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Culture et communication, imprégnation des images et perception socialePlan du cours1. Hypothèses anthropologiques : le trafic de lʼimaginaire2. Les formes du brouillagea. Lʼirruption télévisuelle : la confusion des lieuxb. Les images dans la ville : matière et fictionc. Lʼindétermination du privé et du public3. La fonction des imagesa. Narrativité de lʼimageb. Les métaphores de la publicitéc. Les trois fonctions de lʼimage4. Autour de la perceptiona. Lʼart vidéo et la villeb. Remarques sur le “perceptuel”5. Entendre, écouter, murmurer (réflexion sur les bruits de la ville)I. Hypothèses anthropologiquesLa société est comme hantée par lʼimage, on a en quelque sorte affaire à un dédoublement de la réalité par lʼimage. Il y a symbiose entre lʼimage et le réel dans la culture médiatique actuelle. 1. Conséquences de cette hantise des images :- Notre rapport à lʼespace a été considérablement modifié au cours du XX° siècles par la rapidité des informations- Les lieux eux mêmes sont travaillés comme des images, un certain nombre de sites urbains sont façonnés par lʼimage.- La ville et son architecture sont évaluées médiatiquement : lʼarchitecture est donc un média, elle montre lʼimage de la ville.2. Le temps semble sʼaccélérer :Il y a une accumulation de problèmes tout autour de nous. Nous sommes dans des bulles : bulle financière, bulle de sur-population. Avec la circulation des images, des messages, avec la médiatisation, le temps semble sʼaccélérer. Le ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Plan du cours
1. Hypothèses anthropologiques : le trafic de lʼimaginaire
2. Les formes du brouillage
a. Lʼirruption télévisuelle : la confusion des lieux
b. Les images dans la ville : matière et fiction
c. Lʼindétermination du privé et du public
3. La fonction des images
a. Narrativité de lʼimage
b. Les métaphores de la publicité
c. Les trois fonctions de lʼimage
4. Autour de la perception
a. Lʼart vidéo et la ville
b. Remarques sur le “perceptuel”
5. Entendre, écouter, murmurer (réflexion sur les bruits de la ville)
I. Hypothèses anthropologiques
La société est comme hantée par lʼimage, on a en quelque sorte affaire à un
dédoublement de la réalité par lʼimage. Il y a symbiose entre lʼimage et le réel dans la
culture médiatique actuelle.
1. Conséquences de cette hantise des images :
- Notre rapport à lʼespace a été considérablement modifié au cours du XX° siècles par la
rapidité des informations
- Les lieux eux mêmes sont travaillés comme des images, un certain nombre de sites
urbains sont façonnés par lʼimage.
- La ville et son architecture sont évaluées médiatiquement : lʼarchitecture est donc un
média, elle montre lʼimage de la ville.
2. Le temps semble sʼaccélérer :
Il y a une accumulation de problèmes tout autour de nous. Nous sommes dans des
bulles : bulle financière, bulle de sur-population. Avec la circulation des images, des
messages, avec la médiatisation, le temps semble sʼaccélérer. Le temps semble
également éclaté : dans une même journée, nous vivons plusieurs temporalités (plusieurs
rythmes). Il y a une surabondance des événements qui se succèdent à un rythme
“endiablé”.
Dans un univers de surabondance médiatique, il y a une confusion de la hiérarchie des
événements. Exemple : dans les années 50, aux Etats Unis, on met sur le même plan
informatif la guerre de Corée et le suicide de Marilyn Monroe.
3. Comment percevons nous notre environnement ?
Dans ce contexte de trafic de lʼimage, les images et les sons mobilisent nos perceptions à
travers le corps. Lʼunivers médiatique dans lequel nous sommes aujourdʼhui nous oblige à
nous adapter aux nouvelles technologies. Lʼart contemporain est un laboratoire de la
communication actuelle, il y a dans lʼart une démultiplication des genres au travers des
différents outils médiatiques utilisés. On devient hétérogène comme nous le demande la
société actuelle. Nous sommes amenés à avoir plusieurs vies, plusieurs professions dans
une vie. Nous sommes amenés à devenir multi-compétents, à avoir plusieurs vies
affectives et peut-être plusieurs familles.
Culture et communication, imprégnation des images et perception sociale
II. Les formes du brouillage
a. Conquête
La conquête de la société par le médiatique a eu lieu. La télévision est entrée dans les
foyers et les lieux privés dans les années 60. A travers lʼobjet télévisuel, ce sont les
images du monde entier qui entrent chez nous. Les médias sont alors incrustés dans les
espaces privés. Quand les images arrivent de lʼextérieur chez soi, alors on nʼest plus
vraiment chez soi ; on connaît la vie des autres. Selon les CSP, les télévisions sont
positionnées dans des lieux bien précis de la maison : dans la cuisine, dans une salle
prévue pour, près de la bibliothèque... Dans les pays méditerranéens, la télé fonctionne
souvent toute la journée, alors que les gens ne la regardent plus : elle devient un bruit de
fond. Au Viêt-nam, le poste de télé était souvent collectif dans les années 90, une famille
possédait une télé qui servait pour tous les voisins.
La vie privée est une invention du 18° siècle, il nʼy avait pas auparavant de coupure entre
vie privée et vie publique. Le 19° siècle, siècle de la révolution, cʼest le siècle du
libertinage, des libertés, des moeurs avec des auteurs comme Sade ou Marivaux. Il y a
donc purification des moeurs avec la montée de la bourgeoisie et de lʼhygiénisme. Au 20°
siècle, on hérite des deux siècles précédents, on a une vie à géométrie variable, la
frontière privé/public devient floue, plus ou moins aléatoire. Pendant ce siècle, il y a une
vraie fétichisation de lʼobjet télévisuel, elle est un objet de croyances, un objet magique.
La télé est à la fois ce qui nous permet une ouverture vers le dehors avec des images
venant de lʼextérieur, du monde entier.
Culture et communication, imprégnation des images et perception sociale
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