Plus loin que le développement durable : la durabilité

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En partant d'une analyse contextuelle et critique du développement durable, cet ouvrage a pour objectif de démontrer la pertinence de l'emploi du concept de durabilité dans les projets d'aménagement et d'organisation des territoires. Cinq thématiques illustrent les potentialités de la mise en application de la durabilité (commercialisation, valorisation, diversification, agriculture et les enseignements). Elles sont synthétisées au sein de l'exemple transméditerranéen de l'activité développée par le groupe Pizzorno environnement, de gestion des déchets, entre la Provence et l'Afrique.
Publié le : lundi 1 décembre 2014
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EAN13 : 9782336362717
Nombre de pages : 248
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Plus loin que le développement durable :
la durabilité
Yannick Brun-PicardLa durabilité est mise en perspective en partant de l’hypothèse
qu’il est nécessaire de dépasser le développement durable pour
répondre aux exigences sociétales à venir et préparer le monde
d’après-demain.
Un regard est porté sur ce qu’est le développement durable.
La méthodologie adaptative employée pour une pratique
humaniste de la géographie apporte les fondements à la
structuration de la durabilité. Quatre domaines de mise en
Plus loin que le développement durable :pratique de la durabilité : la valorisation, la commercialisation,
la diversifi cation et l’agriculture exposent diverses facettes
de cette notion et sa pertinence pour les sciences humaines. la durabilité
Puis, pour aller au-delà du développement durable,
des limites et des perspectives sont exposées. Enfi n, un exemple
transméditerranéen, avec le groupe Pizzorno environnement,
entre la Provence et l’Afrique est présenté afi n de synthétiser
et de contextualiser la durabilité en tant qu’interface d’une
image hauteurmédiance sociétale.
L’intérêt de cet ouvrage est de démontrer la validité de la
notion de durabilité, pour dépasser le développement durable,
d’attester de la nécessité de l’appropriation de la notion
d’interface d’une médiance sociétale, de mettre en perspective
des axes de lecture, d’approche et de pratique conçus pour
des temporalités longues et d’inscrire l’Humanité comme
un partenaire du devenir de la TERRE par l’intermédiaire des
pratiques géographiques.
Yannick BRUN-PICARD, docteur en géographie,
membre actif de la Maison de la Géographie de
Montréal, conférencier, e ectue des recherches sur les
dynamiques des territorialisations. Il porte un intérêt
soutenu aux agrégations sociétales en formation. Il propose de
mettre en perspective les liens entre les individus, les territoires
construits, les réalités sociétales et les dynamiques qui animent
les interfaces constituées.
Illustration de couverture : Yannick Brun-Picard
ISBN : 978-2-343-04840-6
25 € L O G I Q U ES S O C I A L ES
Plus loin que le développement durable :
Yannick Brun-Picard
la durabilité








Plus loin que le développement
durable : la durabilité


Logiques sociales
Collection dirigée par Bruno Péquignot

En réunissant des chercheurs, des praticiens et des essayistes, même si la
dominante reste universitaire, la collection « Logiques Sociales » entend
favoriser les liens entre la recherche non finalisée et l'action sociale.
En laissant toute liberté théorique aux auteurs, elle cherche à promouvoir
les recherches qui partent d'un terrain, d'une enquête ou d'une expérience
qui augmentent la connaissance empirique des phénomènes sociaux ou
qui proposent une innovation méthodologique ou théorique, voire une
réévaluation de méthodes ou de systèmes conceptuels classiques.


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Claude GIRAUD, Qu’est-ce qui fait société ?, 2014.
Nicole ROELENS, Manifeste pour la décolonisation de l’humanité
femelle. Tome 4 : poussées d’émancipation et violences colonisatrices,
2014.
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social, 2014.
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pragmatique des forces, 2014.
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Sous la direction de Sandrine GAYMARD et Angel EGIDO, Mobilités et
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Simon TABET, Le projet sociologique de Zygmunt Bauman. Vers une
approche critique de la postmodernité, 2014.
Pascale MARCOTTE et Olivier THEVENIN (dir.), Sociabilités et
transmissions dans les expériences de loisir, 2014.
Guillaume BRIE, Des pédophiles derrière les barreaux. Comment traiter
un crime absolu ?, 2014.
Maryvonne CHARMILLOT, Marie-Noëlle SCHURMANS, Caroline DAYER
(dir.), La restitution des savoirs, Un impensé des sciences sociales ?, 2014.
Delphine CEZARD, Les « Nouveaux » clowns, Approche sociologique
de l’identité, de la profession et de l’art du clown aujourd’hui, 2014. Yannicck Brun--Picard



Plus loin que le développement
durrable : la durabiilité












Du même auteur :
Géographie d’interfaces, Formes de l’interface humanité/espaces terrestres.
L’interface en géographie, Jeux et enjeux.
Une école de violences, La cour de récréation une interface éducative de
référence.
Géographicité, Interface de notre rapport au monde.
Décrochages en classe.












© L'HARMATTAN, 2014
5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04840-6
EAN : 9782343048406





Que la force me soit donnée de supporter
ce qui ne peut être changé
et le courage de changer ce qui peut l’être,
mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.

MARC-AURÈLE, Pensées pour moi-même, 1992



Le courage constructif est d’accepter de laisser à nos côtés
les croyances, les normes ainsi que les appartenances pour agir, secouer,
voire ébranler les certitudes, les inerties et les conformismes afin de servir
le devenir de l’Humanité tout en élevant notre humanité.
Yannick BRUN-PICARD, QUÉBEC, 2013



JULES, LILLY, LYNE ET FIRMIN
Vous m’avez incité à aller un peu plus loin.
Ainsi, l’œuvre progresse.









Introduction



La médiatisation du développement durable due à une activité anthropique
des plus anarchiques, la prise de conscience apparente des réalités de la
désagrégation des écosystèmes, des géosystèmes et des biosystèmes, nous
incite à émettre l’hypothèse que le concept de développement durable n’est
plus suffisant pour engager et inciter notre Humanité à une gestion efficiente
de l’écorce terrestre ainsi que de l’interface humanité/espaces terrestres.
Critiquer ce qui est entrepris pour les projets de développement durable est
extrêmement simple. En revanche, mettre en perspective le fait qu’ils sont
une étape en direction de démarches plus globales, plus respectueuses du
support terrestre et de la nature qui lui donne vie s’avère complexe. En effet,
en voulant aller plus loin que ce qui est déjà institutionnalisé sous la
dénomination du développement durable, nous secouons une mouvance qui
a eu énormément de difficultés pour parvenir aux niveaux actuels de
réalisation et de conscientisation.
La durabilité doit, devrait contribuer à l’appropriation de la notion
d’interface d’une médiance sociétale, ainsi qu’à mettre en perspective des
axes de lecture, d’approche et de pratique conçus pour des temporalités
longues et inscrire l’humanité comme un partenaire du devenir de la Terre
par l’intermédiaire des pratiques géographiques (BROC, 1980). La durabilité
n’est en aucune manière un méta-outil ou une métathéorie. Elle est proposée
comme une dynamique humaniste (DE DAINVILLE, 1940 ; BAILLY, 1990 ;
BRUN-PICARD, 2005) pour prendre en compte de manière concrète les
réalités auxquelles notre humanité doit faire face afin de préserver et
construire un monde vivable pour les générations à venir.
9 Des colloques prirent en compte ces aspects et soulevèrent des problèmes
actuels au sujet des activités anthropiques exercées sans conscience des
conséquences pour l’écorce terrestre. Le colloque Mobilité touristique et
développement durable qui se déroula en mai 2013 à QUÉBEC fut une
étincelle à notre étude. Les intervenants s’attachaient à des réalités du
tourisme de masse, à l’explosion du transport aérien de ses répercussions
dues au carbone rejeté, aux flux et aux flots de touristes parfois très peu
respectueux ou/et conscients de l’impact de leurs comportements, ou encore
de l’émission des gaz à effet de serre, autant d’aspects qui ont servi à poser
le problème des mobilités durables dans le tourisme. La diversité des axes
d’approche, des prises en considération des impacts sur les parcelles et les
populations subissant ces implantations touristiques, les urbanisations
expansives et des densités toujours plus grandes de rotations d’avions, de
bateaux de croisières ou de visiteurs sur des sites fragilisés par une volonté
affichée de rentabilisation rapide, élevée et sans conscience des investisseurs
au sujet de conséquences irréversibles pour les entités victimes des
développements, dits durables, mais en réalité irréfléchis, ont offert des
vecteurs de réflexion et de proposition pour dépasser la seule notion de
développement durable. Les thématiques liées au tourisme, aux modes de
locomotion ainsi qu’aux différents projets territoriaux ancrés dans des
territoires et des terroirs contribuent à une lecture de ce qui peut être conçu
comme étant durable et par la suite que nous pouvons, après une
reformulation contextualisée, transformer en durabilité pour une approche
géographie au sein de laquelle l’interface d’une médiance sociétale est
accessible pour tout observateur.
L’influence du colloque Innovation en géomatique pour la société et
l’environnement est beaucoup moins marquée que celle résultant de la
mobilité, alors que le domaine de recherche s’inscrit dans une démarche
fortement géographique. Cependant, l’utilisation des potentialités
techniciennes, qui pour nous ne sont que des outils, alors que trop de
déviances en font des sciences au détriment d’une capacité d’analyse des
faits humains noyés par cet envahissement technologique pour légitimer la
surenchère de l’informatisation, permet la visualisation des phénomènes et
des projections à même de tendre, de soutenir et d’alimenter des projets
d’exploitations durables de l’écorce terrestre. Le support géomatique dans le
contexte de ce colloque est donné comme une référence pour produire des
images en temps réel et des projections afin de parvenir à des inventaires, de
10 produire des études d’impact, d’évaluer les mouvances climatiques en
dressants des cartographies des différentes solutions et de leur inscription
pour des temporalités longues. Les aspects des méthodologies évolutives
pour le développement des solutions technologiques d’analyses géospatiales
pour lesquelles des structures de planification des expansions urbaines, des
corridors de liaison ou encore d’options de design et d’architecture
envisagées par des simulations informatiques mettent à profit toutes les
nouveautés de la réalité virtuelle et augmentée.
Ces deux exemples de conscientisation au sein de la multitude d’activités
portant sur la thématique du développement durable ont été succinctement
présentés afin de mettre en exergue l’existence des approches, des études et
des orientations dans une perspective de construction d’un monde durable.
Ils ne sont qu’une facette de ce qui est produit sur le thème du
développement durable, de ce que les agissants dans ce domaine produisent
et des dynamiques mises en œuvre à ce jour. Ils ont été exposés afin de
montrer que la recherche sous différentes formes prend en considération les
démarches vectrices du développement durable, tout en montrant que bien
que louables, celles-ci ne sont pas encore totalement intégrées dans les
incitations à une meilleure gestion des espaces terrestres.
La durabilité est un concept malléable, évolutif et productif qui englobe les
actions, les démarches et les projections des exploitations, des mises en
valeur, des aménagements ou des gestions de parcelles de l’écorce terrestre
ainsi que des interfaces construites, agrégées et induites par les individus, les
groupes et les sociétés pour un objectif d’optimisation raisonnée, de la
qualité de l’écosystème, de celle du géosystème et de l’écoumène (BERQUE,
2000) afin d’atteindre une finalité d’efficience universelle destinée à tous les
constituants de l’interface humanité/espaces terrestres au sein de
temporalités longues dynamisées par des mécanismes de réentrées
fonctionnelles et pragmatiques qui différencient les aspects positifs et
négatifs des réalités auxquelles des réponses sont proposées selon le principe
de moindre contrainte tout en intégrant un positionnement de
rupture/continuité afin de résoudre les errances, les dysfonctionnements ou
les travers idéologiques (BRUN-PICARD, 2005, 2014).
La durabilité va plus loin que le développement durable. Ce dernier articulé
sur l’équitable, le vivable et le viable nous apparaît trop restrictif pour
parvenir à coaguler, à catalyser et à mettre en synergie les acteurs de la
11 construction du monde d’après-demain. Il est ancré dans des priorités
essentiellement économiques et, il tend à être dénaturé par les investisseurs
qui exploitent un filon pour en tirer des bénéfices substantiels sans pour cela
réellement agir pour le développement durable.
La durabilité en géographie s’efforce dans sa mise en œuvre d’agréger,
d’articuler et d’orienter les conceptions, les projections, les gestions et les
anticipations des évolutions des exploitations des espaces terrestres en
intégrant l’écorce terrestre et la diversité source de sa texture. Afin de porter
ce concept et de faire progresser nos lectures du monde, nos prises de
position et notre façonnage de la surface terrestre, nous posons l’hypothèse
que la durabilité en géographie est une interface d’une médiance sociétale au
sein de laquelle notre humanité évolue, se répand et s’affirme.
Quelles sont les articulations, les dynamiques, les structurations et les
inductions qui font que la durabilité en géographie est une interface d’une
médiance sociétale ? Cette question des plus vastes réclame que l’on
s’interroge sur ce qu’est le développement durable et les facettes de ses
orientations qui en font un objet complexe. Ensuite, avec quelle structure
méthodologique allons parvenir à mettre en exergue la vérification de notre
hypothèse ? Sur quels fondements de nature géographique sommes-nous à
même d’ancrer notre démarche ? Comment se construit la notion de
durabilité au sein d’une géographie science des espaces terrestres des
hommes ? Comment mettre en évidence la pertinence de cette option par
l’intermédiaire d’exemples en résonnance avec la notion de
durabilité ? Quelles sont les limites et les perspectives de la durabilité en
géographie dans son rôle d’interface d’une médiance sociétale ?
Un ouvrage aussi dense soit-il ne peut pas rendre toutes les réalités d’un
phénomène aussi protéiforme que la durabilité. Néanmoins, nous rendrons ce
concept plus accessible afin qu’il entre dans les pratiques, dans les
références ainsi que dans les guides pour une construction conscientisée de
l’interface que notre humanité partage avec tous les êtres vivants, les
végétaux et l’écorce terrestre. Ce n’est pas un manifeste écologique.
Cependant, l’écologie appartient à la durabilité par la volonté affirmée de
conserver la plus grande diversité naturelle tout en accompagnant le
développement anthropique et les progrès technologiques.
12 La durabilité peut ainsi être intégrée au sein des techniques, des mécanismes
et des orientations mis en œuvre par les entités sociétales qui agissent
dans/sur les espaces terrestres, pour l’heure dans le contexte d’un
développement durable et dans l’avenir dans une affirmation de durabilité.
En effet, la durabilité va bien plus loin que le développement durable. Elle
englobe le triptyque normalisé qui satisfait les normes institutionnelles, car il
permet aux acteurs de faire tout et son contraire tout en demeurant au sein du
développement durable. C’est en partie pour assimiler ces aberrations
doctrinaires que nous tendons en direction de la durabilité et de son emploi
en géographie.
Une telle orientation, une telle prise de conscience, une telle mise en
perspective de nos manquements, de nos errances, de nos enfermements,
voire de nos incompétences dissimulées sous la rentabilité, la puissance, le
pouvoir, la cupidité ou ne serait-ce que le confort d’un système
institutionnalisé, car il permet en toute légitimité aux destructeurs de l’écorce
terrestre et de la nature présente dans ces espaces d’agir selon les préceptes
du développement durable. Ils insistent sur une facette ou sur une autre et ils
justifient les dysfonctionnements par le fait que l’on ne puisse pas satisfaire
simultanément toutes les parties mises en relation dans une action de
développement durable.
Ce n’est pas un procès du développement durable qui est entrepris. C’est une
mise en exergue de réalités, de cheminements et d’incomplétudes
(BRUNPICARD, 2012) que nous avons le devoir, en tant qu’acteur de notre
humanité, de prendre en compte, d’intégrer, de gérer et de dépasser pour
répondre aux exigences actuelles ainsi qu’à celles qui se dessinent pour
demain et après-demain. Nos références sociétales viscéralement attachées
aux activités capitalistiques (PIKETTY, 2013), pour lesquelles il est impératif
de parvenir à une accumulation toujours plus importante sans se soucier
d’autre chose que de la performance conduisent l’humanité vers sa
destruction programmée tout en justifiant, sans trembler, une aberration telle
que par exemple la déforestation sauvage en AMAZONIE. Cela signifie que
nous supputons que l’Humanité par l’absence de conscience de ce qu’il
advient poursuit sa fuite en avant en légitimant ses abus par la rentabilité et
la toute-puissance de la main de l’homme.
La pierre d’achoppement d’une idéologie rampante de la préservation de la
nature à tout prix émerge sans pour cela être notre positionnement. Les
13 actions de préservation, de réorientation des modes d’exploitation ou encore
de la gestion de parcelles terrestres ont le mérite d’exister et de contribuer à
éveiller nos consciences sur les destructions dont nous sommes responsables.
Elles sont légitimées par le progrès, la rentabilité et la satisfaction de l’ego.
Nous nous gardons de tout glissement en direction de ces marais
conceptuels. Nous aspirons à mettre en évidence une structure qui apprivoise
le développement durable et le projette dans une fonctionnalité efficiente
pour laquelle tous les acteurs concernés, qu’ils soient matériels, immatériels,
conscients ou inconscients du rôle, de la place et de l’importance de leur
présence sont pris en compte, mis en perspective et employés comme autant
de leviers à même d’élever notre humanité au-delà de la satisfaction de
l’immédiateté.
Afin d’accéder à la durabilité en géographie, de répondre à notre
problématique potentiellement extensive et de vérifier notre hypothèse pour
laquelle la durabilité est l’interface d’une médiance sociétale, nous prêtons
une attention modérée à la réalité selon laquelle le développement durable
est un univers en expansion. Cette lecture très rapide de productions sur le
thème du développement durable donne un contexte, dépeint les orientations
majeures et contribue à préparer la mise en place de la durabilité. Ensuite
nous mettons en évidence que notre recherche est sous influence.
C’est-àdire qu’elle n’est pas une génération spontanée, que même si elle expose un
individualisme méthodologique, elle trouve ses fondements chez nos
illustres prédécesseurs. Par la suite nous présentons de manière synthétique
notre pratique de la géographie dans le concert des sciences en corrélation
avec les pratiques contemporaines tout en nous projetant en direction de
modifications, à notre sens indispensables. Ainsi, nous pouvons exposer la
structuration de la durabilité, comment nous lui donnons forme, comment
elle s’agrège, comment elle trouve et trouvera sa place dans les pratiques
courantes et scientifiques. Puis, nous entrons dans des domaines concrets de
mise en pratique de la notion de durabilité. Non pas que ce concept soit déjà
reconnu, valorisé et intégré dans les pratiques contemporaines, mais parce
que des traits, des spécificités et des réalisations attestent déjà de l’emploi
non conceptualisé de la notion de durabilité en géographie. Nous abordons la
valorisation, la commercialisation, la diversification et une facette de
l’agriculture. Ces trames analytiques, structurelles et systémiques favorisent
une mise en exergue de ce qu’est la durabilité. Elles nous préparent à la
reconnaissance des limites et des perspectives de ce concept tout en
14 préparant la présentation succincte d’un exemple transméditerranéen entre la
PROVENCE et l’AFRIQUE par l’intermédiaire du groupe PIZZORNO
environnement.
La durabilité en géographie exposée, argumentée et développée en fonction
des facettes, des filtres et des prismes employés pour présenter ce qu’elle est
dans ses potentialités et ses perspectives, ainsi que sa pertinence
d’intégration au cœur des outils indispensables pour une meilleure gestion de
l’interface humanité/espaces terrestres atteste qu’elle est l’interface d’une
médiance sociétale. L’intérêt d’une telle approche réside dans les inductions
de la mise en œuvre du concept de durabilité ce qui permet de le
matérialiser. Il se concrétise par l’interaction volontariste de ses actants
porteurs de l’altruisme indispensable à sa mise en œuvre contextualisée,
soutenu par la responsabilisation réelle des acteurs anthropiques, alimenté
par la convivance essentielle à nos sociétés ainsi qu’à notre devenir sociétal,
et le tout catalysé par les potentialités insoupçonnées d’un tel outil
conceptuel. Pour ce dernier la notion de médiance sociétale constitue une
interface vivante au contact du support terrestre, des dynamiques sociétales,
des ressources naturelles et de notre humanité.
La durabilité conçue, élaborée et pratiquée selon ces orientations englobe
toutes les formes du développement durable et les dépasse en projetant ses
actants en direction de constructions évolutives, novatrices et soucieuses de
notre avenir. Elle offre des perspectives de réponse, aux réalités de la gestion
de l’écorce terrestre soumise à une anthropisation trop souvent anarchique
qu’il nous faut prendre en considération, afin que notre humanité restreigne
les destructions irréversibles de l’interface humanité/espaces terrestres et
s’inscrive réellement dans des démarches propices à la durabilité.
La durabilité exprimée sous cette forme devient la proposition d’un
paradigme à même d’inciter les investisseurs, les institutionnels, les
chercheurs, les acteurs sociétaux à concevoir des projets de gestion des
espaces terrestres pour lesquels l’interface humanité/espaces terrestres tient
une place centrale dans leurs préoccupations. L’acceptation de cette
perspective de positionnement, d’analyse et de production favorise
l’agrégation des entités en présence pour la réalisation d’un projet dans/sur
un territoire tout en préservant les attentes, les aspirations et les exigences de
son développement.
15 Au final l’intérêt de cet ouvrage est de démontrer la validité de la notion de
durabilité, d’attester de la nécessité de l’appropriation de la notion
d’interface d’une médiance sociétale, de mettre en perspective des axes de
lecture, d’approche et de pratique conçus pour des temporalités longues, tout
en allant plus loin que le développement durable et d’inscrire l’Humanité
comme un partenaire du devenir de la TERRE par l’intermédiaire des
pratiques géographiques.

16

« Le durable » un univers en expansion



La métaphore est expansive. L’utilisation de cette image est un reflet de la
réalité qui nous est donnée d’observer et que nous contribuons à produire à
chaque instant. L’univers pris pour référence conceptuelle propose une entité
pour laquelle nous avons toujours plus de questions, devant laquelle nous
apparaissons toujours plus petits et pour laquelle des structures éloignées de
millions d’années lumières sont quand même interdépendantes puisqu’elles
contribuent, qu’elles participent à l’équilibre des forces dont nous ne faisons
pour l’heure que supputer l’existence et suggérer des théorisations que ce
soit pour la matière noire ou l’énergie noire.
« Le durable » ou le développement durable n’est certainement pas aussi
vaste que notre univers. Cependant, les pratiques, les orientations, les
méthodes, les contraintes, les techniques, les implications sociétales pour le
moins sont autant de vecteurs qui diversifient à souhait ce que sont, ce que
peut être le développement durable dans ses réalisations, ses projections et
ses perspectives. Nous avons un objet tentaculaire, en expansion permanente
selon des temporalités fluctuantes, qui subit des influences, des contraintes et
des dynamiques endogènes et exogènes sans jamais se reproduire à
l’identique. La nature des acteurs, les types de territoires, les aspirations et
les mises en œuvre sociétales de ce qui est donné comme étant du
« durable » varient, se transforment ou se modulent en fonction des
spécificités de chaque donnée contextualisée, de chaque imbrication et de
chaque finalité en direction de laquelle tend l’ensemble des participants
conscients, inconscients, matériels et immatériels qui donne la texture à la
dynamique entreprise du développement durable conçu, attendu et surtout à
l’aire contemporaine recherchée.
17 Au regard d’une lecture critique de ce qui est donné comme étant « du »
développement durable, quels sont les aspects, les axes d’orientations ou les
travaux, qui malgré tous les vecteurs d’évolution et de réponse mis en place,
proposés et développés laissent percevoir que la notion de développement
durable mérite, réclame et impose d’être dépassée, tout en reconnaissant
l’indiscutable prégnance du « durable », de ses potentialités et de son
caractère novateur ?
Nous faisons le choix de répondre à cette question dense, complexe et
protéiforme en axant nos propositions très superficielles, puisque notre objet
est de tendre en direction de la durabilité, sur l’émergence de la notion de
développement durable, sur des travaux multidimensionnels et sur des
pierres d’achoppement du développement durable. Seuls quelques aspects à
même d’éclairer la réalité de l’expansion de l’univers du « durable » seront
présentés afin de conscientiser un phénomène qui est déjà très présent dans
nos structures sociétales, qui est employé et instauré dans un grand nombre
de domaines et qui est pris pour fer-de-lance de politiques et de choix
sociétaux afin de répondre dans les meilleures conditions aux contraintes des
exigences contemporaines.

L’émergence de la notion de développement durable
L’expression de développement durable, traduction de sustainable
development (CHAUSSADE, 2002, 9), apparaît en 1980 dans : Stratégie
mondiale de conservation. Des prémices de conscientisation des réalités
sociétales étaient annoncées en 1972 à STOCKHOLM lors d’une conférence
sur l’environnement, mais dès 1974 les ÉTATS-UNIS rejetaient à COCOYOC
l’idée d’une stratégie de développement socioéconomique équitable et
respectueux de l’environnement. Il y a donc des personnes qui au cours de
cette période de chocs pétroliers ont perçu la nécessité de considérer les
conséquences de notre développement sans conscience de son poids pour
l’avenir de l’interface humanité/espaces terrestres. En 1987 le rapport
BRUNDTLAND expose les réalités et les conséquences des actions
industrielles, des destructions et de l’absence de prévision des causes et des
effets de la course au toujours plus. À RIO en 1992, un texte fondateur est
adopté, mais en 1997 il est un échec, car les principaux pollueurs,
destructeurs et profiteurs demeurent sur leurs positions et poursuivent leur
18 mise à sac de l’interface humanité/espaces terrestres sur l’autel de la
rentabilité. Les connaissances progressant sur l’état réel de notre
environnement de nouvelles thématiques que sont les gaz à effet de serre, le
réchauffement climatique, la transition énergétique ou les réponses à
apporter à la prolifération des microparticules liées aux exploitations
hégémoniques des énergies fossiles si incontournables pour nos modèles de
développement économique, pour nos transports et toutes nos formes
d’énergie, prennent place dans les discours et les actions de nature durable. Il
y a une conscience, même superficielle, des réalités, des destructions, du
caractère irréversible de ce que la main de l’homme, par cupidité, met en
œuvre, intensifie et légitime pour le confort, les déplacements, le gain de
temps sur le temps et la préservation des revenus pour certains cercles sans
omettre la spéculation. Sur l’autel du progrès, les erreurs du passé sont
occultées. Le développement durable est alors représenté par trois cercles où
s’imbrique le social, l’économique et l’environnemental, desquels des
interfaces de nature viable, équitable et vivable émergent pour arriver
lorsqu’elles sont optimisées au durable. Une démarche, une volonté et des
rencontres attestent d’un engagement en direction du développement durable
pour répondre aux maux de plus en plus visibles subis par nos sociétés, par
l’écorce terrestre ou les êtres vivants, que ce soit par la pollution, la
déforestation ou encore des destructions irréversibles comme l’on peut les
constater dans le lagon de la NOUVELLE-CALÉDONIE où l’érosion des
exploitations des mines de nickel détruit la faune et la flore locale.
Cependant, toutes les actions entreprises se heurtent à l’économie, à la
cupidité et aux consciences à géométrie variable, qui par reproduction
sociétale ne sont pas capables de se projeter à après-demain et hors de leur
zone proximale de rentabilisation.

Des travaux multidimensionnels
Nous revenons brièvement sur les deux colloques qui furent les déclencheurs
à notre démarche en direction de la proposition de l’intégration de la notion
de durabilité en géographie ainsi que dans les sciences humaines et de sa
conceptualisation en interface d’une médiance sociétale. Nous ne ferons pas
une synthèse des travaux présentés, des débats et des suggestions faites au
cours de ces rencontres, ce n’est pas notre objet et peut-être des ouvrages
collectifs seront publiés afin de rendre plus accessibles les techniques, les
19 problématiques et les perspectives durables mises en évidence pendant les
différentes séances tenues à QUÉBEC. Sans recherche de hiérarchisation, de
priorité ou de choix, certains aspects sont cités afin d’exprimer une facette de
ce qu’est la durabilité et surtout pour percevoir la complexité de ce qu’est
une interface d’une médiance sociétale. Les études des implantations des
loisirs sportifs dans des parcs urbains, dans des parcs naturels ou dans les
réseaux urbains mettent en exergue une durabilité ludique afin que les
touristes puissent profiter dans les meilleures conditions et pour le plus
longtemps possible des structures d’aménagement. Il en est de même pour
tout ce qui concerne l’urbanisation, l’implantation de zones marchandes ou
le développement d’artères particulières. Les critères de mobilités avec des
vecteurs non polluants, fonctionnels et accessibles du fait de leur faible coût
s’inscrivent aussi dans une volonté de développement durable et par
extension de durabilité. Que ce soit par la valorisation de parcelles, d’axes,
de produits, de culture ou d’activité, par exemple le tourisme responsable qui
doit faire face à une certaine inertie des instances institutionnelles qui ont de
difficultés à concevoir, reconnaître et soutenir des activités alternatives qui
promeuvent des terroirs, mettent en évidence des particularités et des
richesses qui ne peuvent pas être externalisées. La volonté de nombreux
acteurs de parvenir à moins polluer, à préserver l’écorce terrestre tout en
prenant en considération les populations, les réalités et le cadre de vie trouve
des représentations par l’intermédiaire de la géomatique orientée en direction
du développement durable. Par ce biais, sont proposées des représentations,
lesquelles flattent l’œil en fonction du filtre et du prisme usité. Elles donnent
à observer des images de la gouvernance, des zones territorialisées des
pouvoirs politiques, des influences, des emprises, des types d’urbanismes et
de formes possibles d’aménagement urbain. Elles simplifient, à notre sens un
peu trop, les systèmes de transports dits durables avec des créations
virtuelles, qui ne sont que des représentations prises pour base d’une
discussion fortement orientée par la qualité de l’imagerie projetée. Toutefois,
ces outils géographiques ne sont que des aides à la décision. Ils permettent
de matérialiser les évolutions potentielles d’une inondation, d’un incendie ou
des risques de glissements de terrain. L’outil géomatique est mis au service
du développement durable en étant orienté en fonction de ce que veulent
réaliser les producteurs, les financiers et les intervenants sur le terrain, par
l’intermédiaire des images qu’ils proposent, pour légitimer la pertinence des
projets et des représentations qui en sont faites.
20 Un regard extrêmement rapide sur quelques publications confirme la nature
multidimensionnelle des travaux portant sur le développement durable. Il est
abordé de manière synthétique et fonctionnelle par VAN DUYSEN (2008) qui
se rattache aux textes fondamentaux officiels ainsi qu’aux cadres
institutionnels pour rendre accessible ce qui est donné comme étant du
développement durable. Ces liens aux textes enferment dans des aspects
réglementaires et presque doctrinaux le devenir et l’expansion de toute
notion durable dans les entreprises d’anticipation des développements de
l’humanité.
Pour sa part, HULSE (2008) expose ses propos sur ce thème par le prisme de
la perspective historique. Lui aussi s’appuie sur les textes fondateurs, les
décisions et autres recommandations qui sont analysés, décortiqués et
commentés tout comme les rapports des organismes internationaux afin d’en
extraire l’essentiel et d’être en mesure de critiquer, de manière constructive,
ce qui a été entrepris en associant l’ensemble aux évolutions technologiques,
aux dégradations ainsi qu’aux réalités du moment, sans omettre le poids
inertiel des actions gouvernementales ou internationales.
BESANCENOT (2009) pour sa part quitte les textes, s’éloigne de la production
dite intellectuelle pour tenir sa fonction de géographe en s’appuyant sur le
fait de territorialiser les actions de développement durable. Il s’attache à la
faisabilité territoriale de ce projet en proposant une méthodologie adaptée
aux phénomènes, tout en positionnant ses propositions au carrefour des
orientations économiques, environnementales et géographiques en fonction
des axes majeurs des projets pris pour support à sa démonstration.
La prise en compte des stratégies chez FIALAIRE (2009) est fermement
attachée à la finalité sociale, à l’efficacité économique et à la prudence
écologique, tout en occultant la territorialisation. Cependant, les jeux de
niveaux d’actions, d’interdépendances avec les problèmes démocratiques, les
capacités des acteurs et la volonté des décideurs à tendre en direction de
perspectives durables, mettent en avant les actions concertées, les
temporalités très longues de réalisation, le rôle des identités culturelles qui
ont été inscrites dans de territoires selon des projets en cours de réalisation.
Le dernier exemple restrictif s’attache à un aspect peu fréquent qui
s’intéresse aux droits de l’homme associés au développement durable
(SEDJARI, 2009). Il met en évidence la place des politiques publiques, les
21 territoires de refondation, les nouvelles gouvernances et autres voies
ouvertes pour trouver des solutions viables dans une perspective dite de
développement durable. C’est une expérience dans les capacités de
l’humanité à agir pour préserver une certaine qualité de vie. Il met en
perspective les interdépendances pour l’avenir de la stabilité globale en
proposant des pistes pour l’avenir. Il met en position force la notion de
durabilité en soutenant l’impérieuse nécessité de l’équité, de la saine
gouvernance et de ce que nous exprimons comme étant de la convivance
(BRUN-PICARD, 2013). En quelque sorte, il peut être considéré comme un
élément initial à nos propositions sur la durabilité puisqu’il place le devenir
de l’humanité au centre des préoccupations tout en ayant un lien, à notre
sens, encore trop superficiel avec l’écorce terrestre.
Ces exemples d’ouvrages sur la thématique du développement durable, que
nous pouvons densifier avec une multitude de publications, par exemple
celles de LAZERRI (2009), de BAUDIN (2009) ou de REYNAUD (2011),
mettent en évidence des potentialités ouvertes de ce concept tout en attestant
l’absence d’ancrage réel au territoire sur lequel la notion est mise en œuvre.
La référence aux deux colloques, qui nous ont donné de la matière pour
densifier le concept de durabilité en géographie, tout en le rattachant à la
notion d’interface d’une médiance sociétale, donne à percevoir une pluralité
de cheminements d’où nous pouvons mettre en exergue l’existence d’un
vecteur d’efficience.

Le « durable » vecteur d’efficience
Le développement durable, dans ses pratiques de mise en œuvre, dans ses
orientations pragmatiques, fonctionnelles et concrètes inscrites et
matérialisées dans la réalité en cours de construction, est un vecteur
d’efficience dès lors que les grands canons de son application sont assimilés,
respectés et adaptés afin de parvenir à la production d’une démarche
réellement durable. Les quelques traits de cette efficience se retrouveront
sous de formes diverses au cœur de la durabilité. Cependant, il nous apparaît
opportun de mettre en exergue les capacités attribuées au développement
durable dans ses ancrages. Pour tendre en direction de l’efficience par
l’intermédiaire du développement durable, il faut promouvoir l’engagement
de ce qui est conceptualisé, exposer avec intégrité et réalisme les attentes et
22 les aspirations de la démarche initialisée, alimenter les actions mises en
œuvre et mettre en place les moyens d’agrégation, de dynamisme et de
projection de l’œuvre entreprise.
Promouvoir l’engagement de ce qui est conceptualisé, c’est de faire en sorte
de rendre visible et lisible ce vers quoi tend l’action durable prônée par des
intervenants. La promotion de l’engagement durable exige que les agissants
soient mobilisés pour instruire les participants, les associer aux activités et
aux perspectives, tout en suggérant des défis projectifs en fonction de
temporalités cohérentes. Pour cela, l’exemplarité des intervenants doit être
sans faille. L’autorégulation selon le principe de moindre contrainte doit être
accolée aux facultés d’adhésion, de conciliation et d’un investissement
altruiste. Cela suggère que les talents des acteurs doivent être valorisés et
que les institutionnels qui conduisent le projet acceptent de renforcer les
différentes articulations en fonction des évolutions et des nouvelles
émergences en partie déjà perceptibles.
Exposer avec intégrité et réalisme les attentes et les aspirations de la
démarche entreprise représente une mise à plat des objectifs, des étapes, des
aspirations et des axes d’efforts en fonction de la finalité poursuivie. Définir
avec clarté l’objectif en direction duquel les efforts de nature durable sont
entrepris réclame une codification des actions structurantes pour orienter
l’avancée des actes, ainsi qu’une certaine opérationnalité dans les
développements initialisés. L’intégration des cycles de vie des entités
touchées par le projet durable doit être conçue selon des stratégies, des
processus et des fonctionnalités qui prennent leurs ancrages dans le passé et
l’existant pour se projeter en direction de la finalisation. Cela implique que
les acteurs soient des responsables réels, non que par des mots, pour lesquels
des sanctions sont des conséquences concrètes. Cependant, de telles
exigences dans une action durable exigent des formations initiales, continues
et ponctuelles de qualité afin de suivre les acteurs et de les accompagner tout
en évaluant les progrès, les problèmes les failles de surveillance ou encore
les travers et les biais du projet entrepris.
Alimenter les actions entreprises réclame que la contextualisation, la prise en
compte effective du contexte soit intégrée et que ses déclencheurs soient
déterminés afin que l’engagement entrepris devienne un réel fer de lance de
la notion de développement durable, tout en faisant en sorte de demeurer à
l’écoute d’autrui en ouvrant le dialogue, en acceptant la critique et en
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