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Comité de pilotage pour la prévention du risque routier professionnelLivreblancJanvier 200712 propositions pour un véhicule utilitaire plus sûr e 14 septembre 2006, à l’invitation du comité de pilotage pour laPrincipaux organismes citésprévention du risque routier professionnel, s’est tenue à ParisCNAMTS : Caisse Nationale d’Assurance Maladie desTravailleurs Salariés L une table ronde traitant de la sécurité des véhicules utilitairesCCMSA : Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricolelégers (VUL). Elle a réuni plus de 300 personnes, représentant tous lesCNRACL : Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Localesacteurs concernés par cette question. Bien sûr les membres du comitéDSCR : Direction de la sécurité et de la circulation routière de pilotage, à savoir la Sécurité routière, la CNAMTS, la CCMSA, la CNRACL, le ministère en charge du travail, mais aussi des représen-DISR : Délégation interministérielle à la sécurité routièretants des constructeurs, des carrossiers, des aménageurs, des loueurs,INRETS : Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécuritédes organismes en charge du contrôle technique, des fabricants de pneu-INRS : Institecherche et de Sécuritématiques, des fabricants de dispositifs de sécurité, de grandes entre-UTAC : Union technique de l'automobile, du cycle et du motocycleprises et de grandes fédérations professionnelles, des collectivités ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Comité de pilotage pour la prévention
du risque routier professionnel
Livre
blanc
Janvier 2007
12 propositions
pour un véhicule
utilitaire plus sûr
e 14 septembre 2006, à l’invitation du comité de pilotage pour laPrincipaux organismes cités
prévention du risque routier professionnel, s’est tenue à Paris
CNAMTS : Caisse Nationale d’Assurance Maladie desTravailleurs Salariés L une table ronde traitant de la sécurité des véhicules utilitaires
CCMSA : Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole
légers (VUL). Elle a réuni plus de 300 personnes, représentant tous les
CNRACL : Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales
acteurs concernés par cette question. Bien sûr les membres du comité
DSCR : Direction de la sécurité et de la circulation routière de pilotage, à savoir la Sécurité routière, la CNAMTS, la CCMSA,
la CNRACL, le ministère en charge du travail, mais aussi des représen-DISR : Délégation interministérielle à la sécurité routière
tants des constructeurs, des carrossiers, des aménageurs, des loueurs,
INRETS : Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité
des organismes en charge du contrôle technique, des fabricants de pneu-
INRS : Institecherche et de Sécurité
matiques, des fabricants de dispositifs de sécurité, de grandes entre-
UTAC : Union technique de l'automobile, du cycle et du motocycle
prises et de grandes fédérations professionnelles, des collectivités locales
ainsi que de nombreux préventeurs.
Nous avons pris l’initiative d’organiser cette table ronde parce qu’il nous
a semblé, suite à un premier débat au sein du comité de pilotage, qu’en
l’état actuel des choses, le VUL est un peu le parent pauvre des véhi-
cules d’entreprise en matière de sécurité.
Il ne s’agit pas là seulement d’une impression ou d’un sentiment… Une
1enquête récente de la CNAMTS donne des éléments objectifs sur cette 1/ Téléchargeable sur
www.risquesc/esprofes
situation. Cette enquête nationale, qui a porté sur 4000 véhicules, nous dit
ionnels.ameli.fr
que 57% seulement des VUL sont équipés d’airbag conducteur,
33% d’ABS, 10% d’airbag passager et 2% de régulateur ou limiteur de
vitesse. Une brochure publiée par l’Observatoire du véhicule d’entreprise
en mars 2006 apporte des informations qui vont dans le même sens.
03
Livre blanc • janvier 2007
Sommaire
12 propositions pour
Au sein du parc des véhicules d’entreprise, la sécurité intrinsèque des VUL
un véhicule utilitaire est donc nettement inférieure à celle des véhicules particuliers. Les modèles
plus sûrles plus récents proposés par un certain nombre de constructeurs nous
amènent à penser que la situation devrait s’améliorer. Mais ce qui peut poser
1. Evaluation du risque routier P. 06 problème, c’est la vitesse de diffusion de ces nouveaux modèles, d’autant
que, dans les entreprises, il peut y avoir un écart important entre le point 2. Contrôle technique P. 08
de vue des acheteurs qui cherchent les prix les plus bas et celui des utilisa-
3. Normalisation P. 10
teurs qui souhaitent une amélioration sensible de la sécurité des VUL.
4. Carnet de suivi P. 12
C’est pourquoi nous avons pensé que le moment était venu d’agir pour
5. Pneumatiques P. 14
que le VUL devienne plus sûr, et de le faire en concertation avec tous
6. Airbag P. 16 les acteurs concernés.
L'état des lieux réalisé à l'occasion de la table ronde a permis de formali- 7. ABS P. 18
ser dans ce livre blanc, sous forme de douze fiches, les propositions
8. ESC/ESP P. 20
correspondant aux besoins mis en évidence. C'est là une première étape
9. Témoin de surcharge P. 22
pour enclencher une dynamique de progrès.
10. Aménagements P. 24L’arrêté de création du comité de pilotage nous donne également pour
mission d’assurer le suivi des propositions que nous sommes amenés à 11. Post permis professionnel P. 26
faire. Nous sommes en Janvier 2007 et nous vous donnons rendez-vous 12. Groupe commun de concertation P. 28
dans deux ans pour faire ensemble le point des réalisations et lancer de
nouvelles propositions.
Gilles Evrard
Président du Comité national de pilotage
pour la prévention du risque routier professionnel
Directeur des risques professionnels de la CNAMTS
04 05
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1. Évaluation
du risque routier
Sensibiliser les employeurs à la nécessité
d’intégrer le risque routier dans le document
unique
Etat des lieux Intérêt de la mesure / Comment mettre Table ronde
L’enquête VUL (Véhicules utilitaires effets attendus en œuvre du 14 septembre 2006
légers) de la CNAMTS fait apparaître Evaluer l’importance des déplace- Concevoir et mettre en place une Pascal ETIENNE,
que seules 50% des entreprises pos- ments, repérer les populations et communication visant les em- Chef du bureau des équipements et des lieux
sédant une flotte de véhicules utili- les activités les plus exposées, ployeurs, pour les inciter à intégrer de travail. Ministère de l’Emploi, de la Cohésion
taires avaient effectivement intégré signifie, pour l’employeur, considé- le risque routier dans le document sociale et du Logement
le risque routier dans leur document rer le risque routier comme un unique.
unique d’évaluation des risques pro- risque professionnel. Les principes Elaborer un document spécifique On ne peut pas mettre d’emblée
2/ Directive cadre fessionnels. Un constat inquiétant généraux de prévention issus de la et inter-régimes diffusé largement.«le premier jour un salarié nouvel
2
89/391/CEE pour des entreprises qui utilisent directive européenne lui sont appli- embauché à conduire un véhicule dans
12 juin 89 quotidiennement un VUL. cables, sous la forme du code de Acteurs la répartition pharmaceutique ou
Le risque routier encouru par les bonnes pratiques énoncé par les Les trois régimes de sécurité sociale dans les travaux publics sans un minimum
33/ Téléchargeable sur salariés en mission fait partie inté- partenaires sociaux . L’évaluation représentés au sein du comité de de réflexion, d’évaluation des risques et
www.risquesc/espro grante des risques professionnels; du risque lié à l’usage des VUL est pilotage (régime général, régime c’est la resc/esponsabilité du chef
fessionnels.ameli.fr à ce titre il doit être pris en compte un point de départ pour la mise en agricole, collectivités locales), le d’entreprise de le faire. Nous voyons à
dans le cadre du document unique place d’un plan de prévention du Ministère du Travail et la Sécurité travers
instauré par décret n° 2001-1016 risque en accord avec ces bonnes Routière. la synthèse présentée par la CNAM
du 5 novembre 2001. Si cela est pratiques. que 50% des documents d’évaluation
déjà le cas pour la plupart des des risques prennent en compte le risque
grandes entreprises, un effort est Difficultés / freins routier professionnel, c’est déjà une
encore nécessaire pour les PME. Les professionnels qui utilisent avancée. C’est un verre à moitié plein.
Les services de l’Etat sont égale- un VUL dans le cadre de leur travail Il reste à le remplir complètement.»
ment soumis à l’obligation du Docu- n’ont pas nécessairement cons-
ment unique. cience de leur exposition quotidienne
sur la route.
Le risque routier n’est pas sponta-
nément considéré comme un risque
professionnel pour ceux dont le
métier principal n’est pas la conduite.06 07
Livre blanc • janvier 2007 Livre blanc • janvier 2007
2. Contrôle technique
Instaurer un contrôle technique annuel
pour les VUL
Etat des lieux Intérêt de la mesure / Comment mettre
Aujourd’hui les règles qui s’impo- effets attendus en œuvre
sent aux VUL sont les mêmes que La mise en place d’un contrôle Il s’agira d’une mesure réglemen-
celles qui s’imposent aux véhicules technique annuel pour les VUL taire.
particuliers alors qu’ils sont utilisés permettra d’assurer une vérifica-
dans des conditions beaucoup plus tion plus fréquente des éléments Acteurs
difficiles (amplitude quotidienne, de sécurité du véhicule, améliorant La DSCR, les organismes en charge
conditions extérieures sur chantier, ainsi l’état du parc des VUL. du contrôle technique
surcharge, changement fréquent
de conducteur…). Difficultés / freins
Les résultats des contrôles tech- La mise en place du contrôle anti-
niques révèlent une situation dégra- pollution annuel ( 30% seulement
dée pour les VUL. Le dernier rapport des VUL s’y conforment ) montre
d’activité annuel 2005 « Etat du qu’il sera nécessaire de mettre en
parc automobile national » publié place la mesure avec un accompa-
par l’UTACmontre notamment que gnement adapté. L’obstacle lié au Table ronde
pour les VUL de 4 ans ou moins, le coût n’est pas à négliger pour les du 14 septembre 2006
taux de contre-visite est de 13% entreprises utilisant une flotte de Bernard Gauvin
contre 7% pour les VP (Véhicules VUL d’une certaine taille. Ingénieur général des Mines.
particuliers) ; pour les véhicules de Sous directeur à la réglementation
5 à 7 ans, le taux de contre-visite technique des véhicules DSCR
est 18% contre 11,5% pour VP.
Les motifs les plus fréquents de Le Directeur de la sécurité
contre-visite sont : un déséquilibre «routière a demandé que soit
important du frein de service et une concrètement étudiée la possibilité
usure trop importante des pneu- d’un contrôle technique annuel
matiques. pour les VUL.»
08 09
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3. Normalisation
Difficultés / freins
Définir et publier une norme internationale La durée d’un cycle technologique
pour un véhicule utilitaire est supé-
(ISO) sur l’arrimage des charges et rieure ( de 2 à 3 ans ) à celui d’un
véhicule particulier (5 à 6 ans pour
les systèmes de retenue à bord des VUL un VP , 7 à 8 ans pour un VUL). Aujour- Table ronde
d’hui, il n’y a pas de seuil minimal du 14 septembre 2006
pour l’aménagement du VUL. Cela Jean-Pierre CHEYNET
maintient un niveau moyen d’équi- Directeur du BNA
Etat des lieux La France ne dispose pas de norme pement plus bas que pour d’autres président du groupe ISO/TC22
Le VUL est considéré en France sur comparable mais les spécifications véhicules. Le fossé risque de s’ac-
5/ Euro Ncap: le plan réglementaire et normatif techniques de cette norme sont croître entre constructeurs vertueux Contrairement à
European New Car comme un véhicule traditionnel. Il connues des constructeurs français et constructeurs moins exigeants,«la réglementation,
Assessment ne bénéficie pas, contrairement aux qui s’y conforment notamment pour au détriment de la sécurité. Pour une norme est d’application
Programme, poids lourds ou à certains véhicules pénétrer le marché allemand. des raisons d’économie, les utili- volontaire. Toutefois, une norme
organisme européen spéciaux, de dispositions particu- Une démarche de normalisation sateurs pourraient être tentés de peut servir de référentiel en cas
6
indépendant crée en lières pour son aménagement. ISO est officiellement engagée à renoncer à certains aménagements de litige, que ce soit un litige
7
1997 en vue d’évaluer Son utilisation professionnelle inten- l’initiative du BNA depuis juin 2006. pourtant jugés indispensables. entre entreprises, ou bien dans
le niveau de sécurité sive, son faible niveau d’équipe- un cadre pénal. Elle est censée,
des nouveaux ments de sécurité de série et l’âge Intérêt de la mesure / Comment mettre sur un sujet donné, représenter
véhicules mis sur le moyen du parc (environ 8,5 ans) effets attendus en œuvre l’état de l’art. Il existe bien sûr
marché. Les résultats sont de nature à maintenir en cir- Cette mesure doit permettre d’har- Les récents travaux du groupe GT9 différents types de normes :
des tests réalisés sont culation des véhicules sous équi- moniser le niveau de sécurité des au sein de l'ISO/TC22, qui réunit on peut citer des normes
publiés et permettent pés et à créer les conditions d’un équipements relatifs à la retenue la France, l’Allemagne, la Suède, internationales, régionales,
une meilleure risque d’accidents plus élevé avec de charges (cloison de séparation l’Italie et le Kenya doivent permettre des normes nationales mais
information des comme corollaire, une gravité supé- et systèmes d’amarrage des char- d’atteindre l’objectif. également des normes inter-
utilisateurs rieure des conséquences. Hormis ges) en préconisant un standard entreprises ou éventuellement
(www.euroncap.com) les formalités réglementaires d’ho- minimum. Pour l’usager, les règles des normes internes
mologation, le VUL ne fait l’objet deviendront plus simples et l’offre Acteurs à une entreprise.
56/ ISO : Organisation d’aucune évaluation Euro Ncap de standardisée d’équipements de Les constructeurs, les bureaux Généralement, à l’origine d’une
Internationale de son niveau de sécurité. sécurité mis sur le marché par les de normalisation,les organismes norme, il y a une demande
Normalisation constructeurs pourra permettre d’homologation, les préventeurs. d’industriel ou d’une profession,
(www.iso.org) A défaut de norme européenne, il d’engager plus facilement une poli- voire d’un organisme quel qu’il
existe une norme allemande (norme tique de formation des salariés à soit. Ensuite, le bureau de
7/ BNA : Bureau DIN 75 410-parties 2 et 3) qui pré- l’usage professionnel des VUL. normalisation compétent
de Normalisation voit des règles de dimensionnement saisi de la demande vérifie
Automobile et de résistance précises pour les l’existence du besoin, au moins
points d’amarrage ainsi que pour au niveau national, l’idéal étant
la cloison de séparation entre l’ha- ensuite de porter le sujet sur
bitacle et la zone de chargement. la scène internationale.»10 11
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• place secondaire accordée au Les trois régimes de Sécurité4. Carnet de suivi
véhicule et au déplacement dans sociale (régime général, agricole,
l’activité de travail, collectivité locales).et d’entretien VUL
• respect a minima des contraintes
réglementaires (contrôle tech-
nique) ou des prescriptions du
Mettre en place un carnet de suivi constructeur (entretien lié aux
conditions de garantie…).
et d’entretien pour les VUL • définition souvent insuffisante de
la resc/esponsabilité des diffé-
rents acteurs de l'entreprise dans
la gestion des VUL
Etat des lieux La systématisation du carnet de Table ronde
L’enquête VUL de la CNAMTS fait suivi et d’entretien permettrait : Comment mettre en du 14 septembre 2006
le constat suivant : alors que le • de garantir un meilleur état géné- œuvre Pascal ETIENNE,
relevé des défauts visuels apparents ral du véhicule et d’améliorer à Compte tenu des freins évoqués, Chef du bureau des équipements et
est effectué par le salarié dans 80% terme l’état du parc des VUL en une expérimentation sera néces- des lieux de travail. Ministère de l’Emploi,
des cas, la formalisation écrite per- service, saire pour tester cette disposition. de la Cohésion sociale et du Logement
mettant la traçabilité de l'entretien • de mettre à disposition de tous Il conviendra de proposer sa mise
du véhicule n'existe que dans 25% les conducteurs une information en œuvre aux entreprises et orga- La question se pose du maintien en
des cas. actualisée sur l’état des véhicules. nismes des 3 régimes couvrant «état de conformité de ces véhicules et
différentes professions pour tenir par exemple celle des vérifications
Intérêt de la mesure / Difficultés / freins compte des différences liées aux périodiques qui sont nécessaires.
effets attendus La mise en œuvre du carnet de cultures, aux tailles d’entreprises, Dans ce but, il est important d'assurer
Un carnet de suivi et d’entretien suivi requiert des compétences qui et aux différents métiers utilisant la traçabilité de ces vérifications dans
affecté au véhicule permet de n’existent pas forcément dans l’en- quotidiennement les VUL, l'entreprise, au moyen d'un carnet de suivi.
conserver la trace du relevé des treprise. Par exemple, le salarié Dans la phase de généralisation, Un tel carnet de maintenance, qui a été
défauts apparents et des diverses conducteur n’a pas toujours les chaque régime prendra les mesures récemmment mis en place pour
remarques des conducteurs. connaissances nécessaires pour qui lui sont propres dans le champ les équipements de travail mobiles
Il incite également l’entreprise procéder à un contrôle visuel per- des bonnes pratiques (ex : recom- (les chariots automoteurs, par exemple) est
à définir clairement les règles tinent des défauts apparents avant mandation des partenaires sociaux particulièrement utile quand les véhicules
relatives à l’entretien du VUL en pré- de prendre la route. Il peut être pour le régime général). changent souvent d'utilisateur.»
cisant les tâches de chacun: nécessaire de former les salariés.
check-list de points à vérifier par En outre le temps nécessaire aux Acteurs
le conducteur avant le départ, vérifications du véhicule n’est pas
modalités d’usage du carnet de toujours intégré de façon explicite Le code de la route s’il prévoit la responsabilité pénale du
signalement des anomalies, moda- dans le temps de travail. conducteur en cas d’infraction, laisse entrevoir la possibilité
lités de maintenance et d’entretien : La mise en place de cette mesure d’engager la responsabilité de l’employeur lorsque le conduc-
fréquence de contrôle, vérifications, au sein des entreprises se heurte teur a agi en qualité de préposé.
nettoyage, entretien périodique… aux habitudes : Le code du travail rappelle que « le chef d’entreprise prend
les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger
la santé des travailleurs » Cette disposition s’applique à la
prévention du risque routier comme à tous les autres risques
professionnels12 13
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Difficultés / freins Acteurs 5. Pneumatiques
On constate un manque d’informa- Les manufacturiers, les construc-
tion et de formation des utilisateurs : teurs, le réseau de location, les
• choix du type de pneumatiques, réseaux d’approvisionnement de
Mieux gérer les pneumatiques des flottes de notamment en deuxième monte, deuxième monte, les fédérations
• adéquation à l’usage profession- professionnelles, les préventeurs.
VUL pour garantir la sécurité des salariés nel du véhicule,
• méconnaissance des effets du
sous-gonflage ou de l’influence
de la surcharge sur la tenue de
Etat des lieux Un défaut d’entretien associé à un route et sur l’éclatement,
Les pneumatiques sont un des prin- usage intensif peut entraîner de • absence / manque de temps suf-
cipaux éléments de sécurité. C’est graves conséquences : érosion de fisant alloué au conducteur pour le
8/ Jean-Louis Martin en effet la seule partie du véhicule la bande de roulement entraînant contrôle systématique des organes
et Bernard Laumon, en contact avec le sol, de plus sur une dégradation du freinage, dimi- de sécurité avant le départ.
INRETS 2004, une surface corresc/espondant à la nution de l’adhérence du pneuma- L’absence d’un système simple et
“Tire blow-outs and taille d’une carte postale. Pourtant, tique rendant le comportement fiable de contrôle automatique de la
motorway accidents, ils ne font pas l’objet de l’attention routier imprécis. Ceci, associé à pression des pneumatiques fait peser Table ronde
traffic injury prevention” nécessaire et de nombreux acci- une conduite en surcharge aug- sur le seul salarié le risque de conduire du 14 septembre 2006
dents sont causés par un défaut mente le risque d’éclatement. en sous-gonflage Jean Louis Martin
d’entretien ou de gonflage. Par manque de connaissances tech- INRETS
8Une étude réalisée par l’INRETS niques, les utilisateurs ne détectent Comment mettre
montre que l’éclatement des pneu- pas toujours les anomalies sur les en œuvre Sur autoroute,
matiques des VUL sur autoroute pneumatiques. Information des chefs d’entre-«la proportion de véhicules
est trois fois plus fréquent que sur prises pour une véritable prise de accidentés avec un éclatement
les véhicules particuliers. Elle révèle Intérêt de la mesure / conscience de la spécificité des de pneumatique est de presque
que la majorité des éclatements a effets attendus pneumatiques sur VUL lors de 20% pour les véhicules
lieu sur l’essieu arrière des VUL. Diminution du nombre d’accidents l’achat initial ou du remplacement. utilitaires ( elle est de 6,2%
L’origine des accidents a plusieurs de VUL dus à l’éclatement des Instauration dans les programmes pour les VP sans remorque).
causes : pneumatiques. de formation au post-permis pro- Pour les véhicules utilitaires,
• d’une part une mauvaise vérifica- Prise en compte des pneumatiques fessionnel d’un module consacré à nous avons 92% d’accidents
tion, voire une absence totale de dans la gestion des facteurs de la détection des anomalies sur les avec pneu éclaté à l’arrière
contrôle du gonflage, entraînant risque routier par l’entreprise : pneumatiques. (dans 80% des cas pour les VP).
un échauffement anormal et pré- • choix de pneumatiques adaptés au Instauration de procédures internes Raisonnablement, la première
maturé des pneumatiques, véhicule, à l’usage professionnel à l’entreprise destinées à accorder cause à laquelle nous pensons
• d’autre part une conduite fréquente et aux conditions météorologiques le temps nécessaire aux salariés est un mauvais état des pneus
en surcharge altérant le compor- du déplacement (pluie, neige, boue, pour la détection des anomalies arrières. Cela peut être aussi
tement des pneumatiques. autoroute) avant le départ en mission. un problème de sous-gonflage
Les VUL sont généralement équipés • surveillance régulière et systéma- Développement de systèmes de assez fréquent associé ou non
d’origine de pneumatiques spéci- tique de l’état d’usure, contrôle automatique de la pres- à un problème de surcharge
fiques (catégorie C) assimilés à • instauration d’une procédure de sion. du VUL.»
la gamme professionnelle ; lors contrôle de la pression,
du remplacement, ils risquent • développement de la sensibilisa-
d’être équipés de pneumatiques tion et de la formation des salariés.14 15de moindre qualité.
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6. Airbag
Comment mettre
Généraliser l’airbag, conducteur et passager, en œuvre
Il est souhaitable que les construc-
en série sur l’ensemble des gammes de VUL teurs européens s’entendent pour
mettre en série cet équipement sur
l’ensemble de la gamme des VUL
dès que possible. Il importe d’in-
Etat des lieux de sécurité intrinsèque. La généra- former et convaincre les utilisateurs Table ronde
L’enquête VUL de la CNAMTS met lisation de cet équipement de sécu- de l’intérêt de cet équipement de du 14 septembre 2006
en évidence la carence d’équipe- rité proposé en série permettrait sécurité, afin qu’en tant qu’ache- Richard LANGLET, CAPEB
ments de sécurité sur ces véhicules. une réduction significative des coûts teurs, ils l’intègrent dans leur cahier ( Confédération de l’artisanat et des petites
Il ressort de cette enquête que la d’acquisition. des charges. entreprises du bâtiment)
présence d’airbag varie considéra-
blement entre la place du conduc- Difficultés / freins Acteurs Aujourd’hui, nous avons sur tous
teur et celle du passager. En effet En 2005, le taux d’airbag conduc- Les constructeurs, les fédérations« les véhicules privés des équipements
77% des VUL de moins de quatre teur équipant les VUL a franchi la professionnelles, les acheteurs, les en série alors que nous ne les avons pas
ans sont équipés d’airbag conduc- barre des 75%, ce qui a décidé de préventeurs. sur les VUL. Pourquoi cette approche
teur, alors que seulement 14% nombreux constructeurs à monter différente ? Ce sont des véhicules
d’entre eux disposent d’un airbag cet élément de sécurité en série dès identiques, qui transportent des personnes
passager. En l’absence de régle- 2006. Pour l’airbag passager, le taux et des chargements. A la limite, il faudrait
mentation contraignante, le niveau se situe en 2005 à environ 4%. En que les VUL soient mieux équipés que
de sécurité est soumis aux seules l’absence d’une réglementation les véhicules légers.»
règles du marché. contraignante ou d’une demande
Pourquoi une telle situation pour forte de la part des utilisateurs, les
les VUL alors que les constructeurs constructeurs ne voient pas d’inté- La fonction d’un système airbag est de protéger les occupants
ont rapidement fait l’effort sur l’air- rêt immédiat à équiper en série les d’un véhicule des lésions qu’ils peuvent subir principalement
bag passager à bord des VP ? VUL d’un tel accessoire. lors d’un choc frontal. Mais il existe de plus en plus d’airbags
L'efficacité de l'airbag passager latéraux sur les véhicules modernes (pour l’instant unique-
Intérêt de la mesure / dans un gros fourgon du fait de ment sur VP). Lors d’une décélération brutale du véhicule résul-
effets attendus l’éloignement de la planche de bord tant d’un choc, des capteurs analysent les informations
Si cet équipement a fait ses preuves est souvent mise en question, alors transmises et commandent l’activation du système si le seuil
sur les véhicules du type VP , on com- qu’on le considère indispensable de déclenchement est atteint. Le déclenchement d’un air-bag
prend mal pourquoi le même raison- pour les 4X4… Tant qu’il n’y aura se déroule dans un temps très court, généralement de l’ordre
nement ne serait pas valable pour pas d’accord entre constructeurs, de 55 millièmes de seconde pour une ouverture totale. Après
les VUL. Il importe que tous les VUL tant que les VUL ne seront pas tes- ouverture, le coussin se dégonfle aussitôt : on estime à envi-
puissent désormais être dotés des tés à l’Euro Ncap au même titre ron 250 millièmes de seconde le temps nécessaire pour que
mêmes équipements de sécurité que les VP, l’airbag passager res- le cycle complet de déclenchement et de dégonflage d’un air-
que les VP. Tous les salariés doivent tera soumis à la seule demande bag se soit réalisé.
pouvoir bénéficier du même niveau des acheteurs.
16 17
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7. ABS
Généraliser l’ABS en série sur l’ensemble
des gammes de VUL
Etat des lieux Cette mesure devrait permettre à plier les efforts pour expliquer et
L’enquête VUL de la CNAMTS met tous les salariés de bénéficier du convaincre l’utilisateur de l’utilité L’ABS est un système d’assistance élec-
en évidence la carence des équipe- même niveau de sécurité intrin- d’équiper les VUL d’ABS et d’inté- tronique au freinage qui permet au véhi-
ments de sécurité sur ces véhicules. sèque sur la route, quel que soit le grer cet équipement dans le cahier cule de conserver son adhérence à tout
Il ressort de l’enquête que les type de véhicule mis à disposition des charges des acheteurs. moment de la décélération ce qui a pour
systèmes d’assistance électronique par l’employeur. effet de faciliter la maîtrise de la direc-
à la conduite restent des équipe- Acteurs tion du véhicule tout en freinant. Des
ments confidentiels : ABS ou Difficultés / freins Les constructeurs, les acheteurs capteurs placés dans les roues permet-
ESC/ESP ne sont présents qu’à hau- Il semble que pour les constructeurs, de VUL, les fédérations profession- tent d’analyser la vitesse de rotation et
teur de 33% sur ces véhicules. la demande n’ait pas encore atteint nelles, les préventeurs. de détecter, en fonction de la pression
L ’écart technologique s’est progres- le seuil nécessaire pour que l’ABS exercée sur la pédale de frein, les risques
sivement creusé entre VP et VUL, puisse être proposé, à l’instar des de blocage de chacune des roues. La
les premiers bénéficiant depuis VP, en série sur tous les VUL. conséquence d’un blocage de roue, c’est
plusieurs années de l’ABS en série On observe un déficit de sensibili- un allongement de la distance de frei-
à la suite d’accords entre construc- sation des chefs d’entreprise, des nage et surtout la perte d’adhérence qui
teurs européens, les autres restant acheteurs et des gestionnaires de Table ronde fait glisser le véhicule sur sa trajectoire.
limités à la prise d’option. flottes à la nécessité de commander du 14 septembre 2006
Depuis 2006, certains modèles sont systématiquement cet équipement. Christian CAYE, VINCI Les essais dynamiques réalisés à
9proposés avec ABS en série, mais Si le coût d’un ABS facturé en option l’UTAC par l’INRS en 2006 démontrent
cette mesure est loin d’être géné- n’est certes pas négligeable sur Dans une relation client- l’efficacité de l’ABS sur VUL. Associé à
ralisée à l’ensemble des gammes. l’achat d’un VUL, il serait beaucoup « fournisseur traditionnelle, la vitesse, l’effet charge est encore plus
plus faible monté en série. la discussion porte encore trop probant sur un véhicule de grande capa-
Intérêt de la mesure / souvent sur l'ajustement du prix. cité que sur un véhicule de taille plus
effets attendus Comment mettre Dans une relation globale et réduite. Dans des conditions météoro-
Il importe de combler l’écart en en œuvre Responsable, l'ajustement se fait logiques dégradées, l’ABS est encore
terme d’équipements de sécurité A défaut de règlement européen aujourd'hui de plus en plus en plus efficace. On évalue le gain en dis-
entre VP et VUL. Si l’intérêt de l’ABS l’imposant, seule une entente entre tenant compte des paramètre tance d’arrêt de 30 à 60%, quel que soit
est démontré pour les véhicules constructeurs européens pourrait, sociaux comme la sécurité des le type de véhicule utilitaire.
particuliers, il l’est également pour comme cela existe déjà pour les véhicules et des équipements
les véhicules utilitaires. Le véhicule VP , accélérer le processus de géné- ou des paramètres
à usage professionnel circule géné- ralisation sur les VUL. environnementaux comme
ralement en charge, ce qui justifie En attendant un signe fort des les consommations de carburants
encore plus la nécessité de l’ABS. constructeurs, il importe de multi- et les émissions de CO2.»18 19
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