COURS 6 Cours de psychologie sociale du Mercredi 8 Mars 2006 et du Mercredi 15 Mars

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ÎÎÎÎÎÎCours de psychologie sociale mercredi 8 mars 2006 2.2 L’interprétation sociocognitive de Petty & Cacioppo (1986) Pour eux, les appartenances sociales des sujets peuvent, selon le contexte, soit faciliter la convergence, soit au contraire provoquer des divergences. - Convergence endogroupe : un individu donné converge vers les réponses produites par les membres de son groupe - Convergence exogroupe : un individu donné converge vers les réponses produites par les membres d’un exogroupe - Convergence intergroupe : un groupe donné converge vers les réponses produites par un autre groupe. Contexte compétitif Contexte non compétitif Groupes dominants Convergence endogroupe Convergence endogroupe & différenciation catégorielle Groupes dominés Convergence endogroupe Convergence endogroupe & & différenciation intergroupe. catégorielle Tableau 3. Dynamiques sociocognitives actualisées dans les TANI selon le contexte dans lequel s’inscrit la relation intergroupe. La convergence intergroupe peut être de deux natures : soit symétrique, soit asymétrique. Symétrique, quand deux groupes convergent l’un vers l’autre ; et asymétrique, lorsqu’il n’y a qu’un seul groupe qui va vers les réponses d’un autre. Leur hypothèse tient en deux points : - Les individus convergent davantage de l’endogroupe que vers l’exogroupe ; - Pour eux, la convergence dépend du contexte, et suppose un contexte non compétitif. Expérience : Pour valider cette hypothèse ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Cours de psychologie sociale mercredi 8 mars 2006 2.2 L’interprétation sociocognitive de Petty & Cacioppo (1986) Pour eux, les appartenances sociales des sujets peuvent, selon le contexte, soit faciliter la convergence, soit au contraire provoquer des divergences. Convergence endogroupe : un individu donné converge vers les réponses produites par les membres de son groupe Convergence exogroupe : un individu donné converge vers les réponses produites par les membres d’un exogroupe Convergence intergroupe : un groupe donné converge vers les réponses produites par un autre groupe.  Contexte compétitif Contexte non compétitif
Groupes dominantsendo rou e Convergence endogroupeConver ence & différenciation caté orielle Groupes dominésConver ence Conver ence endo rou e &endo rou e & différenciation intergroupe. caté orielle Tableau 3. Dynamiques sociocognitives actualisées dans les TANI selon le contexte dans lequel s’inscrit la relation intergroupe. La convergence intergroupe peut être de deux natures : soit symétrique, soit asymétrique. Symétrique, quand deux groupes convergent l’un vers l’autre ; et asymétrique, lorsqu’il n’y a qu’un seul groupe qui va vers les réponses d’un autre. Leur hypothèse tient en deux points : Les individus convergent davantage de l’endogroupe que vers l’exogroupe ; Pour eux, la convergence dépend du contexte, et suppose un contexte non compétitif. Ex érience : Pour valider cette hypothèse, ils ont repris exactement le même paradigme que celui de Shérif (point lumineux dans la salle sombre). Dans cette ex érience on les fait sim lement asser en situation de rou e directement, et on voit la conver ence. On voit que ces groupes sont faits à parts égales d’homme et de femmes : deux sousgroupes d’appartenance sexuelle se différenciaient. Ces six personnes passent la tâche de Shérif exactement comme l’expérience initiale. On va faire également varier le contexte : dans un cas , on va dire à ce rou e de six ersonnes : vos erformances seront rendus ubli uesÎActivation d’une com étition socialeÎétitif.Condition de contexte com Dans une deuxième condition : contexte noncompétitif. Résultats : étitif :Contexte noncom ale ui a artient auonse rou : les hommes vont créer une ré rou e ence endo Ici on observe une forte conver groupe des hommes, pareillement pour les femmes. Dans un deuxième temps :convergence intergroupe. Les réponses des groupes vont se ra rocher, mais cetteconver ence métri ueest as : a e ui un rou roche de l’autre, alors se ra e as. ue ce dernier ne bou C’est s stémati uement les ré onses des femmes ui se ra rocheront de celles des hommes. Contexte compétitif :On observe dans un premier temps une très forte convergence endogroupe ; et cette convergence est plus marquée chez les femmes ue chez les hommes. Et on observe un effet deorielledifférenciation caté , selon la onses des femmes et celles desuelle les ré hommes s’écartent les unes des autres. Cette différenciation catégorielle est plus marquée chez les hommes que chez les femmes. ÎLa converge endogroupe est plus marquée que l’exogroupe. Et plus marquée chez les dominés que chez les dominants. ÎCette convergence endogroupe apparaît toujours AVANT la convergence intergroupe. Cette convergence intergroupe apparaît uniquement en contexte noncompétitif, et systématiquement asymétrique (les dominés vont vers les dominants). ÎQuand le contexte est compétitif… (cf tableau). 2) On fait la même expérience : avec une variable supplémentaire : avant que l’expérience ne commence, on disait aux sujets que généralement la performance des hommes est supérieure à celle des femmes. Dans une première condition on donne aux hommes ce statut de dominant. Dans une deuxième condition, on va faire le contraire, en disant que c’est la performance des femmes qui est supérieure à celle des hommes. On observe que les résultats sont EXACTEMENT les mêmes que dans l’expérience précédente. ÎLa convergence n’est pas systématique mais dépend du contexte ET du statut social des groupes concernés. Quand ces relations là entre les groupes, s’inscrivent dans un contexte compétitif, on observe chez les dominants comme chez les dominés une convergence endogroupe, ET d’autre part un effet de différenciation catégorielle. En contexte compétitif : convergence endo plus marqué chez les dominés En non compétitif : plus marqué chez les dominants. Quand ces relations s’inscrivent dans un contexte non compétitif : convergence endogroupe, et de la convergence intergroupe de nature asymétrique.
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3. Les dynamiques d’influence dans les tâches objectives non ambigües (TONA) ÆFaible pertinence de l’erreur :Contrairement aux tâches non impliquante, les TONA se caractérisentÆAucune incertitude :par l’existence d’une réponse objectivement correcte. L’erreur est ici On est absolument sûr que la bonne réponse est bien la bonne réponse. pertinente. ÆAbsence d’ancrage sociale :ÆEnjeux épistémiques limités : Puisque la réponse à donner est unique et objective. Tout le monde Selon la TEC, on peut distinguer deux types d’enjeu dans une tâche connaît la bonne réponse, pas d’ancrage social. donnée. D’une part, les enjeux épistémiques qui renvoient à la motivation du sujet à produire une bonne réponse (mais ces enjeux ÆAttente de consensus :restent limités). Et d’autre part, des enjeux identitaires, qui renvoie à la On s’attend à ce que tout le monde donne la bonne réponse. motivation des sujets à donner une bonne image d’euxmêmes. 3.1. Le paradigme de Asch (1951) sur le conformisme ÎL’interprétation de Asch en termes de conformisme. E X P E R I E N C E D E L A L I G N E E T A L O N Tout le monde connaît ici la bonne réponse. C’est une expérience qui comporte deux conditions expérimentales : sujet isolé ; en situation de groupe. Y a six compères et un seul vrai sujet. Les compères vont donner deux fois sur trois une réponse fausse. Comporte dixhuit essais : si pour six bonnes réponses, il y aura 12 réponses fausses : les deux tiers. ÆSoit tous les compères donnent la mauvaise réponse, soit ils donnent tous la bonne réponse. Ici, on dira que le sujet est confronté à une majorité unanime mais inconsistante dans ses erreurs : y a pas que des erreurs. R E S U L T A T S Si en condition isolée, on a à peu près 0% d’erreur, en condition de groupe on aura plus de 30% d’erreurs ! 1)Le très faible taux d’erreur en condition isolé permet de dire que personne ne se trompe ; 2)Pourquoi les sujets préfèrent donner une réponse qu’ils savent fausse quand ils sont confrontés à une majorité unanime qui fait des erreurs. On s’intéressera ici à l’interprétation, en terme de conformisme, que donne Asch. Selon Asch, les sujets sont dans une situation conflictuelle. Car d’une part, ils connaissent la bonne réponse, mais d’un autre côté, tous les membres du groupe donnent une réponse dont le sujet sait qu’elle est fausse. Soit il donne une réponse bonne la leur, quitte à se démarquer du groupe, soit pour ne pas se démarquer du groupe, il donne une réponse qu’il sait être fausse : pour Asch, dans cette situation là, les sujets choisiraient la solution la moins menaçante par rapport à l’identité qu’ils auront dans ce groupe, pour ne pas paraître comme des individus « déviants » au sein du groupe. ÎSchachter (1951) : rejet des déviants Les individus qui s’écartent des normes d’un groupe font l’objet de discrimination sociale. E X P E R I E N C E On convoque dix sujets, qui doivent participer à une discussion de groupe. Ce qu’il faut savoir c’est que dans chacun des groupes y a sept sujets naïfs et trois compères. On discute d’un jeune qui a volé quelque chose et on discute s’il faut le mettre en prison ou pas. Chacun des compères jouaient un rôle différent. Le premier compère joue un rôle de « déviant ». Il adoptera à chaque fois une opinion différente de celle des restes. Et le deuxième jouera un rôle de conformiste. Tout au long de la discussion, il défendra un point de vue identique à l’opinion du groupe. Et le troisième compère sera qualifié de « flottant ». Il adoptera au départ une opinion différente, puis petit à petit il se rapprochera de l’opinion du groupe : en fait, il commencera déviant et finira conformiste. On va analyser les effets sur le groupe de l’attitude du compère à trois niveaux : 1)Au niveau socioaffectif : A la fin de la discussion, on demandera aux membres du groupe d’évaluer chacun sur un ensemble de dimensions pour évaluer chacun des membres du groupe. 2)Au niveau des communications : En fait, on va voir pendant la discussion de groupe, vers qui vont s’adresser les communications. 3)Au niveau des comportements : Si on doit se séparer de quelqu’un , de qui ?
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R E S U L T A T S 1) Systématiquement, c’est le déviant qui est la personne la moins appréciée du groupe : le moins sympa, le moins intelligent, etc. De ne pas avoir la même opinion ça nous donnera la position de déviant, avec la discrimination sociale qui l’accompagne. 2) Pendant la discussion, on mesure vers qui on communique le plus. On voit qu’en début de réunion,le déviant et le flottantle plus de reçoivent communication, pour leur faire adopter l’opinion du groupe. Si en fin de réunion, le flottant continue de recevoir des messages, le déviant ne reçoit plus rien ! 3) Au niveau des comportements, systématiquement la personne à exclure sera le déviant. ÎTravaux de Mar uès 1990 sur l’effet « Brebis aleuse » Marquès défend que les individus sont motivés à maintenir une identité sociale positive. Pour élaborer cette identité sociale positive, il faut maintenir une ima e ositive de l’endo rou e. Pour ue ’ai une identité sociale ositive, il faut ue mon rou e soit cool, et d’autre art, en affirmant la su ériorité de l’endogroupe sur l’exogroupe. Dans cette perspective, Marquès considère que la présence de déviant dans mon groupe ça constitue une menace pour mon identité personnelle. Ca met en cause la positivité de mon groupe, sa supériorité sur le groupe des autres. C’est pourquoi, selon Marquès, on aurait tendance à éliminer les déviants. E X P E R I E N C E Des sujets devaient émettre des opinions sur d’autres étudiants. On leur fait un p’tit scénario qui décrira l’étudiant, on va lui demander de juger cet étudiant. Plusieurs variables : 1)L’étudiant était soit d’origine européenne, soit d’origine africaine. On va donc manipuler le statut endogroupe ou exogroupe de la personne décrite. 2: soit déviant, avec un com ortement indésirable, soit unersonne décrite va ado ter On va faire varier le t e de com ortement ue la comportement socialement désirable. Par exem le : il a réussi des examens, il se bourre la ueule. Soit il rentre chez lui à ied, soit en voiture uand même. R E S U L T A T S Au niveau des résultats, on voit que les conformistes font l’objet d’un jugement plus favorable que les déviants. Si on fait un classement au niveau de ces jugements favorables, on voit que la personne la mieux jugée et celle conformiste de notre groupe (l’endogroupe). On voit ue la ersonne u ée la lus défavorablement est le déviant ENDO rou e. Quand on va décrire un comportement désirable, on favorisera l’endogroupe :biais de favoritisme endogroupe, selon lequel on va plus favoriser les conformistes de notre rou e ue ceux de l’autre rou e. Quand les com ortements sont socialement indésirables, le u ement le lus né atif sera sur les déviants de l’endo rou e !Îeffet brebis aleuse.Les individus discriminent davantage le déviant de l’endogroupe, que de l’exogroupe. On va valoriser le conformiste à l’intérieur de notre groupe, pour mettre en valeur la supériorité de mon groupe sur les autres. C’est sur la base de ce type de travaux que les individus vont se rallier à la majorité. Cours de psychologie sociale des Mercredi 8 et 15 Mars 2006 – Page 3 sur 9
Dépendance normative : Les individus produisent des réponses de complaisance allant dans le sens de la majorité de façon à éviter la discrimination sociale. COMMENTAIRES : 1) Les sujets se contentent d’imiter la réponse produite par la majorité : rien ne nous permet de dire que c’est pas uniquement de l’influence manifeste, que la réponse pensée par l’individu est exprimée ou pas. 2) Façon dont les individus traitent ce conflit entre ce qu’ils savent et ce qu’on leur dit. ÎConflit sociocognitif (Piaget, 1932) : Les individus disposent de ressources attentionnelles en capacités limitées : ils se focalisent sur un seul ou deux objets à la fois. Quand on va penser à l’image qu’on renvoi aux autres, on pensera pas à la validité des réponses qu’on donne. Elaboration sociorelationnelle :e d’euxmêmes au détriment de la validité de leur réponse.les su ets se focalisent sur l’ima Elaboration socioé istémi ue :onse au détriment de leur ima e.les su ets se focalisent sur la validité de leur ré Plus on se concentre sur une de ces relations, moins on pourra se concentrer sur l’autre. 1) Désaccord avec une majoritéÎ2) Focalisation sur les risques de déviance Î3) Elaboration sociorelationnelleÎ4) Influence manifeste. 1) Désaccord avec une minoritéÎ2) Décentration des risques de déviance Î3) Elaboration socioépistémiqueÎ4) Influence latente.
T a b l e a u 4 . H y p o t h è s e d e M o s c o v i c i ( 1 9 7 9 ) s u r l e s d y n a m i q u e s o b s e r v é e s d a n s l e s T O N A . Mercredi 15 Mars 2006 3.2. Le paradigme de Moscovici, Lage et Naffrechoux (1979) sur l’influence minoritaire E X P E R I E N C E Ils vont tester cette hypothèse : désaccord avec majorité : influence latente ; désaccord avec minorité : pas d’influence. Ils vont construire le paradigme BLEU/VERT : Tâche non ambiguë, dans la laquelle la réponse sera évidente. On fait venir les sujets dans une pièce et à six reprises on va leur présenter une diapositive bleue : tout le monde connaît la bonne réponse, personne ne fait d’erreur sur ce type de tâche. 1° Condition 1 : Ils assent l’XP avec un rou e de six su ets naïfs : ils doivent écrire la couleur sur une feuille. Condition isolée, donc, uis ue le su et n’a as accès aux ré onses des autres. Pas d’influence ici. 2° Condition 2 : les su ets seront confrontés à une source d’influence : les su ets vont être confrontés à une minorité consistante. 4 su ets naïfs et deux com ères. Ils vont faire des erreurs ex rès, et il aura une minorité dont les ré onses seront connues par les sujets naïfs.
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Deux compères qui vont systématiquement donner des réponses fausses. On va mesurer l’influence de ces compères à un niveau latent, et à un niveau manifeste. 1) Comment mesurer l’influence manifeste ici ? Elle est mesurée au travers des mauvaises réponses des sujets naïfs. 2 On la mesure aussi à un niveau latent : on va mettre les su ets en condition isolé, et les soumettre à un test de discrimination des couleurs bleu et vert. Une fois ceci fait, on va leur faire asser une nouvelle tâche ui va leur faire asser une discrimination bleu et vert. Y a 16 pastilles qui vont du bleu au vert, et on va demander au sujet d’estimer sur ce dégradé combien il y a de pastilles bleues, et combien de vertes. R E S U L T A T S 1) En condition isolée Ici le taux d’erreur est de 0,25% (quasiment nul). On peut dire que l’on est dans une tâche d’évidence perceptive. 2) Quand ils sont confrontés à une source d’influence minoritaire Ici, le taux de réponses fausses est de 8%. 3) Test de discrimination des couleurs On observe que les sujets de la condition isolée vont considérer que la moitié des pastilles est bleue, et l’autre moitié est verte. Dernier résultat :les sujets sont soumis à une influence minoritaire, ici les sujets vont considérer que 75% des Quand pastilles sont vertes, et seulement 25% des pastilles sont bleues. Le simple fait d’avoir été confronté à une minorité d’influence latente manifeste va les influencer, et ils vont surestimer l’étendue du vert. Pour Moscovici, le désaccord avec une minorité va relationnelle du con lit, on se ocalise sur l’ima e u’on va rovo uer chez le su et un con lit, u’il va alloir résoudre, renvo er de nous sur cette situation d’in luence. Le su et a car toute situation con lictuelle énère des tensions qu’il peur d’adopter une situation déviante, le déviant aisait aut résoudre. Il audrait imiter les ré onses de cette l’ob et d’une discrimination sociale. minorité : aller contre ce ue e sais et suivre, me Les su ets ne euvent as s’investir dans une relation conformer à cette minorité : mode de résolution du conflit sociorelationnelle car à aucun moment ils ne se sentiront eu robable : les su ets sur ce t e de tâche ob ective non menacés ar des ris ues de déviance. Si le su et ne s’ ambi uë sont sûrs de la validité de leur ré onse. Aussi, on investit as, our résoudre ce con lit, il audra s’en a er sait ue l’imitation su ose une élaboration socio dans une relation socioé istémi ue. Première solution : Dire que y autant de bleu que de vert. Mais ça ne permet en aucun cas d’expliquer, comprendre, les réponses produites par la minorité. Seconde solution :Dire qu’il y a plus de bleu que de vert. Ce qui rend encore moins compréhensible les réponses données par la minorité. Îseul moyen Le que le sujet a de résoudre ce conflit, sera de considérer que le vert a une étendue plus importante que le bleu : le sujet pourra s’expliquer les réponses produites par la minorité. «uel les su ets vont redé inir l’ob etrocessus d’ob ectivation selon le La résolution du con lit à un niveau latent su ose un sur lequel portent les jugements de façon à le rendre moins conflictuel avec les réponses produites par la minorité.»Moscovici a réalisé une autre expérience, qui nous permettrait de voir si cette différence d’influence est bien due uniquement au nombre de la source.
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E X P E R I E N C E Pareil ils doivent dire les couleurs des diapositives. Ils ont manipuléle statut numérique de la source : minoritaire, ou majoritaire. Ou alorsla consistance dans le taux d’erreur de la source: si la source fera tout le temps des erreurs, ou pas. On fera attention à ce que la source ne soitjamais unanime. Source minoritaire : 2 compères, 4 sujets naïfs.  ou Source majoritaire : 4 compères, 2 sujets naïfs. R E S U L T A T S 1)On va mesurer le taux de réponses fausses. Au niveau manifeste : Premier effet :les sources majoritaires ont plus d’influence que les sources minoritaires. Second effet :les sources consistantes ont plus d’influence que les sources inconsistantes. Au niveau latent : Un seul résultat : les sujets ne modifient leur représentation des couleurs que lorsqu’ils sont confrontés à une minorité inconsistante. Cela confirme donc les hypothèses de Moscovici. ÆMoscovici & Lage (1976) Fréquence de réponses erronées en situation de groupe  Consistante Inconsistante Influence majoritaire 40.16 10.07 Influence minoritaire 12.07 0.75 Modification des représentations rectives des couleurs bleu et vert.  Consistante Inconsistante Influence majoritaireNon Non Influence minoritaireOui Non
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1ue les minorités ?e d’influence manifeste les ma orités exercent davanta Pour uoi 2)Pourquoi les sources consistantes exercent davantage d’influence manifeste que les sources inconsistantes ? On eut ex li uer ça en terme d’intensité du conflit. Face à une source d’influence consistante dans ses erreurs, le conflit sera forcément lus im ortant. Les su ets seront lus motivés à résoudre ce conflit : c’est un conflit plus important. Pour résoudre vite ce conflit, une des solutions est d’imiter la réponse de cette source.A six re rises, conflit entre la ré onse du su et et celle des autres.3)our roduire as besoin d’être unanime de l’influence manifeste si elle se montre consistante.Une ma orité n’a Si elle est consistante dans ses erreurs, la majorité peut produire de l’influence manifeste. Unanimité ou consistante : suffit our roduire de l’influence manifeste. 4)Pourquoi la ma orité consistante est la seule à roduire de l’influence latente ? (corriger erreur cidessus, c’est « consistant ») Le su et ourra s’investir dans une relation socioé istémi ue de ce conflit. Il se focalise sur les ré onses de la minorité. Si e suis en désaccord avec une minorité consistante, dans ce caslà, il aura un conflit suffisamment important pour qu’on veuille le résoudre : on va essayer de comprendre les réponses de cette minorité. Si c’est une minorité inconsistante, sim lement en terme d’économie co nitive, e n’aurais as de raison réelle de m’investir dans la résolution de ce conflit, peu important pour moi. Îsur les TONA, on dira que l’influence de la source dépend principalement de son statut numérique et de saPour conclure consistance. Ce qu’on observe, c’est que : 1) Les majorités consistantes exercent une influence manifeste maximale, au travers d’un processus de dépendance normative. 2) Les minorités consistantes sont les seules à exercer une influence latente, au travers d’un processus d’objectivation. Pour résoudre le conflit, on va redéfinir la représentation de l’objet qui pose problème. 4. Les dynamiques d’influence dans les tâches d’opinion (TOP) 1)Il n’y a pas d’enjeux épistémiques. Pas de bonne ou mauvaise réponse, car jugement idéologique… tâche socialement ancrée. Les réponses que l’on va donner, vont être au moins en partie déterminée par le groupe social auquel on appartient. Ce sont des types de tâches où il y a des enjeux identitaires présents. 2)L’influence va dépendre principalement des enjeux identitaires actualisés dans le rapport d’influence. Renvoie à l’idée que les individus sont motivés à donner une image positive d’euxmêmes, de leur groupe. La positivité de notre image aura une incidence au niveau du traitement de l’information. (Attentes : Consensus ENDOgroupes, Divergences EXOgroupes) Si, quand on va demander des opinions à une personne, le sujet sait que les autres ont une mauvaise image de lui, y a des chances pour que le sujet va se focaliser sur l’image qu’il renvoie de lui, car il sait que cette image est en danger… dans ce cas là on dira queles enjeux identitaires sont fortement saillants. Et selon la TEC, le sujet va investir son intention dans une relation sociorelationnelle. Si le sujet sait qu’il renvoie une bonne image de lui, le sujet n’a pas de raison de s’investir sur cette image. Donc il va se focaliser sur une relation socioépistémique,les enjeux identitaires seront faiblement saillants. Mauvaise image de soiÎforte saillance des enjeux identitairesÎfocalisation sur l’image de soiÎélaboration socio relationnelleÎinfluence manifeste. Bonne ima e de soiÎfaible saillance des en eux identitairesÎe de soidécentration de l’ima Îélaboration socio é istémi ueÎinfluence latente. Cours de psychologie sociale des Mercredi 8 et 15 Mars 2006 – Page 7 sur 9
Quand les enjeux identitaires sont fortement saillants, on observera une influence purement manifeste. Quand ils seront faiblement saillants, on aura une influence latente, car les sujets seront investits dans une relation socio épistémique du conflit. En d’autres termes, dans les tâches d’opinion, plus les enjeux identitaires sont importants, plus l’influence manifeste est importante. Comment estce u’on va ouvoir mesurer la saillance des en eux identitaires ? Îend de trois Elle dé oints essentiels : 1° Les ris ues de déviance. Elle en dé endra directement. On va voir u’ils sont lus saillants lors ue le su et est en désaccord avec une ma orité. En effet, si le su et est en conflit avec une ma orité, sa osition dans le conflit sera déviante. De fait, face à une ma orité, on aura un risque de déviance élevé. 2° La menace our la cohésion du rou e. On verra que les enjeux identitaires sont plus saillants en cas de désaccord avec l’endogroupe qu’en cas de désaccord avec l’exo rou e. 3° La com étition inter rou e. Ils seront plus saillants si l’individu se rallie aux positions de l’exogroupe. En effet, si un individu cède aux pressions de l’exo rou e, et se rallie aux ositions de l’exo rou e.
4 t y p e s d e s i t u a t i o n
1ÎLes sujets sont en désaccord avec une sourceendogroupeetmajoritaire. D’une part, la cohésion du groupe est manifeste maximale, qui se traduira par un menacée, et d’autre part les risques de phénomène de dépendance normative, selon déviance sont très élevés, les risques de lesquels les sujets vont imiter les réponses discrimination sociale élevée. On s’attend ici du groupe pour ne pas être déviants. à observer un processus d’influence 2ÎLes sujets sont en désaccord avec une sourceendogroupeetminoritaire. Les enjeux identitaires sont moins saillants reste du groupe. On s’attend ici à ce que le car s’il y a toujours menace pour la cohésion sujet choisisse la position la moins risquée, à de groupe, en revanche il n’y a plus de savoir qu’il conserve sa position initiale. On risque de déviance. Ici, le sujet est parlera deprocessus d’indissociation, selon confronté à deux solutions. Soit le sujet lequel les sujets conservent leur position campe sur ses positions et va préserver la sociale, de façon à préserver la cohésion du cohésion du groupe. Soit au contraire, il groupe et éviter la discrimination. Le conflit rejoint le point de vue minoritaire et prend est résolu à un niveau manifeste. le risque de devenir déviant par rapport au 3ÎLes sujets sont en désaccord avec une sourceexogroupeetmajoritaire. Les enjeux identitaires sont également observer unprocessus de différenciation limités, au sens où le désaccord aveccatégorielle, selon lequel les sujets vont l’exogroupe ne remet en rien en cause la chercher à accentuer les différences entre différence avec l’exogroupe, et ne contient l’endogroupe et l’exogroupe (radicalisation aucun risque de déviance. Enjeu identitaire de l’opinion du sujet). très limité, les seuls enjeux sont liés à lacompétition intergroupe. On s’attend à Cours de psychologie sociale des Mercredi 8 et 15 Mars 2006 – Page 8 sur 9
4ÎLes sujets sont en désaccord avec une sourceexogroupeetminoritaire. Les enjeux identitaires seront ici minimaux. manifeste, pas d’enjeux identitaires. En effet, aucun risque de déviance, aucun Hypothèse : C’est ici qu’on devrait observer risque de menace pour la cohésion du groupe. une influence latente. On sait que le conflit Mon attitude visàvis d’eux sera juste un n’est pas résolu, et que plus les enjeux peu plus négative. Y a aucun travail qui sera identitaires sont faibles, plus on a de chance fait sur mon opinion déclarée, et mon image de développer une influence latente. S’ils se je n’y penserai à aucun moment. Le conflit focalisent plus sur les opinions, y aura plus ne se place pas à un niveau manifeste, ne se de chances pour qu’ils soient influencés par place pas par une saillance à des enjeux cette source d’influence. identitaires.ÎPas résolu au niveau Appartenance socialeEndo roupeExo roupe Statut numériqueMa oritaireMinoritaireMa oritaireMinoritaire Influence manifeste
Latente
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