approximativement 25$ (avant taxes de vente et
frais de billetterie tous les spectacles indépendamment de la région), on obtient
qu’environ 1 160 000 personnes ont été des consommateurs des spectacles offerts par
ce secteur d’activité de la culture et du divertissement.
Afin d’établir un portrait plus complet de l’importance économique de l’industrie, les
retombées économiques associées à l’industries sont présentées à la section suivante.
On fait l’hypothèse que toutes les recettes proviennent du Québec. En outre, seulement
les retombées directement associées à l’industrie sont considérées comme pertinentes.
Tableau X.1
Recettes et dépenses d’exploitation des diffuseurs pour leurs activités de spectacles
d’humour
Recettes et dépenses pour l’année 2001
(000 $)
Recettes nettes (TPS+TVQ, frais de billetterie et droits de
la SOCAN exclus)
Total des revenus de spectacles d’humour
Moins cachets versés aux producteurs et artistes
Recettes nettes
29 094
18 102
10 992
Dépenses d’exploitation
1. Techniques
2. Placiers
3. Billets et catering
4. Publicité et promotion
5. Frais généraux d’administration
a. Taxes et permis
b. Intérêts et frais bancaires
c. Assurances, électricité, frais d’entretien
d. Téléphonie, internet
e. Poste, messagerie
f.
Articles de bureau
g. Honoraires professionnels
h. Salaires, avantages sociaux, contributions de
l’employeur
6. Total (1 à 5)
1 759
645
320
3 719
110
132
132
110
132
132
132
1 319
8 642
Surplus brut d’exploitation
4
2 350
Source
: Estimation à partir des informations recueillies par Enviroscope.
Tableau X.2
Recettes et dépenses d’exploitation des producteurs pour les spectacles d’humour
Recettes et dépenses pour l’année 2001
(000 $)
Recettes nettes (TPS+TVQ, frais de billetterie et droits de
la SOCAN exclus)
Revenus de tournée, de Montréal et Québec, de congrès
et de spectacles corporatifs
18 302
Dépenses d’exploitation : de pré-productions, tournées et
Montréal et Québec
1. Casting (salaires artistes, vidéo, caisse UDA)
2. Cachets techniciens (régisseur, son, éclairage)
3. Per diem (per diem, hébergement)
4. Location matériel technique (sonorisation, éclairage)
5. Transport (location camion, auto, essence)
6. Droits (de suite et d’auteur)
7. Assurances
8. Promotion et communication
a. Publicité journaux
b. Publicité télé
c. Publicité radio
d. Matériel promotionnel
e. Affiches-affichage
f.
Attaché de presse
g. Internet
h. Articles et frais de bureau
9. Location de salles
10. Costumes (consultant, matériel, entretien)
11. Décor et accessoires (conception, fabrication, entretien)
12. Matériel de projection, effets visuels
13. Effet sonore, musique, bande sonore
14. Frais d’administration spécifiques
15. Frais généraux d’administration
a. Taxes et permis
b. Intérêts et frais bancaires
c. Assurances, électricité, frais d’entretien
d. Téléphonie, internet
e. Poste, messagerie
f.
Articles de bureau
g. Honoraires professionnels
h. Amortissement
i.
Salaires, avantages sociaux et contributions de
l’employeur
16. Total (1 à 15)
110
1 208
403
1 226
403
1 684
92
1 428
1 318
128
421
183
146
73
73
842
18
110
128
55
329
213
104
213
421
213
317
317
317
2 227
14 757
Surplus brut d’exploitation
4
3 545
Source
: Estimation à partir des informations recueillies par Enviroscope.
Y. Retombées économiques
Y.1 Cadre analytique
Au sens usuel, l’impact économique d’un projet ou d’une activité spécifique est la taille
des répercussions économique qui en résulte, c’est-à-dire, la valeur de la production
engendrée par l’injection de fonds dans l’économie. Elle se mesure par la valeur des
biens et services produits ou, de façon équivalente, par les rémunérations brutes et les
profits bruts avants impôts ainsi que par les taxes indirectes résultant de l’activité à
l’intérieur du pays ou d’une région pendant une période donnée (une année).
Les retombées économiques globales ou brutes d’une activité ou d’un projet sont la
somme de trois composantes:
l
es effets directs associés aux dépenses directes du projet dans l’économie;
les effets indirects associés aux dépenses du projet auprès de ses fournisseurs;
les effets induits qui découlent des dépenses de consommation engagées par les
personnes qui reçoivent, directement ou indirectement, des revenus de l’activité et de
ses fournisseurs.
Les retombées économiques nettes d’une activité ou d’un projet concerne l’activité
économique supplémentaire générée. C’est-à-dire, l’augmentation de valeur de la
production qui n’aurait pas eu lieu sans l’injection de fonds dans l’économie par le projet
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considérant pas dans le calcul les dépenses qui auraient été faites, que le projet ou
l’activité ait eu lieu ou non.
La distinction entre les retombées brutes et nettes est d’autant plus importante lorsque
un projet est subventionné par les fonds publics et que les dépenses consacrées à une
activité se substituent à celles qui vont à des activités concurrentes et du même type.
Toute injection de fonds publics aura des retombées économiques, de sorte que ce qui
doit être pris en considération est l’activité supplémentaire générée par ceux-ci. La
chaîne des retombées suite à l’apparition d’une activité ou projet peut se modifier mais
les retombées pour l’ensemble de l’économie peuvent être les mêmes. Par exemple,
lorsqu’un mode de divertissement se substitue à un autre, le niveau des dépenses au
titre des “loisirs” reste le même.
Le raisonnement voulant que seules les exportations de biens ou de services à
l'extérieur du pays ou encore à des «étrangers» soient susceptibles d'entraîner une
injection de nouveaux fonds dans l'économie domestique et, par conséquent, de
conduire à des retombées économiques nettes, est parfois retenu pour mesurer l'impact
économique d'une activité dans une région. On adopte alors le point de vue qu'une
activité ou un événement remplit le rôle de «base économique» en exportant aux
«étrangers». La vente de produits à l'extérieur de la région injecte des fonds en
provenance des «étrangers», ce qui augmente le pouvoir d'achat local. Ce dernier point
de vue ne sera pas retenu dans l’évaluation des retombées qui seront calculées pour
l’ensemble du Québec. C’est-à-dire qu’on ne fera pas la distinction entre les dépenses
faites par des résidents du Québec et celles faites par les touristes provenant de
« l’étranger ». Une telle distinction n ‘aurait pas été pertinence dans le cas des
spectacles d’humour qui sont consommés par les québécois.
Les considérations précédentes identifient le cadre général d’analyse. L’Institut de la
statistique du Québec maintient à jour un modèle reproduisant le portrait de l’économie
du Québec sous la forme des interdépendances qui existent entre ses différents secteurs
productifs ainsi que la production finale de biens et services et, par conséquent, des
filières générant les revenus de facteur. Ce modèle est calibré pour reproduire le niveau
récent (2001) de l’activité économique au Québec pour les secteurs productifs, les
secteurs de fuite (importations et taxes indirectes) et les autres secteurs (exportations,
dépenses des ménages, revenus des administrations publiques). Le modèle inter-
sectoriel du Québec permet de calculer les effets directs et indirects d’un projet.
1
Il
fournit également le nombre d’emplois créés, les revenus de facteurs générés, le niveau
des importations et les taxes et les impôts allant aux gouvernements provincial et
fédéral. C’est l’instrument qui est utilisé.
Au plan empirique, l’estimation des retombées repose ici sur les dépenses d’exploitation
de l’industrie (Tableaux X.1 et X.2).
1
Il ne fournit pas les effets induits. Mais ceux-ci peuvent être calculés à partir des retombées
provenant du profil-type des dépenses de consommation des ménages.
Y.2 Retombées économiques brutes
Le résultat des calculs de l’impact brut des activités de l’industrie des spectacles
d’humour sur scène au Québec pour l’année 2001 est présenté au tableau Y1 selon le
type d’effet.
Tableau Y1
Impact économique brut pour le Québec de dépenses d’exploitation reliées à des revenus nets
des taxes de vente de 47,4 millions de dollars des diffuseurs (dépenses d’exploitations de 29 094
millions $) et des producteurs (dépenses d’exploitation de 18 302 millions $) québécois de
spectacles d’humour sur scène en 2001
(en milliers de dollars de 2001)
Catégorie
Effets
directs
Effets
indirects
Effets
induits
Effets
totaux
Main-d’oeuvre (personnes-années)
Salariés
Autres travailleurs
288,3
75,5
163,9
28,3
172
22,2
624,2
126,0
Valeur ajoutée au coût des facteurs
Salaires et gages avant impôts
Revenu net des entreprises individuelles
Autres revenus bruts avant impôts
34 119
6 522
18 102
9 495
11 096
6 207
440
4 452
11 404
4 593
979
5 832
56 619
17 322
19 521
19 779
Autres productions
1
225
381
606
Importations
2 408
6 495
8 903
Taxes indirectes nettes
2
-452
1 720
1 268
Revenus du Gouvernement du Québec
Impôts sur salaires et gages
Taxes de vente
Taxes spécifiques
448
675
106
73
454
911
262
1 577
1 017
335
Revenus du Gouvernement du Canada
Impôts sur salaires et gages
Taxes de vente
Taxes et droits d’accise
383
564
26
53
410
710
225
1 357
736
278
Parafiscalité
3
Québécoise
Fédérale
732
353
688
282
572
256
1 992
891
Sources: Calculs à partir des résultats de la simulation de l’Institut de la statistique du Québec,
Compilation spéciale, 18 avril 2002, tableau 1.2 pour les effets directs et indirects. Les effets
induits ont été calculés par Enviroscope à partir des salaires et du revenu net des entreprises
individuelles résultant des effets directs et indirects (voir l’annexe Z).
1. Diminution des stocks, vente de biens et services des administrations publiques et d’autres
producteurs de la demande finale. 2. Nettes des subventions aux secteurs productifs. 3.
Comprend les contributions des employeurs et des employés (RRQ, FFS, CSST, Assurance-
emploi).
… N’ayant pas lieu de figurer.
- Valeur nulle.
Y.3 Faits saillants de l’analyse des retombées économiques
Les faits saillants de l’estimation des retombées sont les suivants :
Les activités de l’industrie contribuent au soutien de 750 emplois (personnes-années)
et engendrent des revenus bruts pour l’économie du Québec de 57 millions de
dollars.
Il
s’agit
des
retombées
économiques
brutes
calculées
selon
le
multiplicateur statique couramment utilisé par les économistes.
En termes des retombées fiscales pour les gouvernements, les activités de l’industrie
impliquent des recettes fiscales au titre des taxes indirectes
2
(nettes des subventions)
de 3,6 millions de dollars alors que les impôts payés sur les salaires
3
sont de 2,9
millions et la parafiscalité (contributions des employeurs et des employés sur les
revenus de la main-d’oeuvre) enregistre des cotisations de 2,9 millions de dollars.
Pour le Gouvernement du Québec, les retombées fiscales sont de 4,2 millions de
dollars.
2
Les retombées sont calculées sur la base des revenus nets des producteurs-diffuseurs excluant
la TPS et la TVQ payées sur les ventes de billets.
3
La simulation (modèle intersectoriel de l’Institut de la statistique du Québec) ne calcule que les
impôts payés par les salariés (incluant la parafiscalité) et non les impôts que pourraient payer les
sociétés (entreprises individuelles et autres entreprises) dont les revenus sont sur une base avant
impôts.
Annexe Z : Calcul des effets induits
Les effets induits découlent des dépenses de consommation de la main-d’oeuvre qui
dont l’emploi est engendré directement ou indirectement par les dépenses d’exploitation
de l’industrie. C’est-à-dire, ces dépenses de consommation découlent des salaires et du
revenu net des entreprises individuelles. Ces revenus sont bruts. Pour calculer les
dépenses de consommation, il faut obtenir le revenu disponible, c’est-à-dire tenir
compte des impôts personnels et des autres prélèvements fiscaux et de l’épargne. On a
fait l’hypothèse que le taux moyen des impôts, autres prélèvements et de l’épargne est
de 35%, soit celui qui est observé sur le revenu moyen des ménages ayant un revenu
entre 45 820$ et 65 223$ en 1999 (Statistique Canada,
Les habitudes de dépenses au
Canada
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3
1
millions $ (Tableau Y1), le revenu disponible généré par l’industrie pour l’ensemble de la
main-d’oeuvre est de 20 millions $ (soit 31 x 0,65). L’Institut de la statistique du Québec
fournit des informations sur l’impact économique de 100 millions de dollars de dépenses
de consommation. Celles-ci sont reproduites au tableau Z1. Les différents effets induits
peuvent se calculer à partir de ces informations en utilisant le ratio 20/100. Le résultat
de ces calculs est rapporté au tableau Y1 à la colonne des effets induits.
Tableau Z1 : Impact économique pour le Québec des dépenses de 100 millions de
dollars des ménages, en milliers de dollars de 1999
Catégorie
Effets
directs
Effets
indirects
Effets
totaux
Main-d’oeuvre (personnes-années)
Salariés
Autres travailleurs
Valeur ajoutée au coût des facteurs
Salaires et gages avant impôts
Revenu net des entreprises individuelles
Autres revenus bruts avant impôts
Autres productions
Subventions
Taxes indirectes
Importations
Revenus du Gouvernement du Québec
Impôts sur salaires et gages
Taxes de vente
Taxes spécifiques
Revenus du Gouvernement du Canada
Impôts sur salaires et gages
Taxes de vente
Taxes et droits d’accise
Parafiscalité
Québécoise (RRQ, FSS, CSST)
Fédérale (A-E)
455
48
37 300
12 282
3 789
21 228
1 454
-1 496
9 584
20 865
1 232
4 161
1 162
1 125
3 274
986
1 424
663
405
64
19 721
10 686
1 104
7 932
450
-533
1 046
11 609
1 038
393
236
925
276
141
1 434
617
860
111
57 021
22 968
4 893
29 160
1 904
-2 029
10 630
32 474
2 270
4 554
1 309
2 050
3 550
1 127
2 858
1 280
Source: Bureau de la statistique du Québec,
Les études d’impact économique: deux
exemples
, 1999, tableau 2.2.
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