La Palestine d'Oslo

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Le 13 septembre 1993, la poignée de mains entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin sur la pelouse de la Maison Blanche suscitait l'enthousiasme international. Deux décennies après les Accords d'Oslo, le "processus de paix" est en état de mort clinique. Le travail proposé ici se concentre sur une thématique trop souvent ignorée : l'échec de la construction de l'Autorité palestinienne comme pseudo-appareil d'Etat intégré au sein du dispositif de l'occupation israélienne.
Publié le : mercredi 15 octobre 2014
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EAN13 : 9782336359250
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Le 13 septembre 1993, la poignée de mains entre LA PALESTINE D’OSLO
Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, sur la pelouse
de la Maison Blanche, suscitait l’enthousiasme
international : le confit entre Israël et les
Palestiniens allait enfn être résolu et un accord
de paix défnitif serait rapidement trouvé, qui
déboucherait sur la coexistence de deux États.
Deux décennies plus tard, la perspective d’une
paix négociée entre Israël et les Palestiniens n’a
probablement jamais été aussi éloignée, mais
nombreux sont les acteurs qui tentent régulièrement
de ranimer, contre toutes les évidences, un LA PALESTINE
« processus de paix » en état de mort clinique.
Le travail proposé ici n’est pas une étude de
l’ensemble des dimensions du naufrage du D’OSLO « processus de paix ». Il s’agit de se concentrer sur
une thématique trop souvent ignorée : l’échec de
la construction de l’Autorité palestinienne comme
pseudo-appareil d’État intégré au sein du dispositif Julien Salingue
de l’occupation israélienne.
Ce livre s’attache donc à étudier, dans ses diverses
dimensions, les modalités de cette construction, et
à produire une analyse de la politique du leadership
palestinien, ce qui permet d’éclairer, en retour, des
dimensions peu connues du « processus de paix »,
et de comprendre les causes profondes de sa faillite.
Julien Salingue est docteur en science politique.
Ses recherches portent sur les dynamiques économiques,
sociales et politiques dans les territoires palestiniens.
Il a notamment publié, en 2011, À la recherche
de la Palestine (éditions du Cygne) et codirigé, en 2013,
Israël : un État d’apartheid ? (L ’Harmattan).
ISBN : 978-2-343-04649-5
12,00 €
Collection dirigée par Pierre Blanc
et Bruno Péquignot
Retrouvez les articles et l’actualité
de l’iReMMO sur : www.iremmo.org
LA PALESTINE D’OSLO - Julien Salingue
Nº 15Dans la même collection :
2012
eMounir Corm, Pour une III république libanaise. Étude critique
pour une sortie de Taëf
Marc Lavergne (Dir.), Égypte une société en quête d’avenir, an 2 de la révolution,
Marc(Dir.), Égypte, l’émergence d’une nouvelle scène politique,
an 2 de la révolution
Sébastien Abis, Pour le futur de la Méditerranée, l’agriculture
Sylvia Chiffoleau, Sociétés arabes en mouvement, trois décennies de changements
Faouzia Zouari, Pour un féminisme méditerranéen
Abdelatif Idrissi, Pour une autre lecture du Coran
2013
Gilbert Meynier, Pour repenser l’Algérie dans l’histoire
Olivier Marty et Loïc Kervran, Pour comprendre la crise syrienne, éclairages
sur un printemps qui dure
Nicolas Dot Pouillard, Tunisie : la Révolution et ses passés
Catherine Wihtol de Wenden, Pour accompagner les migrations en Méditerranée
Haoues Seniguer, Petit précis d’islamisme : des hommes, des textes et des idées
2014
Jordi Tejel Gorgas, La question Kurde : passé et présent
Sébastien Abis, Mobilisations rurales en Méditerranée
© L'Harmattan, 2014
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
ISBN : 978-2-343-04649-5
EAN : 9782343046495
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/D3 DOHVWLQHG?2VORLa bibliothèque de l'iReMMO
Collection dirigée par Pierre Blanc et Bruno Péquignot
Cette collection se propose de publier des textes sur tous les
aspects de la vie sociale de la Méditerranée et du Moyen-Orient.
Tous les domaines sont concernés, de la politique à la culture et
aux arts, de l’analyse des mœurs et des comportements quotidiens
à l’économie, de la vie intellectuelle à l’étude des institutions et
organisations sociales, sans oublier la dimension historique ou
géographique de ces phénomènes.
L’objectif est de créer une sorte d’encyclopédie, au sens historique
de ce terme, présentant, de façon claire et rigoureuse, toutes les
Chaque ouvrage vise à faire le point sur un sujet traité dans un souci
de le rendre accessible au-delà des cercles des spécialistes.
pHSFQPRUVHQOLDGLH[FXWD?HUYVLOQPHVXHWODVVQX[RLWHWHTUVTXLLD
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-XOLHQ6DOLQJXHI
Le 13 septembre 1993, la poignée de mains entre Yasser
Arafat et Yitzhak Rabin, sur la pelouse de la Maison Blanche,
VXVFLWDLW O?HQWKRXVLDVPH LQWHUQDWLRQDO OH FRQ?LW HQWUH ,VUDsO
HW OHV 3DOHVWLQLHQV DOODLW HQ?Q rWUH UpVROX HW GDQV XQ GpODL H
TXHOTXHV DQQpHV XQ DFFRUG GH SDL[ Gp?QLWLI VHUDLW WURXYp TXL
GpERXFKHUDLW VXU OD FRH[LVWHQFH SDFL?TXH HQWUH GHX[ eWDWV
DQV SOXV WDUG OD SHUVSHFWLYH G?XQH SDL[ QpJRFLpH HQWUH ,VUD sO
et les Palestiniens n’a probablement jamais été aussi éloignée :
l’emprise israélienne sur les territoires palestiniens a atteint des
niveaux sans précédent, par la colonisation civile, la présence
militaire et la construction du mur, les « zones autonomes »
palestiniennes représentent moins de 20% de la Cisjordanie, la
bande de Gaza est toujours victime d’un blocus destructeur et
l’énième « cycle de négociations » s’est soldé par un échec.
/D QRXYHOOH IHQVLYH RI FRQGXLWH SDU O?eWDW G?,VUDsO j O?pWp
2014 contre la bande de Gaza, qui a fait plus de 2 000 morts et
10 000 blessés, et qui a entrainé une destruction sans précédent
des maigres infrastructures de l’enclave palestinienne, a
FRQ?UPp QRQ VHXOHPHQW O?pORLJQHPHQW GH OD SHUVSHFWLYH G?XQH
paix durable, mais aussi la disproportion des forces en présence.
TXH DO G?pJ Q?D IUDJLOLWp OD GRQW ? WUrYH ? G?XQH VLJQDWXUH OD 0DOJUp
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=GI
=
kqolar`qflk ===l’imprécision quant aux questions essentielles (levée du blocus,
liberté de circulation pour les Gazaouis, etc.), chacun sait que de
nouvelles confrontations sont à prévoir, car les problématiques
fondamentales, à savoir la poursuite de l’occupation et de la
colonisation et, partant, la non-satisfaction des droits nationaux
des Palestiniens, demeurent. Le « processus de paix » a fait long
feu et nombre d’acteurs institutionnels, qu’ils soient locaux,
régionaux ou internationaux, posent désormais de plus en plus
ouvertement la question d’un dépassement dudit processus, dont
il est dès lors indispensable de tirer un bilan critique.
Hypothèses de travail
La première hypothèse qui guide cette étude est que la faillite
du « processus de paix » n’est pas liée à un incident de parcours
ou à une mauvaise application des accords signés entre les deux
parties. Cette faillite était en réalité inscrite dans l’esprit et la lettre
des Accords d’Oslo, qui n’ont pas constitué une rupture avec les
logiques à l’œuvre dans les territoires palestiniens au cours des
décennies précédentes et qui n’ont pas ouvert un quelconque
« processus de paix ». Ce à quoi nous avons assisté est en réalité
une réorganisation du dispositif d’occupation israélienne, misant
sur la cooptation de la direction historique du Mouvement national
palestinien au sein des structures coloniales. Un pari risqué, et
perdu, en raison de l’insoumission de la population palestinienne
de Gaza et de Cisjordanie et de sa volonté maintenue de lutter
pour l’obtention de ses droits nationaux.
La seconde hypothèse suivie ici est que le soulèvement
palestinien de septembre 2000, ou « deuxième Intifada » a été
l’expression de la crise structurelle du processus d’Oslo, ouvrant
une séquence dans laquelle nous évoluons toujours aujourd’hui,
celle de l’inexorable chute des structures créées par les Accords
d’Oslo, au premier rang desquelles l’Autorité Palestinienne (AP).
C’est pourquoi le choix a été fait de se concentrer principalement
J=
=sur la période antérieure à septembre 2000, qui est la plus riche
et la plus dense en ce qui concerne l’objet de cette étude, à
savoir l’échec de la construction d’une structure palestinienne
politico-administrative légitime et stable au sein d’un dispositif
d’occupation maintenu.
,O H V?DJLW ELHQ YLGHPPHQW GH LUH TXH OHV YROXWLRQV SRVW
septembre 2000 se résumeraient à un simple prolongement des
dynamiques qui se sont développées durant la période 1993-2000.
SKpQRPq OHV HW YpQHPHQWV OHV TXH G?DI?UPHU WRXWHIRLV ?DJLW ,O
décrits dans les pages qui suivent sont révélateurs d’un échec
structurel et que les efforts actuels pour essayer de maintenir
et/ou développer une structure proto-étatique palestinienne
FHOOHV GHQWL?pHV GDQV FHWWH pWXGH (Q G?DXWUHV WHUPHV O?pFKHF
de la construction de l’AP et, partant, du « processus de paix »,
durant les années 1993-2000, témoigne de l’aporie principale
de « l’hypothèse d’Oslo », que l’on pourrait résumer comme
suit : SDFL?HU D VRFLpWp SDOHVWLQLHQQH YLD D FRQVWUXFWLRQ G?XQH
administration autochtone légitime et stable sans pour autant
remettre en cause les logiques d’occupation et de colonisation.
Oslo : la « paix des braves » ?
« Le dimanche 12 septembre 1993, notre délégation quitta
Tunis [pour Washington] à bord du jet privé de Sa Majesté le Roi
leadership
palestinien. Je restai à l’écart durant les dix heures et demie de
vol, passant en revue ce que nous avions accompli en 30 ans de
lutte et près d’un demi-siècle de séparation et d’exil. Ce voyage
était-il celui du retour à la maison ? Ou étions-nous en route
pour signer le renoncement à une grande part de notre patrie ?
Pourquoi me rendais-je en un lieu où j’allais signer un accord qui
QH IULUDLW ?RI SHXWrWUH SDV OD SRVVLELOLWp G?DYRLU XQ IR\HU RX
OLHX H UpVLGHQFH " &H TXH QRXV QRXV SSUrWLRQV DLUH DOODLW LO
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ODj=XQDPLVHQ?DYDLWGOjTXLLVMRUGDQLH0DURFpGXG,,Q+DVVDQDOGXOjGLVSRVLWLRQ&KLTXHVDLVRQVpUpPrPHVOHVWLQHG?2VOR===P/D3OHVISRXU*D]DpFKRXHURQW
=
QHVnous ouvrir les portes de l’avenir ou les refermer ? Avions-nous
1trahi ou préservé les droits de notre peuple ? » .
Les questions formulées par Mahmoud Abbas résument en
grande partie les interrogations suscitées par les Accords d’Oslo,
que ce soit lors de leur signature ou face au constat de l’échec
Les incertitudes du futur Président de l’AP sont à l’image des
discussions dominantes autour du processus d’Oslo, tant du point
de vue du contenu des accords que de celui de leur réalisation
« sur le terrain ». Les Accords d’Oslo ont-ils été la « paix des
2braves » ? Ont-ils représenté un « compromis historique » entre
la représentation palestinienne et le gouvernement israélien ? Ou
ont-ils été, au contraire, pour reprendre les formules de Mahmoud
Abbas, un « renoncement », une « trahison », un recul pour les
Palestiniens ?
Les deux principales thèses en présence durant les années
31993-1995 sont, d’une part, celle du « compromis acceptable »,
qui exprimerait une vision réaliste et consciente de la nature des
rapports de forces locaux et internationaux et, d’autre part, celle
de la « capitulation » de la direction de l’OLP TXL XUDLW VDFUL?p
les droits nationaux du peuple palestinien sur l’autel de sa survie
HQ WDQW TX?DSSDUHLO G?eWDW DUPL ELHQ G?DXWUHV DELO &KDDWK
incarne la thèse du « meilleur accord possible », en déclarant par
exemple « [qu’]il y a une clarté en ce qui concerne le calendrier
GHV QpJRFLDWLRQV XU OH VWDWXW ?QDO OD MXULGLFWLRQ WHUULWRULDO H HW
[qu’]il y a un retrait total de Jéricho et de Gaza, qui n’avait jamais
4existé dans les Accords de Camp David » (GZDUG6DwGHVWO?XQ
des plus virulents critiques de l’Accord, écrivant, entre autres,
1. Mahmoud Abbas, Through Secrets Channels. The Road to Oslo, Reading,
Garnet Publishing, 1995, p. 1.
2. Formule attribuée au Général de Gaulle à propos de la Guerre d’Algérie,
reprise par Yasser Arafat au sujet des Accords d’Oslo.
3. De la signature de la Déclaration de Principes à celle des Accords de Taba,
CB
V?GLW?2VOR,,?D3GjDS1=
=
QQpHV HV ?Q OD DL[ GH SURFHVVXV ? GX PDQLIHVWHque « [Yasser Arafat] et son entourage n’ont pas négocié avec
5OHV VUDpOLHQV >HW TX?@LOV RQW RXW LPSOHPHQW FDSLWXOp , acceptant
les diktats israéliens comme un domestique accepte les ordres de
6son supérieur » . Certains se situent à mi-chemin entre ces deux
SRVLWLRQV FRPPH +D\GDU $EG DO&KD? TXL pFODUH j OD ?Q H
l’année 1993 que « l’un des gros problèmes avec cet accord est
qu’il est composé de généralités qui laissent un espace pour des
interprétations très diverses, et qu’il [lui] semble que l’on essaie
7.
Les analystes ont également tenté, en mettant en perspective
les Accords d’Oslo, de discuter de leur inscription dans
l’histoire de la lutte nationale palestinienne et de l’occupation
LVUDpOLHQQHD?QGHTXHVWLRQQHUOD?UXSWXUH?TXHUHSUpVHQWHQW
ou non, la Déclaration de Principes (DOP) et les divers textes
GH ?$FFRUG L 6KODwP HVW SDUPL FHX[ TXL pIHQGHQW ?LGpH
G?XQ ERXOHYHUVHPHQW DQV OHV UDSSRUWV HQWUH ,VUDsO HW OHV
3DOHVWLQLHQV DOJUp RXWHV HV OLPLWHV HW PELJXwWpV
Déclaration de Principes sur les Arrangements intérimaires
d’autogouvernement pour les Palestiniens de la bande de
Gaza et de Jéricho représente la mère de toutes les ruptures
? 7KH 2VOR $JUHHPHQW Q ,QWHUYLHZ LWK DELO 6KDDWK ? Journal of
Palestine Studies, vol. 23, n° 1, automne 1993, p. 5-13 (p. 11).
(QDQJODLV6DwGHPSORLHOHWHUPH?VXUUHQGHUHG?
er6. DwG (GZDUG ? :KHUH 1HJRFLDWLRQV DYH /HG ? al-Hayyat, 1 octobre
1995, reproduit dans The End of the Peace Process : Oslo and After
IRQW HOOHV
pPL TXL 6DwG G?(GZDUG SRVLWLRQ GH SULVHV SUHPLqUHV DX[ pFKR
en 1993 en protestation à l’égard du « processus négocié ». Voir par exemple
Comment conjurer le risque d’une perpétuelle soumission à
O?eWDWG?,VUDsO? Le Monde diplomatique, novembre 1993, dans lequel l’auteur
emploie déjà le terme « capitulation ».
DO6KD? $EG D\GDU LWK ,QWHUYLHZ Q $JUHHPHQW 2VOR 7KH ? », Journal of
Palestine Studies, vol. 23, n° 1, automne 1993, p. 14-19 (p. 15). Voir également,
pour une position « intermédiaire », Ziad Abu Amr DOHVWLQH URP HZ 7KH ?
,Q NH WKH RI WKH $JUHHPHQW ? Journal of Palestine Studies, vol. 23, n° 2,
hiver 1994, p. 75-83.
CCLa bibliothèque de l’iReMMO
%RRNV3DQWKHRQRUN:ZGHG(GZDUG<=O1HZVVLRQp?OHVWLQHG?2VOR===S+GG:Y&13$6DwG0rPH$GWO/D3GDWHQWVL36?D0DFHVGWGXV19ZLG?\OLUHFHTXLQ?\?JXUHSDV?ULWLTXHV$D,)VODD+F
=8GDQV H FRQ?LW FHQWHQDLUH HQWUH$UDEHV W -XLIV HQ DOHVWLQH .
De son côté, Gilbert Achcar défend la thèse selon laquelle les
Accords d’Oslo sont avant tout une adaptation du Plan Allon
de 1967, un plan de colonisation et d’annexion partielle qui
incluait le principe d’une évacuation des zones palestiniennes
OHV SOXV HQVpPHQW HXSOpHV DQV TX?,VUDsO HQRQFH j FRQWU{OHU
de larges secteurs de la Cisjordanie : « Le plan Allon est donc
en bonne voie d’obtenir la consécration qu’il escomptait : la
reconnaissance internationale et arabe du fait accompli israélien
en Cisjordanie et à Gaza ; la paix en échange d’un «compromis
WHUULWRULDO? SHUPHWWDQW VUDsO G?H[HUFHU VRXYHUDLQHWpD GLUH FWH
ou semi-directe sur l’ensemble de la Palestine du mandat
britannique ; la solution – d’aucuns diront la liquidation – du
SUpVHUYDWLRQO?D GHIUDLVHWSUREOqPHGHSDOHVWLQLHQSHX j eWDW
juif et démocratique», avec de surcroît les titres à la une en
9sa faveur » 3HWHU (]UD LQEHUHU QVLVWH H VRQ F{Wp XU OHV
mécanismes de « cooptation » de l’OLP au sein d’un dispositif
d’occupation réaménagé, analysant précisément les ruptures et
10les continuités à l’œuvre avec le processus d’Oslo .
8. Avi Shlaim, « The Oslo Accord », Journal of Palestine Studies, vol. 23, n° 3,
printemps 1994, p. 24-40 (p. 24).
9. Gilbert Achcar , « Le sionisme et la paix : du plan Allon aux accords de
Washington », L’Homme et la Société, n° 114, octobre-décembre 1994, p.
GRFXPHQW FRQVXOWp GDQV D LU YHUVLRQ JDOHPHQW KWPO
« &RPPHQW RQMXUHU OH ULVTXH G?XQH HUSpWXHOOH VRXPLVVLRQ j O?eWD
op. cit, dans lequel l’auteur évoque un « plan Allon nouvelle manière », et
?DFFRUG G?2VOR 1RDP YLFLp &KRPVN\ DX pSDUW ? Courrier international,
Paris, 3 mars 1994.
3HWHU HU HLQEHU (]UD Co-Opting the PLO. A Critical Reconstruction of
the Oslo Accords, 1993-1995, Lanham, Lexington Books, 2006.
CD
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