RESSOURCES Cours 1

Publié par

COURS 1 Ressources enseignant n° 1HISTORIQUE DU DÉVELOPPEMENT DURABLELes principales étapes conduisant à la définition du concept du développement durableLa conférence de Stockholm de 1972 " Une seule Terre "La notion de développement durable a vu le jour, il y a trente ans à la Conférence de Stockholm. Aux premiers cris dʼalarme poussés par certains membres de la communauté scientifique, relayés par des organisations écologistes, a succédé une prise de conscience plus générale des dysfonctionnements majeurs causés par lʼactivité humaine.On a dʼabord pris conscience des limites rencontrées par un mode de croissance gaspilleur (de ressources), iné-quitable (entre les pays riches et les pays pauvres), et générateur de pollutions et de nuisances aux conséquences parfois irréversibles. Face à des phénomènes jamais atteints jusquʼalors tels que la croissance démographique et la mondialisation économique, face à de nouveaux problèmes majeurs survenus comme lʼeffet de serre ou lʼépui-sement des ressources naturelles, de nombreuses voix dʼexperts exhortent les Etats à " agir sur les causes ". Ces différents bilans invitent à la remise en question de nos choix sociaux, économiques et environnementaux.Le " Rapport Brundtland "Lorsque lʼONU créa, en 1983, la Commission mondiale pour lʼenvironnement et le développement (CNUED), il apparut clairement que la détérioration de lʼenvironnement, qui jusquʼalors était considérée comme un effet secon-daire de la richesse ...
Publié le : vendredi 23 septembre 2011
Lecture(s) : 32
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins
1
HISTORIQUE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
Les principales étapes conduisant à la définition du concept du développement durable
La conférence de Stockholm de 1972 " Une seule Terre "
La notion de développement durable a vu le jour, il y a trente ans à la Conférence de Stockholm. Aux premiers cris
dʼalarme poussés par certains membres de la communauté scientifique, relayés par des organisations écologistes,
a succédé une prise de conscience plus générale des dysfonctionnements majeurs causés par lʼactivité humaine.
On a dʼabord pris conscience des limites rencontrées par un mode de croissance gaspilleur (de ressources), iné-
quitable (entre les pays riches et les pays pauvres), et générateur de pollutions et de nuisances aux conséquences
parfois irréversibles. Face à des phénomènes jamais atteints jusquʼalors tels que la croissance démographique et
la mondialisation économique, face à de nouveaux problèmes majeurs survenus comme lʼeffet de serre ou lʼépui-
sement des ressources naturelles, de nombreuses voix dʼexperts exhortent les Etats à " agir sur les causes ". Ces
différents bilans invitent à la remise en question de nos choix sociaux, économiques et environnementaux.
Le " Rapport Brundtland "
Lorsque lʼONU créa, en 1983, la Commission mondiale pour lʼenvironnement et le développement (CNUED), il
apparut clairement que la détérioration de lʼenvironnement, qui jusquʼalors était considérée comme un effet secon-
daire de la richesse industrielle sans grandes conséquences, pose de graves problèmes de survie aux pays en
développement. Sous lʼimpulsion de Mme Gro Harlem Brundtland (Norvège), la Commission a commandité une
étude sur lʼétat de la planète.
En 1987 le Rapport Brundtland, également connu sous le nom de "Notre avenir à Tous", à été publié. Le rapport a
mis en valeur les trois composants fondamentaux au développement durable: la protection de l'environnement, la
croissance économique et l'équité sociale. L'environnement devrait être protégé et notre base de ressource amé-
liorée, en changeant progressivement les façons dont nous développons et utilisons les technologies. Les pays en
voie de développement doivent avoir le droit de répondre à leurs besoins de base, tels que l'emploi, la nourriture,
l'énergie, l'eau et l'hygiène. Si cela doit être fait d'une façon durable, alors il y est nécessaire d'avoir un niveau de
population durable également. La croissance économique devrait être rétablie et on devrait permettre aux pays en
voie de développement une croissance de qualité égale aux nations développées.
Rédigé par un groupe international de politiciens, de fonctionnaires et d'experts en environnement et développe-
ment, le rapport a définit pour le développement durable comme suit :
" le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité
des futures générations de répondre à leurs propres besoins. "
Son influence fut prépondérante par rapport aux documents précédents de par le moment de sa parution et de la
position proéminente de ses auteurs dans lʼarène politique. A ce moment-là, la parution du Rapport Brundtland sur
le développement durable fut approuvé par lʼAssemblée Générale des Nations Unies et il fut également accepté en
tant quʼobjectif national par les gouvernements de 100 pays.
Le développement durable aujourdʼhui
Son ambition consiste à intégrer de nouveaux critères dʼaction, en vue de répondre aux besoins des générations
présentes et futures. Il sʼagira alors de créer un développement harmonieux, enraciné dans lʼaction locale, selon un
mode de raisonnement transversal.
Cette notion de développement durable est par conséquent résolument tournée vers la satisfaction des besoins, sur
un mode qui évite les gaspillages (notion dʼun développement efficace), lʼexclusion sous toutes ses formes (notion
Ressources enseignant n° 1
COURS 1
dʼun développement équitable) et les impacts négatifs sur la santé de lʼhomme et de lʼenvironnement (notion dʼun
développement prudent ou respectueux). Autrement dit, il sʼagit de permettre à chacun dʼaccéder à un niveau satis-
faisant de développement économique et social, dʼépanouissement humain.
On parlera donc désormais dʼécosystème, des générations futures et de gouvernance… La poursuite dʼun " déve-
loppement durable " constitue en cela une invitation à modifier notre façon de penser et de faire (nous, adultes,
enfants, collectivités, entreprises, représentants de la communauté scientifique, juridique, politique, citoyenne, etc)
en adoptant une série de comportements conduisant, à terme, sur les voies dʼun développement " désirable ".
La force du développement durable réside par conséquent dans son caractère dʼintérêt général issu dʼune vision glo-
bale et transversale des problèmes ou des réponses relatifs au développement, et dans la transition quʼil opère vers
la reconnaissance dʼune responsabilité à chaque niveau pertinent de lʼéchelle dʼaction (de lʼindividuel au collectif).
Aujourdʼhui, les Etats, appuyés par de nombreux acteurs de la société civile, se sont accordés sur la nécessité
dʼintroduire des limites à ce développement, qui doit désormais être " soutenable " ou, dans sa traduction française,
" durable ". Moins destructrice, plus économe, plus prudente, la voie du développement empruntera désormais un
tout autre chemin. En effet, de graves dysfonctionnements sont apparus dans divers secteurs de notre organisation
sociétale. Leurs effets se manifestent localement au quotidien. Plus spécifiquement, cʼest notre système productif,
tout dʼabord, qui laisse paraître ses défaillances avec des surplus de production et des gaspillages de ressources.
Ensuite, ce sont les nouvelles pollutions (effets de serre, pluies acides, déchets, pollution des nappes phréatiques,
catastrophes maritimes ou industrielles…) et plus récemment, les crises de lʼagroalimentaire (vache folle, OGM) qui
ont rappelé le caractère urgent de la reconsidération de notre mode de développement et de sa réorientation.
Sur le plan social, lʼapparition dʼun chômage structurel et lʼimpossibilité de lutter contre sa persistance, de même
que les situations de précarité et les multiples formes dʼexclusion, ont contribué à remettre en cause les modalités
de notre croissance. Leur traduction spatiale sur le territoire de la ville sʼest accompagnée dʼun malaise urbain, dont
la crise des " banlieues " constitue un indicateur.
SOURCES: LʼONU, CERDD, Ministère de lʼécologie et du développement durable.
COURS 1 / Ressources enseignant n° 1: historique du développement durable
2
3
Ressources enseignant n°
COURS 1
LA NOTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE
DANS LES PROGRAMMES DU LYCÉE
Une notion traversale
La notion de développement durable fait lʼobjet dʼun usage abondant des acteurs sociaux, politiques et économiques dans des
logiques qui sont propres à chaque catégorie dʼacteurs. On peut toutefois faire lʼhypothèse que ces acteurs sʼapproprient une
notion significative dʼenjeux dont la définition collective est au cœur des processus sociaux contemporains. Une littérature des
sciences sociales de plus en plus abondante tend à donner à ce concept une légitimité dans le champs de disciplines comme
lʼéconomie, la sociologie, lʼhistoire, la géographie… Mais quelle place pour une problématique du développement durable dans
les programmes dʼenseignement au lycée ?
Lʼhistoire et géographie
La problématique du développement reste un point dʼentrée important du programme de géographie – notamment en terminale.
Toutefois, dès la seconde le programme de géographie invite à sʼinterroger sur des thèmes comme " nourrir les hommes ", lʼeau
entre abondance et rareté ", " la société face aux risques " donc des thèmes en résonance avec une problématique du déve-
loppement durable. Cette problématique revêt dʼailleurs à la fois une dimension locale à travers le thème de lʼurbanisation des
société et des problèmes que cela pose et une dimension globale à travers les thèmes cités plus haut.
LʼECJS (Education Civique Juridique et Sociale)
LʼECJS a pour ambition la formation à la citoyenneté dʼune population lycéenne appelée à devenir des citoyens conscients des
enjeux auxquels est confrontée notre démocratie et de participer aux débats publics. Dans ce cadre lʼECJS propose une démar-
che progressive pour que les élèves sʼapproprient leur statut de citoyen. En seconde, il sʼagit de sensibiliser les élèves aux droits
et aux devoirs du citoyens, ainsi quʼaux dimensions de la citoyenneté. En première, la figure du citoyen évolue dans une Nation
Démocratique qui se caractérise par des institutions qui régulent la vie démocratique. En terminale, la figure du citoyen élargit
son espace de jugement et dʼaction dans un contexte où les logiques nationales rencontrent des logiques internationales voire
transnationales qui transforment les enjeux et appellent dʼautres modes de régulation.
Ces enjeux font sʼinterpénétrer les dimensions sociales, politiques, économiques, scientifiques… Les thèmes proposés portent
sur " la citoyenneté et les formes de mondialisation ", " la citoyenneté et lʼévolution des sciences et des techniques "… La notion
de développement durable offre une problématique qui permet de sʼemparer de ces thèmes.
Plus particulièrement pour les élèves de la série ES (Economique et Sociale).
La filière ES est par excellence la filière qui accueille le plus nettement une problématique du développement durable dans les
enseignements dispensés aux élèves notamment celui des Sciences Economiques et Sociales (SES). Le programme de termi-
nale de SES est centré autour de lʼétude des processus de croissance et de développement à travers notamment une analyse
critique de ces deux notions que sont la croissance et le développement. Le développement durable est officiellement retenue
par le programme comme notion clé devant être maîtrisée par les élèves.
Le lycée cherche à donner des clés permettant aux élèves de déchiffrer un monde complexe en valorisant la transdisciplinarité.
Ainsi, le développement durable peut apparaître comme une problématique susceptible de mobiliser des éclairages multiples et
de donner sens et cohérence aux enseignements dispensés au lycée aux enjeux contemporains.
SOURCE : J-P SCHMITT, enseignant lycée international de Gerland
Ressources enseignant n° 2
COURS 1
4
Ressources enseignant n°
COURS 1
LE PARTENARIAT ENTRE LYCÉE & ASSOCIATIONS
Ressources enseignant n° 3
COURS 1
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.