Coopération Chine-Afrique

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L'auteur de cet ouvrage tente de mettre en relief les éléments d'une coopération Sud-Sud mutuellement bénéfique entre la Chine et l'Afrique sous le prisme des infrastructures. En s'intéressant de plus près aux facteurs et aux acteurs de la coopération entre la Chine et le Cameroun, sa conclusion semble être que leur dix ans de coopération dans le domaine des infrastructures ont été très fructueux et suscitent plein d'espérance pour l'avenir.
Publié le : jeudi 15 janvier 2015
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EAN13 : 9782336367446
Nombre de pages : 198
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Joachim TediéCOOPÉRATION CHINE-AFRIQUE
Impact sur les infrastructures du Cameroun
L’idée de l’importance de la coopération Sud-Sud naît au début COOPÉRATION des années 70, une période où le lien entre les infrastructures et
la croissance n’avait pas encore été établi. CHINE-AFRIQUEDans une démarche objective et très méthodique, l’auteur
de cet ouvrage tente de mettre en relief les éléments de cette
coopération mutuellement bénéfi que entre la Chine et l’Afrique
Impact sur les infrastructures sous le prisme des infrastructures. En passant en revue les
du Camerounéléments contemporains de base de cette relation, il aborde
autant les facteurs que les acteurs de la coopération entre la
Chine et le Cameroun. La conclusion semble être que les dix
ans de coopération entre ces deux pays dans le domaine des
infrastructures ont été plus que fructueux pour les deux parties
et suscitent plein d’espérance pour l’avenir.
Joachim Tedié est né à Nkongsamba en 1982, dans
le département du Moungo où il fait ses études
primaires et secondaires. Dès l’obtention de son
baccalauréat A4 en 2003, il entre à la faculté de droit
et obtient en 2010 un DEA en droit des aff aires à
l’université de Yaoundé-II (Soa). Il est actuellement en
service au ministère des Relations extérieures du Cameroun, après avoir
été formé à l’Institut des relations internationales du Cameroun.
Préface de Laurent Zang
Illustration de couverture : © futureatlas.com
ISBN : 978-2-343-05102-4
19,50 €
COOPÉRATION CHINE-AFRIQUE
Joachim Tedié
Impact sur les infrastructures du Cameroun






Coopération
Chine-Afrique



Joachim Tedié



Coopération
Chine-Afrique
Impact sur les infrastructures
du Cameroun




Préface de Laurent Zang











































© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-05102-4
EAN : 9782343051024







À toute ma famille et spécialement
À Kanmo Florence, ma tendre mère
LISTE DES ABRÉVIATIONS
AMBACAM : Ambassade du Cameroun.
APD : Aide publique au développement
BAD : Banque africaine de développement
BDC : Banque de développement chinoise
CDMA : Code division multiple accès
CCS : Centre d’études chinois
CNPC : Corporation nationale du pétrole chinois
DSRP : Document de stratégie pour la réduction de la
pauvreté
DSCE : Document de stratégie pour la croissance et l’emploi
ICBC : Industrial and Commercial Bank of China
IDE : Investissement direct étranger
MINADER : Ministère de l’agriculture et du développement
rural
MATGENIE : Parc national de matériel de génie civil
MINEPAT : Ministère de l’économie, de la planification et
de l’aménagement du territoire
MINEE : Ministère de l’eau et de l’énergie
MINREX : Ministère des relations extérieures
MINPOSTEL : Ministère des postes et télécommunications
MINSEP : Ministère des sports et de l’éducation physique
MIN TP : Ministère des travaux publics
PAN : Président de l’Assemblée nationale PCC : Parti communiste chinois
PRESICAM : Présidence de la république du Cameroun
SG/PM : Secrétariat général du premier ministère
SG /PR : Secrétariat général de la présidence de la
république
ZTE : Zhong Xing Telecommunication Equipment
Company Limited

8 PRÉFACE
En cette période où les relations internationales, dans leur
dimension bilatérale, semblent être la chose la moins
partagée en Afrique, la Chine constitue une actrice majeure
dans la structuration des débats internationaux. Il est
heureux que Monsieur TEDIE, jeune diplomate et juriste
complet, ait pensé apporter sa contribution au grand débat
sur la percée chinoise sur continent africain.
Forums Chine-Afrique, Impacts sur les infrastructures au
Cameroun, voilà le prétexte qu’a eu l’auteur pour entamer une
analyse serrée sur les enjeux de la présence chinoise en
Afrique. Loin des clichés d’une caricature passionnée de
cette présence de l’empire du Milieu sur le vieux continent,
Monsieur TEDIE parvient très bien, à travers des études
empiriques savamment menées, à démontrer qu’aussi bien
sur le plan politique et diplomatique que sur le plan
économique, les Africains en général et le Camerounais en
particulier tirent de cette coopération « Sud-Sud » d’énormes
avantages comparatifs, même si les sentiers de la perfection
sont encore bondés de sérieux obstacles.
Monsieur TEDIE, retrouvant ses qualités de juriste (dans
le décryptage des contrats bilatéraux entre la Chine et le
Cameroun dans le domaine des infrastructures) et
d’internationaliste (dans l’analyse géoéconomique de la
présence chinoise au Cameroun), a su adapter le ton qu’il
faut et l’expression adéquate. On pourrait lui reprocher tel
oubli, mais on ne le critiquera pas pour ses choix et ses
résultats. Ce premier manuel de vulgarisation de la politique
africaine de la Chine est un outil de plus, et très
indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à la
coopération Chine-Afrique. Il est d’une lecture agréable cet ouvrage. Je l’ai lu et
voudrais qu’on le lise, car scientifique dans toute sa
dimension, l’ouvrage l’est. Puisse-t-il avoir plein succès
auprès des lecteurs de tous les continents. C’est le souhait
que je formule pour cette nouvelle aventure de l’auteur.

Laurent ZANG, Professeur agrégé
Chef de département de diplomatie
à l’Institut des Relations Internationales

10 RÉSUMÉ
Ce travail a été consacré à l’étude de la coopération
infrastructurelle entre la Chine et le Cameroun depuis le
premier forum Chine-Afrique. La problématique dégagée a
été celle de savoir si les forums sino-africains ont impulsé la
coopération infrastructurelle entre la Chine et le Cameroun
depuis l’an 2000. Pour répondre à cette problématique, une
méthode pluridisciplinaire, des recherches documentaires,
des entretiens ainsi que des descentes sur le terrain ont
permis de formuler l’hypothèse suivante : la coopération
infrastructurelle entre les deux pays connaît des mutations
dans ses éléments de base, une situation qui la rend sans
cesse croissante et mutuellement bénéfique. L’étude a
effectivement révélé qu’entre 2000 et 2013, la coopération
infrastructurelle entre les deux pays a évolué et se chiffre
aujourd’hui à plus de 1081,6 milliards de francs CFA contre
25 milliards de francs CFA avant l’an 2000.
En revanche, certains pans de cette coopération
connaissent encore quelques insuffisances qui peuvent être
corrigées afin de la rendre plus efficace pour les deux parties.
Ces défaillances sont entre autres liées aux délais de
réalisation des ouvrages, aux modalités chinoises d’octroi des
financements, à l’exploitation de la main-d’œuvre locale et au
transfert de technologie tant vantées par la Chine lors des
différentes rencontres avec les autorités africaines. La Chine
et le Cameroun possèdent d’énormes avantages comparatifs.
Les autorités camerounaises peuvent amener leurs
homologues chinois à respecter leurs engagements ; tout
dépend des termes des négociations. C’est à cette condition
que la coopération entre les deux pays pourra revêtir le
caractère de « gagnant-gagnant » à court, moyen ou long terme. INTRODUCTION GÉNÉRALE
La Chine suscite aujourd’hui aux yeux du monde
beaucoup d’admiration, mais surtout d’énormes
interrogations. Son émergence économique et son
développement spectaculaire éveillent les sens et aiguisent la
curiosité des grandes puissances. Les prévisions de son éveil
1n’ont donc pas été démenties . Le 20e siècle constitue une
période charnière de l’évolution des États en
2développement et le 21e siècle, celui de l’Asie et de
3l’Afrique. À la faveur de l’implosion de l’URSS et de
l’unipolarisation conséquente des relations internationales
autour des États-Unis, le paradigme libéral impose
désormais au reste du monde un ensemble d’orientations
politiques et économiques quasi incontournables. La
démocratie, la promotion des droits de l’Homme, le
libéralisme économique sont devenus les maîtres mots pour
tout pays soucieux de son développement et de sa
4respectabilité internationale. D’aucuns y voient très
5hâtivement la fin de l’histoire, appelant à une adhésion
inconditionnelle à la nouvelle idéologie qui domine le monde
post bipolaire. Cette fin de siècle prémonitoire a toutefois
été démentie par l’application aveugle de l’idéologie
capitaliste par les pays en développement. À la vérité, les
programmes imposés par les institutions de Bretton Woods

1 Alain PEYREFFITE, Quand la chine s’éveillera, regard sur la voie de la Chine,
Paris, Fayard, 1975.
2 C. ZORGBIBE, L’après-guerre froide dans le monde. Paris, PUF, collection
eQue sais-le ? 2 édition, 1997, p. 31.
3 F. FUKUYAMA, La fin de l’histoire et le dernier homme, Paris, Flammarion,
1992.
4 Boniface PASCALE, 1991-2001 Dix années qui ébranlèrent le monde. Paris,
PUF, IRIS, La Revue Internationale et Stratégique n°4, Printemps 2001.
5 FUKUYAMA, op cit. aux pays en développement ne les ont pas fait beaucoup
avancer.
C’est dans ce contexte de chaos et de désolation que la
Chine redéfinit une politique africaine différente de celle
menée jusqu’alors sur un même pied d’égalité, et caractérisée
par un combat commun contre la pauvreté, les pandémies, le
sous-développement, etc. Cette nouvelle dynamique se
justifie par le nouveau statut du dragon chinois, qui
désormais a des préoccupations qui se rapportent plus à
6celles des nations développées . À l’exemple de ces nations,
les préoccupations obsessionnelles de la Chine tournent
autour de la question de savoir comment faire face à la
croissance fulgurante que le pays connaît depuis plus de
deux décennies. À un moment où les matières premières
stratégiques sont devenues le principal moteur de la
croissance des économies industrialisées, comment éviter la
rupture de ces « fibres sensibles » des industries alors que les
7réserves propres deviennent insuffisantes ? La solution est
toute trouvée : il faut diversifier les sources
d’approvisionnement, et l’Afrique apparaît comme
l’opportunité à saisir pour la sécurisation de ces ressources.
À la faveur d’une nouvelle ère des relations
internationales caractérisées par la mondialisation des
économies et le bouleversement conséquent du monde à la
8fin du 20e siècle, « la Chine fait son grand bond vers l’Afrique ».
Le nouveau type de rapport qu’elle veut avoir avec ce
continent ressort clairement d’un discours : « La Chine sera
9pour toujours un ami, un partenaire et un frère de l'Afrique ». Ces

6 Gaye ADAMA, Chine-Afrique : Le dragon et l’autruche. Paris, Editions
L’Harmattan, 2006, p. 100.
7 Pierre-Antoine BRAUD, « La Chine-Afrique ; Anatomie d’une nouvelle
stratégie chinoise », Revue Analysis, octobre, 2005, p. 2.
8 François SOUDAN, « Chine, le grand bond vers l’Afrique », Jeune Afrique du
13 au 19 juillet 2008, n° 2479.
9 Discours de bienvenue du président Hu Jintao à l'ouverture du sommet
Chine-Afrique tenu à Beijing du 3 au 5 novembre 2006. Voir Sommet de
14 propos du président chinois Hu Jintao traduisent clairement
le regain d'intérêt de l’Afrique pour la Chine et l'importance
que revêt le continent noir dans la politique extérieure de
l'empire du Milieu. Les forums Chine-Afrique constituent
l’un des moyens techniques de cette nouvelle diplomatie de
10Pékin . Entre 2000 et 2013, il s’est tenu cinq forums de la
coopération Chine-Afrique (FCCA). À chaque occasion, la
Chine n’a pas caché son engagement pour une coopération
mutuellement bénéfique avec ce continent. C’est dans ce
nouveau contexte que s’inscrit notre thème d’étude :
Forums Chine-Afrique et état de la coopération
sinocamerounaise dans le domaine des infrastructures
(2000-2010).
La coopération sino-camerounaise dans le domaine des
infrastructures s’inscrit dans la perspective des forums
Chine-Afrique. Depuis plusieurs décennies déjà, la
diplomatie chinoise est basée sur sa propre vision des
relations internationales notamment sur ses cinq principes de
11coexistence pacifique . Aujourd’hui, la coopération
sinocamerounaise tire sa source d’un document : Le
programme de coopération pour le développement
socio-économique en Afrique et en Chine. Le
développement des infrastructures constitue un axe
prioritaire de ce programme pour le développement de
l’Afrique. La Chine coopère avec le Cameroun dans une
diversité de domaines notamment : diplomatique, culturel,

Beijing du forum sur la coopération sino-africaine, documents et discours, Vol 1,
Editions des affaires mondiales, 2006, p. 42.
e 10 Gérard MBENTI, La participation du Cameroun au 2 forum sino-africain,
Yaoundé/IRIC/RS/DESS/DIP, 2004, p.3.
11 Il s’agit de l’égalité et des bénéfices mutuels, de la non-ingérence dans
les affaires intérieures, du respect mutuel de la souveraineté et de
l’intégrité territoriale, du règlement pacifique des différends et de la
coexistence pacifique tels que dégagés par Mao Zedong lors de la 8e
conférence du parti communiste chinois ; lire Brochure, Chine, aperçu
général : la politique étrangère de la Chine, Beijing, Nouvelles étoiles, 1993, p.2.
15 militaire, commercial, infrastructurel…. Mais compte tenu
des préoccupations de l’heure, tant pour le Cameroun que
pour la Chine, en ce qui concerne le développement de ce
secteur, nous limiterons l’état de la coopération entre les
deux pays sur le strict plan des infrastructures.
Quelle peut être l’importance du choix de mener une
étude sur la coopération infrastructurelle ?
L’idée d’une relation positive entre les infrastructures
publiques et le produit national est ancienne en sciences
économiques. C’est Adam Smith qui soulignait déjà au 18e
siècle l’importance des infrastructures publiques dans la
12facilitation du commerce d’un pays . Dans la conclusion
générale de ses travaux, le professeur Touna Mama estime
que si le Cameroun veut rentrer dans l’ère de la modernité, il
doit « placer le développement des infrastructures au centre de sa
13politique économique » . Elles constituent d’ailleurs l’un des dix
axes prioritaires du Nouveau partenariat pour le
développement de l’Afrique (NEPAD). Si le lien entre les
infrastructures et le développement est ainsi créé, une
définition préalable des termes centraux de notre sujet est
d’une importance capitale pour sa compréhension.
Dans une étude menée par Aschauer en 1989, il définit
l’infrastructure à travers ce qu’il entend par « cœur de
l’infrastructure ». Il s’agit selon lui : « des routes et autoroutes, le
transport en commun, les systèmes de production et de distribution de
14l’électricité, du gaz et de l’eau, les aéroports et les égouts ». Par
infrastructure, il faudra donc entendre l’ensemble constitué
par le bâtiment et les travaux publics, les ouvrages de
transport d’énergie, d’évacuation des eaux, des routes,
chemins de fer, ports, aéroports ; la construction des écoles,

12 Adam SMITH, La richesse des nations, 1776-1976, in Touna Mama,
L’économie camerounaise, @fridit, janvier 2008, p. 385.
13 TOUNA MAMA, op cit., p. 387 et 431.
14 ASHAUER, « Is public Expenditure productive ? », Journal of Monetary
Economics, n° 23.
16 des logements sociaux et hospitaliers ; les installations de
recherche telles que les laboratoires et équipements
connexes. C’est cette définition globalisante qui sera retenue
dans cette étude. Ces infrastructures, il faut le rappeler,
constituent en effet les bases préalables et incontournables
15pour toute industrialisation .
La coopération quant à elle est une notion polysémique.
Dans sa première acception, elle désigne un acte réalisé en
commun par deux ou plusieurs personnes ou institutions.
C’est un diagnostic partagé sur une difficulté et implique
qu’une action commune est plus avantageuse qu’une action
menée par un acteur seul. C’est l’action de faire ensemble, de
manière solidaire, qui débouche sur une dépendance
16réciproque . C’est le sens que nous retenons dans notre
travail ; tout en reconnaissant que cette notion connote
d’autres définitions.
En ce qui concerne la notion de forum Chine-Afrique,
l’étude menée en août 2009 par Johanna Jansson la définit
comme une plateforme de rencontre multilatérale établie
conjointement par la Chine et les leaders africains en 2000,
dans le but de redynamiser la coopération entre la Chine et
l’Afrique sous de nouveaux auspices et se mettre ensemble
pour relever le défi de la globalisation et promouvoir le
17développement commun . Il ne faut donc pas confondre
cette notion à celles connexes telles que : les sommets, les
rencontres de haut niveau, les rencontres inter ministérielles,
etc.
C’est donc dans le cadre de ces rencontres que s’inscrit
notre sujet dont les deux bornes (2000 et 2013) constituent

15 Enquête du Mail and Guardian, Afrique du Sud, 12 juillet 1997.
16 Jean-Jacques GABAS, Nord-Sud : L’impossible coopération ?, Paris, Presses
de Science Po, 2002, p.12.
17 Johanna JANSSON, “The Forum on Chinese-Africa cooperation :
briefing paper”, University of Stellebosch. Center for Chinese Studies,
august 2009, p.11.
17 deux périodes phares de la coopération entre la Chine et le
continent africain, et donc le Cameroun. Si l’an 2000
représente l’année du démarrage de la nouvelle dynamique,
l’année 2013 quant à elle permet d’évaluer le chemin
parcouru et surtout de montrer que le chemin est encore
long et qu’il est nécessaire de toujours l’évaluer afin de
l’adapter à leurs besoins réciproques. Ainsi présenté et défini,
l’intérêt de notre sujet mérite lui aussi d’être présenté.
II : Intérêt du sujet
Les raisons du choix de notre sujet sont multiples. Notre
thème présente d’abord pour nous un intérêt scientifique
certain. Il nous permettra en effet de revenir sur la notion de
coopération qui va au-delà de sa conception classique qui
l’appréhende comme « un cadre normatif juridico-institutionnel
18d’expression des relations entre deux ou plusieurs pays ». La
présente étude entend démontrer que la coopération
infrastructurelle dépasse largement ce cadre étatique rigide
qui n’implique que les États, pour embrasser l’ensemble des
activités publiques ou privées, menées par les sociétés ou les
institutions, les entreprises publiques ou privées et tous les
19acteurs des États concernés . Notre étude permettra de
revisiter la notion de coopération pour nous rendre compte
que celle qui existe entre la Chine et le Cameroun est
dominée par la première ; mais qu’elle est une coopération
dans laquelle les deux parties tirent des avantages
réciproques.
Dans le même ordre d’idées, l’analyse du lien entre les
différents forums Chine-Afrique et l’état de la coopération
entre ce pays et le Cameroun dans le domaine des

18 Aurélien Eteki NKONGO, « La coopération franco-camerounaise
dans le domaine de l’industrie (1960-1997). Contribution à l’étude d’une
diplomatie économique camerounaise », thèse de doctorat, université de
Yaoundé II/IRIC, 1999, p.14.
19 Aurélien ETEKI NKONGO, op cit., p. 15.
18

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