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Association Évangélique d’Églises Baptistes de Langue FrançaiseCOURS :DOCTRINE 23 COURS DE FORMATION PAR CORRESPONDANCEÉLÉMENTS DE RÉPONSESRéfé- Ques-ObservationsLEÇON : L’oeuvre de la grâce, pp. 62 - 74 : LA FOIrences tionsDEG 1 Paul a écrit : « Celui qui ne fait point d’oeuvre mais qui croit... sa foi est imputée à justice » (Rm 4.5;73/1 cf. 4.1-16). De son côté, Jacques déclare : « L’homme est justifié par les oeuvres et non par la foi seu-84/3 lement » (Jc 2.24; cf. 2.14-26). Y a-t-il contradiction entre l’apôtre et le frère du Seigneur ? Sinon,VTB comment conciliez-vous leurs affirmations ?861sIl n’y a pas contradiction car, malgré la ressemblance de langage, ce sont deux sujets différents quisont traités.- Paul veut souligner que l’homme ne peut gagner, mériter, atteindre le salut pas ses propresmoyens. Accomplir ce que Dieu veut (et notamment ce qui est prescrit dans la loi mosaïque) estune impossibilité. Le salut est l’oeuvre que Dieu lui-même a accomplie (à la croix en particulier) etqui est mise au compte de l’homme qui, convaincu de péché, avoue son impuissance et saisit dansun geste de confiance et de consécration, la foi, le don de la grâce de Dieu.Ce n’est pas par les oeuvres qu’un homme peut être justifié devant Dieu, mais par la grâce qui sai-sit ce geste.- Jacques, lui, est préoccupé par ces gens qui prétendent avoir la foi, mais ne se comportent pasd’une façon conséquente. Il ne se contente pas d’une profession d’orthodoxie ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Association Évangélique d’Églises Baptistes de Langue Française
COURS DE FORMATION PAR CORRESPONDANCE
ÉLÉMENTS DE RÉPONSES
COURS :
DOCTRINE 23
Réfé-
Ques-
rences
tions
Paul a écrit : « Celui qui ne fait point d’oeuvre mais qui croit... sa foi est imputée à justice » (Rm 4.5;
cf. 4.1-16). De son côté, Jacques déclare : « L’homme est justifié par les oeuvres et non par la foi seu-
lement » (Jc 2.24; cf. 2.14-26). Y a-t-il contradiction entre l’apôtre et le frère du Seigneur ? Sinon,
comment conciliez-vous leurs affirmations ?
Il n’y a pas contradiction car, malgré la ressemblance de langage, ce sont deux sujets différents qui
sont traités.
- Paul veut souligner que l’homme ne peut gagner, mériter, atteindre le salut pas ses propres
moyens. Accomplir ce que Dieu veut (et notamment ce qui est prescrit dans la loi mosaïque) est
une impossibilité. Le salut est l’oeuvre que Dieu lui-même a accomplie (à la croix en particulier) et
qui est mise au compte de l’homme qui, convaincu de péché, avoue son impuissance et saisit dans
un geste de confiance et de consécration, la foi, le don de la grâce de Dieu.
Ce n’est pas par les oeuvres qu’un homme peut être justifié devant Dieu, mais par la grâce qui sai-
sit ce geste.
- Jacques, lui, est préoccupé par ces gens qui prétendent avoir la foi, mais ne se comportent pas
d’une façon conséquente. Il ne se contente pas d’une profession d’orthodoxie ; il réclame des
preuves de cette foi. Ce n’est plus le salut qui est en jeu, comme dans l’argument de Paul, mais la
foi. Le sujet de Paul est le chemin du salut, celui de Jacques est les preuves de la foi. Une « foi »
qui ne se manifeste pas en oeuvres, qui n’a pas de « justificatif » est morte.
Paul affirme que c’est par la foi seule, sans les oeuvres, que l’homme est justifié.
Jacques, lui, dit que c’est par les oeuvres que la foi est justifiée : la foi qui sauve est celle qui se
prouve par les oeuvres (2.18, 22). En fait, il insiste sur le fait que foi et oeuvres sont inséparables,
ce que Paul ne contredit pas (cf. par ex. 1 Th 1.3).
En résumé, Paul parle de la justification de
l’homme
devant Dieu tandis que Jacques est préoccu-
pé par la justification de
la foi
devant les hommes.
F. Lacueva soutient que le dialogue entre Jésus et ses disciples (Lc 17.5) prouve que la foi est capable
de croissance (cf. 2 Th 1.3, etc.). Qu’en pensez-vous ?
La question
peut se discuter (cf. DEG p. 73 et 84). En tous cas, les disciples, au vu de leur ques-
tion, le croyaient certainement. Mais la réponse de Jésus semblerait le démentir.
Les disciples pensent que les difficultés de la vie chrétienne seraient surmontées plus facilement
grâce à une plus grande foi. Mais Jésus leur répond qu’il ne s’agit pas, en fait, d’aspirer à une plus
grande foi, mais de mettre en oeuvre la foi qu’il leur a donnée. La plus petite mesure de foi, de
vraie foi, est capable des choses les plus extraordinaires. C’est moins une question de
quantité
de
foi que de
qualité
, ou mieux, que d’
exercice
de la foi. La foi nous unit à Christ, nous sommes donc
en communication avec toute la vie, toute la puissance de vie de Christ, qui, se répandant dans
notre vie, produira les oeuvres de la foi.
Sur quels témoignages reposent la foi et l’assurance du salut (comparer Jn 3.16 et Rm 8.16 par ex.
Voir
d’autres passages). Est-il possible d’avoir l’une sans l’autre ?
- La foi en Dieu se fonde sur le témoignage objectif, extérieur des Écritures. L’homme est sauvé
lorsque, se tournant vers Dieu en Jésus-Christ, il croit en sa promesse, la prend au mot et y répond
dans une humble soumission
Le fondement du salut est en Christ (Jn 1.12; 20.31; 3.16, etc.), ou, plus largement, en Dieu (pour
ceux qui ont vécu avant Christ ou ne l’ont jamais connu ; cf. Hé 11.2s; Jn 5.24; Rm 4.5).
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- Il en va autrement de l’assurance du salut qui est fondée sur le témoignage intérieur, subjectif du
Saint-Esprit. Ce témoignage n'est pas une autre révélation de Dieu, indépendante des Écritures, il
vient seulement confirmer, assurer la foi (Rm 4.20s; 8.16; Ep 1.13; 1 Jn 4.13; 5.10).
Les deux expériences peuvent donc bien être distinctes et il est possible d’avoir vraiment la foi qui
sauve, sans avoir le sentiment de l’assurance du salut. Cette situation, anormale, est plus fréquen-
te qu’on ne le pense. Elle empêche chez beaucoup de chrétiens une vie de plénitude, de joie et
de rayonnement.
Il est très important pour tout serviteur de Dieu de la discerner, afin d’être à même d’aider ceux
qui souffrent de ce manque d’assurance. Nous ne devons pas les décourager en mettant néces-
sairement leur foi en cause. Les croyants auxquels est adressée l’épître aux Hébreux étaient un peu
dans cette situation (Hé 611; cf. aussi 2 Pi 1.10).
Dans quel sens la notion de foi évolue-t-elle au cours de l’histoire ?
À l’origine, la foi est une réalité vivante, le lien qui unit le chrétien à son Seigneur. Par elle, il est
« en Christ », participant à toutes ses richesses.
Puis, au fil des temps, un glissement s’opère - ralenti par certains réveils spirituels - dans le sens
d’une intellectualisation toujours plus prononcée. La foi se confond avec un crédo auquel on
adhère, mais elle a perdu sa vie.
Ce danger, que l’histoire nous rappelle si douloureusement, doit être un avertissement à ne pas
laisser s’éteindre en nos coeurs et en nos églises, la flamme brûlante de l’amour (Ap 2.4). Ce souci
ne doit cependant pas nous conduire à suspecter toute recherche de l’esprit, ou à négliger toute
croissance dans la connaissance.
Ces dernières sont, au contraire, les conditions du renouvellement de l’amour et de l’émerveille-
ment du coeur.
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