Ecublens cours de récré 2006.pub

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La cour de récré agenda A genda : septembre 2006 2 septembre : Fête interculturelle « Le monde se fête à Ecu- blens ». L’apé tient un stand de gaufre et d’information à l’intention des parents non-francophones Billet de la Présidente: 6 septembre : Spectacle Caméléon « Le petit rond- point rouge » La rentrée est passée, la nouvelle organisation presque rodée, et la Laisser aller seul son enfant à l’école. Un spectacle pour débattre course reprend de plus belle pour certain. Mais rassurez-vous, de la sécurité sur le chemin de l’école 20h00 Espace Nicollier. c’est probablement la dernière année que vous aurez à courir. La direction pense sérieusement à vous, car si l’expérience de Re-30 septembre : Prévention : Réagir en présence d’un chien dans dif-nens est concluante, l’harmonisation des horaires CIN-CYP sera férentes situations. 10h à 11h30, sur inscription. Rens. effective pour la rentrée 2007 à Ecublens. 021/691.37.41 Pour reprendre le collier en douceur, le comité vous convie à par-24-25-26 octobre : Troc-Ski. Nous recherchons des bénévoles. tager le témoignage de 2 enseignantes qui ont effectué un Rens: 021/691.26.81 échange de classe international pendant 1 année. Nous les remer-En prévision : 1 soirée de prévention « Blog » ainsi que des cours de cions chaleureusement. De Québec à Ecublens, juste pour prolon-français-math pendant l’hiver. ger les vacances, c’est à déguster avec un bon pancake garni de de sirop ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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A: genda2 septembre: Fête interculturelle « Le monde se fête à Ecu-blens ». L’apé tient un stand de gaufre et d’information à l’intention des parents non-francophones 6 septembre: Spectacle Caméléon « Le petit rond- point rouge » Laisser aller seul son enfant à l’école. Un spectacle pour débattre de la sécurité sur le chemin de l’école 20h00 Espace Nicollier. 30 septembre: Prévention : Réagir en présence d’un chien dans dif-férentes situations. 10h à 11h30, sur inscription. Rens. 021/691.37.41 24-25-26 octobre: Troc-Ski. Nous recherchons des bénévoles. Rens: 021/691.26.81 En prévision : 1 soirée de prévention « Blog » ainsi que des cours de français-math pendant l’hiver. L a Der.
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septembre 2006 Billet de la Présidente:La rentrée est passée, la nouvelle organisation presque rodée, et la course reprend de plus belle pour certain. Mais rassurezvous, c’est probablement la dernière année que vous aurez à courir. La direction pense sérieusement à vous, car si l’expérience de Re nens est concluante, l’harmonisation des horaires CINCYP sera effective pour la rentrée 2007 à Ecublens. Pour reprendre le collier en douceur, le comité vous convie à par tager le témoignage de 2 enseignantes qui ont effectué un échange de classe international pendant 1 année. Nous les remer cions chaleureusement. De Québec à Ecublens, juste pour prolon ger les vacances, c’est à déguster avec un bon pancake garni de de sirop d’érable, au goût de l’accent chantant. Ne sautez pas la dernière page car vous y retrouverez l’agenda des prochains rendezvous que votre comité vous fixe pour cet automne. Nous sommes toujours à la recherche de bénévoles pour le TrocSki, alors n’hésitez pas à nous contacter. . Bonne année scolaire à tous
Sylvie Pittet Blanchette
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Ape Ecublens Case Postale 360 1024 Ecublens tél. : 021.691.68.67 ecublens@apevaud.ch www.apevaud.ch
Expérience d ’un échange de classe entre deux enseignantes, l’une Suisse et l’autre Québécoise. Deux enseignantes du second cycle, l’une suisse, madame Jerminiet l’autre québécoise, madame Gravel, ont échan-gé leur classe durant une année. Il nous a semblé intéressant de les rencontrer afin qu’elles nous dépeignent le système scolaire québécois, et qu’elles nous exposent leur point de vue sur ce système en comparaison avec celui de la Suisse. Le système scolaire québécois est basé sur le modèle Genevois éla-boré par monsieur Philippe Perrenoud. L esmatièresLes matières enseignées sont les mêmes qu’en Suisse exceptés la danse et l’art dramatique qui sont des matières à part entière et obligatoires. Il y a également un enseignement religieux et moral. Le sport, l’anglais et le chant sont donnés par des spécialistes. Leprogramme scolairePour un même niveau scolaire les programmes sont plus denses, les notions sont plus importantes et des objectifs comportementaux sont fixés comme, l’ouverture aux autres, la réflexion sur le travail et l’autoévaluation.
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Au Québec, il existe un véritable esprit d’équipe, de collaboration et de fête, l’esprit d’école est fort. L a place du parascolaire. Le parascolaire au primaire est très développé. Chaque collège a une garderie pour l’accueil des enfants avant leur scolarisation en en-fantine. Pour les enfants scolarisés il existe un système d’accueil avant l’école dès 7h et après l’école jusqu’à 18h30- 19h. Les enfants peuvent également manger sur place. Le directeur de l’établisse-ment administre et dirige toutes ces entités. De l’avis de madame Jermini, l’encadrement de ces structures n’est pas assez professionnel, elles manquent de moyens. Ceci se ressent sur le comportement des enfants en classe. Leregard des parents sur cette expérien Globalement l’impression est positive, il était judicieux d ème faire cette expérience en 3primaire. Les parents qui ont participé activement au projet de pièce de théâtre créée et montée par l’enseignante qué-bécoise et les élèves ont été ravis de collaborer. Cela a permis d’installer un climat de confiance entre les pa-rents et l’enseignante, et ainsi de gommer certaines inquiétudes liées à cet échange. Ce projet de classe a apporté, semble-t-il une bonne cohésion de classe et les enfants ont acquis une certaine assurance et confiance en eux. Une telle expérience a été un enrichissement pour tout le monde. Propos recueillis par Catherine Gauchoux 7
Elle est difficile à gérer avec des classes à effectif élevé. D’après elle, il ne faut pas une pédagogie unique et une connaissance solide des notions de bases (livrets, conjugaison…) est importante. L’éva-luation des « compétences transversales » est complexe et lourde, surtout les objectifs concernant la personnalité de l’enfant. Les classes hétérogènes sont difficiles à gérer, les enfants québécois sont des « enfants roi » avec des problèmes de comportement. Dans ce domaine, le soutien et l’aide apportés aux enseignants, sont res-treints. L a place des parents à l’école Chaque établissement scolaire a une association de parents qui par-ticipe au conseil d’école. Ce conseil se réunit 10 fois par an pour dé-terminer les différentes sorties, activités et manifestations de l’année et établir leurs budgets. Les enseignants sont tenus de faire une réunion de classe et de ren-contrer les parents plusieurs fois durant l’année. Mais les parents sont surtout incités à participer et collaborer aux différents pro-jets d’établissement ou de classe. R egard des enseignantes sur les parents et l’école De l’avis des deux enseignantes, les parents québécois s’intéressent et s’inquiètent beaucoup moins pour les devoirs et résultats scolai-res de leurs enfants. Par contre ils participent et collaborent beaucoup plus à la vie et l’animation de l’école. Plus impliqués dans la vie de l’école, ils font peut être plus confiance à l’enseignement et aux enseignants ? 6
Les moyens offerts aux enseignants sont conséquents et très bien élaborés. Les livres, manuels, brochures sont attractifs, très riches, complets et bien pensés. Il n’est pas nécessaire de produire des fiches supplémentaires ce qui soulage l’enseignant. Au sein de chaque établis-sement il existe une personne« ressource » qui effectue des re-cherches pour les enseignants sur les thèmes qu’ils veulent aborder; elle peut également se charger de l’organisation des visites et sor-ties, des contacts avec des intervenants extérieurs etc. L a pédagogie L’enseignement est plus axé sur la créativité. Les enseignants inci-tent les enfants à mobiliser toutes leurs forces, à plus exprimer leur pensée. L’enfant est amené à analyser son comportement, son mode de travail, les outils qu’il met ou peut mettre en place pour résoudre des problèmes ou situations quelque soit la matière. La pédagogie est basée sur l’élaboration de projets comme la créa-tion d’une pièce de théâtre, d’un livre etc. Ce projet va englober plusieurs matières comme, par exemple, lors de la création d’un li-vre: l’histoire, avec l’étude de l’imprimerie ; l’art plastique, avec la réalisation d’une couverture ; les sciences , avec l’étude de la fabri-cation du papier, et bien entendu le français où l’orthographe, la grammaire, la rédaction sont mises en œuvre et appliquées. Par ce biais-là, l’enseignement est moins académique.
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Pour ce qui est de l’enseignement des sciences des mathématiques, l’enseignant cherche avec l’enfant à mettre en œuvre tout son potentiel pour résoudre un problème, il cherche à déve-lopper sa pensée scientifique et à appliquer l’e semble de ses capacités. De ce fait, le temps c l’apprentissage des calculs et opérations est relativement court. L’enfant est très vite mis face à des problèmes, ce qui prime c’est la pensée scientifique. Dans ce même esprit, l’enseignement des sciences est basé essentiellement sur des expériences.L ’organisation scolaire Les élèves québécois se rendent à l’école 5 fois par semaine mer-credi après-midi compris. Ils n’ont pas de vacances en automne ni à Pâques. Les vacances d’été s’étendent de juin à septembre. La pause de midi n’est que de 1h30 et l’école finit à 15h. Il existe des appuis entre 12h et 13h30, ainsi qu’un système de décloisonnement en français, sciences et maths et un renforcement de 2 périodes d’or-thographe pour les élèves en difficulté. Une heure de bibliothèque est comprise dans le temps d’enseigne-ment. L ’évaluation Elle comporte 4 appréciations A, B, C, D et 4 périodes d’évaluations par année, le matériel pour l’évaluation est très riche il n’y a quasi-ment rien à produire. En plus des connaissances, tout un travail d’é-valuation des « compétences transversales », c'est-à-dire de com-portement de l’enfant face au travail, de personnalité etc. est ef-fectué. 4
L es élèves en difficultéLes élèves ne sont pas confrontés à la sélection, tous les élèves qu’ils soient handicapés, avec des problèmes de comportement, des difficultés scolaires sont intégrés dans les classes, elles sont de ce fait très hétérogènes , mais il règne beaucoup de tolérance entre les élèves. Chaque établissement a un service comprenant des techniciens du comportement, un orthopédagogue et un psychologue. Le décloisonnement aide à gérer en partie l’hétérogénéité des clas-ses. Les écoles établissent un code de vie pour les problèmes de compor-tement avec des punitions et sanctions. L e regard des enseignantes sur l’enseignement : Pour madame Gravel, l’enseignement suisse est trop académique, plus exécutif, les travaux demandés sont trop répétitifs, l’enfant n’est pas évalué dans sa globalité mais uniquement sur ses connais-sances. L’aide aux enseignants, (manuel, matériel) est restreint très théorique et peu concret. Pour les parents suisses, l’évaluation a beaucoup plus d’importance qu’au Québec. Ici les élèves sont plus appliqués, structurés, plus calmes et moins individualistes. Pour madame Jermini, l’aide à l’enseignement, au Québec, est riche concrète et complète. Par contre, elle trouve que la pédagogie par projet favo-rise les bons élèves et décourage les plus faibles.
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