Pierre-Louis Morin.

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Source : Archives Nationales du Québechttp://bit.ly/h93z9k Pierre-Louis Morin d’Equilly Architecte, dessinateur, arpenteur. Introduction Les habitants du Bas-Canada qui avaient subi des pertes lors de la Rébellion de 1837, reçoivent une indemnité du gouvernement réformiste de La Fontaine (les habitants du Haut-Canada avaient déjà obtenu la leur). Les marchands britanniques de Montréal se révoltent contre la « French Domination » et incendient le parlement du Canada uni, le 25 avril 1849. Toile de Joseph Légaré, 1849 En 1852, Pierre-Louis Morin est envoyé en France pour refaire la collection de la bibliothèque du Parlement uni. Il est à la recherche de documents iconographiques et cartographies. Malheureusement, selon M. Auguste Vachon et je le cite: « si l'on reconnaît à Morin un talent artistique sûr, on ne peut en dire autant de sa méthodologie historique car il notait rarement la source des documents qu'il copiait. » Mais qui est donc de M. Pierre-Louis Morin. On retrouve une biographie par David Karel, parue dans le dictionnaire des artistes de langue française en Amérique : peintres, 1992. http://bit.
Publié le : vendredi 22 août 2014
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 Source : Archives
 Nationales du Québec
http://bit.ly/h93z9k
Pierre-Louis Morin d’Equilly
Architecte, dessinateur, arpenteur.
Introduction
Les habitants du Bas-Canada qui avaient subi des pertes lors de la Rébellion de 1837, reçoivent une indemnité du gouvernement réformiste de La Fontaine (les habitants du Haut-Canada avaient déjà obtenu la leur). Les marchands britanniques de Montréal se révoltent contre la « French Domination » et incendient le parlement du Canada uni, le 25 avril 1849.
Toile de Joseph Légaré, 1849
En 1852, Pierre-Louis Morin est envoyé en France pour refaire la collection de la bibliothèque du Parlement uni. Il est à la recherche de documents iconographiques et cartographies. Malheureusement, selon M. Auguste Vachon et je le cite: « si l'on reconnaît à Morin un talent artistique sûr, on ne peut en dire autant de sa méthodologie historique car il notait rarement la source des documents qu'il copiait. »
Mais qui est donc de M. Pierre-Louis Morin.
On retrouve une biographie par David Karel, parue dans le dictionnaire des artistes de langue française en Amérique : peintres, 1992.
http://bit.ly/gfNQf0
Voici le résumé de la biographie de Karel, sur le site de Wikipedia :
«Pierre-Louis Morin né le 21 février 1811 dans la commune française de Nonancourt dans l’Eure, et décédé le 5 octobre 1886 dans la ville canadienne de Saint-Henri de Mascouche au Québec, est un homme de sciences — architecte et arpenteur — nommé arpenteur-géomètre du gouvernement du Bas-Canada en 1850.
Biographie
Il commence des études de dessins et d’architecture en 1825, à l’école Saint-Nicolas de Paris, succursale de l’école des Arts et Métiers, qui ferme en juillet 1830 à cause des Trois Glorieuses. Il devient chargé de cours au Petit Séminaire de Saint-Chéron, puis au Grand Séminaire de Chartres en 1831. Il entre en religion, revient à Paris en 1835, et se présente l’année suivante au Séminaire des missions étrangères.
gr Il rencontre M Joseph-Norbert Provencher, évêque de Saint-Boniface (aujourd’hui intégrée à Winnipeg, dans le Manitoba), qui cherchait à recruter dans le cadre de sa mission d’évangélisation. Pierre-Louis Morin er accepte ; il part de Londres le 1 juin 1836 à destination de York Factory, dans l’Eaglede la Compagnie de la Baie d'Hudson ; il
arrive le 18 octobre avec deux mois de retard, dus au naufrage du navire.
Le 8 décembre, il part à pied pour Rivière-Rouge, sa destination, avec un groupe composé d’employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson et d’Amérindiens ; il arrive le 13 février 1837. Son parcours est retranscrit dansDe Paris au lac Ouinipègue gr en 1937. M Provencher arrive à Rivière-Rouge au printemps, mais n’est pas heureux de l’architecte, qu’il trouve de nature trop changeante; il lui refuse la prêtrise.
Morin va alors voir les Sulpiciens de Montréal, et devient chantre en 1838 à la paroisse Notre-Dame ; il se remet rapidement aux arts décoratifs : pour la paroisse, il trace et exécute en 1839 les plans de l’autel de la Sainte-Vierge, et l’année suivante ceux du siège des chantres. Il dessine aussi en 1839 les plans de l’église de La Prairie, puis dans les années qui suivent ceux de l’école Saint-Laurent et de l’église Saint-Patrick.
En 1842, il fait un premier voyage en France pour faire des recherches historiques, dont les résultats ont été transférés à la bibliothèques du Parlement puis conservés aux Archives nationales du Québec; il en fait un second en 1853. Entre-temps, il est nommé arpenteur en 1843, et brille dans le domaine de l’architecture, traçant les plans de la basilique Saint-Patrick de Montréal dans un style néogothique; en 1845, il ouvre son cabinet à Montréal. Il conçoit la cathédrale de Kingston et le manoir Masson à Terrebonne.
Il diffuse au retour de son voyage des lithographies réalisées à Paris, et une deuxième série en 1857, accompagnée de portraits. Cette année-là, il s’installe à Québec, et devient professeur adjoint « de dessin, d’écriture et de calcul ». Il trace encore quelques plans, comme celui du Séminaire de Saint-Hyacinthe à Québec en 1865, avec l’abbé Octave Audet. Il fut membre de la Société de Géographie ainsi que Chevalier de l’Ordre du Lys. »
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Louis_Morin
La controverse autour du portrait de Champlain.
Source: Raymonde Litalien, Denis Vaugeois (sous la direction de) Champlain : la naissance de l’Amérique française. Québec : Éditions du Septentrion et Nouveau Monde Éditions, 2004
« Au 17e siècle, on reproduisait souvent les images des autres (y compris avec leurs erreurs), les attribuant à soi-même ou les décrivant comme représentant une autre chose que l’image originale. Prenons le portrait bien connu de Champlain. Voici ce qu’en dit l’historien Denis Martin :
«L’histoire de la « fabrication » du portrait de Champlain est assez complexe. Disons qu’elle impliqua, entre 1852 et 1854, le collectionneur et bibliophile Georges-Barthélemi Faribault, les français Adolphe de Puibusque et le dessinateur Pierre-Louis Morin, la complicité d’un conservateur de l’ancienne Bibliothèque impériale, l’éditeur parisien Léopold Massard et l’imprimeur Villain.
On trouva donc le portrait de Michel Particelli d’Émery, surintendant des finances sous Louis XIII et Louis XIV, né à Lyon vers 1595 et décédé à Paris en 1650, et qu’avait gravé Moncornet en 1654, comme satisfaisant à la demande de vraisemblance historique. On retira [en copiant le Particelli] sa calotte et on substitua au jardin à l’italienne à l’arrière-plan une vue de Québec, hautement fantaisiste du reste.
[Pour ce qui est du nom de l'artiste] De Moncornet, on passa à Ducornet, et de 1654 à 1854, pour la date. La falsification était complétée. […] Il est plus que probable que Pierre-Louis Morin, aidé par le graveur Massard et l’imprimeur-lithographe Villain, fut au coeur de la supercherie et que la mention « Ducornet Ec. c. f. » apposée au bas du portrait était simplement une altération voulue de la mention originale apparaissant au bas de l’estampe de Montcornet .
En juillet 1854, le portrait lithographié rapporté par Morin fut enregistré à la Législature de Québec et, depuis, on l’attribue sans hésiter à Louis-César-Joseph Ducornet, qui ajoutait cependant à sa signature « né sans bras ». Existait-il un autre lithographe nommé Ducornet en 1854 ? L’hypothèse est peu vraisemblable, mais il est évident que les pistes ont été embrouillées à souhait dès l’époque de la fabrication du portrait de Champlain. L’authenticité de la copie et son attribution à L.-C.-J. Ducornet allaient ainsi être consolidées par un étrange article nécrologique paru dansLe Journal de Québecen juin 1856, probablement écrit par Morin lui-même.
En octobre 1857, ce dernier mit en vente le portrait lithographié de Champlain chez les frères Brousseau à Québec, ainsi que les portraits de Jacques Cartier et du marquis de Montcalm, également édités à Paris. Le peintre Théophile Hamel, gendre de Faribault, exécuta une version à l’huile du portrait de Champlain entre 1862 et 1864,
gravée par O’Neil pour le frontispice de la traduction de l’Histoire et Description Générale de la Nouvelle-Francedu père de Charlevoix parue à New York en 1866. D’autres variantes suivirent, en nombre, dont celle que publia l’abbé Charles-Honoré Laverdière en frontispice desOeuvres de Champlainen 1870 […].
Depuis lors, ce visage de Champlain est celui du père de la Nouvelle-France, fondateur de Québec, et il le demeurera pour la postérité, ainsi que l’avait espéré le père Le Jeune dans l’oraison funèbre prononcée en 1635. En septembre 1898, le dévoilement de la statue de Paul Chevré conféra en quelque sorte à Champlain l’immortalité que les historiens cherchaient à lui faire atteindre depuis un demi-siècle... Que serait aujourd’hui la ville de Québec sans cette image? »
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